• 3 P en R.D.C., le débat est ouvert

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    Pour la première fois, nous faisons suite
    à un commentaire. Nous jugeons ce
    dernier pertinant et argumenté. Il a le
    mérite d'ouvrir le débat de manière très
    constructive et dans un shéma intélectuel
    démocratique.
     
    Bonne lecture.... 

     

    C'est de grand hasard que je tombe sur votre blog et je suis particulièrement interpellé par le sujet relatif aux 3P.

    D'ores et déjà, je me joins aux aspects essentiels de votre analyse qui tendent à lier le développement du Congo à l'instauration d'une culture de partenariat entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés: c'est le fameux PPP.


    Si ce système a fait ses preuves sous d'autres cieux, il nous importe néanmoins de nous garder de procéder par un copier coller dépourvu d'analyse de fond.
    Il est vrai que la précarité des ressources publiques propres ne permet pas d'espérer que la réalisation des 5 chantiers présidentiels soit le seul fait de l'Etat. En effet, au regard de la faiblesse de l'assiette fiscale (dû notamment à une trop grande importance du secteur informel), la corruption et l'"institutionnalisation" des manquements aux règles de bonne gouvernance en général, il est clair que l'Etat congolais ne dégage pas les recettes nécessaires à des investissements publics de taille. Le peu de ressources récoltées annuellement est généralement consacré aux secteurs régaliens (tels que la défense, étant entendu que le pays fait face depuis plus d'une décennie à des agressions et mutineries militaires constantes), aux secteurs sociaux (encore qu'il y a du chemin à faire dans ce domaine), au remboursement de la dette extérieure (dont tous les programmes d'allègement sont retardés au gré des événements imprévisibles) et aux dépenses courantes de tous ordres.


    Dans un tel contexte, la volonté politique (celle de lutter contre la pauvreté) exprimée par les candidats aux dernières élections n'a que peu de chance d'aboutir si l'on s'en tient aux capacités budgétaires de l'Etat congolais. Il y a donc lieu pour la majorité au pouvoir de chercher et d'intéresser des partenaires privés pour la réalisation du programme gouvernemental. C'est pour l'heure un passage obligé. Et les différents projets de lois déposés au Parlement respectent cette logique de libéralisme économique.


    Mais comme dans  toute démocratie, les craintes et inquiétudes de certaines composantes politiques et sociales de la Nation doivent être prises en compte. Pour peu qu'elles soient exprimées dans des cadres légalement autorisés.


    C'est pourquoi il est impératif que le débat parlementaire actuelle se penche aussi sur les autres sons de cloche.
    Car appliqué à la "réalité congolaise", le système des 3P pourrait ouvrir la porte à toutes sortes d'aventuriers opportunistes de la mondialisation économique: la crainte est que les entreprises publiques à privatiser n'aient pour seule vocation que d'accueillir des capitaux "douteux" et que les nouveaux propriétaires n'aient pour seule vocation que de réaliser des profits (au grand détriment des destinataires des services concernés c'est-à-dire les usagers, le peuple). C'est précisément cela qui suscite des réticences. Et rien d'autre.


    Voilà pourquoi les règles devront être bien définies, notamment sur: la provenance des capitaux privés, la crédibilité internationale des investisseurs étrangers intéressés, la mise en place de politiques incitatives à l'initiative privée nationale, l'instauration des chartes de réduction de la pauvreté (à signer entre le secteur public et les investisseurs privés) garantissant une réelle politique d'emploi et de protection sociale des salariés avec des contreparties publiques telles que les aides et subventions; la restructuration du système bancaire pour inciter à l'investissement, à l'épargne et à la consommation etc. Les privés seraient alors invités à redynamiser notre économie tout en participant à la promotion sociale et l'Etat aurait pour rôle d'encadrer leurs activités et de les accompagnés pour éviter tout dérapage. Voilà à mon sens ce que l'on pourrait qualifier de 4P: "le Parfait Partenariat Public Privé"; c'est-à-dire un 3P... mais gagnant-gagnant.



    NB: J'encourage votre initiative qui consiste à réfléchir ainsi sur l'avenir de la RDC. Soyez donc assuré de notre participation continuelle à vos réflexions.
    Le débat reste ouvert.

    M. Buabua Kadima Patrice
    Juriste spécialiste en Droit public et en Droit des assurances (Université de Lille 2/France)
    Vice-Prés. de l'AECL

  • I love New-York, Monsieur Milton Blaser

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    C'est ure merveille de savoir qu'un Professeur,

    et pas n'importe qui, enseigne les vertus de l'éthique

    à des étudiants qui devront demain battrent des coudes

    et pas seulement, pour gagner un travail dans la PUB.

    Ca se passe à New-York... Bonne lecture... plus si vous

    voulez. 

     

     

    Le questionnaire de Milton Glaser

    1 - Accepteriez-vous de concevoir un paquet de céréales

    de manière à ce qu’il paraisse plus grand sur le présentoir

    qu’il n’est en réalité ? (13 oui sur 19)

    2 - Accepteriez-vous de concevoir une bande-annonce

    ou une publicité pour un film très ennuyeux de façon à

    le faire paraître drôle et léger ? (6 oui. Quand Milton

    Glaser ajoute « sachant que vous risquez de perdre

    votre emploi » : 15 oui)

    3 - Accepteriez-vous de concevoir des armoiries pour

    un nouveau vignoble de manière à suggérer que

    celui-ci existe depuis fort longtemps ? (17 oui)

    4 - Accepteriez-vous de concevoir la couverture d’un

    livre dont le contenu sexuel vous répugnerait ? (9 oui)

