• Congo

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    Coup de coeur de la semaine. Un clic et vous

    êtes sur un blog de pros. le blog Congo.

     

    Mr Alain Huart et Mme Chantal Tombu ont ici

    réalisé un livre intittulé, "Le Congo, un pays

    qu'il ne sera plus possible d'ignorer longtemps".

     

    Le blog présente une brêve introduction de 

    l'ouvrage et des capacités du Congo. Tout ou

    presque y est. L'énergie, les resources minières,

    la mémoire des sages, la culture.

     

    Un livre à ne pas manquer. Sous aucun prétexte.

     

    Bonne journée et bonne lecture.

     

    Congo_Chantal Tombu et Huart

    invitation Foire du livre 001

    Invitation foiredu livre 002

     

  • Le point "G"

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    Le ou les Kivu(s) sont au centre de toutes les

    préoccupations du moment, dans pas mal de

    capitales occidentales, comme asiatiques du

    reste.

     

    Linguisitiquement parlant, nous le disions il y

    a quelques jours, les anglos-saxons comme

    les francophones remettent les couverts. Si

    l'on se souvient du sommet de La-Baulle en

    France, François Mittérand avait déjà avertit

    des enjeux à ce sujet. Et,  ce n'est  peut  être

    pas tout à fait un hazard, si certains militaires

    de l'opératrion Turquoise en 1994, au Rwanda

    ont quelques peux fait du zèle en tirant sur les

    forces du F.P.R. qui avançaient sur Kigali.

     

    Ce n'est peut être pas tout à fait un hazard,

    si les troupes rwandaises, rentrèrent avec les

    F.A.R.D.C. au Congo, le jour de l'investiture du

    nouveaux Président des Etats-Unis, Monsieur

    Barack Obama.

     

    Les lenteurs ou les rencoeurs françaises par

    rapport à Kigali, n'ont pas facilités les choses.

    De  manière  pragmatique,  on ne  va  pas se

    plaindre  de la nouvelle politque française, des

    missions de son Ministre des Affaires Etrangères,

    le Dr. Bernard Kouchner et du Président français.

    Car durant ce temps de querelles, le français à

    bel et bien disparu du pays des Mille Collines.


    En lisant les journaux, en écoutant les radios, on

    se dit que ce n'est pas possible que cette région

    soit oubliée. Richesses minière, richesses du point

    de vue alimentaire, (ex grenier du Congo), besoins

    de tout, trop grand, et nous en passons.

     

    C'est comme, quand les hommes et les femmes

    sont à la recherche du point "G" pour le plaisir,

    des sens.  Cette région c'est un peux le point"G"

    de  tout  les phantasmes . Miltaire,  économique,

    linguisitque (et ce n'est pas une nouvelle histoire

    belge), territoriale, (les autre sont petits et ici tout

    est grand), enjeux politique bien sure.

     

    C'est à l'Est que se lève le soleil, mais au Congo,

    c'est souvent de l'Est que se lèvent les frondes

    contre le ou les pouvoirs en place et pas que celui

    de Kinshasa, mais aussi de Kampala, Kigali...

     

    Bref, un point "G" comme "Géostratégique".

     

    Après de telles élucubrations,

     

    Bonne journée et bonne lecture.

     

    Kivu_lake

  • Le Président Nicolas Sarkozy et la R.D. Congo

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    Ce post est copié directement du site Congo Planète

    qui reprend in extenso l’interview du Président français,

    en l’occurrence, Monsieur Nicolas Sarkozy. Il répond aux

    questions des journalistes de cinq journaux, « Le Potentiel,

    La Phare, L’observateur et la Tempête des Tropiques…

     

     

    Grâce aux bons offices de l’Ambassade de France

    à Kinshasa, le président français Nicolas Sarkozy a

    accordé une interview exclusive. Au centre, le

    discours que le chef de l’Etat français avait

    prononcé, le 16 janvier 2008 à l’Elysée, devant

    le Corps diplomatique à l’occasion d’une cérémonie

    d’échange de vœux. Réponses du président Nicolas

    Sarkozy aux questions qui lui ont été posées

    par les cinq journalistes congolais

            

               L’interview….

    M. Le Président, certains passages du discours

    que vous avez prononcé le 16 janvier, à l’occasion

    des vœux au Corps diplomatique, ont soulevé

    une vive polémique à Kinshasa. L’élite et la

    population congolaises souhaitent connaître le

    sens que vous donnez aux trois expressions

    suivantes : «  Cela met en cause la place, la

    question de l’avenir du Rwanda avec lequel la

    France a repris son dialogue, pays à la

    démographie dynamique et à la superficie

    petite. Cela pose la question de la République

    démocratique du Congo, pays à la superficie

    immense et à l’organisation étrange des richesses

    frontalières » ; « Il faudra bien qu’à un moment

    ou à un autre, il y ait un dialogue

    qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel

    mais un dialogue structurel » ; « Comment, dans

    cette région du monde, on partage l’espace, on

    partage les richesses ».

