• Vers la deuxième indépendance du Congo.

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    Présentation du livre de Mme Colette Braeckman en

    la salle Jacques Brel, du Centre Wallonie Bruxelles,

    à Kinshasa.


    C'est devant une salle comble et de nombreuses

    personnalités de la politique, des institutions de l'

    Etat, que Mr le Professeur Yoka, et Mme Colette

    Braeckman ont présenté le livre qui retrace entre autres

    le pari de la transition vers la démocratie en R.D.C.

    et la détermination des acteurs politiques congolais

    avec l'appui de la Communauté Internationale.

     

    Ce fut une étape pour à aller encore puiser d'avantage

    dans la volonté d' une autre ou d'une nouvelle

    autodétermination du congo, sur base de sa propre

    histoire et des perspectives qui s'offrent à lui.

     

    Lors de la présentation, Monsieur Louis Michel fut pris

    en exemple d'une Communauté Internationale positive

    et agissante. Référence au derniers événements dans

    le Nord Kivu.


    Le livre est publié aux presses d'Afrique Edition et

    Le Cri, à Kinshasa. Un signe vers la population congolaise

    qui connait Mme Braekman mais n'a pas souvent eu la

    chance de pouvoir la lire faute de livraison au pays.

    La chose est réparée. Les lecteurs congolais ont accès

    en primeur à un livre sur leur histoire, les quelques

    pistes de perspectives qui s'offrent à eux et les embuches

    qui pour elle restent encore du domaine du possible mais

    de moins en moins.

     

    Lors de la séance de présentation et après avoir pu

    entendre les orateurs expliquer le contenu, de nombreux

    intervenants ont posés des questions, content(e)s de

    pouvoir dialoguer avec l'écrivain - journaliste si connue

    ici.


    Après le débat s'en est suivie une séance de dédicaces.

    Le livre est vendu au prix de 25 dollars américains et il

    devrait faire partie de votre bibliothèque dans les tout

    prochains jours.

     

    Un titre qui interpel, qui questionne, qui dérange, et

    un dessin de couverture qui s' inspire largement d'une

    des dernières visite du Ministre De Gugt à Kinshasa.


    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Colette_002_DanayMassonWEB

    Le Professeur Yoka et Mme C. Braeckman

    ColetteB_Dédicaces_001_DanyMassonWEB

    Séance de dédicaces

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    Couverture du livre

     

  • Samantha ... à Kinshasa

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    Livre roman, nouvelle, peux importe. La vie de Kinshasa

    déroule page après page dans un livre haut en couleurs

    et ou chaque mot est ciselé de main d'auteur.


    Marie Louise Mumbu, Alias, Bibish, nous emmène dans

    la capitale congolaise. Nous découvrons  avec "Samantha"

    la ville, la vie, la débrouille, l'article 15.


    Sorti de ce livre, on retombe sur terre ou sur ses pieds,

    c'est comme on veut.


    Pas de faux fuyants. Pas de complaisance. Les élections

    démocratiques, n'amènent pas nécessairement partout

    la démocratie.


    Samantha, ses amis, Fanta, Kabibi, les night club, et

    puis Ingrid Romanov, ou encore Mokambo le bien

    présent chauffeur de taxi. Avec eux Samantha nous

    livre une lecture juste de ce qu'est la vie kinoise.


    Livre humaiin. Se sont les kinois qui malgré tout font

    en sorte de vivre ou survivre au dela des manigances

    de haut vol. Que ce soit des personnes qui dirigent le

    pays ou que ce soit la Communauté Internationale et

    ses "changements cosmétiques", "la Monique" entendez

    la MONUC, et les autres avec des concepts venus de

    chez eux, d'ailleurs...

     

    Pas de complaisance, pas de raccourcis, non plus.

    Rien n'est tout à fait comme on le croit. Et puis il y a

    pour chaque congolais et congolaises le poids de la

    grande et de la petite histoire. Mais toujours avec un

    grand "H". Pour tous. A lire absolument !


    Humour garantit.


    Bonne journée et bonne lecture !

     

    couv_10906

    Edition : Le Cri - Afrique Editions

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 7

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    Luc_Classe

     

    En réalité ce sont les notes issues du Carnet n° 4 de Luc.


    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LAC 2009 

     

     


    Par cette belle journée de soleil, c’est Bozi Boziana

    qui remplit l’espace de « L’Heure de Vérité » (CD

    de 2007) et mon regard par-dessus l’écran contemple

    l’étendue des eaux de la Meuse et de l’Ourthe à

    hauteur du jet d’eau près du pont de Fragnée. Je suis

    rentré au pays !

     

    Et j’écoute la guitare congolaise sur ma « bonne

    chaîne stéréo » à tout rompre. Ah ! la guitare

    congolaise, quel plaisir, quelle joie tu me donnes !

     

    C’est Franco et « L’OK Jazz » que je préfère, mais

    je ne peux me passer de Papa Wemba, ni de Pépé

    Kallé, ni de Zao….et de bien d’autres. Pour les

    amateurs de musique africaine des années 60 et 70,

    j’attire l’attention sur le fait que le petit magasin

          situé sur la rampe du Pont des Arches à 20 m

    des Olivettes - où l’on trouve toutes ces merveilles

     fermera ses portes définitivement fin de ce mois

     d’avril ! Il reste de bonnes affaires à faire comme

    on dit ici….

     

    Goma ! Que l’on y arrive par la route ou par les airs en

    hélicoptère, c’est d’abord et seulement le Nyiragongo

    qui captive et monopolise les yeux, puis les longues

    et larges coulées de lave aujourd’hui noire.

     

    Goma_vue_aérienne

     

    Oui, c’est cela, le volcan, impressionnant et majestueux,

    la tête dans les nuages du haut de ses 3 470 m. Il est là,

    omniprésent, il vit, il veille et la nuit ses émanations de

    fumées et de gaz rougeoient dans le ciel noir étoilé.

     

    Niyragongo001

     

    Autant la terre du Sud-Kivu et de Bukavu est rouge,

    autant à Goma, la terre est noire, les chemins, les bas

    -côtés de la route où subsiste un peu de tarmac, les

    bases des maisons faites de pierre de lave et tous les

    murets ainsi que de nombreuses cases et maisons.

     

    Coulée de lave Goma


    Nous prenons la route le long du Lac plein Ouest

    vers Minova, une route très encombrée et asphaltée

    à 60 %, non pas sur la longueur mais sur la largeur !

    Ce qui veut dire que les « nids de poules » ressemblent

    à des « nids d’éléphants » et que les bas-côtés se

    confondent à certains endroits au milieu de la chaussée.

    Mais il reste du tarmac et c’est appréciable.

    Sur cette route, c’est la guerre ! Des piétons, des vélos

    chargés comme des mulets et poussés par le cycliste,

    des motos-taxis,  des tchukudus, des combi Toyota

    transportant 22 à 25 personnes sans compter les sacs

    de farines, quelques poules et des cargaisons de feuilles

    de manioc sur les genoux des mamans, l’un ou l’autre

    camion surchargés de sacs en tous genres surmontés

    chacun par 25 à 50 voyageurs riants les cheveux au vent

    ……et des 4X4 souvent blanches des ONG.

     

    Les ONG, elles sont partout avec des 4X4 ! Souvent

    blanches, toujours pimpantes, avec de grosses antennes,

    des sigles et drapeaux : UNICEF, MSF, OXFAM,

    CARE, CROIX ROUGE etc sans oublier les convois

    de la Monuc, tantôt avec des véhicules militaires

    peints en blanc, tantôt comme tous les autres, en 4X4

    mais marqués UN !

     

    Niyragongo_0003

     

    Et tout ce monde, tous ces usagers déambulent, klaxonnent,

    crient, s’écartent, ne s’écartent pas, freinent puis accélèrent,

    s’arrêtent sans le moindre signal, chargent ou déchargent

    les passagers, et à droite de cette route en pagaille,

    tranquille en apparence, le Nyiragongo observe en silence

    ……pour le moment !

     

    VéloTransport


    Nous venons de parcourir 10 km, pas d’accident, aucun

    accrochage, la densité des usagers a diminué mais

    l’occupation de la route par les piétons et les vélos poussés

    ne se réduit pas. Il faut maintenir la vigilance d’autant que

    l’on peut enfin dépasser les 20 km/h.

