albert ii

  • Parler de la Belgique depuis Kinshasa.

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    Parler du pays de raison, de celui dans lequel on a grandit

    à  l'abri des catastrophes,  celui de l'après guerre, celui de

    Brel,  de Louka ou de Beaucarne, celui des  compromis qui

     sentaient  la frite mais pas  la compromission de bas étage,

    celui des  revendications, celui de la crise de '70 de la crise

      pétrolière qui préfigurait les délocalisations, celui qui voulait

     résister en vers  et contre tout, contre tous, avec ses hauts

     fourneaux, ses  hommes et  ses femmes pour qui gauche et

     droite ce n'était  pas  blancs bonnets et bonnets blancs. 


    La citoyenneté manifeste et dit son désaccord, la citoyenneté

    "s'indigne" de la lenteur, de la longueur,  de la  langueur. Une

    citoyenneté qui revendique et se veut en dehors du politique

    "des politiques". Il est urgent, c'est maintenant ou jamais.

     

    Les affaires courantes courent d'un pas averti. Bon éléve de

    la  Communauté Européenne, en  tête du  peloton  contre un

    accroissement de la dette  exagéré, donc maîtrisée. Le danger

    n'est peut être pas là ou l'on veut nous le montrer.

     

    Vitesse et précipitation ne font pas bon ménage.  

     

    215 jours que çà dure, mais çà ne doit plus durer. Comme 

    si la fin du monde était pour demain. L'heure à sonné, plus 

    de conciliateurs, de négociateurs, de formateurs... 

     

    Pourtant,  c'est peut être  maintenant que  çà se joue. Que

    l'après deviendra présent. Que la Belgique sera ou ne sera.

    C'est maintenant,  qu'on est au milieu  du guêt, qu'il faut ou

    pas  se  jeter dans les chiffres de l'avenir. Passer sur l'autre

    rive sans trop dériver, dévisser, se rater quoi.

     

    Ce qui gêne, c'est que les vainqueurs des élections sont

    jetés  en pâture,  dans la fosse aux lions. On s'en fou on 

    est des lions. Des lions d'un jour, d'une semaine. Ce que 

    l'on  réclame chez les  autres  est vilipendé la bas. 


    A la lecture de certains billets ou pages de journaux, le 

    plat  pays serait géré par des  incompétents  avides  de

    pouvoir et d'argent. Le peuple à ce qu'il mérite. Dit on ! 

    Et les belges ont des hommes et des femmes politiques

    qui sont dignes d'eux. Qu'on le veuille ou non, c'est dans 

    les jours, les semaines, les mois à venir que l'avenir sera

    uni ou désuni.

     

    N'en déplaise aux citoyens "apolitiques", l'avenir ne se joue

    pas comme dans un Feydeau juste avant  de tirer le rideau.

    Même si  les  moments vécus sont  fait de situations cocasses,

    oscillent entre farce et comédie, réalisme et caricature. Ce n'est pas

     un vaudeville. 

     

    Parler de la Belgique depuis Kinshasa, parler avec  le coeur et  la  

    raison. Du pays de raison à partir du pays de  coeur. Ne pas  renier

    le passé, ne pas ignorer le présent , s'inquiéter pour l'avenir. Se dire

    qu'ils ont de la chance, la haut, de pouvoir palabrer en paix le verbe

    haut, sans que les balles siffles autrement qu'en  noms  d'oiseaux

    vers l'un(e)  ou l'autre,  les bavures  seront absorbées,  l'encre qui

    coule évite de répandre le sang. 

     

    Alors profitez, profitons en. Le temps de savourer, prendre le temps.

    Car il est bien court le temps  où l'on se parle pour mûrir des accords

    majeurs que l'on soit de Kin, de Bruxelles ou d'ailleurs.

     

    Bonne journée et Bonnes lectures ! 