     

    Réponse

    La France a toujours été, et elle restera toujours un

    allié fidèle de la RDC. Elle l’a été au long des années

    de la transition ; elle l’a été chaque fois que l’unité du

    Congo a été menacée. Elle cherche à aider le Congo à

    sortir de l’instabilité, à retrouver la paix et la stabilité.

    Je constate une chose : aujourd’hui, en dépit de tous

    les efforts accomplis, la paix ne s’est pas encore

    imposée au Congo et dans la région. Et les victimes,

    ce sont toujours les civils innocents des provinces

    orientales du Congo. Ces souffrances doivent cesser.

    Tous les Congolais ont droit à la paix et à la stabilité.

    La RDC a besoin de se développer – à l’Est comme dans

    toutes les provinces du pays –, de faire fructifier les

    richesses qui lui appartiennent, de prendre son

    avenir en main plutôt que de subir des guerres

    injustes et injustifiables. Le temps est venu de tourner

    la page de ces quinze dernières années. Alors

    je m’interroge : faut-il faire plus ? Faut-il faire mieux ?

    Faut-il faire autrement ?

    Les polémiques n’ont pas lieu d’être et les procès

    qui nous sont faits sont sans fondement. Je

    voudrais souligner quelques idées simples. Il y

    a des principes sacrés : la souveraineté de la RDC,

    le respect de son intégrité territoriale,

    l’intangibilité de ses frontières. La France s’est toujours

    battue pour ces principes. Ce n’est pas avec

    moi que cela changera. Il y aussi une évidence :

    la RDC, c’est le cœur-même de l’Afrique, autour

    duquel le continent s’articule. Ses richesses

    potentielles sont immenses et pourtant, les

    Congolais n’en profitent pas, ou pas assez. Je suis

    désolé de vous le dire, mais quelque chose

    ne tourne pas rond !

    Ma conviction, c’est que le retour de la paix

    doit s’accompagner d’un dialogue de fond. Regardez

    ce que nous avons fait en Europe : nous avons

    surmonté nos déchirures et nos divisions, surmonté

    les blessures si profondes de trois guerres entre

    la France et l’Allemagne en particulier, pour

    construire, à partir de projets concrets et dans le

    strict respect des Nations qui la composent, une

    Europe de paix et de prospérité. Bien sûr cela

    nous a pris du temps. Mais cela nous a permis

    la reconstruction ; cela nous a apporté une prospérité

    sans égal et l’essor de nos économies ; cela nous

    a apporté aussi la stabilité et la paix. Alors, au

    nom de quoi les pays autour des Grands

    Lacs seraient-ils condamnés à la répétition

    des guerres et au malheur ? Ne peuvent-ils

    surmonter cette fatalité que, pour ma part, je

    refuse ? Je veux croire en l’avenir.

    L’intérêt des Congolais et des pays de la région,

    c’est de susciter des projets qui fédèrent plutôt

    que subir des appétits qui divisent, de couper à

    leur racine les causes de la rivalité, de la désunion

    et du malheur. Des institutions existent déjà,

    comme la Communauté Economique des Pays

    des Grands Lacs. Alors il faudrait la revivifier, et

    peut-être même aller plus loin.

    C’est dans cet esprit que je voudrais lancer

    quelques idées : les pays de la région, de

    l’Angola au Burundi, et pourquoi pas à la Tanzanie

    aussi, pourraient travailler ensemble, comme

    nous l’avons fait en Europe, pour structurer

    leurs marchés, organiser des filières agricoles,

    commerciales et industrielles, introduire davantage

    de transparence et de règles, développer les

    ressources énergétiques y compris par des

    micro-projets, assurer la sécurité alimentaire

    et sanitaire, faciliter l’accès à l’eau potable,

    protéger le patrimoine naturel, bâtir des

    infrastructures régionales pour créer de nouvelles

    opportunités et multiplier les débouchés.

    Il y a tant de richesses à créer ou à mettre en valeur.

    Cela suppose de la confiance et ce dialogue

    structuré auquel j’ai fait référence. Cela suppose

    aussi la coopération, qui interdit la prédation ou

    l’exploitation. Et je souhaite insister sur ce point

    Le président Kabila a dit que les décisions doivent

    être prises à Kinshasa, et nulle part ailleurs. Il a

    raison ! C’est aux Congolais eux-mêmes de

    trouver des solutions. C’est vrai aussi à l’échelle

    de toute la région : c’est aux Etats et aux

    populations de discuter, et disons-le, de coopérer

    pour régler les problèmes et retrouver de la

    confiance. La confiance, c’est fondamental. La paix

    ne peut jamais être imposée de l’extérieur.


