barly baruti

  • Ismaël Lo : Africa.  

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo : Dessin : Shegge Dance de Barly Baruti

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  • Mamou : Luambo Franco Makiadi

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo : @DanyMasson / Eau Pire Kin.. 

     

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  • Retour vers le Futur, "Coltan de tout çà ?"

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    Dessin de Barly Baruti 

     

    Cinéma fascinant, cinéma qui nous surprend, cinéma qui rejoint la vie,

    cinéma voyage dans l'espace, dans le temps, dans les mémoires,  dans 

    notre imaginaire, cinéma découverte, cinéma passion, cinéma  de  nos 

    héros. Cinéma fantasme. Cinéma de planche à roulette , Marty McFly

    et de Emmet, de Hill Valley. Notre passé - présent. 

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  • Shegge Dance...

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    Introduction.

    He toi, prend ton sample, ta platine, ton jembe ou ton tambour

    Griot, rappeur, chanteur, comédien, narateur du haut de tes planches

    Mets des notes sur le texte, clame le autour de toi. Troubadour.

    Rythme les mots et le crayon de Barly et que ton phrasé déhanche

     

    Shegge Dance de Barly Baruti

    Toute reproduction doit mentionner ce qui suit : ©Barly Baruti : Dessin 

    Night Club “on thirty june” Kinshasa Place. Hep pilote, Hep Boss, nous on danse, Shégué Dance.  

    Debout congolais, ici on est sur le symbole de notre indépendance. Avant, on pouvait s’y abriter sous les manguiers, y manger les fruits juteux. Maintenant des avions pourraient même y atterir, et ce qui est juteux ici, c’est de faire la manche. “Boulevard du 30 juin” sous un soleil ardent. Nous on danse, Shégué Dance.

    Hep Mundele, Papa Nangayi, donne moi l’argent, je t’offre un voyage pour la prochaine danse à la mode des Wemba, Werra et Koffi. Pesa mbongo ! Dans ta boîte de nuit, demain, tu danseras comme nous, Black & White, vous danserez, Shégué Dance.

    En bas des tours, alors que les lumières s’allument dans les salons, alors que les TV du Monde entier parlent d’un monde de plus en plus  fêlé. Alors que les filles sortent dans les Ngandas guettants la pomme à croquer. L’une à son choc, l’autre à son chic, mais c’est le chèque qu’il faut. “Chic-choc-chèque”, Nous on danse, Shégué Dance.

    Dans les rues, les feux s’allument.

    Des feux de planches de palettes depecées, de cartons Samsung ou LG, de détritus du Grand Zandoo, le Grand marché si tu préfères. Groupés autour des cartons de la société de consommation, on se réchauffe les corps et les coeurs comme on peut. C’est que la nuit, sous les Tropiques, la misère n’est pas moins froide.

    Il faut demain se réveiller.

    Nous on danse, Shégué Dance.

    Autour des braseros de fortunes, autour du képi volé au roulage perdu dans sa circulation et ses billets piqués au nom de sa loi. Autour du képi de notre indépendance, Nous on danse.

    Comme au jour où Nous avions piqué “l’épée de l’Indépendance” au Roi Bwana Kitoko en plein défilé.

    A demain, à la vie, à la mort. Shégué Dance.

    Il est  23 heures.

    Les nights clubs se remplissent, les verres se vident tandis que les belles se pavannent. A cette heure, plus rien sous les pagnes des filles, tu y croques la vie et tu peux y chopper la mort.

    Le véhicule blanc “UN” devient “NU” la nuit. Ici, la nuit tous les Casques sont Bleus. Les jeeps “UN” sont cachées. Ils sortent les “IT”, plaques d’Immatriculations en Transit”. “IT”, les “Intouchables” comme on dit ici. Et nous, “Ambassadeurs des Princesses de la nuit” auprès de ces riches “Papas bonheurs”, on danse. On danse avec eux ! 

    Shé-Shé-Shégué Dance.