    5 - Accepteriez-vous de concevoir la campagne

    publicitaire d’une entreprise connue pour sa

    politique d’embauche discriminatoire à l’égard des

    minorités ? (aucun oui)

    6 - Accepteriez-vous de concevoir un emballage

    pour un produit alimentaire destiné aux enfants qui

    aurait une faible valeur nutritionnelle et un taux élevé

    en sucre ? (14 oui)

    7 - Accepteriez-vous de concevoir une ligne de

    tee-shirts pour un fabricant qui emploierait des

    enfants ? (1 oui et 5 après qu’un étudiant a crié Enfin,

    si c’est Nike…)

    8 - Accepteriez-vous de concevoir la promotion d’un

    produit amaigrissant dont vous sauriez qu’il est

    inefficace ? (11 oui)

    9 - Accepteriez-vous de concevoir une publicité pour

    un homme politique dont vous penseriez que les

    propositions, une fois élu, seraient dangereuses pour la

    population ? (1 oui)

    10 - Accepteriez-vous de concevoir une brochure pour

    un 4x4 qui se révélerait dangereux pour ses usagers et

    qui aurait causé la mort de 150 personnes ? (4 oui)

    11 - Accepteriez-vous de concevoir une publicité pour

    un produit dont l’usage continu pourrait provoquer l

    a mort de son utilisateur ? (au début personne ne réagit.

    La classe est perplexe ? Glaser ajoute : « la cigarette,

    par exemple » : 7 oui)

     

    Source Le Monde 2, n°209, 16 février 2008

    Blog Matin Première : Chronique de Paul Hermant

    RTBF

     

    Ci-dessous c'est de M. Blaser et puis le Prof. lui même.

     

      I love NY

    Et un conseil allez voir sur le net ses autres créations. 

     

    Milton Glaser_Photo

     

     

     

  • Pour les affaires et les relations avec la RDC

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    DCA, Diffusion Commerciale Africaine est

    la Société de représentation commerciale

    indiquée pour faire des affaires, établir des

    contacts avec la R.D.C. ou de la RDC vers

    L'Europe, l'Asie, les pays Méditérannéens,

    les Etats-Unis...   

     Son siège Social est établi en plein coeur de la

    capitale congolaise. Kinshasa. D'ou elle rayonne 

    sur les autres villes et provinces de cet immense

    pays qu'est la R.D.C.

     

    D.C.A. porte d'entrée de l'Afrique pour tout opérateur

    économique que ce marché au potentiel considérable

    intéresse. 

     DCA c'est la "win-win solution" idéale qui ne fonctionne

    qu'à l'obligation de résultat.

     Pourquoi donc s'en priver ?

     

    logo dca


    Adresse de contact : dca@ic.cd
     
     
  • Les trois "P" se font attendre

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    Les trois "P" se font attendre, mais est-ce vraiment
    le fruit du hazard ?
     
    Pour que tout le monde comprenne, les trois "P"
    sont les initiales du programme de redressement du
    secteur public par l'ouverture au capital  privé dans la
    gestion des entreprises qui appartiennent à l'Etat
    congollais.
     
    Partenariat Public - Privé, les trois "P" ont été validés
    par la chambre des députés en décembre 2007. Le
    Sénat doit maintenant confirmer le vote de la chambre
    en mars 2008 date à laquelle les sénateurs reprennent
    leur activité.
     
    Sera-ce la priorité ? C'est à souhaiter. Pour l'ensemble 
    des acteurs économiques, pour le remembrement des 
    entreprises publiques, pour le décollage économique tant
    attendu à Kinshasa depuis les élections démocratiques de
    2006.
     
    Le débat s'il a lieu en mars de cette année se fera sur fond
    de rumeurs les plus allarmistes les unes que les autres. Un
    climat déstabilisant autour du pouvoir en place.
     
     Le débat se fera aussi sur fond de mécontentement de plus
    en plus visible  tant les réformes se font attendres. La SNEL,
    Société Nationale d'Electricité qui couvre à peine 20% du 
    réseau par jour à Kinshasa, avec des coupures qui n'en
    finissent pas, et de plus en plus de générateurs électriques
    qui tournent à plein rendement dans les officines, les lieux
    publics, les maisons d'habitations privées dans tout les
    quartiers de Kin-la-Belle.
     
    Les enjeux sont tels que les débats seront plus longs ou
    plus houleux que prévu. Des voix de plus en plus nombreuses
     s'élèvent pour  ne pas "dilapider" le trésor public au seuls 
    étrangers ou grands investisseurs étrangers. Le Congo,
    regorge de capacités en ressources humaines capables
    de jouer dans la pièce qui vise à rétablir la crédibilité et
    la rentabilité du secteur public. 
     
    Autre enjeux et non des moindres, est celui de la mise 
    en pratique ou non des  5 chantiers Présidentiels. En 
    effet, l'aide des bailleurs de fonds, les capitaux externes
    sans une réforme de structures des finances de l'Etat ne
    peut suffire à démarrer le programme volontaire promis.
    Il faut garantir des recettes, rationaliser. 
     
    C'est dire si les semaines à venir vont beaucoup compter
    pour le congo et sa population.
     
    Les affaires en 2007 n'ont as été se qu'elles auraient dûs
    être, les deux premiers mois de 2008 ne sont pas mieux.
    Le développement durable ne peut se réaliser sans une
    économie forte et ascendante, la stabilité sociale non plus.
     
    Tient, nous parlions il y a peux "d'un Plan Marshall pour les
    Grands Lacs"... conjugués à une volonté interne ...
     
    Pourquoi pas ?
     
    Le temps n'est pas aux tergiversations, ou  à l'opposition
    des forces vives qui veulent un congo avec une
    progression économique forte.