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  • Kivu, Sarajevo des temps modernes

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    Le Congo est un pays à part et il en paie les frais.

    Le Congo est convoité. Ses richesses enfuient dans

     son sous-sol sont convoitées.


    Le Congo est riche. Sa population est pauvre.

    Le Congo est grand, et ses habitants prennent

    les chemins de l'exil. Les uns forcés pas la guerre,

    les autres forcés par l'absence d'un avenir tout

    court.

     

    Comme le Congo est grand, c'est dans ce pays

    que la plus grande force onusienne est basée.

    Plus de 17 500 personnes. Combien sont ils à

    l'Est ? La ou le bruit des kalachnikov remplacent

    le bruit paisible des gens qui s'en vont aux champs.

     

    On annonce 3 000 de plus. Ils seront plus de 20 000

    donc, à pacifier le pays.

     

    Les belges en seront-ils et avec quel mandat ?

    La question est discutée dans les hémicycles du

    pouvoir. Les dernières sorties sous le béret bleu

    laissent un goût amer. L'âme des paras belges

    torturés et assassinés à Kigali planent sous les

    voutes du Parlement.

     

    L'environnement et le décor.

    L'environnement économique  mondial désastreux,

    les équilibres de forces géopolitiques remis en

    causes. On est dans un fameux foutoir, permettez

    l’expression.

     

    Il faut intervenir. A ce jour, personne n'en doute.

    Laisser ce bourbier s’enliser pourrait  avoir des

     incidences bien plus grandes si on y regarde à

    deux fois.

     

    Les rebelles, disent non à une intervention européenne.

    L'Etat congolais dit non à un nouveau contingent venu

     de l'Inde. Le Rwanda allier privilégié des USA, dans la

     région avec son voisin, l’Ouganda ne sont pas inactifs.

     

    L'Europe semble divisée quant à ses objectifs avoués,

    du moins. La Chine regarde ses accords remis en cause

     par la Communauté Internationale. C’est dire les implications

     internationales qui sont en place. C’est dire aussi, les implications

     que pourraient avoir les uns et les autres dans une  configuration

     de guerre qui s’enliserait.

     

    Bref, les ingrédients sont la pour servir de prétexte

    à n'importe quel "faucon" de n'importe quel bord, et

    pour hâter une fuite en avant que personne ne peut

    dire où elle mènerait réellement.

     

    Ne manque, qu’un Archiduc en visite dans la région,

    et qui se prend une balle, pour parfaire le tableau. Vous

    direz que des Archiducs, il n’en courent plus tellement

    les rues et les collines, mais bon, Sarajevo, reste tout

    de même un symbole de la connerie humaine. Prenons

    donc les exemples la ou ils sont.

     

    La crise économique et sociale qui commence à faire

    des ravages dans le Katanga, fer de lance de l’industrie

    Minière, en panne, elle aussi, viennent parfaire le décor

    d’un cataclysme aux dommages collatéraux incalculables.

     

    On ne sait pas à ce jour, qui veut quoi. Est-ce la paix ?

    Est-ce une volonté d’en découdre ? Est-ce la voie des

    négociations qui prévaut ?

     

    En attendant, 250 000 réfugiés supplémentaires ont pris

    les chemins incertains de l’exil, vers nulle part, vers d’autres

    déserts, d’autres désastres, d’autres maladies, d’autres décors

    dépouillés de toute humanité, vers le néant d’être né, un jour

    dans le Kivu, plutôt qu’ailleurs.

     

    Tout ce qui est or ne brille pas ! Ceux la le savent mieux

    que quiconque. Sauf, que l’or ici est aussi, Coltan, Zinc,

    Cobalt et autres pierres précieuses en tout genres.

     

    Envie d’aller prendre une Primus à une terrasse et de ne

    plus penser qu’a  savourer l’ambiance musicale et tout

    en couleurs de l’endroit.

     

    L’indifférence, avec ou sans Bécaud. Quelle serait belle

    écartelée, ou crucifiée, l’indifférence. Elle nous tue à petits

    coups, elle détruit le monde. L’indifférence.