     

    Les maisons de pierre de lave laissent progressivement la

    place à des cases et l’habitat de plus en plus clairsemé laisse

    la place aux hautes herbes, aux champs de canne à sucre,

    aux bananiers et autres plans de maïs puis, tout d’un coup,

    un champ de cabanes faites de branchages et coiffées d’une

    bâche de plastic apparaît. Il s’agit d’un camp de réfugiés,

    de déplacés par les combats au Nord-Kivu.

     

    En ce moment, le nombre de déplacés varie de 150 000 à

    200 000 pour la seule région de Goma.

     

    Camp_de_déplacés2

     

    Un mot à propos des tchukudus de Goma. Il s’agit de grands

    « vélos-trottinettes » en bois de conception et construction

    strictement locale. Je n’en ai vu nulle part ailleurs au Kivu.

    Ils servent à tout transporter mais principalement les sacs

    de farines et autres marchandises de poids, l’utilisateur le

    pousse en le soutenant sans « monter dessus ». Il faut

    rappeler que l’on ne voit pas de charrettes à bras (très rares

    exceptions), ni de chars ou remorques tirées par des

    animaux : les marchandises et l’eau sont transportées

    essentiellement par les femmes (et les filles) sur la tête ou

    le dos, plus rarement par les hommes et adolescents avec

    des vélos ou des tchukudus. 

     

    Tshuduku_Goma


    Camp de Mugunga :

     

    Comment expliquer ? Comment décrire ? Les émotions

    sont tellement fortes. Les sentiments explosent, suis-je

    « Au cœur des ténèbres » ?

     

    J’entre dans le camp situé entre la montagne et la vie, 

    la vie c’est la route longeant le lac, la route c’est le lien

    avec le monde : le monde des hommes qui circulent,

    vont et viennent, transportent des marchandises, du

    charbon de bois, des fruits et des légumes…..

     

    Dans le camp, je vois d’abord la nudité du sol noir,  la

    poussière de lave, l’alignement des cabanes de branchages

    surmontés d’une bâche de plastic, les « carrés douches et

    sanitaires » tamponnés OXFAM, puis des visages apparaissent.

     

    Les mamans se retournent, me fixent, je dis« Djambo »,

    « Bonjour », les enfants accourent, la vie surgit de partout.

    En un instant je suis entouré, mon chauffeur-guide-traducteur

    me suggère de rencontrer les chefs du camp. Après 5 minutes

    de recherches, des mamans m’encerclent et me dévisagent.

    En une minute, 30 personnes forment un cercle, des mamans,

    des papas, des enfants, l’un parmi eux me prend un doigt

    de la main. Ils sont 100, peut-être plus, et des dizaines d’enfants

    partout à hauteur de mes cuisses, partout et encore plus, mes

    doigts sont trop peu nombreux !

     

    Ils habitent là depuis longtemps, oui ils reçoivent des vivres

    distribués par les ONG : ration de haricots, ration de farine

    de manioc, ration d’huile de palme, ils ont de l’eau mais pas

    de légumes ni de fruits, pas même des oignons, ni des bananes

    ……Pour se procurer des légumes, il faut soit vendre sa force

    de travail aux villageois, soit aller chercher du bois de chauffage

    dans la montagne. Mais le chef du camp a prévenu, dans la

    montagne c’est l’insécurité, des femmes du camp ont été

    malmenées et violées !

     

    Selon certaines informations, les ONG réduisent progressivement

     l’approvisionnement en nourriture afin d’inciter au retour.

     

    En quittant le camp, mon chauffeur-guide-traducteur me racontera

    la conversation entre des enfants me tenant un doigt : un garçon

    de 6 à 8 ans dit autour de lui « C’est mon Blanc », et une petite

    fille de lui répondre « Si c’est ton Blanc, dis-nous combien tu

    as payé pour l’avoir ! ».

     

     

    Hôpital de Kirotche :

     

    A une heure de Goma sur la route de Minova, se trouve

    l’hôpital de Kirotche, l’ONG « Médecins Sans Frontières »

    y est très présente et active. C’est pourtant un établissement

    hospitalier classique de 200 lits, pourquoi visiter celui-ci !

     

    Il se trouve très proche des zones de combats et des exactions

    des FDLR (composés principalement des Hutus rwandais

    génocidaires réfugiés en RDC depuis 1994 grâce à la protection

    des soldats français de l’Opération turquoise), il compte parmi

    ses patients 8 blessés par balles. C’est prioritairement ces

    victimes qui seront rencontrées.

     

    Centre d'accueil


    Toutes sont originaires des mêmes villages situés à environ

    140 km, toutes sont arrivées par leurs propres moyens, soit

    à pied, seules – quatre jours de marche – soit secourues par

    des villageois (en relais) et transportées sur des civières faites

    de bambou et bananiers, toutes sont blessées par balles,

    parmi elles deux enfants de moins de 10 ans.

     

    Toutes ces victimes sont hors de danger, mais il faudra des

    soins de plusieurs semaines voire de plusieurs mois pour

    certaines d’entre elles. Mais pourquoi la Monuc (section

    « Droits de l’Homme) se déplace-t-elle pour ces victimes

    en particulier ? Tout simplement parce que, comme les

    prisonniers, les patients hospitalisés ne sont pas nourris par

    l’institution qui les héberge ! En effet, au Congo comme dans

    la plupart des pays africains, ce sont les familles qui nourrissent

    les patients ! A la condition qu’elles soient informées du lieu

    de l’hospitalisation et qu’il y ait proximité !

     

    Depuis ma rencontre avec cette réalité, je n’ai toujours pas

    très bien compris comment « MSF » n’a pas encore trouvé

    le moyen de nourrir les patients dont les familles sont

    éloignées et souvent ignorantes de la situation de leurs

    proches. Dans ce cas-ci, chaque victime reçoit 20 dollars

    US par semaine pour se nourrir.

     

     congo couverture

     

    Au travers de ces Carnets qui relatent en partie ma

    découverte du Pays des Grands Lacs, j’ai tenté de

    décrire mes aventures, d’exprimer mes sentiments

    et mes émotions.

     

    Mais ces relations sont évidemment très subjectives,

    tronquées, elles n’ont nullement pour objet de présenter

    ni le Kivu, ni le Congo de façon équilibrée et encore

    moins complète…

     

    Il existe dans toute bonne librairie de très nombreux

    ouvrages sur le Congo et les pays des Grands Lacs

    (Burundi, Rwanda, Ouganda, Tanzanie), je me permets

    d’attirer l’attention sur quelques-uns d’entre eux :

     

    Un ouvrage récent, un document remarquablement illustré

    de centaines de photos et d’informations tant sur l’histoire,

    l’architecture, la culture et les arts, l’économie, la faune…

    de ce grand pays que j’aime et qui me passionne :

    « Congo Pays magnifique » d’Alain Huart et Chantal

    Tombu aux éditions Weyrich africa (en rayons chez Pax

    et à la Fnac).

     

    Niyragongo_002

    Dans un tout autre registre, il faut lire les nouvelles de

    « Bibish », il s’agit d’une journaliste et écrivain de Kinshasa :

    « Samantha à Kinshasa » par Marie-Louise Mumbu aux

    éditions Le Cri et Afrique éditions.

     

    A ne pas rater non plus, le dernier film de Thierry Michel

    « Katanga Business » actuellement sur les écrans et

    notamment au cinéma Le Sauvenière à Liège.

     

    katanga-business-photo-affiche
        


  • Bas - Congo

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    Bas Congo et logistique ce n'est pas de la petite

    bière. La route qui mène de Muanda, sur la côte

    de l'océan Atlantique à Boma, 110 km, le 16 avril,

    8 heures de routes pour arriver à Boma.


    Un radiateur percé. Des véhicules enlisés. La

    pluie battante.

     

    Bonne journée et bonne lecture !


    Camions embourbés_Dany Masson

    Camions embourbés 


    En panne_Dany Masson

    Le Tata en panne 

     

    Tata embourbé_Dany Masson

    Le Tata embourbé... 

  • Les pousse pousseurs de Kinshasa

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    Charretiers, pousse pousseurs, à Kinshasa, ces hommes

    aux muscles d'acier, mais pas tous, sont de véritables

    "héros" de la ville.


    Un sujet particulier leur sera réservé. On peut même se

    demander si cette ville pourrait vivre sans eux ? Poser 

    la question, c'est déjà y répondre en partie ?


