Pourquoi ce blog me direz - vous ?

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Image @DanyMasson

Du rimmel comme une main courante

pour souligner les contours de l'iris 

Des cils en escaliers pour faire

Rimer tout ça  !

 

 

Après chaque composition de post, ou d'article sur cette toile. Après avoir d'un clic validé la parution publique et ouverte à tous. C'est comme une bouffée de fumées rejetée d'entre les lèvres, après être passée par l'énergie de l'aspiration au travers du fuselage, du bol d'eau et enfin du tuyaux du Narguilé. 

J'ai pris mon pied à écrire, comme il m'arrive quelquefois de le faire le temps de fumer la Shisha et de l'avoir préparée d'un rituel méticuleux tout en veillant à ne pas compresser la mélasse parfumée à la pomme ou à la pastèque. Je préfère ces parfums à ceux de la banane ou de la cerise. Laisser respirer le tabac fruité afin qu'il dégage ses saveurs et offre à la pièce et aussi  au fumeur son ambiance telle une Lampe Berger. 

 

 

J'ai lu un jour de Pessoa: était-ce une citation ou dans un livre, un auteur le reprenant ? Il disait ceci ;

"La seule attitude digne d'un homme supérieur, c'est de persister tenacement dans une activité qu'il sait inutile, respecter une discipline qu'il sait stérile et s'en tenir à des normes de pensée philosophique et métaphysique dont l'importance lui apparait totalement nulle"

 

Y a t-il du moi dans cette citation ? Presqu'une solitude en fait. "Le temps de persévérer c'est avoir le temps de le faire et rien d'autre". Comme le disait Albert Camus,

"Ah, mon cher, pour qui est seul, sans dieu et sans maître, le poids des jours est terrible".

 

Je crois en Dieu, j'ai eu des maîtres, il ne me reste que ces pages pour passer le temps et alléger le poids des jours, terribles, lorsque les enfants sont à l'école et que le monde extérieur grouille d'activité(s) diverse(s) entre le travail, la famille, les loisirs, les sorties, les rencontres entre copains, sa femme, son mari, son compagnon, sa compagne.

 

Tout ceci et cela  remplacé par le clavier à qui je commande des lettres pour fabriquer des mots et puis des phrases qui s'inscrivent devant moi sur l'écran pour s'en aller partout par la lucarne. Une lucarne qui répond à  des codes écrits en système binaire et transformés  par des algorithmes compliqués en quelque chose de présentable, de lisible, de visible. Une lucarne cybernétique. Partout, pour moi et mon blog. C'est nulle part. C'est ici sous les combles et la lumière du ciel pour éclairer la vie et les jours.

Le rituel seul aura été respecté avec persévérance. Avec une pointe d'espoir. L'espoir d'être lu, commenté, d'être tout de même apprécié quelque part , par quelqu'un ou quelqu'une.

 

A part ce journal que j'appel "mon blog", il y a bien eu une tentative d'écriture. "La Musique Pour Mémoire".

Le manuscrit est rangé sous la bibliothèque, pas dedans, en dessous. Il a été lu par quelques connaissances. C'est tout. Passez il n'y a rien à voir !

Il n'y à rien à en dire. Mais il existe. Il est la et il y restera. Parce que je l'aime dans sa presque juvénile écriture. Celle de quelqu'un qui croit qu'écrire un livre, c'est comme faire une composition scolaire, une rédaction, un récit pour des potes. Le manuscrit sous la bibliothèque est éclairé, je le vois, par le vélux qui laisse entrer le soleil et la lumière sous les combles. Il regrette la manguier de ses débuts et la fenêtre de la terrasse qui donnait sur le jardin parfumé d'Ylang - Ylang, de Frangipaniers, de quelques arbres fruitiers, un citronnier et un oranger. Des Orchidées pendues à la cloison métallique aux formes abstraites, dans des pots remplies d'écorces, de carcasses de noix de coco, de noix de palme séchées. 

 

Et non loin cette ville tentaculaire aux odeurs de carburants brulés et mal filtrés par des pots d'échappements libres. Une ville chaude et moite. Une ville colorée qui chaloupe sous les sons musicaux de la Rumba et du Dombolo.

 

Pourquoi ce blog me direz vous ? Qu'en pensez vous ? Vous qui me lisez  de temps à autres. Le temps d'un clic, le temps d'un surf. Le  temps d'une vague de mots qui refluent et se perdent dans les ondes numériques immatérielles.  

 

Belle et Bonne Journée

Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s)

Aussi

 

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