    ©Dany Masson : Texte

     

    Dany Masson & Barly Barutti

     

     

    Belle et bonne journée, bonnes lectures aussi !

  • Au coeur de l'Afrique ...

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    Masisi, Kivu, Goma, RDC, Kinhasa, Paul Kagamé, Joseph Kabila, Réfigués, Agression, Viols, Guerre, Barly Baruti,

     

    Dessin de Barly Baruti, texte de Dany Masson

    A Goma, terre noire, terre chaude, terre de cendres et  de vies. A Goma, ma sœur, A Goma, Au Nord Kivu dans la tourmente. Aux femmes, aux Enfants, Aux hommes, a Nos Frères et à Nos Soeurs qui fuient. A cette humanité abandonnée.  A Goma ville sœur, ville de transit, ville de commerces. A Goma, ville d’eau, ville plurielle. A Goma, ville de cris et de larmes.  A Goma où le son des canons ont remplacés le Chant des Tambours, Goma, Ô Ngoma !

    Il était en Virunga, des girafes, des vaches, des Gorilles, de Grands singes blancs aussi, de hauts eucalyptus, de grands baobabs et des bambous à perte de vue,  mille et une sortes qui faisaient la faune et la flore de nos grands espaces de nos hautes cimes accrochées au ciel bleu de nos aïeux.

    Nous pouvions lire aux lignes dessinées sur les pelages, comme aux lignes dessinées sur la paume des mains des hommes. L’avenir, la vie, la mort, l’amour, la chance et bien d’autres voies encore.

    Aujourd’hui, un ciel fauve, reflet du grand lac de feu éternel du Nyiragongo à la lave éternelle comme les neiges au dessus du Kilimandjaro. Le ciel fauve éclaire mes os qui dessinent des lignes de mort tout au long de mon long cou. Dans le Rift africain, dans les veines du parc de la Virunga, je suis lasse de cet ouragan de feu qui sèche les pluies de mon enfance.

    Le matin, là haut, au dessus des nuages, je tourne le cou à gauche, à droite ou au centre, les yeux vides se tournent vers la misère et la pauvreté  et des nuées pour linceuls. Ô  nature notre mère qui fit de nous des êtres et des hommes, où es tu ?

    Les balles et le cri des femmes, la recherche de l’Or noir, le sang de la terre, l’exploitation de la misère, ont remplacés dans le grand parc les longues cornes au lait de miel dont la vallée se réputait. Les vaches paissaient où maintenant les hommes et les êtres trépassent. Le pétrole remplace le caoutchouc sur l’autel de nos peines séculaires.

    Où sont les anges de nos ancêtres, les amulettes, les statuettes ?  Où est partie notre sagesse ? Où sont les anges, nos ancêtres ? Mes os ont froid sous ce ciel aux couleurs si chaudes. Sous ce ciel aux couleurs de sang les hommes sont comme des volcans.

    Comme le magma, les hommes s’infiltrent dans les fissures, éclatent  nos vies, écartent nos proches. Les lèvres de nos femmes ainsi percées s’ouvrent, tandis que les cris retentissent, sous le ciel de feu, le ciel de sang qui fait des hommes, des volcans.

    L’Okapi, mon frère, ne viendra pas en Virunga. Car ses yeux et son cœur pleurent au son des balles des lâches.

    Il était en Virunga, des paysans courageux, des femmes fières, belles, aux jambes longues et fines comme celles des gazelles. Il était en Virunga des girafes charpentées comme des tréteaux hauts marchant la tête vers le haut. Il était en Virunga la vie de notre beau pays et le Masisi pour grenier.

    Aux larmes citoyens succèderont les charmes retrouvés de nos mères. Pays, à mi chemin entre ère nouvelle au milieu de nulle part, nous émergerons par ton fleuve, par tes lacs et tes chemins, jeunes et vieux, nous te ferons beau, comme sur le pétrin, des ses mains, l’homme fait sont pain. Ô mon Congo, Ô Congo de nos aïeux.