    Ce métier pénible, n'est plus considéré comme avant 

    ou définit en tant que "sot métier". Depuis quelques

    années de crise économique, de chômage, sans vrais

    débouchés assurés, de plus en plus de jeunes hommes

    prennent le statut de pousse pousseur, pour faire vivre

    leur famille.


    Les grands peintres en ont fait les héros de la R.D.C. ,

    le poumon des villes et de Kinshasa. Entre autres, le

    peintre Dikisongele.


    Hommage mérité, mais que l'on aimerait d'un autre

    âge. Tellement la tâche est dure. Le poids, le volume

    des charges, le soleil, la pluie tropicale, les rues trop

    étroites, enfoncées, cabossées., l'insalubrité. Les autos

    qui les frôles en vitesses, une ville chaude ou tous et

    toutes sont de plus en plus pressés.

     

    Un vrai parcours du combattant pour 3 à 8 USd / jour. 

     

    Bonne journée et bonne lecture !

    Poussepoussseur0001_Dany Masson


    Poussepousseur 0004_Dany Masson


    Poussepousseur0003_Dany Masson

     

  • Statue de la Regideso... Kinshasa

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    La statue "porteuse d'eau" de la REGIDESO, si belle

    au soleil, ne parvient pas à rassurer les ménages qui

    sont en manque d'eau potable dans quasiment tout

    les quartiers de la capitale. 


    Les besoins sont énormes, plus de 700 000 m cubes

    pour satisfaire la population kinoise. Selon des sources

    différentes, de 17% à  26% de la population du pays à

    l'accès à l'eau potable.

     

    A méditer,  sous d'autres latitudes, lorsqu'il n'y a qu'à

    ouvrir un robinet pour se vider un verre d'eau ou prendre

    un bain. 

     

    Bonne journée et bonne lecture !


    REGIDESO_Dany Masson

     

  • Transport de grumes, Kinshasa

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    Le transport des grumes.

    Coupez, mais replantez

    s.v.p. !

     

    Transport de grumes_Dany Masson

     

  • Bavardage est ...

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    "Bavardage est écume sur l'eau, action est goutte

    d'or." Aucun mérite pour cette phrase qui était la

    citation du jour. Et pourtant ?


    Ce blog est ouvert, personalisé, sans pseudonyme,

    sans fards. Cette page, se veut citoyenne. c'est

    un voeux qui reste "pieux", que des visiteurs, ou

    des visiteuses donnent leur avis citoyen.


    Est-ce que cela veut dire prendre position pour une

    personnalité, contre une personnalité, un parti, des

    actions politiques ? Oui peut être ? Mais il n' y a pas

    que çà. Il ya a tout ce qui fait de notre vie, chaque

    jour, qui que nous soyons, ou que nous vivions, qui

    peut intéresser ce carnet de notes.


    Utiliser un pseudonyme pour faire un commentaire,

    et de plus se ce dernhier est sur un air de donner des

    leçons, ne me paraît pas approprié du tout. C'est une

    action en dehors de la citoyenneté, en dehors de la

    réalité.


    Lorsque ce pseudo. est en plus un nom connu  pour

    être un homme qui assume, un homme ne connaî pas

    la dérobade, je cite ici Mr. Jérôme Kerviel, celà touche

    au tragi-comique.


    Ce fils d'artisan forgeron et maître chaudronier, et

    d'une mère coiffeuse, devenu qui on sait, le "Rogue

    trader", opérateur de marché voyou, selon les film 

    de l'avant crise. Monsieur Kerviel populaire, décrié,

    bête du web... et nous en passons. Jérôme Kerviel

    n'apprécierait certainement pas, qu'un "corbeaux" se

    serve de son nom pour lâcher çi et là, des leçons de

    pertinence ou on à d'autres.


    Est-ce à dire que cette page ne souffre pas la critique ?

    Non.


    Au contraire, mais de manière constructive, argumentée.

    Les arguments contre les injures ! Des faits et de l'action

    contre la passivité.


    Cet espace se veut ouvert et sans partis pris, la vie des

    jours des congolais et des congolaises, de ceux qui vivent

    dans ce pays magnifique.


    A ce jour, l'auteur de cette page n'a rien à voir avec ceux

    qui ont un jour décidé que le congo serait belge après

    avoir été la propriété d'un monarque. Rien à voir non

    plus avec la colonisation et ses blessures, ses crimes,

    cet héritage d'une réconciliation qui n'en est pas encore

    une. Cette plaie qui reste ouverte parce que tou n'a

    pas été dit, par ceux aui ont subis et ceux qui ont été

    les maîtres.


    C'est entre autres, l'objet de la conférence de Durban !


    C'est la que la mise à plat se fait ou devrait se faire,

    n'en déplaise aux français, qui ont quittés la salle et

    avec eux certains pays européens. A tord. La Belgique

    n'a pas quitté la scéance pou que le travail puisse se

    faire et que les peuples continuent leur progression

    dans le dialogue.


    Mais un corbeux peut il comprendre çà ?


    J'ose espérer que oui, et que nous puissions un jour

    en parler face à face sans préjugés aucun.


    Bonne journée et bonne lecture !






     

  • Bibliothèque numérique mondiale

    Pin it!

    Le web s'enrichit d'une source inépuisable de documents

    authentiques. La Bibliothèque mondiale voit enfin le jour

    pour un accès à tous à l'histoire.


    Cartographie, films, livres, documents, enregistrements, 

    au fil du temps, selon la ligne du temps et des âges.


    L'UNESCO vise ainsi à rendre accessible et gratuitement

    les trésors des plus grandes bibliothèques du monde, et

    des centres de documentations de différents pays de la

    planète.


    La bibliothèque mondiale vient s'ajouter à deux autres

    outils important dans le domaine, Google Book Serach

    et Europeana.


    La navigation dans la bibliothèque mondiale est des plus

    simple et la page d'accueil des plus conviviale.

     

    Domaine : http://www.wdl.org/fr


    Cliquez sur les images...

    Bonne journée et bonne lecture !


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  • BoosterBlog

    Pin it!

    Un ami des blogs, BoosterBlog. Une inscription suffit

    pour mieux faire connaître une page web, un espace

    de discussion. Alors allez y !

    http://www.boosterblog.com


    logo-1

     

    Bonne journée !

     

  • Les artistes de Kinshasa et de la R.D.C.

    Pin it!

    Ce n'est une nouvelle pour personne, cette ville, ce pays

    regorge de talents divers. Dans les arts graphiques, qui

    ne connaît à ce jour, Dikisongele, Roger Botembe...


    Et puis il y a les anonymes dont nous croisons chaque

    jour les oeuvres, il s'agit bien d'oeuvres. Des publicités

    des réclames peintes sur les murs le long de l'Avenue 

    des Poids Lourds ou sur Flambeaux ou encore sur les

    devantures des magasins. Murs en béton gris, qui se

    transforment en une galerie d'art. Une galerie qui sert

    à vendre les mérites de tel ou tel produit, telle lame

    à raser plutôt qu'une autre. 

     

    Et ce n'est qu'un bref aperçu. 


    A vous d'apprécier ou non. 


    Bonne journée et bonne lecture !


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  • Au gré du temps et des humeurs...

    Pin it!

    Monsieur le Professeur Evariste Boshab vient d'être élu

    Président de la chambre basse. Il succède ainsi à Mr.

    Vital Kamerhe et quitte le poste de Président du parti

    P.P.R.D.


    Un score sans appel. 25 députés de l'opposition qui en 

    compte 250, ont seulement votés contre. La rue parle

    beaucoup. Mais comme le dit la chanson, "Laisser parler

    les gens".

     

    Et puis la ville change. Le ciel est bleu, le soleil est la

    pour nous réchauffer. De biens belles lumières. Envie

    prendre quelques clichés.

     

    IMG_5372


    Au détour du carrefour Mandela, "Ex carrefour", une photo

    de la Colombe de la Paix dédiée à Nelson Mandela. Elle se

    trouve maintenant sur le trottoir au coin de l'Avenue la

    Justice et du carrefour qui mène vers SOFIDE. Encore un

    peux de temps pour savoir si cet emplacement est pour elle

    provisoirement définitive.... 