    Question

    Les Congolais ont l’impression que vous

    cherchez à vous rapprocher du Rwanda, sur

    le dos de la RDC, tout en prenant des

    distances avec vos prédécesseurs qui ont

    décidé l’opération Turquoise en 1994.

    Qu’y répondez-vous ?

             

    Réponse

    Dois-je vous rappeler que vous êtes le premier

    pays francophone du monde ? La France sera

    toujours aux côtés des Congolais. La RDC

    tient une place toute particulière dans le cœur

    des Français. Mais je ne peux pas encourager

    la RDC à dialoguer avec ses voisins sans que

    la France le fasse aussi ! Vous avez tout de

    même noté que je me suis d’abord rapproché

    du président Dos Santos et que j’ai noué un

    partenariat stratégique avec l’Angola sur les

    questions africaines. Et comment pourrais-je

    aider les Congolais si je m’abstiens de

    parler au président du Rwanda ? Ces polémiques

    n’ont aucun sens. La France restera toujours

    fidèle en amitié. Et la France choisira toujours

    la voie du dialogue pour faire progresser

    la cause de la paix.


    Question

    Principale victime de l’opération Turquoise,

    la RDC n’est-elle pas en droit d’espérer un

    dédommagement de Paris ?

     

    Réponse

    Il faut regarder la vérité en face. Il faut

    reconnaître que les événements innommables

    de 1994 ont eu de lourdes conséquences pour

    la RDC. La crise qui frappe l’Est du Congo

    depuis des années a des racines historiques.

    C’est évident. Mais il faut dire aussi que

    ni la France, ni la communauté internationale

    n’ont été les instigateurs de l’arrivée des réfugiés

    hutus rwandais sur le sol congolais. Ces réfugiés

    ont fui leur pays et traversé la frontière de leur

    propre initiative. La France a pris le risque

    d’intervenir quand personne ne bougeait.

    L’opération Turquoise, je le rappelle, a été

    conduite sous mandat des Nations-unies.

    La France dans cette affaire n’a pas agi seule.

    Elle a agi au nom de la communauté

    internationale tout entière. Elle a sauvé des

    vies humaines en 1994, comme elle l’a fait à

    Bunia plus tard avec l’Opération Artémis dont

    tant de Congolais se souviennent. La France

    n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait.

    Mais, s’il vous plaît, tournons-nous vers l’avenir.

     

    Question

    Votre discours semble signifier que la France

    a abandonné les intérêts de la Francophonie

    au profit des intérêts du monde

    anglo-saxon. L’opinion congolaise

    attendait en effet une position française

    favorable à la RDC et se demande

    désormais si la France participe au

    démembrement de la RDC. Quel jeu

    joue exactement la France dans

    les Grands Lacs ?

     

    Réponse

    Mais pourquoi me parlez-vous de démembrement ?

    Qui a dit cela ? Ai-je jamais dit une telle chose,

    si contraire aux positions constantes de la

    France ? Je l’ai dit, et je le répète : la

    souveraineté de la RDC et l’intangibilité de ses

    frontières sont des principes sacrés. Si un pays

    continuera de se battre pour garantir leur plein

    respect, ce sera bien la France.

    Je veux que la RDC retrouve en Afrique toute

    la place qui lui revient. Cela veut dire un Congo

    fort, uni, debout et prospère dans une région

    stable et apaisée. Un Congo qui se développe

    du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ne nous

    voilons pas la face : cela demandera d’autant

    plus d’efforts et de détermination que la RDC

    est frappée par la crise économique, comme

    le reste du monde. Il n’y a qu’une solution

    possible : il faut se retrousser les manches,

    il faut investir dans l’avenir. Et, excusez-moi

    de le dire mais c’est une évidence, le Congo a

    tout à gagner, aussi, à tisser des liens fructueux

    avec ses voisins, de l’Atlantique à l’océan

    Indien. C’est valable partout ailleurs, alors pourquoi

    pas au cœur de l’Afrique !


    Question

    Lors du sommet de La Baule, le président

    François Mitterrand avait posé entre autres

    préalable à l’aide française au

    développement des pays africains, la

    démocratie, la bonne gouvernance et le

    respect des Droits de l’Homme. A vos yeux,

    la RDC satisfait-elle à cette conditionnalité ?

     

    Réponse

    La RDC est une jeune démocratie. Peu de

    processus électoraux en Afrique, ou

    ailleurs, sont aussi exemplaires que l’a été

    celui de 2006. Il a coûté 450 millions de

    dollars à la communauté internationale.

