floribert chebeya

  • Kinshasa, Jour J - 3

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    Ce   dimanche la place de la Gare, ex place du

    Marché des Arts (dit populairement marché des

    voleurs) a été inaugurée par le Président de  la 

    République,    M. Joseph Kabila.   Elle s'appelle

    désormais  Place du 30 Juin.

     

    La fontaine de l'ex Marche des Arts dit aux voleurs  on Twitpic

    Photo D Masson sur Bllackberry

     

    Drapeaux sur Colonel Mondjiba Kinshasa  on Twitpic

    Photo D Masson sur Blackberry

     

    Photo   prise samedi  vers 14,30 heures sur le

    Bd   Colonel   Mondjiba,  alors  que  le  cortège

    funéraire de Floribert Chebeya venant de Notre

    Dame de Lingwala vient de passer.

     

    Les drapeaux du Cinquantenaire lui font à lui

    aussi une haie d'honneur.

     


     

     

  • Quatre jours du Roi Albert II

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    Les quatre jours que passera le Roi Albert II marqueront dans

    l'histoire des deux pays et des deux peuples. Deux hommes

    ont un rendez-vous avec l'histoire. Le Roi Albert II et Joseph

    Kabila, Président de la République. Deux peuples revisitent

    leur histoire à travers et avec eux.


    Albert II, méconnu des congolais mais un symbole. Il hérite

    la succession du Roi Baudoin (Bwana Kitoko) pour les gens

    d'ici (Beau, bon garçon). Le symbole de l'Ex-colonie et de la

    passation de pouvoir. Cette passation si controversée et très

    certainement baclée. Mais l'histoire c'est l'histoire. On ne la

    refait pas. Mais on peut, on doit en tirer des leçons.

     

    Cinquantenaire-RDC

    Joseph Kabila, le Premier Président de la R.D.C., héritier de

    la prise du pouvoir en 1997 par l'AFDL et du renversement de

    feu le Maréchal Mobutu. Il hérite du pouvoir de son père Mzée

    Laurent Désiré Kabila, et des années de paupérisation accrue

    du pays par un pouvoir de 30 ans exercé d'une main de fer 

    dans un gant de velour par le Parti Unique entre autres aidé

    des prédateurs externes.


    Deux hommes, deux peuples qui revisitent avec tous, l'histoire.

    Qui l'imprègnent de leur statut d'aujourd'hui. Malgré des procés

    malgré les bavures du passé. Deux hommes, deux peuples qui

    sont tournés vers l'avenir. Le Roi Albert avec des affaires belgos

    belges plus Républicaines que royalistes, mais pas impossibles

    à régler en son Royaume. Le Président avec un défis à tous les

    étages de la fusée Congo. Les 5 chantiers et puis le reste.


    Une visite controversée, une visite qui se fera pour la grande 

    satisfaction de ceux qui vivent leur expatriation au Congo et

    de ceux qui y sont nés et qui sont congolais de souche, ces

    gens que l'on exhibaient en 1958 à l'Expo Internationale dans

    des vllages de brousse reconstitués. Pour ceux et celles qui

    sont les héritiers des politiques antérieurs, internationales

    et locales.

     

    Cette visite, cette commémoration, sera précédée ce 26

    juin, des obsèques de Floribert Chebeya, assassiné. Et

    puis, la relance du dosssier Lumumba et un dossier qui

    est introduit en justice pour réparation, contre des crimes

    de guerre. Une visite en dehors du olé - olé que l'on veut

    bien le dire, trop souvent. Pas si folklorique que çà, à vrai

    dire.

     

    logo-du-50-ans-RDC
    Crédit image : Radio Okapi


    Que d'autres pays n'aient pas eu le courage ou l'audace de

    commémorer cet instant de l'indépendance comme la R.D.C

    le fait, c'est leur affaire. 


    Ceux qui fêteront le 50tenaire ici en RDC, regarderont avec

    ces deux hommes, devant eux et pas uniquement dans des

    retroviseurs de l'histoire qui troublent trop souvent une vision

    de l'avenir pas très clair mais pas seulement obscure.

     

    Quatre jours du Roi Albert II pour marquer l'histoire.


    Bonne journée et bonne lecture !