    IMG_5367


    IMG_5366



    Dans la même foulée, une prise de vue de la voiture

    que conduisait "Patrice Emeri Lumumba" qui se trouve

    encore dans le garage de la résidence du premier, 1er

    Ministre du Congo. Pas de crainte qu'on ne la vole, elle

    est totalement dépouillée, désossée de ses pièces et

    n'en reste que la carcasse, "caracasse" comme on dit

    ici. La Maverick dévoile ici ses derniers atours. 

     

    Bonne journée et bonne lecture !

    IMG_5361


    IMG_5362


    IMG_5363

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 6

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    Luc_Classe

     

    Carnets de voyage au Pays des Grands Lacs 2009 .

     

    Bukavu:


    Bukavu, grande ville de 800 000 habitants, est construite

    sur les bords du lac Kivu et particulièrement sur les 5

    promontoires ou presqu’îles et les multiples collines et

    pentes du massif qui s’élève jusqu’à 2000 m. Elle est ville

    frontalière avec le Rwanda et le Burundi et donc un centre

    d’échanges et de commerce important.

     

    Bord du Lac Kivu

     

    L’ancienne ville coloniale est évidemment construite sur

    les bords du lac, de nombreux immeubles subsistent un

    peu partout : villas, hôtels, écoles, casernes, palais de justice,

    bâtiments communaux, PTT, prisons et des édifices religieux

    catholiques dont  des églises, lycées, écoles techniques,

    monastères et le splendide site des Pères jésuites d’Amani à

    la pointe de la plus belle des presqu’îles, juste en face des

    vertes collines du Rwanda. Bukavu compte également une

    mosquée et de nombreux temples évangélistes…..

     

    Mosquée Bukavu

     

    La Compagnie de distribution d’eau a 18 000 abonnés ou

    compteurs, ce qui représente vraisemblablement une population

    de 150 à 200 000 habitants desservis en eau alimentaire de

    façon discontinue (plusieurs coupures et chutes de pression

    importante chaque jour). Il s’agit d’une eau de ruissellement

    traitée dans une station d’épuration située à 5 km du centre

    ville. Selon les informations recueillies auprès d’un membre

    de la Coopération belge spécialiste de  l’eau, les montagnes

    qui bordent la ville disposent d’énormes nappes aquifères

    d’une eau d’excellente qualité ! Bukavu ne manquera jamais

    d’eau alimentaire pour peu que l’on exploite ses richesses.

     Place de Bukavu


    En ce qui concerne l’électricité, la situation présente n’est pas

    plus favorable. Les privilégiés disposent de groupes électrogènes

    fonctionnant au fuel (pollutions sonore et atmosphérique) et

    peuvent ainsi ne pas trop souffrir des coupures de fourniture

    d’électricité (très nuisibles pour les ordinateurs et autres matériels

    sophistiqués). Exemple ce vendredi matin dans un quartier très

    privilégié: électricité à 6 h 30 puis coupure à 8 heures, pas de

    pression dans l’eau alimentaire suffisante pour la douche !

     

    La température en journée varie entre 24 et 28 degrés la journée

    (rarement 32 !) et il faut être à 2 000 m d’altitude par temps de

    pluies pour connaître 19 degrés. Le soir, il faut se couvrir

    légèrement, petit vent et 21 degrés.

     

    Vélos Tshukudu Goma
     

     

     

    La prison générale de Bukavu :

     

    Le bâtiment construit à 100 m du grand carrefour de l’Indépendance

    (actuellement en travaux avec des buldozers et engins de chantiers

    conduits par des Chinois) est imposant comme toute prison. Dès

    que l’on se trouve à l’intérieur, la situation est toute différente !

    Plus rien ne s’impose sinon les cris et interpellations des prisonniers

    dans la cour centrale. Il faut dire que les 840 prisonniers présents

    lors de notre visite sont livrés à eux-mêmes. J’accompagne le

    responsable de la Division Droits de l’Homme de la Monuc, mon

    ami Luc Henkinbrant, juriste verviétois, ancien Directeur d’Amnesty

    International Belgique et expert ONU depuis de nombreuses années

    en RDC. Le directeur de la prison dira lors de notre réunion de

    travail que lorsqu’il doit se rendre à l’intérieur de l’établissement

    pénitentiaire, il lui arrive d’uriner dans son pantalon (texto). En

    effet, des 8 gardiens et militaires chargés de la sécurité, aucun

    n’entre dans la prison. Les prisonniers sont donc totalement livrés

    à eux-mêmes et les plus forts font la loi ! De plus, il n’y a pas de

    cuisine centrale équipée et pas de service repas. La plupart du temps,

    ce sont les familles qui viennent porter nourriture au détenu,

    cependant fréquemment, la population carcérale connaît la diète,

    faute de livraison de nourriture par les autorités. Le directeur nous

    demandera d’être son porte-parole auprès des autorités supérieures

    afin d’améliorer cette situation qui génère des mutineries et des

    évasions parfois massives telle celle du 18 avril 2008 : 184 évadés

    dont des condamnés pour meurtres et violences sexuelles.

     

    La visite d’un responsable de la Monuc  a pour objectif d’informer

    le ministre de la Justice de la situation et particulièrement du fait

    que des condamnés dangereux et des délinquants sexuels s’évadent

    trop souvent, ce qui augmente aux yeux de la population, et des

    intéressés eux-mêmes, le degré d’impunité, augmentant d’autant

    l’insécurité des populations et particulièrement des femmes

    victimes de violences sexuelles.

    Prison
     


    Parmi les nombreuses propositions présentées par la Monuc pour

    améliorer la situation, il faut mentionner l’ouverture de «  fermes

    pénitentières » afin d’occuper et nourrir correctement les détenus.

    Hélas, toutes les propositions ne sont pas suivies d’effet, sauf

    peut-être pour celle de Kabare. Nous nous y rendons le jour même.

     

     

    La prison de Kabare dans la commune de Bagira :

     

    Bagira est une des 3 communes qui composent Bukavu, elle

    est construite sur les versants montagneux dominant le lac.

    Les urbanistes et architectes de l’époque coloniale ont

    parfaitement aménagé l’espace montagneux et construit de

    sorte que la vue sur le lac ou les montagnes environnantes

    soit imprenable. Grande place centrale en carré avec la

    maison communale, le cinéma, le magasin et les maisons

    mitoyennes, serrées les unes contre les autres comme dans

    les cités ouvrières des charbonnages et usines de Wallonie,

    sans oublier les grosses bâtisses des directeurs et autres

    cadres et ingénieurs ! Tout ce bâtit est  très délabré et parfois

    purement et simplement abandonné pour les plus isolés.

     

    Pour atteindre la prison, il faut poursuivre la montée par cette

    route de terre rouge que seul un 4X4 peut parcourir, à la

    condition que la pluie très fréquente ne l’ait pas rendue

    glissante et par conséquent impraticable (la terre argileuse du

    Kivu se transforme en boue savonneuse très glissante à chaque

    pluie).

     

    La prison de Kabare, située en milieu rural, est entourée de

    terres agricoles et dispose de possibilités pour du petit élevage.

    Mais, si la prison a été rénovée récemment avec des moyens

    belges et européens, la mise en pratique de la proposition

    Monuc est au point mort.

     

    La prison a d’ailleurs été réduite de 70 détenus ce matin même

    sans que la direction ne puisse exposer une explication claire.

    Il semble que les autorités policières, qui avaient procédé à

    des rafles de jeunes sur les marchés deux jours avant la visite

    du président Kabila, aient enfin cédé aux pressions d’ONG

    et de la Monuc, les arrestations ne reposant sur aucun fait

    pouvant justifier un emprisonnement. Les personnes arrêtées

    de façon totalement illégale, pour la plupart des jeunes de

    moins de 20 ans, ont séjournés en prison une semaine entière,

    quasiment sans nourriture, les familles concernées n’ayant

    jamais été informées du lieu de détention ! 

     Prison Kabare

    En route pour Goma :

    Et voici un nouveau périple avec déplacements en hélicoptère

    et bateau, visites d’un hôpital soignant des civils blessés par

    balles, d’un camp de 50 000 déplacés et de la ville de Goma

          550 000 habitants - envahie par 5 000 taxis-motos….

     

    Mais bien sûr, va encore falloir que j’explique où est Goma,

    qu’un volcan la domine et l’envahit régulièrement de coulées

    de laves etc…..

    Ok !  Mais comme je suis persuadé que la plupart d’entre vous

    ont ouvert leur atlas, que certains en ont même acheté un

    nouveau et que tous les autres sont allés sur Google Earth et

    qu’ils ont tout vu et tout compris, je vais être très bref (sic).