  • Le jour d'après, "point d'achèvement"

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    On pourrait jouer sur le sens des mots. Point d'achèvement, le

    point ici est synonime de "résultat à atteindre" il pourrait s'agire

    de "point" dans le sens de non atteind, "il n'est point atteind". A

    force d'ergoter sur les points et les virgules, le F.M.I. a dès  le

    landemain des festivités offert la cerise sur le gâteau par le fait

    de la suppression  annuelle du remboursement de 150 millions

    de dollars. 9 milliards sur 13 ont été ainsi retiré de la dette de la

    RDC envers les institutions de Bretton Woods.


    De gauche à droite (mais ce n'est pas comme çà ici), les avis

    divergent. Que l'on soit de l'opposition ou de la majorité. Ca va

    de soi.


    N'empêche que ce cinquantenaire à un aire de nouvelle ère. A

    50 ans c'est l'âge de raison, c'est aussi et attention le réveil du

    démon de midi chez certains.


    Ce cinquantenaire (fastueux) pour certains et pour d'autres en

    rapport avec le rendez-vous de l'histoire. La présence du  Roi,

    des frères ennemis de l'Est, des Nations Unies,  et  un  slogan

    qui en dit long " Le réveil du géant R.D.C.".  Le Congo semble

    être libéré de ses fantômes après 50 ans.


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    Le Président de la République J. Kabila


    Quid des répercutions au sein des populations ?


    Ceux qui ont connus kinshasa il y a un an, n'en reviendont pas,

    tellement la ville change de visage et se transforme. Les autres

    régions voient s'améliorer peux à peux les infrstructures. Pour

    ce  qui concerne les  mentalités aussi, un long chemin  reste  à

    faire. Ci et là, on parle de "Re construction". Est ce à ce point ?

    Ou  tout simplement  enfin une Construction  qui est entrain de

    s'opérer ?


    Un nouvel essort sur fond d'indépendance "Cha-Cha" ancien et

    nouveau se côtoient. Indépendance Cha Cha de Grand Kalle, la

    première chanson Pan Africaine à la version revisitée par Baloji

    "Le jour d'après" mi Rumba et mi rapp aux intonations de Slam.

    La chanson reprend sa vigueur d'il y a 50 ans. Elle parle de ceux

    dont on parle peux, elle parle des gens. "pour changer   la dette

    en dotte, autant de droits que de devoirs, plus de point de conv-

    - ergence que de divergence ..."


    j'ai repris cette chanson fédératrice
    symbole de la crédulité de nos prémices
    entre indépendance et armistice
    mais pour que nos démocraties progressent
    faut qu'elle apprennent de leurs erreurs de jeunesse
    mon pays est un continent émergent
    bâti en moins de 50 ans


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    Enfant du 30 juin 2010

    Bonne journée et bonne lecture !


  • Kinshasa, Jour J

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    Très tôt ce matin, nous avons quitté la maison

    pour aller en ville et remonter l'Avenue Kasa -

    Vubu et nous rendre à l'endroit du défilé.

     

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    Défilé civile et mililtaire. Défilé sous le soleil,

    devant une tribune de chefs d'Etats très bien

    fournie. Outre la présence du Couple Royal, il

    y  avait une autre symbolique .  La Présence

    du Président Paul Kagamé et du Président  de

    l'Ouganda, M. Museveni.

     

    La foule était dense, des gens venus à pieds

    des communes et des quartiers lointains.

     

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    Le défilé militaire a marqué et marquera encore

    les  esprits. Démonstration de force.  Sortie  des

    nouveaux     engins, des   chars, des avions,  les

    troupes en force et en ordre. Défilé des forces de

    la MONUC aussi.

     

    Défilé civile. Présence massive des chinois, sur

    les engins de génie civile, parmi la foule.

     

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    Présence   chinoise  importante dans   tout  les

    secteurs. De la Provenance des nouvelles armes

    et matériel militaire, dans les engins destinés

    aux Cinq Chantiers.

     

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    Le    discours Présidentiel   résolument tourné

    vers l'avenir. Plus de détails quant au ressenti

    des populations dans les joursà venir.

     

    Ce soir le Bd du 30 juin est rempli de monde,

    la nouvelle Place du 30 juin et sa Fontaine font

    le plein. Place à la griserie de la fête. On a pas

    tout les jours cinquante ans.   Et puis, un  jour

    comme celui-ci çà se fête.

