balles

  • C'est triste, Kinshasa sous les balles.

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    Samedi matin calme. Les boutiques s'ouvrent aux heures habituelles. Dès 8 heures,
    la circulation est dense, sur le Boulevard du 30 juin. Je viens
    de prendre mon petit expresso à la "Pâtisserie Nouvelle". Vers 10,30 heures
    des coups fils de partout.

    "Attention, des tirs ont été entendus entre l'INSS et le Rond Point
    Mandela".

    Tout se confirme très vite. Les sms de sécurité des différents organismes,
    ambassade, EUFOR, MONUC, font état des mêmes événements. Très vite, nous fermons
    le magansin et les bureaux. Vers 12,15 heures, en voulant repartir
    vers l'Avenue des Huileries, via Colonel Ebeya, des tirs retentissent. Demi-tour,
    vers l'Hôtel Memling, le lieux le plus sûre dans le coin.

    Les choses semblent se calmer vers 12,30 heures. En partant du
    Memling, j'en profite pour prendre deux photos du Boulevard du 30 Juin. Vide
    ou occupé par les patrouilles de la Monuc, pendant que les hélicoptères
    de l'EUFOR, survolent la ville.

    Aux dernières nouvelles, le Gouvernement, aurait demandé, à Monsieur Bemba de s'adresser
    à la population, pour demander le calme, réclamer la levée de certains barrages.
    A cette heure, le communiqué n'a pas encore été adressé.

    La situation est calme en ce moment, mais reste très tendue.

    La note d'hier relevait de cet état et d'une capitale sous pression.
    La soupape à sauté, en partie. Les fusils et mitraillettes ont crépités,
    les mortiers, et roquettes ont tonnés.

    La poudre à parlé encore une fois.

    Attendre. Rien d'autre, qu'attendre un dénouement à cette tension.

    Avec l'espoir que çà ne se règne pas à la poudre et au canon.

    c'est beaux une ville la nuit. C'est triste, Kinshasa, sous les balles

    Images: Le Bd du 30 Juin Samedi 11 novembre à 15 heures. Patrouille de la MONUC.

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