bukavu

  • Kinshasa, jeudi annoncé sous tension

    Pin it!

    Il semble que la tension qui prévaut à Kinshasa ne va pas baisser ce 22 janvier 2015. D'après des experts et les Chancelleries qui sont en place, ce jeudi n'augure rien d'apaisant.

    C'est en effet, cet après - midi que l'Assemblée Nationale doit délibérer sur le sujet de SUBORDONNER ou non les prochaines élections présidentielles à un recensement national. Ce qui reporterait d'au moins un an lesdites élections et prolongerait de fait, le mandant du Président Joseph Kabila, de 2016 à 2017.

    Prudence est le maître mot de cette journée encore. La ville semble dormir. Des patrouilles de la  Police sillonnent les rues et et Avenues de Kinshasa. 

    Quant aux communications internet, elles ne sont toujours pas rétablies à cette heure. C'est le black-out total de ce côté. 

    Je reviendrai avec une plus longue analyse de la situation qui prévaut depuis samedi 17 janvier 2015 en République Démocratique du Congo. 

    Aux amis et connaissances, à la famille. Mes pensées sont avec vous tous et toutes. 

     

    Belle et Bonne journée. Belles et Bonnes lectures aussi.

     

     

  • R.D.C. Kinshasa, Victoire en chiffres défaite d'une politique ?

    Pin it!

    Bd Lumumba, Echangeur, Limete, Des estimations de votes, les premières tendances commencent à tomber. Les militants des différents partis recuiellent et propoagent les meilleurs scores  engrangés par leur poulain. Telle ville de telle région tombe. Les GSM aux oreilles un bout de papier, des chiffres, des noms de villes, des noms de candidats vites couchés sur le papier.

    Une première analyse, se jeter à l'eau sur base de ce qui est dit, sur base des premières tendances.

    On pourrait dire. "Vers une victoire en chiffres et la défaite d'une politique". Il faudra décrypter dans les jours qui viennent et ne pas aller trop loin avec ce dont on dispose en ce moment. Après tout, c'est le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, que les résultats encore provisoires seront proclamés. 

    A ce jour, des partis récusent les résultats. Seuls deux candidats restent muets. Le Chef de l'Etat et Etienne Tshisekedi. Probablement certains d'avoir gagné chacun de son côté.

    A 9 heures, les Observateurs Electoraux Africains, SADEC, l'U.A. (Union Africaine),....  tiennent au Grand Hôtel de Kinshasa une conférence de presse pour rapporter le résultat de se qu'ils ont constaté durant le déroulement des élections du 28 novembre 2011 et d'hier.

     

    Bonne journée et bonnes lectures !

  • Le petit bout de la lorgnette

    Pin it!

    Par souci d'objectivité quant au discours du Président de

    la République. Voici un lien ci-dessous qui permet de se

    le télécharger en versin PDF. Ce lien a été mis en ligne

    par l'Ambassade de la R.D.C. à Bruxelles. 


    C'est donc de l'information directe qui permet de se faire

    son opinion sans passer par le petit bout de la lorgnette

    et les commentaires. 


    http://www.ambardc.eu/index.php?option=com_

    content&view=article&id=93:le-president-de-la-

    republique-a-prononce-son-discours-sur-letat-de-la

    -nation&catid=42:rokstories



    Bonne journée et bonne lecture !

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 7, Carnet 6

    Pin it!

    Luc_Classe

     

    Carnets de Voyage au Pays des Grands Lacs 2009

    n° 6 mai 2009




    Non je ne suis pas soûlard !


    Ce soir, c’est avec Zao que je danse et que je chante « Non

    je ne suis pas soûlard » et « Patron » puis son succès le plus

    connu « Ancien combattant » que j’ai entendu la première

    fois dans une discothèque de Bamako en 1983 puis que j’ai

    retrouvé avec à DJ Gisèle en Roture le vendredi soir quelques

    années plus tard.

     

    Anciens combattants
    Zao à Paris en spectacle


    Zao, auteur compositeur interprète, Congolais de Brazza, il

    est une de mes portes d’entrée en Afrique, une entrée en

    fanfare par le Mali et le fleuve Niger –à lire ou relire « Water

    music » de T-C Boyle.  C’est le 20 novembre 1983 que j’ai

    quitté Orly pour Bamako, un exemplaire de Libération

    sous le bras : Reizer est mort ! Lui aussi, à sa manière,

    m’a donné une clé d’entrée pour le monde et pour l’Afrique.