     

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    Demain sera un autre jour, un autre départ.

    Le réveil du géant, RDC, paradis terrestre.

    C'est ce qu'on pouvait lire sur la banderole

    placée en devant de la tribune officielle.

     

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    Bonne soirée et bonne lecture !

     

     

     

  • Jour J - 1, Le Roi Albert II à l'Ecole Belge

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    Cette journée fut très chérgée en émotions diverses.

    Tout  d'abord  la  visite  Royale  au Lycée Prince  de

    Liège (Ecole Belge) et ensuite l'invitation aux belges

    à la Résidence de l'Ambassadeur de Belgique pour

    et à l'occasion de la présence du Roi et de la Reine

    en R.D.C.

     

    Ci-dessous,   Le Roi,   la Reine Paola et    M. Yves

    Leterme pendant le spectacle joué en leur honneur

    par les élèves de l'Ecole Belge de Kisnhasa.


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    Photo : Dany Masson

     

    Le  Premier  Ministre  Yves  Leterme est aussi du

    voyage. Il s'est déplacé avec le couple Royal et il

    s'est engagé dans sa différence en signant le livre

    de condoléances adressé à M. Floribert Chebeya.


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    Photo : Dany Masson

     

    D'autres images demain, des En-Chanteurs entre

    autres, lors de la réception à la Résidence.

     

    Madame Brigitte Capon devant la chorale avec

    S.M. Le Roi et SE l'Ambassadeur.

     

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    Photo: Dany Masson

     

    Bonne journée et Bonne Lecture !


  • Les Nokos, la RDC et les autres

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    Chose rare ici, de ne pas commencer  par  la R D C

    Kinshasa. Ses faits de Sociétés les gens, la vie des

    Sociétés  et des affaires.

     

    C'est que chez les 'Nokos" à 6 000 km d'ici il s'en

     passent des choses.

     

    Les Flamands, par la voix de l'Open VLD, Parti

     Libéral Flamand et de son Président le 'fils de'

    Herman De Croo a choisi de faire sauter la mine

    BHV Et avec elle le  Gouvernement.  La Mine Tri-

    Céphales, BHV. Lisez Bruxelles Hall Vilvorde.

     

    Les Nokos du Sud, appelés Wallons ou

    Francophones sont donc devant le fait

    accompli. Celui d'un  Parti qui dicte la

    vie ou la mort d'une Coalition.

     

    Pourquoi est-ce qu'un dossier qui remonte

    à 1963 explose aujoud'hui ?

     

    En 1962, les Flamands demandent à ce q'une

    'Frontière' linguistique soit définie pour éviter

    tout expansionnisme Francophone. C'est de

    la que naissent les communes à "facilités" pas

    si facile que çà. Bruxelles avec 85% de son

    électorat francophone bénéficie d'un statut dit

    spécial. Les personnes peuvent voter dans la

    langue qui est la leur et pour des listes du

    Nord ou du Sud. Flamandes ou Francophones.

    Hall et Vilvorde font partie du "PAQUET".

     

    150 000 personnes qui parlent le français ont

    donc accès à des listes Francophones si on

    oublie pas les 6 communes à facilités. Ouf !

    Pour faire simple. 

     

    Les Nokos du Nord (Flamands) de plus en plus

    nationalistes et peut être revanchards veulent

    leur AUTONOMIE qui pourrait être à ce compte

    la scission pure et simple de la Belgique. Bye Bye

    Belgium.

     

    En sommes nous la ?

     

    Probablement pas en ce mois d'avril de 2010.

    Même si le démineur M. Dehaene, choisit par

    le Roi a échoué dans sa mission. Il n'est pas

    illusoire de penser à un nouvel accord au moins

    sur des principes de négociations irréversibles.

    C'est la condition posée par les Nokos du Nord

    aux Nokos du Sud.

     

    Toujours est - il que de plus en plus, il est difficile

    de vivre sur le sol Flamand pour un Francophone.

    Les Nokos "extrémistes' flamands confondant le 

    Droit du Sol et Droit au Sol.