     

    Vélo Tshukudu chargé

     

    Camp Mugunga Goma

     

     

  • Photos de Kinshasa ancienne ... suite 3

    Pin it!

    Une dernière livraison de cette première partie de photos

    historiques de Kinshasa. Nous y reviendrons avec un flash

    back entre ancien et nouveau, avec aussi, espérons le, de

    nouveaux clichés à vous proposer.


    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Place de la poste

    Place de la poste...

    Pensionnat Kintambo

    Couvent derrière Hôpital de Kintambo

     

    Avenue Major Combien

    A ce jour, vers Avenue du Marché, Ex Avenue Major Combien

     

     

    Place Braconier

    Place Braconnier

  • Photos de Kinshasa ancienne ... suite 2

    Pin it!

    Hier, nous étions une centaine de personnes pour la présentation

    du livre de Madame Chantal Tombu et Monsieur Alain Huart, à la

    Halle de la Gombe.


    Le livre "Congo pays magnifique" est donc arrivé à ceux dont il

    parle. Il a été présenté au Centre Wallonie Bruxelles, à l'UNIKIN

    et à la Halle de la Gombe (C.C.F.). Ce samedi, à 14 heures, il

    y aura l'inauguration de l'exposition de photos qui se tiendra à

    la Banque TMK, Trust Merchant Bank. Exposition photos avec une

    proposition d'un parcours didactique, une suite logique entre le

    Congo d'aujourd'hui et son histoire profonde.


    Que dire ? Sinon que l'initiative, (qui a déjà fait l'objet d'un

    post dans ce carnet de notes) est d'une ambition telle qu'elle

    devrait être reprise à l'unissons par l'ensemble des congolais

    et congolaises, tant pour ses valeurs historique, la mémoire

    qui rend son identité à une nation, que pour ses pistes quant à

    la réflexion sur la bio diversité, et l'équilibre entre celle-ci et

    les hommes pour une meilleur exploitation des richesses qui

    sont toutes naturelles et les plus diverses et la réconciliation

    entre la ville et les villages, (la campagne).


    Mais revenons à nos nos photos et à la suite promise hier.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

     

    Elite

     

    La Banque de Bruxellles

    Banque de Bruxelles 

     

    Hotel Palace

    Hôtel Palace

    Kalina_Royal

    Kalina, Commune de la Gombe, Royal 

    Place de la Gare Centrale

    Place de la Gare, Marché des artisans 

    Avenue Colonel Ebeya

    A ce jour, croisement Avenue de la paix et Avenue des Aviateurs, (Pâtisserie Nouvelle)

     

  • Photos de Kinshasa ancienne ...

    Pin it!

    Au moment de la disparition,  espérons que ce

    ne soit pas du définitivement provisoire  du

    monument de la liberté, Nelson Mandela, de son

    Rond Point non moins célèbre, voici encore un petit

    clin d'oeil de ce qu'a été et de ce que pourrait être

    Kinshasa.

     

    L'enlèvement de la Colombe de la Paix du Rond Point

    entre l'Avenue du 24 novembre (Libération) et du Bd du

    30 Juin a été, il faut le dire, un choc pour beaucoup de

    kinoises et de kinois. Référence des références s'il en

    est, le Rond Point, celui que l'on célèbre à travers lui,

    Nelson Mandela et la Paix. Il a déménagé Avenue de

    la Justice, le long de la route, sur un troitoire. Espérons

    que se ne soit pas sa destination finale. Il y en a eu

    d'autres direz vous.


    Le défi est de refaire les mêmes prises de vues

    des mêmes endroits  mais à notre époque. Ce

    sera chose  faite  dans le courant de la semaine

    prochaine.

     

    En attendant visionnez celles- ci qui ne manquent

    pas de beauté et non plus à la grande histoire du

    Congo, de Léopoldville, devenue, Kin-la- belle

    depuis. A Kintambo, dans le Cité Chanic nous avons

    la chance, si on veut, de vivre au coeur  d'où tout à

    commencé pour la capitale congolaise. En effet,

    Kintambo  est le berceaux de la ville.

     

    C'est la que Léopoldville s'est construite.

     

    Pour ce qui concerne les photos ci-dessous, 

    il s'agira d'une suite. Quatre à cinq photos par

    jour et par "feuilleton" dirons nous.

     

    Merci Greg. 


    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Hotel!Regina

    L'Hôtel Régina 


    Le Bar Hardy

    Le Café Hardy : Coin Avenue des Aviateurs

     

    Lukusa et Av du port

    A ce jour Avenue Colonel Lukusa à partir de Forescom et l'Av. du Port


    La Poste

    La Grande Poste 

     

     Immeuble Forescom

    Immeuble Forescom : Biac à ce jour 

     

    A suivre ....


  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 5

    Pin it!

    Luc_Classe

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     

    A la rencontre des gorilles :

     

    Dans le monde aujourd’hui, 600 gorilles vivent en

    totale liberté dans leur milieu naturel, la moitié d’

    entre eux sont en Afrique centrale et particulièrement

    en RDC et au Rwanda.

     

    Ce dimanche matin 29 mars, j’en ai rencontré au

    Parc National de Kahuzi-Biega à 30 km de Bukavu,

    càd à une heure en 4x4.

     

    Ce parc national est grand de 6 000 km2 et situé

    dans un massif montagneux qui surplombe le lac

    Kivu, son altitude varie de 1 800 à 3 300 m. Il

    abrite de nombreux singes et parmi eux les gorilles

    des plaines orientales, des chimpanzés, des colobes

    (ou magistrats), mais aussi des antilopes, des buffles

    et des éléphants.

     

    Mon but de rencontre ce matin concernait les gorilles

    et seulement les gorilles qui depuis des années me

    fascinent. Le Kenya mais surtout l’Okavango au

    Botswana visité dans les années 90 m’avaient déjà

    enthousiasmé avec les très nombreux parcs abritant

    tous les animaux africains à l’exception des gorilles.

     

    En arrivant par une route humide et boueuse (orage

    toute la nuit et brouillard ce matin) à l’entrée du Parc

    national, ce sont d’abord les militaires très nombreux

    qui impressionnent !

     

    Des militaires des FARDC (Forces Armées de RDC)

    avec parmi eux probablement de nombreux CNDP

    (Congrès National Du Peuple) de Laurent Nkunda

    – actuellement en résidence surveillée au Rwanda.

     

    Ces ex CNDP sont intégrés dans les FARDC dans le

    cadre d’une opération vers le sud Kivu à la recherche

    et la poursuite des FDLR (Front Démocratique de

    Libération du Rwanda càd les Rwandais – militaires

    et interahamwe  qui se sont réfugiés en RDC, protégés

    par les Français de l’Opération Turquoise de fin juillet

    1994, il s’agit donc pour la plupart des auteurs du génocide

    des Tutsis d’avril à juin 94 : 600 000 à un million de morts).

    J’en suis conscient, ce n’est pas simple à suivre et encore

    moins à comprendre, mais c’est la réalité, celle qui rappelle

    les longues années de guerre qu’a subit le Congo et lui a

    coûté de 3 à 4 millions de morts par balles, épidémies, mal

    -nutrition.

     

    Aujourd’hui encore, l’Est de la RDC n’est pas totalement

    pacifiée, des troupes étrangères, des rebelles, des milices

    diverses sèment la terreur (viols, exactions, pillages, meurtres,

    tortures) et génèrent des dizaines de milliers de déplacés

    qui doivent se réfugier autour de Goma (150 000 déplacés

    actuellement). J’ai visité un hôpital soignant des civils

    blessés par balles et le plus grand camp de déplacés de

    Goma durant ces deux derniers jours, j’y reviendrai dans

    les prochains Carnets.

     

    Mais ce matin, j’étais à la fête, excité et en même temps

    un peu tendu ! Allais-je voir les gorilles ?  Ceux que j’ai

    vu au cinéma aux côtés de Sigourney Weaver interprétant

    le rôle de Dian Fossey. Ceux dont m’a parlé Pierre avec

    enthousiasme et un peu de mystère !

     

    J’étais surtout inquiet de rater la rencontre tant attendue

    et non de la présence de ces dizaines de militaires

    lourdement armés !

     

    C’est Lambert, le chef des guides qui va me conduire au

     « rendez-vous ». Il est en communication radio avec des

    pisteurs qui ont localisé un groupe. La rencontre est donc

    au programme, me voilà encore plus fébrile, plus curieux.