    Bien sûr, il y a encore de nombreux défis à

    relever : lutter contre la corruption, structurer

    l’armée, la police, la justice, décentraliser

    une partie des moyens. Beaucoup de

    chemin reste à parcourir. C’est justement

    parce que la France souhaite vous accompagner

    que je viendrai vous rendre visite très

    prochainement.


    Question

    L’un de vos prédécesseurs avait déclaré

    que pour l’Afrique la démocratie est

    un luxe. A ce jour, partagez-vous

    cette opinion ?

     

    Réponse

    De nombreux dirigeants africains avaient dit la

    même chose avant lui mais ce n’est pas le débat.

    Ma réponse est non ; la démocratie n’est pas

    un luxe, c’est au contraire une nécessité. Je ne

    suis pas de ceux qui opposent, un peu

    naïvement, démocratie et développement. Cela

    n’a aucun sens. Je ne crois pas non plus

    à une quelconque exception africaine. Je

    suis également choqué que certains

    responsables politiques africains puissent

    présenter l’exigence démocratique

    comme une simple conditionnalité imposée

    par des partenaires étrangers. Les Africains

    , comme tous les autres peuples, veulent élire

    leurs représentants. L’aspiration à la démocratie

    et au respect des droits de l’homme a été au

    cœur des luttes pour l’indépendance.

    La démocratie est aussi une des conditions

    de l’amélioration de la gouvernance. Elle reste

    la meilleure garante de l’existence de

    contre-pouvoirs et de la capacité des

    administrés à demander aux gouvernants

    des comptes de leur gestion.

    Je ne dis pas pour autant que l’instauration

    de la démocratie est facile, ni qu’elle suffit

    à régler tous les problèmes.


    Question

    La RD Congo est à ce jour le premier

    pays francophone au monde. Pour

    quelles raisons la France paraît-elle la

    négliger, notamment en ce qui

    concerne les facilités nécessaires à

    son épanouissement culturel ainsi que

    dans le domaine de la recherche ?

     

    Réponse

    La Francophonie, parlons-en. Elle nous appartient

    à tous et n’est pas la propriété de la France.

    Savez-vous qu’il y a quelques semaines,

    le Congo a dépassé la France comme premier

    pays francophone du monde ? Et dans

    quelques années, vous serez loin devant !

    Nos relations doivent être à la hauteur de

    ce que nous partageons.

    La France ne néglige pas la RDC en ce domaine.

    Nous partageons la même conviction : la culture

    est l’école de la libre expression, de la libre

    pensée, c’est un pilier de la démocratie. Votre

    pays est connu pour sa créativité culturelle

    et son dynamisme artistique. A Kinshasa,

    comme à Lubumbashi, les centres culturels

    français sont des lieux d’expression privilégiés

    des milieux culturels congolais.

    Au début de cette année, nous avons lancé

    un nouveau programme Francophonie en

    RDC. Il permettra de relancer l’enseignement

    du français à Kinshasa, à Lubumbashi,

    à Kisangani. Je vous annonce que nous

    allons aussi appuyer le développement

    du réseau des Alliances françaises tout

    particulièrement celles de Béni, Bunia,

    Goma, Bukavu, Uvira. C’est un vrai choix

    stratégique. L’éducation est la clé de l’avenir.

    Il y a d’autres projets, mais j’aurai l’occasion

    d’en parler lors de ma visite.


    Question

    Quel pourrait-être l’apport de la France

    dans le redressement économique de la

    RDC en cette période de crise financière ?

     

    Réponse

    Il n’y aura pas de redressement sans paix

    durable. A ce titre, la France veut continuer à

    accompagner la RDC sur le chemin de la paix.

    Ensuite, il faut un véritable plan de reconstruction

    concerté du pays. Pour cela, il faut de grands

    moyens. La France ne peut pas jouer ce rôle

    toute seule. Alors je réfléchis à la manière de

    consulter nos grands partenaires pour que

    nous puissions tous ensemble aider la RDC

    à se reconstruire. Et puis il faudra attirer

    davantage d’investissements privés. C’est

    pour moi un enjeu central. La France veut

    là aussi jouer tout son rôle. J’aborderai

    ces sujets lors de ma visite.


    Question

    Dans le cadre de son aide à la RDC, que

    choisirait la France entre les priorités

    suivantes : créer des emplois pour

    venir en aide aux populations démunies,

    doter le pays d’une armée dissuasive,

    lutter contre la destruction très avancée

    de l’environnement ?

     

    Réponse

    Aucune : il faut aider la RDC dans tous ces

    domaines, et d’autres encore ! La question

    n’est pas de choisir une priorité au détriment

    d’une autre ; la question, c’est d’être le plus

    efficace possible. Je ne ménagerai aucun

    effort pour convaincre tous les partenaires

    internationaux de s’engager avec moi aux

    côtés des Congolais. Mais au final, le destin

    du Congo est dans les mains des Congolais.