  • Floribert Chebeya un homme une voix

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    Dimanche en fin de journée, un débat très intéressant avait

    lieu sur la chaine de radio et de télévision RTGE. Des jeunes

    avec  élocence débataient sur la Démocratie en RDC à partir

    de la phrase prononccée par le chef de l'Etat .      ..."en RDC

    et en démocratie, il y a de la place pour tout le monde...".


    Y a t'il vraiment de la place pour tout le monde ? C'est ce

    que posait comme question centrale l'animateur, aux  six

    jeunes` gens sur le plateau. Les jeunes filles ont été, il faut

    le dire, plus convaincantes que leurs contradicteurs du genre

    opposé. Elles étaient moins en démonstration, et plus dans

    le sujet. Moins partisanes et plus en phase avec le vécu, elles

    étaient des politiques au  sens propre du terme.


    C'est donc après avoir été téléspectateur de ce débat que des

    réflexions ont muris et que ce post est dédié à cette affaire qui

    est devenue au fil des jours, des heures, plutôt,  et très vite,

    très rapidement, une affaire d'Etat. Floribert Chebeya une

    voix éteinte et qui résonne.


    Les personnes incriminées dans la présumée responsabilité

    de cet acte contre la liberté de parole ne sont pas n'importe

    qui. Des sanction tombent, des langues se délient.


    A qui profite le crime ?


    Des hommes du pouvoir en place  sont à ce jour au banc

    des accusés et, ou,  sont en liberté surveillée, démis de leurs

    fonctions. Les présumés coupables sont comme on dit

    ici, des intouchables.



    Des Jacqueries à une destabilisation plus grande ?


    Le 30 juin, la célébration de l'avénement du Congo à son

    indépendance ne plait pas à tout le monde. Décorum,

    falbala, folklore, que de mots entendus et prononcés pour

    dénigrer ici au Congo ou ailleurs, en Belgique entre autres.

    La destabilisation en marche, la stratégie de la peur.


    Nous avons vécus la rébellion avortée de Mbandaka, des

    sursauts et des vélléités dans d'autres régions. De plus

    en plus de voix se prononçant contre l'état festif de ce

    jubilé. L'assassinat de Floribert Chebeya, les auteurs de

    l'acte devaient le savoir, allait avoir (c'est ce qui se passe)

    une toute autre envergure que les tentatives armées et

    désorganisées qui ont eu lieu. L'impact national mais

    surtout international était certain.


    L'impact national ?

    Difficile de se faire une opinion. Si l'on ne parle qu'

    avec des personnes de la population, de ceux qui

    vivent au jour le jour, de ceux qui se battent pour une

    bouchée de foufou ou de chikuang par jour. C'est trop

    loin, trop haut. La Voix des Sans Voix, l'action de Floribert

    n'est pas connue, ou plus axactement elle est IGNOREE.

    C'est pour la grande majorité un autre politicien, un autre

    parleur. L'émoi n'est pas à ce niveau. Il est dans les ONG,

    dans ceux et celles qui sont au niveau local ou national en

    rapport avec d'autres organisations et d'autres acteurs,

    politiques, ONG, nationaux et internationaux. La vraie

    dimension de Floribert Chebeya est  à ce niveau bien

    connu et reconnu. Mal perçu par la masse des gens dont

    il prenait la défense malgré eux. Eux, les sans voix, ceux

    pour qui tout les droits sont bafoués.


    Il avait raison. Il était en avance. Ce n'est pas toujours

    simple d'être en accord avec ses idées, au bon moment.

     

    Avoir raison au bon moment, c'est ce qui est  important

    pour un  impact direct et  immédiat, en phase avec les

    autres. Son combat noble et courgeux, audacieux même

    bon nombre de congolais(es) ne savent pas ou n'en

    connaissent pas la portée. Sauf, par ce qui en est dit

    et se passe maintenant. Par la tournure des choses.

    Floribert est  devenu  un "héro"  un  symbole. "Héro 

    malgré lui", diront d'autres qui écriront.

     

    Au niveau politique, le principal parti de l'opposition

    déclare ne pas vouloir faire partie des fastes prévus

    pour la célébration de l'indépendance.


    L'impact international ?

    Direct ! L'ONU, la Belgique, la France, les USA, tous

    ont pris la parole. Ils ont condamnés et ils ont sommés.

    Condamnés l'acte barbare. Sommés de faire la lumière

    toute la lumière et vite sur cette affaire. Sous peine de...