    Après un parcours de 15 minutes en 4X4 sur des pistes

    qui présentent des pièges et ornières boueuses et remplies

    d’eau de 40 cm, on entre à pied dans un sentier étroit,

    touffu, humide.

     

    Nous sommes à 2200 m d’altitude et mon équipement de

     marche n’est pas au top ! Les bottines des marches Adeps

    sont restées à Liège faute de place, le pantalon « Nature

    et Découverte » est trop léger mais l’excitation m’anime

    et, un peu naïf, je tente de rattraper le guide qui a déjà

    pris 50 m d’avance.

     

    Rapidement, les données sont claires, le terrain est humide,

    la végétation est tropicale, à certains moments, il faut se

    courber en deux pour avancer dans un espèce de tunnel

    de végétaux.

     

    Des branches griffent et giflent visage et chemise, des

    racines et troncs d’arbres ralentissent la marche, puis

    des piqûres aux mains me rappellent que la nature n’est

    pas toujours hospitalière. C’est à ce moment que le

    guide qui m’a attendu me conseille de rentrer les bas de

    pantalons dans les chaussettes car des fourmis

    agressives peuvent remonter sur les jambes !

     

    Et c’est là que je ressens une piqûre sur le ventre ! Et

    bien oui, des fourmis se promènent sur mon ventre

    et le torse, je n’ai pas rentré mes panneaux de chemises !

     

     Vite, éliminer ces intruses et reprendre la progression

     par ce sentier qui monte et me fait transpirer. Après 20

    minutes de marche, un deuxième guide - armé d’une

    machette - nous a rejoint et prend la tête. Encore 10

    minutes de marche puis j’aperçois 2 guides de plus, il

    s’agit des pisteurs, eux aussi armés de machettes et

    l’un d’eux porte fusil mitrailleur. Ce sont des pygmées,

    les meilleurs pisteurs de la forêt.

     

    Et 3 minutes plus tard, à environ 2 400 m d’altitude, dans

    une végétation abondante et haute, parmi des arbres

    immenses, sur une pente glissante, ils sont là !

     

    Je vois d’abord une femelle couchée sur le dos entourée

    de 3 jeunes bébés qui jouent et se battent. Incroyable !

     

    Gorille_en groupe

     Ils sont là, je suis là, à 5 mètres et ils ne portent aucune

     attention à ces 5 intrus qui débarquent devant eux. Je me

     fige et sors l’appareil photo sans attendre, de peur qu’ils

     ne disparaissent. Pas du tout, la mère fait la sieste, les

     bébés s’amusent comme si de rien n’était. Lambert

    m’invite à m’avancer pour mieux voir. Je suis à 4 mètres,

     mon cœur bat, mes yeux s’écarquillent et mon index

    actionne l’obturateur. Incroyable ! Je retrouve rapidement

    calme et sérénité et change d’optique pour placer le

    téléobjectif. Et voilà le « Canon » numérique et réflexe

    qui mitraille en gros plans. Quelques 20 clichés plus loin,

     le guide m’invite à faire deux pas à gauche et là, je

    découvre un amas de corps poilus, de pieds, de mains et

     des paires d’yeux de toutes tailles ! Mais de quoi s’agit-il ?

     

     Combien sont-ils et dans quelle position ? Il me faudra un

     long moment pour comprendre : le mâle est couché sur le

     dos les bras dissimulant son visage,  trois bébés, peut-être

     quatre sont couchés dans toutes les positions dessus et aux

     côtés ! Cet amas de corps est à 3 mètres de la femelle qui

     sommeille toujours, les premiers jeunes gorilles aperçus

    se sont éloignés et grimpent dans des arbres  en prenant

    des postures de show……

     

    Gorrile_amusé

    Dans le Parc National de Kahuzi-Biega, 10 groupes ou

    familles de gorilles sont recensées, celle qui est à « mon »

     rendez-vous est composée de Chimanouka, mâle de 24

    ans mesurant 1 m 80, de 17 femelles et des 13 bébés et

    enfants de 2 à 6 mois et de un à 5 ans. Trente et un individus

    composent cette famille qui se déplace en groupe, sans

    s’éloigner les uns des autres de plus de 50 mètres. Le soir,

    les femelles font chacune un nid, leur progéniture respective

    à leurs côtés, Chimanouka s’installe ensuite à son tour

    généralement, au centre ou en position stratégique de

    protecteur.

    Gorrile_tranquille


    Les gorilles ont une alimentation saisonnière, de janvier à

    mi-juin, les jeunes feuillages ont leur préférence, de mi-juin

    à fin août, ils montent dans des arbres bien précis pour y

    déguster les fruits et de septembre à décembre, ce sont les

    jeunes pousses de bambous dont ils raffolent. Mais attention,

    cette dernière nourriture provoque la diarrhée, ils doivent

    alors se nourrir d’un feuillage particulier pour interrompre

    la «  va-vite ».

     

    Depuis 10 minutes, je suis donc appareil photo à la main

    posté devant l’amas de poils, c’est alors que la femelle

    proche se décide à bouger, elle se lève, enjambe les paresseux

    et s’éloigne : encore 5 clichés puis l’attente reprend.

    Gorrile_a l'affut 

    Chimanouka daignera interrompre sa sieste enfin et prendra

    le chemin de la femelle et de plusieurs jeunes. Il nous montre

    son dos argenté dominant « Silber back » et disparaît dans la

    végétation abondante. Les pisteurs le suivent et je fais de

    même. Cinquante mètres plus loin, il s’est installé sur son

    postérieur et déguste des feuillages. Encore 15 clichés, le

    ciel s’est assombri et la pluie fait son apparition. Pas de

    problème, c’est le cœur léger et en joie, chargé de 80

    photos de plus que je prends le chemin du retour.

    Gorille_le sage
     

    La suite des Carnets relatera le déplacement éclair à Goma :

    aller en hélicoptère, retour en bateau, avec visite sur place

    d’un hôpital et d’un camp de réfugiés (déplacés).

     

    Demain lundi 30 mars, départ pour un périple de 5 jours

    au Rwanda…….

     

    A suivre ....

    Bonne journée et bonne lecture !

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 4

    Pin it!

    Luc_Classe

     

     

     

     

     

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     

    Comme toutes les frontières, le même scénario,

    d’abord dans le décor général il faut des taxis ou

    plus précisément des taxis collectifs ou minibus, les

    seuls transports de personnes qui existent là où il n’y

    a ni trains ni service de bus publics. Mais en plus il faut

    des policiers, quelques militaires et pourquoi pas des

    douaniers et tant qu’on y est d’autres voyageurs….


    Bien vu, c’est exactement ce que j’ai capté en arrivant,

    un 4X4 de la MONUC en plus (Mission ONU au Congo)!

     

    Entré dans le bureau,  un Européen qui termine les

    formalités me tend la main et se présente, « Je suis de

    la MONUC , je vais à Bujumbura, n’es-tu pas Luc l’ami

    de Luc ? »

     

    Et me voilà déjà repéré !

     

    Deux cents mètres plus loin, entrée en RDC, le même

    scénario sans personne de la MONUC…

     

    Dans le bureau du chef, un grand sourire m’accueille,

    je tends une main franche et directe, yeux dans les

    yeux, le chef m’invite à prendre un siège ! Accueil

    convivial, tampon et poignée de mains en 3 minutes.

    Et voilà, avis aux amateurs……

     

    La barrière se lève, entrée en RDC et la danse

    commence, impossible de rester assis sur le siège,

    la route est tellement défoncée que seuls les 4X4

    peuvent passer sans racler le sol avec le bas de

    caisse.

     

    Pas de bitume, aucune trace d’asphalte, elles ont

    disparu depuis des années ! Ca des nids de poules !

    Mais ce sont des nids d’éléphants ! Des bosses et des

    fosses de 30 à 40 cm, jamais vu cela, ni en Turquie, ni

    en Iran, ni en Afghanistan dans les années 70, jamais vu

    cela dans le Sahara ni en Casamance, au Zimbabwe

    ou au Botswana, nulle part !

     

    En route vers de nouvelles mais prudentes aventures !

    Vitesse de la voiture : 5 à 10 km/h, rarement 15 à

    l’heure, heureusement, 10 km nous séparent

    d’Uvira.