    Merci l’ami, avec Coluche, Desproges et bien d’autres, vous

    m’avez permis de conserver la curiosité, l’envie et

    l’enthousiasme de la découverte de l’autre, avec amour,

    respect et humour.



    Non je ne suis pas soûlard et pourtant j’en suis déjà à mon

    troisième Ouzo !


    Les ouzo sont déjà loin, oubliés….



    Sécurité routière !


    Je reprends l’écriture en cette journée pleine de soleil et de

    poussière, mercredi 10 juin !


    Il faut que je l’écrive clairement car les choses ont changé

    depuis 2 mois à Bukavu !

     


    IMG_3172

    Le rouge de la région et les poussières suivront

     

    Oui, et c’est très perceptible pour moi qui ai recours aux

    taxis collectifs 2 à 3 fois par jour (350 FCongolais la course,

    soit un peu moins qu’un demi-dollar. Le change est de 1 US

    dollar pour 800 FC les bons jours !). Ils roulent plus vite et

    cela occasionne des scènes nouvelles et inédites depuis 30

    ans ! Je m’explique. Les travaux de rénovation d’une des

    artères principales progressent bien. J’écrivais en avril qu’il

    y avait quelques centaines de mètres (300 m maxi) de rues

    asphaltées seulement et que le chantier était ouvert depuis

    plus de 7 mois. Aujourd’hui, on peut voir une réelle évolution

    car les véhicules, et notamment les taxis collectifs, peuvent

    passer la troisième vitesse et atteindre les 50 km/heure

    contre 10 à 15 auparavant sur un tronçon d’au moins 800 m !


    Mais quelle surprise ! J’évoque la surprise et la course subite

    et folle, que doivent entamer les piétons habitués depuis de

    très nombreuses années à traverser d’un pas tranquille les

    artères urbaines, au coup de klaxon heureux du chauffeur

    qui, enfin, fonce !


    La situation est d’autant plus périlleuse que la plupart des

    voitures et que la totalité des taxis collectifs ont la conduite

    à droite ! Bonjour les risques surtout en cas de dépassements !


    C’est le cas également au Burundi. En fait, les voitures

    achetées par 95 % des Nationaux proviennent de Dubaï,

    achetées en seconde main, à prix moindre.


    Oui, c’est bien cela. Mais que va-t-il se passer dans les tout

    prochains jours sur ce boulevard (800 m) traversé de toutes

    parts et sans cesse par des piétons qui n’ont pas encore

    intégré le fait que la vitesse des voitures s’était adaptée à

    l’existence du macadam ! Attention, danger ! Il va falloir

    rapidement que le Gouvernement lance une campagne de

    prévention des accidents à Bukavu. Il faut rappeler que

    plus de 80 % de la population n’ayant jamais connu leur

    ville avec des rues totalement en état, la campagne de

    prévention sera utile et concernera du monde !  Mais qui

    va lancer et financer cette initiative salutaire et humanitaire ?


    Je tends la perche aux amis pour la création d’une ONG

    chargée de la sécurité routière en RDC car il est évident

    qu’avec la construction d’un réseau routier normal, le taux

    de mortalité va monter en flèche dans toute la République.


    D’accord, je vous ai entendu dire en chœur « Mais qu’est-ce

    que tu attends pour agir, toi qui est sur place ? ». Je prends

    contact avec le Ministre de la Santé dès cet après-midi pour

    lui faire la suggestion ! Je suppose que 3Tamis – centre de

    création audio-visuelle et de reportages vidéo -  sera à la

    hauteur pour réaliser une série de séquences d’information

    et d’éducation à la sécurité routière, suivez mon regard…..


    La poussière !

    C’est la fin de la saison humide. D’après mes informations,

    la saison sèche commence à la mi-juin, c’est bientôt. Alors

    là, c’est très simple, pour rester présentable à la Belge, il

    faudrait changer de chemise deux fois par jour !


    Je repense à cette pub d’OMO, c’était au début des années 90,

    OMO avait perdu des parts de marché importantes par rapport

    à la concurrence d’ARIEL ! La campagne TV présentait des singes

    qui parlaient un langage inventé pour la cause (sic) : « Touti

    rikiki, maousse costo » puis une autre « Plus rokiki, big biscotto »

    …..et si j’ai une bonne mémoire, la fin de la campagne disait

    « OMO est là et crapoto basta ! ».… Je ne sais pas si OMO est

    distribué en RDC, je vais vérifier, mais il semble que ce serait

    la bonne idée : « Maousse costo » !