     

    Comme le disait justement Paul Hermant dans sa

    Chronique du mardi 27 avril 2010. ....'Car le droit

    du Sol ce n'est pas un droit qui ferme l' accès mais

    qui l'ouvre... Le droit du Sol est qui est chez moi

    est de chez moi et pas le contraire. Le contraire ...

    c'est le droit du sang où il faut être de souche

    pour être de quelque part....'

     

    Les Nokos sont en crise d'identité. Elle prend

    le pas sur la crise financière, industrielle et Sociale

    que connaît le pays. Comme on dit, "le cœur

    à ses raisons que la raison ne connait point".

     

    Calcul électoral d'un fils en mal de reconnaissance ?

    Coup de force quitte à couler le bateau ?


    Est-ce la "compromis" à la belge ou le conscensus

    comme vous voulez qui est en péril ?


    Pour la première fois le dialogue est rompu.

    Il s'agit bien de la Démocratie  Belge qui est 

    menacée.

    Un Parti décide sans dialogué. Il s'impose. Sans

    vigilance extrême, la crise est peut  être bien plus

    profonde. 

    A suivre ...


    bhv

     

    En ce même temps, à Kinshasa, une pétition circule

    pour que la Belgique accepte d'accueillir Jean- Pierre

    Bemba sur son sol. Droit d’asile. Ceci en cas de décision

    de  la C.P.I. de La Haye, d'une libération conditionnelle.

     

    Pour rappel, le Chairman du MLC, est retenu à la CPI

    depuis le 24 mai 2008. Arrêté à Bruxelles et ensuite

    remis aux autorités de la Cour Pénale Internationale,

    M. Jean - Pierre Bemba doit répondre de plusieurs

    chefs d'accusations.

     

    C'est le député, l' Honorable Kanku et sa plate forme

    "Union pour la Nation" qui sont à l'origine de cet appel

    signé par 120 députés. Resté fidèle à celui dont il

    a été le bras droit lors de la Vice-présidence de M.

    Bemba.  Le député Clément Kanku espère de la

    Belgique, même mise à mal, comme on la vu. Un

    Geste. Une ouverture.

     

    Il spécule  peut être aussi de s'appuyer sur le Jubilé du

    Cinquantenaire et des bonnes relations qu'entretien la

    Belgique avec la RDC depuis la fin de l'année dernière

    Affaire à suivre dans les prochains jours…

     

    Autre annonce celle de la rouverture prochaine des ondes

    de R.F.I. Radio France Internationale, sur Kinshasa et sur

    l'ensemble du territoire congolais. RFI de retour sur les

    ondes dans les familles, après neuf mois d'extinctions

    des voix.

     

    Pendant ce temps, hier, les taxis - bus ont fait la grève.

    Ils ont fortement perturbé la bonne marche des usines et

    entreprises de Kinshasa.

     

    Ils revendiquent moins de pression de la part de la Police,

    moins de tracasseries.

     

    S'il doit y avoir négociation, il est a espérer que ceux

    de la rue seront aussi défendus par l'Etat. S'il est vrai

    que les tracasseries policières se sont multipliées à

    leur endroit, il n'en est pas moins vrai, q'un appel à

    plus de bon sens est de mise. Les Rois de la route

    ne se privent de rien. Ce qui compte. Faire du chiffre !

    Au  mépris  total du respect du  code de  la route, du

    respect à la propriété privée ou publique, et même du

    respect de la vie d'autrui.

     

    Il y a matière à négocier. Moins de tracasseries

    pour plus de sécurité sur les routes kinoises.

     

    La France, elle, se voile de ses difficultés en votant

    une loi contre le port de la Burka. On ne s’en plaint

    pas. Mais tout de même çà concerne moins de 3000

    personnes en France. Si c’est de l’égalité des femmes

    dont il s’agit et du respect des droits de l’homme. Il y 

    avait mieux à faire.

     

    Inégalité des salaires, inégalité des chances, la place

    des femmes à des postes à responsabilité. Ils ont fait

    un choix. Pas le plus difficile. C’est sûre. Les optimistes

    diront que c’est une avancée. Les pessimistes eux s’

    inquiètent des retombées exacerbées par des fanatiques

    à qui on a donné une visibilité totale.