    Sur cette route provinciale d’entrée dans Uvira, des

    centaines de motos-taxis rivalisent d’adresse pour

    évoluer entre les piétons souvent chargés, portant des

    barres de fer ou des régimes de bananes, ou des

    jerrycans et autres récipients en plastic jaune remplis

    d’eau, des vélos eux aussi chargés de sacs de farine

    ou de ciment, de ballots de feuilles de manioc, de bois

    de chauffage etc….La plupart du temps, le cycliste

    marche à côté de son vélo-mulet !

     

    Et dans toute cette circulation, des enfants,

    des chèvres, des ‘mamas’ rentrant de la rivière avec

    la lessive, mais aussi quelques camions,

    camionnettes et jeeps militaires de la Garde

    Présidentielle. C’est vrai, je l’avais oublié celui-là,

    le Président Joseph Kabila  n’est pas loin, mais

    où ?


    Prendra-t-il la parole, s’adressera-t-il aux habitants

    d’Uvira, c’est la question que chacun se pose ?

     

    Après le repas pris en famille chez John, fufu et

    petits poissons fumés, la route s’ouvre à nous vers

    le nord, une des très rares routes asphaltées de

    RDC. Cette route plein nord de 70 Km nous mène

    vers Kamanyola et le poste frontière avec le

    Rwanda de Bugarama.

     

    Tout le long de cette voie, des centaines de

    mamas rentrent du champ portant leur outil et des

    réserves de bois de chauffage, ainsi que quelques

    fruits, choux ou manioc.


    Toutes ces femmes de tous âges marchent sur le bord

    de la route en file indienne, le dos courbé sous le

    poids de la charge (pour en savoir plus

     

    http://www.observatoiredelaparité.org

     


    Peu d’hommes participent aux travaux agricoles,

    moins de 5 % si mon observation est bonne, de

    plus, généralement l’homme a un vélo.

     

    Vie quotidienne_enfants en promenade

     

    Nous traversons des villages disposant d’un ou deux

    puits que l’on repère facilement en voyant la

    concentration de petites filles portant des jerrycans

    jaunes autour et alentours et bien sûr le long de

    la route.

     

    C’est sur cette route qui longe la grande plaine (très

    peu cultivée et exclusivement de façon artisanale

    sans aucun recours aux  bêtes de somme et encore

    moins à des engins mécanisés) que l’on peut

    s’approvisionner en lait, lait caillé, yaourt produits

    à partir des troupeaux qui paissent dans cette

    plaine et dans les collines la bordant.

    Après une heure et demie de route, frontière

    rwandaise, formalités habituelles.

     

    Dès la barrière passée, on est dans un autre

    monde ! Les routes sont parfaites, avec rigoles

    d’évacuation des eaux, marquages au sol,

    panneaux de signalisation routière.


    Si l’habitat est relativement construit avec les

    mêmes matériaux, l’environnement des

    maisons est soigné, nombreuses fleurs

    et « verdurisation » entretenue autour

    et alentour.

     

    De plus, la circulation est structurée et les animaux

    telles les chèvres sont attachées ou tenues en laisse

    par des enfants notamment.

     

    Un autre pays, mais surtout un autre monde !

    La traversée de 50 km se déroule sans encombre,

    photos des enfants et jeunes filles et garçons

    portant des jerrycans d’eau (à première vue, les

    garçons participent au transport de l’eau), photos

    diverses dont les très belles plantations de thé.

     

    Vers 18 heures, arrivée au poste frontière et entrée

    en RDC pour retrouver le pont franchi une route

    défoncée, la vitesse de déplacement chute

    de 60 à 10 km/heure.


    Le Lac Kivu est de moi, une splendeur, des

    lumières incroyables, quel beauté, quelle joie !

     

    Luc_Bateau et drapeaux

     

     

     Route suivie d’Uvira à Bukavu :

     

    Uvira, Bwegera, Kamanyola, frontière de Bugarama…

    transit dans le Rwanda puis arrivée à Bukavu par

    le poste de Ruzizi Premier.

     

    Pêche dans le lac Kivu :

     

    Pêche au filet Maya, petites mailles, en barque

    de bois de 5 m de long avec moteur hors-bord

    classique, pêche à la lampe à pétrole essentiellement

    à la tombée de la nuit ou pendant la nuit.


    Le filet est lancé pour 2 heures, pêche de 5 à 10 kg

    de très petits poissons de 8 à 12 cm (même taille

    que les anchois). Le kilo est vendu par le pêcheur

    1 400 fr congolais le kilo aux mamas, celles-ci les

    font sécher au soleil durant une heure ou deux selon

    la taille puis les transportent et revendent au

    marché 1600 à 1700 francs.


    A Bukavu, la coopérative regroupe 140 pêcheurs,

    54 coopératives pour le lac Kivu côté RDC.


    Pour devenir pêcheur et adhérer à la coopérative,

    il faut acheter un filet et suivre la formation

    organisée par la coopérative. Le pêcheur n’ayant

    pas de barque paie un dollar par semaine au

    propriétaire pour pouvoir jeter un filet chaque jour.

     

    Une autre coopérative regroupe les pêcheurs qui

    utilisent d’autres méthodes pour la pêche du tilapia.

    Ce poisson de plus grande taille a été introduit

    récemment dans le lac Kivu.


    Il faut savoir que le sous-sol du lac contient des

    poches de méthane, exploité à partir de deux

    plates-formes. Mais de ces poches s’échappe

    du gaz dans le lac, ce qui limite très fort la vie

    aquatique : pas de crocodiles ni d’hippopotames,

    ni de poissons de grandes tailles comme le capitaine

    et la perche du Nil que l’on trouve dans le

    Tanganyika voisin.

     

    Activités sur et dans le lac :

     

    Par ailleurs et cela posera problème si l’Autorité

    publique décide de développer le tourisme au bord

    du lac, très peu d’habitants ont appris à nager (pas

    de piscines, très d’accès aisés au lac car pas de

    plage à Bukavu et environs) ce qui engendre

    régulièrement des noyades lorsqu’une barque ou

    un bateau chavire. Les pêcheurs ne savent pas

    nager non plus (sauf très rares exceptions) !

     

     

    Transports à Bukavu :

     

    Pas de transports publics organisés, pas de

    routes bitumées à l’exception d’un tronçon de

    2,5 Km et de 500m en construction depuis

    7 mois !!!!


    Les transports collectifs sont exclusivement

    privés et se décomposent comme suit : 2700

    motos-taxis, 300 voitures-taxis et des minibus,

    principalement des Toyota transformés – les

    sièges sont remplacés par des bancs de bois

    afin d’augmenter le nombre de places - et

    accueillant 24 passagers assis, plus ceux

    qui s’agrippent aux portes !


    Pour le transport des marchandises, camions

    et camionnettes de toutes tailles et en tous genres,

    pas de charrette avec animal de bât. Mais il faut

    mettre en évidence les milliers de femmes qui

    portent tout sur la tête ou sur le dos : bois

    de chauffage, sacs de farine de 50 voire de

    100 kg (n’en croyant pas mon guide, j’ai

    vérifié !), des fruits, légumes, poissons, charbon de

    bois, des briques de construction etc…..

    Les hommes portent peu et utilisent de

    préférence le vélo.

     

     

    A Suivre, les parcs, les Gorilles...

    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Luc et gorille

  • Luc Toussaint, Carnets de voyage, suite 3

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    i

    Luc_Classe

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     


    Située sur le lac Tanganyika, juste en face de

    Bujumbura, la ville d’Uvira, porte d’entrée de

    toutes les rébellions, en ce compris celle qui,

    vit arriver Laurent Désiré Kabila père et l'AFDL

     

    Ma porte d’entrée également. Serais-je encore

    rebelle, libérateur,ou simplement enragé, à

    chacun de voir ? En tout cas mes amis du Collectif

    Liège 2015 peuvent apporter un témoignage

    récent.

     

    A l’écoute de Radio Okapi, j’apprends que le

    Président, Joseph Kabila,  est en visite officielle

    au Sud Kivu et notamment à Uvira !

     

    Celui qui veut suivre et comprendre cette première

    journée de route se doit d’ouvrir – maintenant tout

    de suite – un atlas, s’il veut appréhender la situation

    et voir les deux grands lacs et les trois pays : Burundi,

    RDC et Rwanda.

     

    En résumé et pour situer, la RDC est un  pays immense.