    L’avenir leur appartient. Et je sais qu’ils

    peuvent faire de grandes choses.

     Nicolas_Sarkozy

    Le Chef de l'Etat français...

  • L'armée rwandaise en R.D.C., çà fait parler les gens

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    Après une absence de Kinshasa de quelques

    jours, le Carnet de Notes se rouvre au public

    et au clavier.

     

    Le sujet abordé, ce jour, est un peux réchauffé

    mais le fait est que le Carnet devait en retenir

    quelques notes...

     

    L'entrée des troupes rwandaises en République

    Démocratique du Congo a fait couler beaucoup

    d'encre, et aussi  de salive.Cette coopération qui

    est un tantinet osée, entre la R.D.C. et le Rwanda

    est peut être anonciatrice d'un nouvel élan pour la

    C.P.G.L. Pourquoi pas ?


    Pas une autorité qui n'ai pas son avis, pas un citoyen

    qui n'ai aussi son avis. De l' incompréhensions,

    des questions, de l' irritations, ou  autre indignation.


    Le fait est que la région n'est plus sécurisée depuis

    la fin du génocide rwandais de 1994. Que tant du

    côté des forces armées de maintient de la Paix en

    R.D.C., la MONUC, que du fait des FARDC, l'Armée

    régulière congolaise et ses alliés circonstanciels, n'ont

    pus, trouver des solutions à la problématique des

    Ex-interahamwes et de leurs descendants, ni des

    autres troupes rebelles à l'Ouganda. De même lors

    de l'occupation des troupes rwandaises en 2000 -

    2001.


    D'un coté à l'autre du Lac Kivu et de la chaîne de

    montagnes de la Virunga, çà cause, çà discute,

    çà crache comme un volcan.


    La démocratie aurait été bafouée ! Il faut dire

    ici que les tractations entre les deux capitales,

    Kigali et Kinshasa, se sont déroulées en dehors

    des circuits diplomatiques officiels, nous entendons

    par la, que les Parlements et Chambres hautes

    n'ont pas été consultées.

     

    Lire à ce sujet, l'interview de Monsieur Vital Kamerhe,

    Président de la Chambre des Députés, par Mme

    Colette Braeckman du Soir.

    Liens : Vital Kamerhe n'était pas au courant...


    Occupation, pillages, nouveaux massacres... Dans

    Le Monde, ou plutôt sur un des blogs du journal Le

    Monde, Monsieur André Bonnet, qui y va d'un couplet,

    que ne renieraient les révisionnistes du génocide de 1994,

    titre,  "Nouveaux massacres de masse  prévisibles 

    au Congo Ex-Zaïre" Je vous écrit le liens de ce

    texte, par souci, de pluralisme et d'ouverture.

    N'en déplaise, c'est sur fonds de défense des

    intérêts français et contre une culture anglo-

    saxonne que ce texte est développé.

     

    Vous me direz, mais vous aussi, vous y allez de

    votre petit couplet. C'est vrai, çà me tient trop à

    coeur, pas par intérêts matériel, ou politique, mais

    par rapport à la tragédie que vivent les populations

    du Kivu, depuis tant d'années et l'amour de ce

    pays. Par le fait aussi des massacres perpétrés

    par la L.R.A., rebelles ougandais.

     

    Ce n'est pas non plus l' intérêt, culturel ou linguiste

    qui est le fil rouge de ce propos.  Le temps n'est

    pas à ce genre de discussion. Définir la priorité

    sans rajouter une nouvelle dimension, au drame

    qui est vécu au quotidien dans cette région, par la

    population.

     

    L'histoire des guerres, nous apprend, hélas, ou

    pas, que les issues à celles-ci, ne sont pas

    forcément, la victoire au bout du fusil, mais faites

    de tractations autours d'intérêts économicos

    ou financiers communs aux belligérants. Pas

    toujours joli, donc, mais c'est un fait. Voir

    les décisions lors de la fin de la 2ème guerre

    mondiale, le partage de Yalta entre autres, la

    décision de lancer le Plan Marshall, et autres...


    Pour ce qui est de la recherche d'une solution à

    la sécurisation de la Région. L'entrée des forces

    rwandaises, en concertation avec la R.D.C. n'est

    elle pas la vraie porte de sortie à cette crise

    humaine ? 


    L'accord entre Kigali et Kinshasa, antidémocratique,

    n'est il pas une nécessité  pour l'avenir de cette région ?

    Ils devront s'expliquer c'est certain. Mais en attendant ?

    Que faire ?

    Sinon agir.