    C’est un groupe de gens d’une religion donnée qui se

    voit montré du doigt jour après jour. Les amalgames

    ont déjà commencé et çà ne dit rien de bon pour l’avenir.

     

    L’interdiction de la Burka aura donné droit de cité aux

    extrémistes sans faire avancer le droit des femmes au

    pays de Voltaire ou chère à  Montaigne.


    Comme si çà ne suffisait pas pour le plat pays, cher

    au Grand Jacques. TF1 a arrangé les choses à sa

    manière. Il faut croire que la chaîne privée est plus

    habile à vendre des salades, "puisqu'elles le valent

    bien ! " que faire de l'info, puisqu'ils n'ont pas hésité

    à mettre le Royaume sans dessus - dessous. Voir

    l'image.

     

    faussecarte



    Et encore, on n'a pas parlé de la faillite de la Grèce et

    des tergiversations européennes, de la rentrée en force

    du F.M.I. longtemps vilipendé et maintenant devenu  le

    sauveur suprême. çà Nicolas Sarkozy ne le savait pas

    lorsqu'il a envoyé loin de Paris DSK, Dominique Strauss

    Kahn. Et puis, le Portugal aussi  dans la tourmente.

     

    A qui le tour ?


    On le voit, les « Nokos », la R.D.C. et les autres, nous

    Sommes englobé dans un monde grand comme  un  

    village qui à une fâcheuse tendance à manquer d’une

    place commune.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

  • Jubilés africains, la Francophonie. Et nous et nous ... .

    Pin it!

    Ce 20 mars  2010, l'Organisation Internationale de la

    Francophonie, l'OIF, fêtera ses 40 ans dans 70 Etats.


    "La diversité au service de la Paix." 


    200 millions de francophones dans le monde dont 14

    pays africains qui eux célèbrent cette année leur 50

    ans d'indépendance, parmi ceux -ci, le Bénin, la (R.D.C)

    République Démocratique du Congo, le Cameroun, la

    Centrafrique, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le

    Gabon, le Burkina Faso, Madagascar, le Mali, le Niger

    Mauritanie, le Nigeria, le Tchad, le Togo, le Sénégal

    et la Somalie.

     

    Carte_Francophonie

    Pour agrandir : Cliquer droit sur l'image et Afficher l'image

     

    200 millions de francophones, çà me fait repenser à

    la chanson de Julos Beaucarne. C'était en 1974 et la

    Francophonie c'était à cette époque 180 millions de 

    personnes. "on parle le français à Quebec, à Rebecq,

    à Florecq, à Tahiti, à Haïti, au Burundi, au Togo, au

    Congo...." et çà continuait pour se terminer sur une

    phrase wallonne, "Vola poqwè, no s'tant firs dyesse

    wallons". en Français, "Voilà pourquoi, nous sommes

    fiers d'être wallons.  

     

    Il y a cinquante ans, des pays colonisés par des Etats

    Européens devenaient indépendants. L'histoire de la 

    bouteille à moitié vide, ou plaine commençait.

     

    Des jubilés tournés vers l'avenir sans trop se souvenir

    du passé et de l'histoire. 

     

    En R.D.C. l'invitation lancée au Roi des belges, et les

    deux nuits qui seront passées à Kinshasa font couler

    beaucoup d'encre. Au Congo et en Belgique. Si de

    nombreuses voix se lèvent pour dire leur satisfaction en

    rapport à ce déplacement Royal, d'autres se lèvent

    aussi pour dire que çà n'efface rien, et que la dette

    reste.

     

    La Francophonie, c'est le partage d'une même langue,

    c'est idéalement le partage d'une solidarité active entre

    les Etats qui font partie de cette grande famille.

     

    L'accession à l'indépendance c'est normalement, l'

    acquisition de sa totale souveraineté politique. Le

    droit à déterminer par soi même les orientations qui

    déclinent de cette indépendance politique.