    IMG_3118

    Devant la Pierre de la rencontre de Stanley et Livingstone

    avec Orphée


    D’abord, faut pas oublier ce que je vous ai dévoilé dans un

    carnet précédent :  si les coupures d’électricité sont fréquentes

    (bonjour les dégâts pour les ordinateurs et autres engins

    « sophistiqués » !), les chutes de pression d’eau sont aussi

    nombreuses. Bref, on n’est jamais certain, sauf tard le soir, de

    pouvoir prendre une douche !

     


    Mais de quoi il se plaint celui-là ! Il est en Afrique, au soleil,

    c’est-à-dire en vacances. C’est ce qu’il voulait ! D’ailleurs,

    pourquoi est-il parti, pourquoi a-t-il quitté Liège, cette ville

    ardente et merveilleuse, cette ville de la convivialité, cette ville

    où il fait bon vivre, cette ville qui rappelle à beaucoup

    « Le Carré », la fête, la guindaille, le plaisir et la joie de vivre !

    « Une ville à croquer ! » . Quoi ? Tu dis quoi ?


     
    Non ! Ce n’est pas le moment de me lâcher – quoique -,

    ce n’est pas le moment de dire pourquoi Liège, ou plutôt ses

    dirigeants m’ont ouvert une voie direct vers le cafard, une

    voie à six bandes de circulation vers le monde, pour oublier

    la tristesse, pour oublier la médiocrité, l’absence de projets,

    l’absence d’idées ! Non, je ne veux plus déprimer, je ne

    veux plus croiser ces gens qui n’ont aucune vision, ces gens

    qui voyagent sans voir, qui participent à des missions, qui

    assistent à des colloques, des congrès, des assemblées

    sans ouvrir des yeux curieux, sans ouvrir des yeux critiques

    sur le monde et sur « leur monde » !



    Bien, je me ressaisis et je suis positif !

    Et puis d’abord, vous les voyeurs – comme moi d’ailleurs -,

    avez-vous ouvert un atlas, avez-vous surfé sur Google Earth,

    comme je vous dit cent fois, pour découvrir la Région des

    Grands Lacs !


    Attention, « J’ai les noms ! » comme disait Coluche, « J’ai

    les noms » de ceux qui n’ont pas levé le petit doigt pour

    mieux comprendre ! D’ailleurs, ceux-là ne recevront plus ces

    Carnets ! Tant pis pour eux ! Le monde appartient aussi

    aux curieux, à ceux qui cherchent sans cesse, avec respect

    et humilité, avec conviction et enthousiasme, à ceux qui

    ont compris que tout reste à comprendre, à découvrir !



    Bien, l’Amarula sur glace agit ! « Etre Positif, il disait ! »

    C’est foutu !



    Et en plus ce soir, France 2 programmait l’excellent film

    «The Constant Gardener», à voir et revoir absolument !

    Bref, le cafard garanti à tous les étages.



    Mais revenons un moment à la poussière du Kivu et de

    Bukavu. Elle est partout et s’élève au fur et à mesure de

    la circulation grandissante du matin pour retomber quelque

    peu et remonter de plus belle à partir de 15 heures. Car ce

    n’est pas le vent qui soulève la poussière mais bien les

    véhicules à moteur qui parcourent les rues et routes sèches

    et rouges.

     

    IMG_3180


    Toute la végétation devient brune et rouge, c’est selon le

    quartier ou plutôt selon la couleur de la terre. Même les

    grands arbres changent de couleur, et ce sera ainsi durant

    toute la saison sèche, soit jusqu’à la mi-septembre !



    A Bukavu, il faut avoir en poche deux GSM, parfois trois !

    mais çà ce sera pour la suite....

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 4

    Pin it!

    Luc_Classe

     

     

     

     

     

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     

    Comme toutes les frontières, le même scénario,

    d’abord dans le décor général il faut des taxis ou

    plus précisément des taxis collectifs ou minibus, les

    seuls transports de personnes qui existent là où il n’y

    a ni trains ni service de bus publics. Mais en plus il faut

    des policiers, quelques militaires et pourquoi pas des

    douaniers et tant qu’on y est d’autres voyageurs….


    Bien vu, c’est exactement ce que j’ai capté en arrivant,

    un 4X4 de la MONUC en plus (Mission ONU au Congo)!