    KivuHRW
    Photo : Human Rights Watch

    La problématique des rebelles rwandais réglée,

    il n'y a plus de prétextes à des incursions en R.D.C.


    Reste tout de même, la question des minorités

    qui étaient au début, défendues, par L. Nkunda

    et le CNDP. Le rapatriement des réfugiés congolais

    Baniamulengues ...  La démystification de cette 

    fatalité, ethnique qui est devenue RACISTE, dans

    le courant des années "50 et 60"...


    A ce sujet, l'accord entre les pays, fait qu'à ce jour

    l'Etat congolais récupère son autorité sur la

    totalité des Kivus. L. Nkunda, qui s'est mué

    en rebelle contre l'autorité de Kinshasa et à

    remis en cause des élections démocratiques

    à franchis un pas qu'il ne fallait peut être pas

    franchir, tant pour Kigali, que pour Kinshasa,

    mais aussi pour d'autres intérêts internationaux.


    Ne sommes nous pas, face à une solution  africaine

    , à un problème africain ?


    Si cette dernière réussi, c'est quelques peux faire

    la nique aux spécialistes des conflits et nous

    en passons.


    On parle, donc, on écrit, (la preuve), attendons

    encore, le mois de mars , pour tirer des conclusions

    qui s'imposeront à tous. Dans l'espoir que cette

    initiative se termine de manière positive, dans

    l'intérêt de tous.


    Le réchauffement des relations entre Bruxelles

    et Kinshasa tombent à pique dirons-nous sans

    autres commentaires. Il aura fallu Neuf mois, de

    gestation pour accoucher de cette normalisation

    quelques peux conditionnée.

     

    Enfin, que dire ? Sinon, de rester à l'écoute des

    événements et de se documenter.


    Pas moyen de quitter cette page sans parler de

    la disparition de Mme Alison Des Forges décédée

    dans un accident d'avion de 12 février 2009.

     

    C'est une grande dame qui nous a quitté. Une des

    plus grandes spécialistes du génocide rwandais.

    Une vraie chercheuse. Il n'y avait pas de vérité toute

    faite pour elle. Après l'avoir rencontrée à Kigali en

    1997, j'avais compris çà. Son étude monumentale

    sur les événements de 1994, en est une preuve.

     

    Elle s'est battue dès le début pour que l'on admette

    la véracité et la pertinance du mot génocide contre

    les Tutsis. Parce que dès 1993, elle était intervenue

    pour annoncer l'impensable.

     

    Elle s'est battue et s'est vue refuser le droit d'entrer

    en territoire rwandais suite à une remise en cause

    de diférents événements, les allégations du juge

    Bruggière en France (qui vont couler NDLR),

    à une remise en cause des tribunaux Gashashas, et

    de son incompréhension devant le jugement de Mr.

    Pasteur Bizimungu, Premier Président après les

    événements de 1994

     

    Elle s'est battue pour ses idées et pour les autres.

    Mais a t'elle vraiment disparu ? Son action en faveur

    des populations africaines des Grands Lacs, restera

    à jamais dans les mémoires de millions de gens

    anonymes ou non.

     

    Alison Des Forges

    Mme Alison Des Forges

     

    Bonne lecture, permettez de vous dire

    bonne journée demain seulement.

     

  • Autre média sur le congo

    Pin it!

    Un autre lien. qui n'est pas à proprement 

    parler un site congolais d'information.

    Puisqu' il a comme vous le verrez une

    extension ".be" à son adresse. Mais comme

    Chistian en parle et à juste titre, il est dans

    ce Carnet de Notes.

    Congo forum

    Présentation de Congo Forum

    CongoForum se propose de devenir un

    "site portail" de référence,consacré au

    Congo ainsi qu’ aux relations entre le

    Congo et la Belgique, leurs populations,

    leurs provinces et leurs communes

    respectives.

  • Journaux de Kinshasa

    Pin it!

    Voici ci-dessous sous forme de logos, quelques

    journaux de la presse quotidienne ou mensuelle

    et de tendances diverses, papier ou sur le web..


    Ceci permettra à chacun(e) de se faire une 

    idée par une lecture directe  qui tout comptes faits,

    vaut peut être mieux qu'une analyse faite,et qui

    intègre des éléments  à la fois, objectifs et

    subjedctifs liés à la personne qui écrit à propos

    de... Attention, cette liste de tabloïdes kinois n'est

    pas exhaustive.


    Il y a bien d'autres journaux et sites qui tentent

    d'informer le public. Les uns sont mêmes plus

    branchés sur la musique, la vie des musiciens,

    sur la "sape", ou plus satiriques.

     

    Nous verrons entres autres les caricaturistes

    congolais dans un prochain post.


    A vous de vous faire un idée en un clic. 

