blindes

  • Dans deux jours, le débat tant attendu à Kin.

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    Plus que 2 jours et le débat télévisé entre les deux
    candidats, Le Président sortant et le Vice-président
    aura lieu.

    Du moins c’est ce qui continue de se dire et se dédire.

    Suspense à Kinshasa. Pas de discours, pas de meetings,
    pas de programmes. C'est comme si tout devait se jouer
    le 26 au soir par caméras interposées.
    A l'américaine comme on dit. Des questions de journalistes.
    Pas de débat entre les protagonistes. Juste des réponses
    aux questions, loin des tumultes des bons vieux débats
    à la Pollack en France. La France qui n’est pas en reste
    d’ailleurs, puisque les trois prétendants socialistes à l’investiture
    font le même exercice. Décidément, on à beaux aller loin,
    on revient toujours au même point.

    Il pleut sur Kinshasa. La chaleur est moite. Les banderoles
    et affiches s'affichent. L'impression que quelque chose doit se passer.

    Hier, le Boulevard était noir de monde. Les gens ont
    choisis de rentrer à pieds chez eux. Les transports
    manquaient, comme à chaque fois qu'il pleut. La pluie
    inondait tout. Il manque de plus en plus de choses. On ne trouve
    pas facilement des pièces de rechanges dans les quincailleries
    . Les patrouilles mixtes issues des accords se multiplient.

    Des gens quittent ou se préparent à quitter la capitale.
    Qui, de l'autre côté du Fleuve, vers l'autre Congo.
    Qui, pour ailleurs mais pas ici.

    La rumeur, toujours la rumeur, qui fait perdre les sens
    et le bon sens. Partir, rester. Plutôt rester ! Après tout,
    ce ne sont que des élections. Tendues, certes. Mais
    quelle élection ne l'est pas de nos jours. Kinshasa est précairement
    calme. D'un calme avant la tempête.

    C'est ce qui se dit. Ce qui se sent. Mais ce qui se sent, est
    souvent subjectif et volatile. Pas de paramètres objectivement
    vérifiables pour étayer tel ou tel scénario.
    Prudence donc.

    Kinshasa bouillante.
    Kinshasa cosmopolite,
    Kinshasa suspendue.

    L'ombre des élections plombe la ville, les affaires.
    Les consignes de sécurité de plus en plus claires, tombent.
    Ce qui n’était , hier encore, que des blindés de factions
    sur le Boulevard, face à la maison assiégée et sur l’Avenue
    de la Justice sont devenu, de mini bunker de sacs de sables.

    C’est comme si le décor d’un film se posait sur la ville.
    On en connaît les acteurs, mais pas le metteur, en scène,
    ni le scénario.

    Kinshasa fait peur.
    Kinshasa, veut se faire remarquer.
    Comme une belle, se faire désirer.

    Ci-dessous : "Des militants de M. Bemba devant le QG"
    et "Les blindés legers renforcés de sacs de sable"

    24 octobre 2006001_edited

    24 octobre 2006003_edited

  • Situation de tension et tirs à la Gombe

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    Il est 16,55 heures, des tirs nourris ont lieu depuis plus d'une heure à la Gombe aux environs des bureaux de M. JP Bemba. Sur Haut Commandement, au Rond Point Mandela et tout le quartier aux abords de l'INSS et du Cimetière de la Gombe, çà chauffe. Une vingtaine de belges sont au Cercle de Kinshasa derrière le cimetière et bloqués. Pas moyen de bouger pour le moment. Ce n'est pas conseiller d'ailleurs. Des blindés viennent de descendre de Kintambo vers la ville.