     

    La venue du Roi Albert II à Kinshasa, au delà du

    symbolique, c'est aussi un message d'espoir vers

    le peuple congolais et aux projets de reconstruction

    du pays, oeuvre des dirigeants élus. Ce sont d'

    autres relations entre les deux Etats, qui ont été

    toujours fusionnels et passionnels. C'est la première

    visite royale en dehors de relations régentées par les

    intérêts de l'Ex Colonie. Venir en Royale visite avec 

    en mains pourquoi et qui sait, un geste.

     

    Lequel ? Direz - vous ?

     

    Une approche de nos passés mèlés et un retour

    sur la terre des encètres d'oeuvres qui marquent

    la culture et l'histoire du peuple et des cultures

    congolaises.

     

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    S.M. le Roi Albert II : Crédit Photo Belga in Le soir

     

    Pourquoi mélanger Francophonie et Indépendances ?

     

    La diversité au service de la paix, c'est accepter l'autre.

    Le fait de mettre l'accent sur l'avenir et sur les traditions

    culturelles, ne devrait pas occulter la partie historique

    et la restitution de la mémoire  culturelle pillée et extraite

    de son milieu. Redonner au peuple congolais les oeuvres

    vestiges de son passé, fait peut être partie d'une nouvelle

    vision des rapports entre les Etats. 

     

    S'il n'est pas question de "pardon", pourquoi ne serait

    - ce pas l'heure de restitutions et d'échanges ? Celle de la

    Culture et de ses témoignages au travers des âges.  

     

    Celle des identités multiples d'une Nation diversifiée

    et pourtant unie, unique même. 

     

    Un geste culturel contre ce qui fut de la barbarie.

    Un geste pour un autre départ d'avenir dans ce 

    pays le plus peuplé de la francophonie. A ce jour,

    200 oeuvres environ sont au Musée de Ngaliema,

    vestiges et témoins. A Tervuren, dans les caves et

    les placards, sur les tréteaux d'expositions, il y a

    170 000 oeuvres répertoriées.

     

    "La vie ne se comprend que par un retour en arrière

    mais on ne la vit qu'en avant." Sören Kierkeggard

    Philosophe danois. 

     

    La diversité au service de la Paix. 

     

    Bonne journée et bonne lecture !

  • Réponse à la question posée : Albert II à Kinshasa

    Pin it!

    Voilà la réponse à la question posée ici en janvier 2010

    plus exactement le 11 janvier.  Quand  pourrons  nous

    savoir que le Roi des belges .... ?


    Et bien la nouvelle est tombée par communiqué de la

    part du Conseil des Ministres restreint, "Le Kern", par

    la voix du Miinistre des Affaires Etrangères, Monsieur

    Steven Vanackere.


    Le Roi Albert II sera aux festivités des cinquante ans

    de l'Indépendance de l'ex. Congo belge.


    Dans les milieux aussi différents, que ceux officiels,

    de la rue, au Congo comme en Belgique, des voix se

    faisaient entendre pour qu'il en soit ainsi.


    Pour rappel, la dernière visite Royale à Kinshasa, date

    de 1985. Le Roi Baudouin était venu rendre visite au 

    Maréchal Président Mobutu.

     

    Cette présence relèvera moins du folklore comme on

    semble  vouloir le donner à penser certains, qu'un

    rendez-vous important, un pari sur l'avenir. 


    Bonne journée et bonne lecture !

     

  • Comme annoncé hier

    Pin it!

    Le Président Kabila et le Ministre belge des Affaires

    Etrangères M. Vanackere se sont rencontrés à  plus

    de 2 000 km de la capitale, à Lubumbashi dans le

    Katanga.


    L'invitation au Roi Albert a été évoquée ainsi que 

    le réchauffement  des relations belgo - congolaises

    tout ceci alors que le ciel de la R. D. C. faisait grise

    mine. Ce n'est pas parce que le ciel tonne que les 

    hommes ne peuvent pas s'entendre. 


    A suivre !


    Bonne journée et Bonne lecture !

     

  • Revue de presse...

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    De la visite probable du Roi des belges en R.D. Congo à
    la présentation du programme de Gouvernement au Président de
    la Chambre, Monsieur Vital Kamerhe, la presse s'étend en
    long et en large sur le fond et la forme.