     

    Entré dans le bureau,  un Européen qui termine les

    formalités me tend la main et se présente, « Je suis de

    la MONUC , je vais à Bujumbura, n’es-tu pas Luc l’ami

    de Luc ? »

     

    Et me voilà déjà repéré !

     

    Deux cents mètres plus loin, entrée en RDC, le même

    scénario sans personne de la MONUC…

     

    Dans le bureau du chef, un grand sourire m’accueille,

    je tends une main franche et directe, yeux dans les

    yeux, le chef m’invite à prendre un siège ! Accueil

    convivial, tampon et poignée de mains en 3 minutes.

    Et voilà, avis aux amateurs……

     

    La barrière se lève, entrée en RDC et la danse

    commence, impossible de rester assis sur le siège,

    la route est tellement défoncée que seuls les 4X4

    peuvent passer sans racler le sol avec le bas de

    caisse.

     

    Pas de bitume, aucune trace d’asphalte, elles ont

    disparu depuis des années ! Ca des nids de poules !

    Mais ce sont des nids d’éléphants ! Des bosses et des

    fosses de 30 à 40 cm, jamais vu cela, ni en Turquie, ni

    en Iran, ni en Afghanistan dans les années 70, jamais vu

    cela dans le Sahara ni en Casamance, au Zimbabwe

    ou au Botswana, nulle part !

     

    En route vers de nouvelles mais prudentes aventures !

    Vitesse de la voiture : 5 à 10 km/h, rarement 15 à

    l’heure, heureusement, 10 km nous séparent

    d’Uvira.


    Sur cette route provinciale d’entrée dans Uvira, des

    centaines de motos-taxis rivalisent d’adresse pour

    évoluer entre les piétons souvent chargés, portant des

    barres de fer ou des régimes de bananes, ou des

    jerrycans et autres récipients en plastic jaune remplis

    d’eau, des vélos eux aussi chargés de sacs de farine

    ou de ciment, de ballots de feuilles de manioc, de bois

    de chauffage etc….La plupart du temps, le cycliste

    marche à côté de son vélo-mulet !

     

    Et dans toute cette circulation, des enfants,

    des chèvres, des ‘mamas’ rentrant de la rivière avec

    la lessive, mais aussi quelques camions,

    camionnettes et jeeps militaires de la Garde

    Présidentielle. C’est vrai, je l’avais oublié celui-là,

    le Président Joseph Kabila  n’est pas loin, mais

    où ?


    Prendra-t-il la parole, s’adressera-t-il aux habitants

    d’Uvira, c’est la question que chacun se pose ?

     

    Après le repas pris en famille chez John, fufu et

    petits poissons fumés, la route s’ouvre à nous vers

    le nord, une des très rares routes asphaltées de

    RDC. Cette route plein nord de 70 Km nous mène

    vers Kamanyola et le poste frontière avec le

    Rwanda de Bugarama.

     

    Tout le long de cette voie, des centaines de

    mamas rentrent du champ portant leur outil et des

    réserves de bois de chauffage, ainsi que quelques

    fruits, choux ou manioc.


    Toutes ces femmes de tous âges marchent sur le bord

    de la route en file indienne, le dos courbé sous le

    poids de la charge (pour en savoir plus

     

    http://www.observatoiredelaparité.org

     


    Peu d’hommes participent aux travaux agricoles,

    moins de 5 % si mon observation est bonne, de

    plus, généralement l’homme a un vélo.

     

    Vie quotidienne_enfants en promenade

     

    Nous traversons des villages disposant d’un ou deux

    puits que l’on repère facilement en voyant la

    concentration de petites filles portant des jerrycans

    jaunes autour et alentours et bien sûr le long de

    la route.

     

    C’est sur cette route qui longe la grande plaine (très

    peu cultivée et exclusivement de façon artisanale

    sans aucun recours aux  bêtes de somme et encore

    moins à des engins mécanisés) que l’on peut

    s’approvisionner en lait, lait caillé, yaourt produits

    à partir des troupeaux qui paissent dans cette

    plaine et dans les collines la bordant.

    Après une heure et demie de route, frontière

    rwandaise, formalités habituelles.

     

    Dès la barrière passée, on est dans un autre

    monde ! Les routes sont parfaites, avec rigoles

    d’évacuation des eaux, marquages au sol,

    panneaux de signalisation routière.


    Si l’habitat est relativement construit avec les

    mêmes matériaux, l’environnement des

    maisons est soigné, nombreuses fleurs

    et « verdurisation » entretenue autour

    et alentour.