    La Réaction ?

    Les journaux sont montés aux barricades, c'est leur rôle.

    La classe politique est sortie de suite et a réagit directement

    par la voix du Ministre de la Justice. Ce n'est pas un porte

    parole, pas le Ministre de la Communication. Non, c'est la

    Justice qui communique et qui déplore, qui rassure et qui

    assure la population qu'elle fera ce qu'il faut pour débusquer

    le ou les coupables.


    Dans ce même temps...

    Au large des côtes en eaux internationales des bateaux 

    sont arraisonnés et l'assaut est donné.


    Gaza se meurt et fait mourir avec elle les soutiens que

    peut encore avoir une négocaiation entre les parties pour

    un règlement pacifique (le N ème) de cette situation et

    plus peut être.


    L'action menée, chacun en pense se qu'il veut, était

    plus politique qu'humanitaire. Gaza utilisée pour faire

    la part belle au Hamas. Instrumentalisation des bonnes

    volontés et d'hommes et de femmes épris de justice.

    Gaza est une honte pour le monde. Gaza ne doit pas

    pour cette raison, servir l'extrémisme.


    Gaza, Floribert Chebeya ?

    La Communauté internationale a réagit à deux vitesses.

    Sommations pour la RDC. Recommandations pour Israël.

    Injonction &  Diplomatie.


    Gaza se meurt et Les droits de l'homme ont été tués ici.

    Gaza asphyxiée, la RDC baillonée.

     

     

    Comme un malaise, qui plane.

    Trop de nons dits,  et trop de pressions. Pas asssez

    de temps, pas assez de recul pour se faire une opinion

    dépourvue de colère, ou d'émotions. Les annonces

    de ce week - end tombant chaque heure, donnaient

    à penser que quelque chose ne tourne pas rond.

    Trop vite. Trop simple. Trop évident. Comme un amas

    de carte sur lequel on souffle et qui s'écroule.

     

    Un géant aux pieds d'argile. Un amas d'étoiles qui

    éclatent de leur galaxye.


    Il n'y a que ceux qui se posent des questions qui ont

    tords. En ce moment, la question qui hante.


    A qui profite le crime ?

     

    Une autre peut être. Et si c'était une bavure ?

    De celles qui se font chaque jour sur cette planète

    et qui restent sans échos, sans voix pour les mettre

    à jour.

     

    Une métaphore, elle n'est pas de moi, "c'est comme

    lors d'un grand match de coupe du  monde,  t'as  le

    défenseur qui marque contre son camp. T'as joué, t'as

    perdu."

     

     

    Est - ce  à force de lire des San Antonio ou des Bob

    Moranne ou d' avoir lu Simenon et suivi l'inspecteur

    Maigret. Quoi qu'il en soit ce n'est que par ric hochet

    que la vérité se fera.

     

    Floribert Chebeya n'est pas mort pour rien. Lui ne

    le sait pas. Hélas ! Du temps de ses intempestives

    déclarations et des ses réclamations au nom de ceux

    qu'ils defendaient et de la cause qu'il servait. De sa

    vie, menée au rythme de celle des droits, épris de la

    justice pour tous et de la liberté de parole. De son

    vivant, Floribert Chebeya n'aura donc pas su, qu'il

    était un homme fait d'un autre moule. Il n'aura pas

    su qu'il était aimé. Lui qui s'entendait souvent dire,

    "encore". Oui inlassablement, il répétait son chapelet

    au nom de la liberté et des droits. Il agaçait ses amis,

    ses ennemis. Mais lui c'était son monde.

     

    Retrouvé sans vie dans sa voiture. Il rejoint les Martyrs

    de la République. Un homme, une voix, au dessus des

    autres voix.

     

    Qui sait une voie pour aller plus avant dans un Etat

    démocratique ? Où le droit de vote, n'est pas seulement

    retenu comme critère du système mais comme un moyen,

    un des éléments qui font qu'en démocratie il y a de la place

    pour tout le monde et que çà se gagne chaque jour par de

    la vigilence et de l'intérêt. Ici et partout. Le fil est ténu.

     

     

    Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force

    Ni sa faiblesse Ni son coeur Et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il croit serrer son bonheur il broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce...

     

    "Louis Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux".

     

     

     

    Bonne journée et Bonne lecture.