    Pour saisir cette immensité il faut se rappeler que le

    Congo correspond aux territoires des pays d’Europe

    qui s’étendent du Portugal à la Pologne comprise !

     

    Et que la région des Grands Lacs est équivalente à la

    France et l’Espagne mais comprenant des régions et

    pays de petites superficies dont le Kivu ( Est de la RDC )

    , le Burundi et le Rwanda et de grands pays comme

    l’Ouganda et la Tanzanie notamment ! Le lac Tanganika

    est long de 750 Km !

     

    Je suppose que vous avez suivi et que l’atlas est ouvert

    sous vos yeux ébahis et curieux !

     

    Pour les autres yeux tout aussi curieux, Google Earth

    est également instructif !

     

    « En route vers de nouvelles aventures ! », comme disait

    Tintin à Milou……Et oui, il est impossible pour moi de

    voyager ici sans que ne resurgissent de mon enfance les

    images de « Tintin au Congo »….

     

    Mais bien sûr, j’ai aujourd’hui beaucoup d’autres lectures

    et références sur l’Afrique et le Congo et particulièrement

    le livre remarquable du journaliste polonais décédé

    récemment Ryszard Kapuscinski, « Ebène – Aventures

    africaines » en « Pocket » n°11351, à lire et relire

    absolument, en vente dans toute bonne librairie à Liège

    pour 6 €.

     

    Une route de bitume longe le lac Tanganyika à gauche,

    à droite s’étend une plaine de marécages et  végétations

     luxuriantes, à l’horizon des collines et montagnes vertes

     surplombées de nuages m’attirent.

     

    Ils sont des centaines sur la route, vélos chargés comme

    des mulets, motocyclettes à deux ou trois passagers et

    marcheurs portant toutes sortes de charges et d’outils,

    route étroite sans bas-côtés, sans tranchées d’évacuation

    des eaux de ruissellement, avec des nids de poules par-ci

    par-là, mais pas de problème pour la Toyota blanche 4X4

    chassis long dans laquelle je suis installé « comme un Prince »

    « Passe par le Burundi, tu seras comme un Prince » ils disaient

     

    C’est exact, sur le bord de la route que nous parcourons

    à vitesse réduite vu son étroitesse et les très nombreux

     usagers faibles, John au volant, des marchandes de fruits

     et légumes nous invitent : ananas, citrons, oranges, poires,

     avocats trois fois plus gros qu’au Delhaize !

     

    On traverse ensuite la rivière Ruzizi qui réunit le lac

    Kivu au Tanganyika et qui constitue la colonne vertébrale

    de la grande  plaine du même nom séparant Burundi

    du Congo et puis du Rwanda.

     

    Et nous voici déjà à la frontière, nous avons parcouru

    15 Km.

     

    La frontière !

     

    Asuivre ...

     

    Bonne journée et bonne lecture !


    Vie quotidienne_femme au fagot


    Vie quotidienne_le marché

     

  • Luc Toussaint : Carnets de voyage suite 2

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    DSCF1263_2

    CARNETS DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

    Récit : Samedi 21 mars


    Il est 23 heures ici à Bukavu, au bord du lac Kivu –

    1460 m d’altitude, à l’Est du Congo (RDC République

     Démocratique du Congo).

     

    En une journée, jour du printemps, j’ai parcouru 150

    Km au travers de trois pays et relié deux grands lacs :

    le Tanganika et le Kivu !

     

    En une seule journée, ma tête s’est remplie de

    milliers d’images, de milliers de personnes, de

    milliers  d’émerveillements, de milliers de

    découvertes, de milliers de couleurs, de milliers

    de vélos et de motocyclettes, de milliers de

    verdures, de milliers de surprises…..

     

    Mais commençons par le début.

     

    Quel début ! Ya-t-il un début ? Un début de quoi ?

    Du monde, de la vie, de ma vision du monde ?

     

    Dans l’avion qui m’a transporté de Bruxelles à

    Bujumbura  (9 heures de vol pour une seule heure

    de décalage horaire),  j’étais assis à côté de

    mon ami Denis Mpunga, directeur du Théâtre

    « Le Varia » à Bruxelles et initiateur et metteur en

     scène d’une pièce de théâtre écrite et en construction

    au Burundi.

     

    Avec lui, nous n’avons pas refait le monde - nous

    l’avions déjà refait tant de fois ! -, nous avons

    parlé, tchatché, et encore tchatché de nous

    et de nos projets respectifs !

     

    Il m’a raconté son projet théâtral, dont la thématique

    se rapporte aux  violences faites aux femmes, projet

    qui réunit des témoignages puis structure une dramaturgie

    pour aboutir à un « manifestation théâtrale » qui se

    produira au Burundi, au Rwanda, puis au Kivu pour

    enfin venir « chez nous » en Belgique et en France en

    novembre prochain.

     

    Voilà, dès le départ, j’étais « dans le bain », dans la vie,

    dans la réalité quotidienne du monde et du Congo

    notamment et c’est ainsi que je me suis retrouvé,

    après la récupération des bagages à l’aéroport dans

    la voiture d’ Hannelore Delcour ( une Belge de

    Halle ), coordinatrice de la mission de « Care » dans

    les Pays des Grands Lacs sur la problématique des

    violences faites aux  femmes.

     

    Elle m’accueillait à l’aéroport en lieu et place

    d’Espérance Mawanzo, responsable de l’Observatoire

    de la Parité en RDC, retenue par une réunion de dernière

    minute à Bukavu.

     

    Humanitaire et crise financière :

     

    Que va-t-il se passer ? La crise financière et sa

    conséquence la  crise économique auront-elles

    des répercussions sur l’humanitaire ?

     

    Pour Hannelore de « Care », c’est évident, elle vient

    de réduire ses budgets de 30 % depuis l’automne.

    Les chiffres sont clairs, les bailleurs et donateurs

    de Care, principalement des USA ont donné  le

    signal : 30 à 40 % de donations en moins.

    L’humanitaire et notamment l’Afrique paient et

    paieront durement et pour longtemps les errements

    et dérives de quelques-uns. 

     

    Ce matin, dans tout le Burundi et bien sûr à

    Bujumbura, c’est le jour des travaux communautaires.

    Toute circulation automobile est interdite sauf

    autorisation spéciale, tous les citoyens « sont invités »

     à des travaux d’intérêt général : élagages, coupes

    des végétations qui envahissent l’espace public,

    nettoyage des routes et artères……….Impossible

    de circuler avant 10 h 30.

     


    C’est à 11 h que je prends la route, avec John Kazar

    venu me chercher. Merci John.

     

    En route vers Uvira, deuxième port de RDC après Matadi.

     

    A suivre ...

    Vie quotidienne_au port

     

    Vie quotidienne_bord du Lac

  • Luc Toussaint, carnets de voyages N° 1...

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    DSCF1263_2

     

    Présentation...

    çà faisait longtemps que ce RDC Carnet de Notes

    voulait s'ouvrir à d'autres écrits, d'autres carnets.

    Après plusieurs tentatives de partages en directe

    avec d'autres amis. Voilà que c'est chose faites.

    Et quel honneur de commencer avec un ami tel

    que Luc Toussaint.


    Luc Toussaint, photos coin supérieur gauche, à eu

    la gentillesse de confier ses carnets de notes à cet

    espace. Il seront reproduits ici dans la plus stricte

    fidélité de l'auteur, et par suites successives, tenant

    compte de la longueur des "notes africaines de Luc".


    Luc Toussaint, nous nous sommes connus en 1976-

    1977, à Liège, notre ville. Il était journaliste à la

    R.T.B.F. et donnait des cours de formation à la F.A.R.

    Fondation André Renard.


    C'est l'année de la Dentellière, film de Claude Goretta,

    avec Isabelle Huppert, dans un des ses premiers grands

    rôles au cinéma.


    Luc est depuis quelques jours dans le Kivu, à l'Est de la

    R.D. Congo. Il est arrivé par Bujumbura à Bukavu. Il

    s'est rendu à Goma, dans les montagnes de la Virunga,

    à Kigali, Uvira....


    Mais laissons la parole, ou plutôt la plume à Luc et à

    ses récits d'homme cultivé, curieux des autres, sportif,

    et toujours émerveillés par la diversité culturelle, l'une

    des richesses des peuples.

     

    Première partie : dès ce vendredi 3 avril 2009


    Bonne fin de journée et bonne lecture.