    L'affaire des 3 K a été résolue et c'est l'ancien Ministre
    de la Justice sous la Transition, M. Ilunga Mbundu qui est
    le Ministre du Commerce extérieur.

    Le Palmares, nous rappel en page 23 de son édition du 20
    février 2007, qui est Monsieur Ilunga Mbundu et nous gratifie
    en sa dernière page de deux dessins de Trebal
    sur les événements de ces derniers jours.

    Le Potentiel, titrait "Gizenga : Le baptême de feu". Dans
    ses pages 11,12 et 13, un vaste dossier sur "la réforme
    du secteur forestier : échec du Cameroun, Pillage annoncé
    en R.D.C." titre le journal.

    Quant au Soft, sa première page est consacrée à la visite
    royale et les soubressauts qu'elle rencontre tant en Belgique
    qu'en RDC. Mais ici il s'agit plus du mauvais état de la piste
    d'atterissage de l'aéroport de La Luano à Lubumbashi,
    que de querrelles belgos-belges du Nord et du Sud du plat
    pays.

    Le Soft, ouvre un espace important au portrait du Gouverneur
    du Katanga... Monsieur Moïse Katumbi Chapwe...3 pages lui sont
    consacrées avec en sous titres les phrases chocs du "Governator"
    comme l'appel le Soft, "Construire le Katanga
    est le refrain de ma vie" ou "il nous faut nous interdire
    d'entrer dans ce débat sur la nationalité qui déchire la
    Côte d'Ivoire" et enfin "Quand je partage, le lendemain,
    je gagne le double; c'est le secret de ma vie que je vous
    livre."

    Par ailleurs le Soft nous donne la composition du Gouvernement
    avec les noms, les appartenance de partis et les régions
    de provenance des 60 Minstres et Vice-Ministres.

    Revue de presse 20 02 07

  • Discours du Roi des belges à l'occasion des fêtes

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    N.D.L.R. (note de la rédaction) Je pense qu'en ces temps de
    fin d'année, de celle du début de la Troisième
    République au Congo, qu'il est de bon ton de publier
    ici, le discours prononcé par Albert II
    .Il y est question de plusieurs points sensibles du moment
    de la paix, des guerre, mais aussi et surtout du Congo et
    de la coopération entre les deux pays.
    Le propos n'est pas ici de commenter, mais de donner à lire
    et à la connaissance cette information qui vient de chez
    le "Grand Noko"

    Bonne lecture. Peut être une visite du Roi en 2007 au Congo ?

    Le Discours

    Je voudrais d'abord dire aux travailleurs de Volkswagen Forest
    et à leurs familles, ainsi qu'à ceux des firmes sous-traitantes,
    combien je partage leur profonde déception à la suite
    de la très importante restructuration de l'usine VW.

    Je sais que les autorités font tout pour trouver des solutions.

    Par ailleurs, il est souvent question ces temps-ci d'abus
    de biens sociaux et de ressources publiques. Je voudrais
    faire deux remarques à ce sujet.

    1.Aucune personne n'est au-dessus de la loi et la Justice
    doit pouvoir faire son travail en toute indépendance.

    2.Lorsque la justice établit des détournements, il me semble
    équitable que la réparation concerne tous ceux qui en ont tiré avantage.

    Mesdames et Messieurs, Le temps de Noël et du Nouvel An
    est une période qui nous prédispose à une réflexion sur la paix.
    Que faisons-nous, que pouvons-nous faire, pour être des artisans
    de paix dans notre famille, dans notre pays et même au-delà.
    Nous savons fort bien que l'absence de conflit ne signifie
    pas nécessairement la paix. La paix implique bien plus.
    Elle demande surtout que chacun cultive une attitude
    de respect et de bienveillance vis-à-vis de l'autre,
    quelle que puisse être sa différence.

    Dans notre monde, les grands comme les petits foyers de
    violence sont malheureusement très nombreux. Des antagonismes
    raciaux, ethniques ou religieux sont souvent exacerbés.
    Notre pays n'est pas indifférent à ces situations
    douloureuses. En effet, il joue un rôle actif en faveur de
    la paix et s'y emploie de différentes manières.