    Bonne lecture et bonne journée.


    Le Potentiel

    Le Phare

    LESOFTonline519

    L'obervateurRadio Okaî

    dc3head

    Médiacongo.nert

    LaConscience3Logo_240x59

  • Chez le coiffeur

    Pin it!

    David, c'est mon coiffeur. Enfin, il ne m'appartient

    pas, c'est chez lui que je vais pour me faire coiffer.

    Bon,  il ne gagne pas sa vie avec moi. J'ai deux 

    poils sur la têtes et c'est lui qui se bat avec moi, 

    pour me les laisser, afin de moins dégarnir ce qui

    n'est de toute manière plus garni.. Bref, un peux le

    monde à l'envers.


    Il vient du Liban. Il aime toujours raconter une bonne

    blague. Mais surtout, il aime se plaindre." Ah, on ne

    vit pas bien. c'est fou çà. Le commerce, regarde, le

    montant du loyer, et puis le personnel qui coûte

    et les clients qui désertent. Ah, mon cher ami, la

    crise actuelle elle nous bouffe". Même avant la 

    crise il tenait les mêmes propos. Mais, il faut bien

    admettre que la il a raison et que la crise frappe au

    Nord comme au Sud et n'épargne pas grand monde.


    Et puis il me reparle de ma calvicie. Des quelques 

    cheveux qui me restent sur le caillou. 


    Il faut dire que David sait recevoir. Il aime ce qu'il fait,

    il aime son métier. Je dirais même, que se sont les 

    meilleurs ciseaux de Kinshasa. Installé à l'étage des

    Galeries Hassons & Frères, en face de l'Eglise Sainte -

    Anne, et dans la rue derrière l'immeuble Sozacom vous

    voyez, le building en forme de pain de sucre brun que

    l'on voit sur quasiment toute les cartes postales de Kin

    - La - Belle.


    Le service est complet et franchement bien fait. La

    coupe à 25 $, les soins du visage pour 50 $ et si

    vous le désirez, massage. En tout bien tout honneur,

    et le service manucure gratuit si vous avez pris un

    des extras lors de votre passage.


    Ce figaro la, c'est un type sympa. Un blagueur, ce

    qui ne gâche rien.


    Pourquoi, direz vous parler de David, de ma calvicie

    et de son salon ?


    Parce que chez tout les coiffeurs du monde, je pense,

    que les hommes sont mis à nu. Il se découvrent tels

    qu'ils sont, à se regarder le temps que prend la coupe

    et le travail fait par celui qui à ce pouvoir de vous

    faire admettre, au moins 20 minutes face à face avec

    vous même.


    Si vous passez à Kinshasa, ou si vous êtes à Kinshasa,

    allez donc lui rendre visite. Le temps d'une coupe et

    d'un bon café.


    Bonne journée.  

    david_inter-coiffure

    Photo : PageWeb Kinshasa.

  • La malédiction de la fente.. suite

    Pin it!

    Le livre dont il était déja question mardi de

    cette semaine, vraiment, vaut le détour.


    L'écriture de Bernadette Tokwaulu Aena est

    fluide, rapide. Elle a sentit (probablement

    est ce du vécu ?) les caractères des personnes

    d'un continent à un autre. Le mélange, et le

    questionnement sous jacent quant aux religions,

    à l'animisme, aux sectes est à lui même très

    intéressant.


    Le décor, la période du génocide rwandais, et ce

    qu'en pense, et ressent l'écrivaine congolaise est

    sans nul doute aussi un des points forts du livre.


    Mais comme, il s'agit de la malédiction de la fente,

    du passage de l'esprit à l'état d'humain, par le

    passage obligé et le seul qui existe, le vagin de la

    femme, de la mère qui enfante... voici un morceau

    choisi, un des temps forts, il y en a bien d'autres,

    je dirais, presque à chaque page.


    Extrait :

    .... Mama Nganga, (femme guérisseuse détentrice des

    pouvoirs traditionnels et du don de divination) reçoit les

    présents de Madeleine (la mère de Miclel qui vient la

    consulter NDLR) et sort les Zekes ( scories de cocquillages

    servant à la divination).

    ....

    - tu es venue parce que tu t'inquiètes pour ton fils. Tu as

    raison de t'inquitéter. Je cherche son ombre et je ne la

    voit pas. C'est comme si ton fils n'existait pas. Est-ce

    qu'il est mort ? Il n'est pas mort parce que son ombre

    n'est pas parmi les morts. Mais je ne la voit pas, ni

    parmi les vivants, ni parmi les morts. On a volé ton

    fils. Il est prisonnier. Il faut le chercher. Veux tu vraiment

    le retrouver ?

    - Oui.