     

    De plus, la circulation est structurée et les animaux

    telles les chèvres sont attachées ou tenues en laisse

    par des enfants notamment.

     

    Un autre pays, mais surtout un autre monde !

    La traversée de 50 km se déroule sans encombre,

    photos des enfants et jeunes filles et garçons

    portant des jerrycans d’eau (à première vue, les

    garçons participent au transport de l’eau), photos

    diverses dont les très belles plantations de thé.

     

    Vers 18 heures, arrivée au poste frontière et entrée

    en RDC pour retrouver le pont franchi une route

    défoncée, la vitesse de déplacement chute

    de 60 à 10 km/heure.


    Le Lac Kivu est de moi, une splendeur, des

    lumières incroyables, quel beauté, quelle joie !

     

    Luc_Bateau et drapeaux

     

     

     Route suivie d’Uvira à Bukavu :

     

    Uvira, Bwegera, Kamanyola, frontière de Bugarama…

    transit dans le Rwanda puis arrivée à Bukavu par

    le poste de Ruzizi Premier.

     

    Pêche dans le lac Kivu :

     

    Pêche au filet Maya, petites mailles, en barque

    de bois de 5 m de long avec moteur hors-bord

    classique, pêche à la lampe à pétrole essentiellement

    à la tombée de la nuit ou pendant la nuit.


    Le filet est lancé pour 2 heures, pêche de 5 à 10 kg

    de très petits poissons de 8 à 12 cm (même taille

    que les anchois). Le kilo est vendu par le pêcheur

    1 400 fr congolais le kilo aux mamas, celles-ci les

    font sécher au soleil durant une heure ou deux selon

    la taille puis les transportent et revendent au

    marché 1600 à 1700 francs.


    A Bukavu, la coopérative regroupe 140 pêcheurs,

    54 coopératives pour le lac Kivu côté RDC.


    Pour devenir pêcheur et adhérer à la coopérative,

    il faut acheter un filet et suivre la formation

    organisée par la coopérative. Le pêcheur n’ayant

    pas de barque paie un dollar par semaine au

    propriétaire pour pouvoir jeter un filet chaque jour.

     

    Une autre coopérative regroupe les pêcheurs qui

    utilisent d’autres méthodes pour la pêche du tilapia.

    Ce poisson de plus grande taille a été introduit

    récemment dans le lac Kivu.


    Il faut savoir que le sous-sol du lac contient des

    poches de méthane, exploité à partir de deux

    plates-formes. Mais de ces poches s’échappe

    du gaz dans le lac, ce qui limite très fort la vie

    aquatique : pas de crocodiles ni d’hippopotames,

    ni de poissons de grandes tailles comme le capitaine

    et la perche du Nil que l’on trouve dans le

    Tanganyika voisin.

     

    Activités sur et dans le lac :

     

    Par ailleurs et cela posera problème si l’Autorité

    publique décide de développer le tourisme au bord

    du lac, très peu d’habitants ont appris à nager (pas

    de piscines, très d’accès aisés au lac car pas de

    plage à Bukavu et environs) ce qui engendre

    régulièrement des noyades lorsqu’une barque ou

    un bateau chavire. Les pêcheurs ne savent pas

    nager non plus (sauf très rares exceptions) !

     

     

    Transports à Bukavu :

     

    Pas de transports publics organisés, pas de

    routes bitumées à l’exception d’un tronçon de

    2,5 Km et de 500m en construction depuis

    7 mois !!!!


    Les transports collectifs sont exclusivement

    privés et se décomposent comme suit : 2700

    motos-taxis, 300 voitures-taxis et des minibus,

    principalement des Toyota transformés – les

    sièges sont remplacés par des bancs de bois

    afin d’augmenter le nombre de places - et

    accueillant 24 passagers assis, plus ceux

    qui s’agrippent aux portes !


    Pour le transport des marchandises, camions

    et camionnettes de toutes tailles et en tous genres,

    pas de charrette avec animal de bât. Mais il faut

    mettre en évidence les milliers de femmes qui

    portent tout sur la tête ou sur le dos : bois

    de chauffage, sacs de farine de 50 voire de

    100 kg (n’en croyant pas mon guide, j’ai

    vérifié !), des fruits, légumes, poissons, charbon de

    bois, des briques de construction etc…..

    Les hommes portent peu et utilisent de

    préférence le vélo.

     

     

    A Suivre, les parcs, les Gorilles...

    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Luc et gorille