    Tout d'abord, par le dynamisme et la créativité de notre

    diplomatie. Cette année, par exemple, la Belgique a assumé
    la Présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération
    en Europe. Cette Organisation est active notamment
    en Europe de l'Est et dans le Caucase. Au-delà de son mandat
    de base, l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération
    en Europe joue un rôle important dans le domaine des
    droits de l'homme, dans la protection des minorités,
    dans la liberté de la presse, dans l'observation
    d'élections libres et plus généralement, dans le
    développement de la démocratie.

    J'ai eu l'occasion de rendre visite à cette Organisation et
    à ses dirigeants en septembre, à Vienne. J'ai été frappé d'entendre
    ses responsables me dire combien la Belgique multiculturelle
    donnait à notre diplomatie une aptitude toute spéciale
    à rapprocher les points de vue, à trouver des terrains
    d'entente, et à promouvoir la paix.

    Ce sont ces mêmes qualités qui ont contribué au fait que
    180 pays ont choisi la Belgique pour devenir, à partir du
    1er janvier prochain, et pendant deux années, membre du
    Conseil de Sécurité des Nations Unies. C'est un beau défi
    pour nous.

    La diplomatie, hélas, n'est pas toujours en mesure de prévenir
    ou de résoudre des conflits. Il arrive même souvent
    qu'une force militaire soit nécessaire pour maintenir
    une paix fragile ou pour la rétablir. Aujourd'hui,
    plus de 1.100 de nos soldats sont déployés à travers le
    monde, principalement dans les Balkans, au Liban, au Congo
    et en Afghanistan.
    L'objectif de leur mission varie.
    Au Kosovo et en Bosnie notre présence consiste à
    prévenir une nouvelle guerre civile dans les Balkans.
    Au Liban nous participons au rétablissement de la paix. Au Congo
    nous contribuons à protéger la démocratie.
    Nous sommes
    présents en Afghanistan pour éviter le retour des Talibans.

    Fin septembre, j'ai rencontré à la base de Beauvechain, des
    unités en partance pour le Liban, et le Kosovo. J'ai été
    frappé par la motivation, l'engagement et la bonne préparation
    des hommes et des femmes qui en faisaient partie.

    Je saisis cette occasion pour dire à tous ceux qui participent
    à ces opérations que nous sommes fiers du travail qu'ils accomplissent
    et qu'en cette période de fin d'année, le pays tout
    entier pense spécialement à eux et à leurs familles.

    Il est encore un troisième moyen par lequel la Belgique
    contribue à la paix : il s'agit de la Coopération au
    Développement. La grande pauvreté, les privations et les maladies qui
    sévissent dans beaucoup de parties du tiers monde
    constituent une injustice sociale majeure, et il est vrai que
    sans justice il n'y aura pas de véritable paix. Le développement
    ne serait-il pas alors une définition moderne de la paix ?

    Notre pays contribue activement à des projets de développement
    dans 18 pays partenaires. De nombreux coopérants
    belges y travaillent et je veux aujourd'hui leur
    rendre un hommage particulier.

    J'espère aussi très vivement qu'un nouveau partenariat puisse
    se développer avec le Congo, où les populations ont tellement
    souffert ces dernières années, mais où des perspectives
    nouvelles s'ouvrent à présent.

    Voilà, Mesdames, Messieurs, quelques réflexions que je voulais
    partager avec vous à propos de la paix.

    Il est évident que notre pays, dans ses actions en faveur
    de la paix, partout dans le monde, ne sera vraiment crédible
    que si à l'intérieur même de nos propres frontières
    le respect mutuel, l'entente et la cohésion seront la
    réalité et pas la fiction. C'est le voeu que la Reine et
    moi et toute notre famille formons pour cette nouvelle année.

    A chacun et à chacune de vous nous souhaitons de chaleureuses
    fêtes de Noël et un heureux Nouvel An.

    Die Königin und ich, sowie unsere ganze Familie, wünschen
    Ihnen ein frohes Weihnachtsfest und ein glückliches neues
    Jahr."

    D'après BELGA