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  • Je suis Charlie, Le jour d'après : De l'Emotion, de la Solidarité aux Actes Factuels

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    Je suis Charlie.jpgHier, avant le Rassemblement Républicain, nous nous posions des questions, ou une question. Combien serons nous ? 

    Et, dès le soir de ce dimanche 11 janvier, comme un échos à un autre 11ème jour d'un autre mois, d'une autre année, de 2001 de l'autre côté de l'Atlantique. Ils étaient des millions. En tout cas, plusieurs millions, en Métropole, dans les DOMTOM, à Bruxelles, à Bujumbura, dans des villes lointaines, et des pays lointains. Ils sont allé dire "Non à la Haine", "Nous n'avons pas peur", "Nous avons besoin d'Art", "Liberté". La Liberté, c'est en ce moment Charlie Hebdo.

    Tout au long de cette journée nous recevions  des échos des différentes villes, et pays, de se rassemblement de plus de 45 chefs d'Etats, qui se tiennent les coudes. Du jamais vu !

    Tout au long de cette journée, donc, une réflexion. L'Emotion, l'Actualité, fait que nous sommes des millions dans les rues et dans les foyers à communier.

    Mais au-delà de cette communion ? Qu'allons nous faire ? Comment va t - ont tenter d'apporter ou apporter des réponses concrètes, autres que celles, radicales des mouvements comme le FN à Beaucaire ?  Comment va -t-ont "actualiser" cet élan en plan réel anti terroriste ? Anti Haine. 

    Il y a une réponse sociétal à apporter. Les politiques vont devoir sortir des plans, des propositions de lois afin de mettre en place des dispositifs qui isolent ceux qui ne respectent pas les fondements de nos Etats de Droits, "Même Droits et Devoirs pour tous". Dire non à la haine, et proposer des applications claires, afin que personnes ne se sente discriminé ou mis à l'index à cause d'agissements extrêmes. 

     « Je suis Charlie » évoque notre émotion, notre indignation et notre incompréhension face à cette haine. Je suis Charlie nous oblige de tenter de comprendre, de décoder ce qui se passe. 

    En terme de questions sociétales, il y a le choc des cultures, le reste du monde qui vit en dehors des pays "dits développés", en dessous du seuil de pauvreté. Une montée des sectes religieuses de confessions multiples. Ces gens jouent sur l'ignorance des gens, d'ici et d'ailleurs. 

    A l'heure de la Mondialisation, de multiples mondes, des époques différentes co-habitent. Sans être péjoratif ou insultant, le Moyen Âges côtoie l'Industriel, l'Emergence, l'Internet, les Hautes technologies. L'argent côtoie l'extrême pauvreté. Les armes parlent de plus en plus dans les régions du Monde. Des régions trop souvent oubliées. A labris d'une guerre généralisée, nous fermons les yeux sur des guerres sans merci, des mini génocides, des massacres, des viols de femmes, des rapts d'enfants, qui se passent par milliers chaque jours, dans des contrées lointaines. 

    Nous devons répondre politiquement, en familles, Socialement et économiquement aux religions poussées à l’extrême. A l'école aussi.  A une  foi extrême, qui s'appuie avant tout sur l'Ignorance, ce qui peut engendrer des embrigadements  d' hommes et de femmes dans des causes qui somme toutes, sont des fuites en avant. Au nom d'un idéal ou d'une cause qui n'en est pas une. 

    "Refuser l'amalgame et remettre dans leur contexte historique les cultures, les civilisations, les arts, la cultures". Le monde n'est pas et n'a jamais été statique. Il n'a pas toujours été comme il est aujourd'hui. 

    Nous n'étions que des barbares, civilisateurs, colonialistes, conquérants, évangélistes, que les pays, les continents où que nous prenions avaient des cultures bien plus avancés, des arts sublimes. 

    Notre force et notre soif de connaitre l'emporta. Nous avons composé, pris, échangé, appris des autres. Nous sommes passés aussi par des périodes noires, très noires. La Saint - Barthélémy, La Shoah. Le Nazisme et la collaboration. 

    Si nous avons cette force d'analyse, cette faculté de reconnaître nos fautes, nous devons aussi sauvegarder nos principes de justice, d'égalité et de solidarités. De Fraternité disent les français. 

    Nous ne devons pas transiger sur manquements aux lois de nos pays. 

    Cette collision des époques, des cultures, des chocs, de développements  à multiples vitesses, ne peuvent justifier l'injustifiable. Il faut agir. Il faut des actes. 

    Se poser les bonnes questions. Entre autres, pourquoi, de jeunes européens, se croient ils obligés de partir vers ces extrêmes ? Pourquoi donnent ils leur vie si précieuse à des mondes qui ne sont pas leur ? 

    Le bon sens populaire et le Droit. 

    Une question que tout le monde se pose après la tuerie de Charlie Hebdo et les prises d'otages ;

    Comment se fait il que des personnes fichés, repris de justices, surveillés, appartenants à des cellules "dormantes" ou "éveillées", connues aux Etats Unis sont elle en liberté ? 

    Pourquoi ces personnes sont elles dans les quartiers ? Dans les écoles ? Dans des organismes publiques ?

    En tant que Catholique pratiquant, je me dis aujourd'hui. Ne faudrait il pas, revoir à l'école notre manière de dispenser les cours de religions, de morale etc.. ? Par exemple par un Cours de Philosophie, et avec la venue dans les établissements, de savants, de Rabins, de Théologiens, d'Iman, de philosophes Athées, de personnes autorisées à venir dispenser leurs idées, la motivation de leur choix  etc... et aller ainsi vers un décloisonnement des cultures. Tout en respectant l'INDIVIDU et le droit de choisir.  

    Bien des choses vont devoirs changer. Le droit devra être revu. Les questions d'expulsion et de ré insertion devront être revues. En fonction des cas. Pas de généralités. Pas d'amalgames. Sans haine et sans stigmatisation.

    Le monde évolue, le décor change. Ce monde déboussolé abandonne des familles entières dans la marge des Sociétés. Le droit doit aussi évoluer.

    La lutte anti Terroriste, sans prendre la dimension et se mettre dans la peaux des extrémistes et de leur capacités de nuire, de haine, leur jusqu'au boutiste. Si nous ne faisons pas cet effort. Nous risquons gros.

    Aussi, faire savoir, clairement   aux pays qui sont des refuges, des camps de formations idéologiques et armés. Leurs dire. ASSEZ ! 

    Yes we can ! 

    Pour une fois, François Hollande avait il, une longueur d'avance sur les autres nations, ter les Etats-Unis et Barack Obama ? Ils l'ont rejeté, défait, presque insulté lorsqu'il s'est agir de la Syrie. 

    Peut être vont ils avoir le courage de revoir leur copie ? 

    Nous sommes le jour d'après. Nous sommes à la révision de nos actes passés. Pour en définir de nouveaux.

    Très belle et Bonne journée, Belles et Bonnes Lectures aussi !