    - Tu es sa mère, comme tu l'as mis au monde, tu es le

    chemin pour l'attirer vers toi et le délivrer, C'est le chemin

    de la fente, mais aucun homme n'a le droit de le franchir,

    deux fois.

    - Mama Nganga, je dois savoir ce qui arrive à mon fils.

    Je dois le récupérer.

    - C'est ton choix. Tu iras vers lui cette nuit. Va dormir

    dans ma case......


    Livre palpitant, livre à lire si on aime les romans fait

    de mélanges et de réflexion sur les cultures qui sont

    différentes et peut être pas si lointaine l'une de l'autre.

    Car il y a une part de mistère sous chaque latitudes.

    "L'odre Suprême", dont le père de la petite amie de

    Michel, qui en est le Grand Maître, en est un exemple.

    Il est français du Nord. Il est un Monsieur à l'aise, dirons

    nous. Et d'ailleurs, lors de leur première rencontre, Michel,

    l'étudiant "noir" et fiancé "noir" de la fille de Maurice,

    le Grand Maître de l'Ordre suprême, à cette réflexion

    lors de la première grande discussion qu'ils ont l'un

    et l'autre ...


    -  "Prenez votre religion animiste. Quels pouvoirs vos 

    soricers obtiennent ils de Dieu ?

    - Ils ont le pouvoir de guérir les malades, celui de tuer.

    ils ont le don de prédire l'avenir, et de voire les choses

    cachées...

    - Ils n'ont pas le pouvoir de refaire le monde ou tout au

    moins de le moddeler selon leur désir. C'est pourquoi

    l'Afrique est à la traîne de l'humanité. Votre continent

    n'a pas de religion. Les religions occidentales qui vous

    ont été imposées ne portent pas de fruits pour lui car

    elles sont fausses.

    - Et votre religion a le pouvoir de changer le monde ?

    - Oui....


    Bonne journée et bonne lecture.

  • La malédiction de la fente...

    Pin it!

    Comme vous vous en êtes rendus compte, nous

    venons de glisser en marge, la couverture d'un

    ouvrage de Bernadette Tokwaulu Aena, intitulé,

    "La malédiction de la fente"...


    Nous sommes entrain de le lire et nous vous en

    livrerons nos impressions dans ce carnet de notes

    dès jeudi.


    Dès les 50 premières pages, le lecteur est pris par

    le style de l'auteur. On passe d'une culture à une

    autre, d'un continent à un autre, d'un amour à un

    autre amour, d'une religion à une autre en moins

    de temps qu'il faut pour le dire. Captivant sans

    préjugés....


    Introduction résumée, très résumée...

    Dans la culture bantoue, la fente, c'est à dire le

    vagin de la femme est un passage du monde

    des esprits des ancêtres vers le monde des

    humains.... L'homme chemine alors vers son

    destin humain sans possibilité de regarder ou

    de retourner en arrière...

     

    Mais ne vous fiez pas aux apparences." Honni

    soit qui mal y pense ! "

     

    Il ne s'agit pas ici d'un roman érotique. C'est un

    roman, de la vie et de la société congolaise et de

    la recherche des uns et des autres à sortir de

    leur pauvreté. Tout ceci se passe dans un Kinshasa

    en proie aux sectes religieuses, à la religion, à

    la foi, à l'animisme. Les races défilent dans le

    roman, comme elles défilent à Kinshasa.

     

    Bonne journée et bonne lecture...

    La malédiction de la fente 2_1

    Bernadette Tokwaulu Aena
    Bernadette Tokwaulu Aena

  • Kin, çà bouge, Bd du 30 juin, Suite 3

    Pin it!

    Les 11,2 km de travaux continuent d'avancer

    sous la supervision de l'entreprise chinoise

    CREC 7. Comme les photos ci-dessous le

    montrent, les travaux atteignent maintenant

    le centre ville, devant le croisement qui mène

    du Bd du 30 juin, vers l'Avenue Colonel Lukusa,

    croisement dit "Chantilly" ou "Marsavco"


    La durée des travaux qui avait été annoncée

    ici même à 150 jours,  est en fait de 90 jours

    maximum, annoncé  par le Ministre des T.P.

    Mr. Pierre Lumbi Okongo, mardi dernier.


    Les travaux ne portent pas seulement sur un

    élargissement de la voie de mobilité mais portent

    aussi sur, le renforcement de la chaussée et

    l'électrification du trançon.Coûts des opérations

    12 millions de dollars américains.


    Ces travaux s'inscrivent dans une nouvelle

    vision du paysage urbanistique retenu par le

    Chef de l'Etat lui même, et, qui intègre la mobilité

    à la modernité, les nouvelle technologies alliées

    aux besoins de la population.


    Bonne journée de Kinshasa ...

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