france

  • R.D.C. : Privilégier le Dialogue, Eviter le sang

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    Crédit Photo @DanyMasson 2011 Dans quelle direction ? 

     

    Comme sombrent les nations ….

    Quand la Vengeance écoute la requête du Fou

    Quand la Haine annule l'analyse et la Raison

     

     

    Losque j’ai commencé à rédiger cet article, les événéments qui ont fait des morts à Kinshasa, les 19 septembre 2016 et le 20 septembre 2016, lors de manifestations organisées par l’Opposition et qui ont été reprimées par la Polce (PN)  n’avaient pas encore eu lieu.

    Nous sommes entré dans un engrenage de la violence qui était prévisible, tant les positions défendues par les deux parties, Opposition et Majortié Présidentielle (MP) sont opposées.

    Je regrette, vivement ce qui se passe. Je me suis fait entendre via Twitter, sur Facebook et dans ce blog. “Chronique d'un carnage annoncé”. “Descente aux enfers”.

    Je suis outré de la manière utilisée par l’oppositon pour instrumentaliser la population avec des propos “Populistes”, “Ethniques” ou “Nationalistes”. Je suis déçu du silence du Président quant à ce qu’il entand et attend de ces semaines et mois à venir.

    Je me sent agressé, chaque jour sur les "réseaux Sociaux" tant la haine est perceptible, l'appel au sang y est criant. Sous couvert d'anonymes, sous couvert de l'appel à la Démocratie, c'est de vindicte dont il est question. J'appel les intellectuels à se mobiliser pour prendre leur plume et appeler de leurs voeux que le sang ne coule plus. Que le dialogue est nécessaire.

    Comme disait Mitterand, "Donnons le temps au Temps !" 

    Pour l’Opposition, à quelques Leaders près, “C’est tout, tout, tout ”, même le Chao, et le Néant SAUF Joseph Kabila. Sauf, le Dialogue afin d’arriver à un concensus sur une date “possible” à laquelle, les élections pourront se tenir. Etant donné le budget nécessaire. Les données nécessaires au bon déroulement de celles - ci.

    Cette note, n’a nul autre objectif que donner un avis quant à la situation actuelle d’une part et dire ce que je pense du déroullement de la campagne dans les jours et semaines à venir, en vue des élections en République Démocratique du Congo, d’autre part.

     

     

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  • La Pensée Humaniste : Sfumato Roman

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    Quelle autre légitimité que celle du lecteur pour vous donner mon avis quant à ce roman ? Ce n'est pas une critique littéraire. Je ne suis pas du sérail. Un avis de lecteur. D'emblée un livre que je vous recommande chaudement.  

    Crédit Photo : DanyMasson (composition)

     

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  • "Quand les hommes vivront d’amour, Charlebois, Vigneault, Félix Leclerc. "

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo : @DanyMasson / La Vie de Certains Hommes (GTM)

     

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  • Mal en France, Mal de Front

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    Crédit Photo : @DanyMasson / Nuage sur la Concorde

     

    Réveil, Mal de Front

    Le Ni-Ni fait son nid équivaut à Oui

    Oui – Oui pauvre Petit bonhomme

    Qui ne pense à la France que par lui

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  • La Musique pour Mémoire : "Virage"

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    La Musique pour

    Mémoire

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

     Crédit Photo : @DanyMasson / Parfum du Soir 

     

     

     

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  • Quand Hollande continue de se tromper

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    Putain, ce que la population attend, ce que le gens attendent de Hollande 

    C'est que pour une fois çà ne sonne pas faux. 

     

     

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  • Une Russie qui s'engage d'avantage : Seule Solution ?

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    Unknown.jpegDans les précédents posts , nous disions  "Et si  Poutine  avait raison ?"

    Sans attendre la décision à l'O.N.U. quant à sa proposition de s'engager contre l'Etat Islamique, la Russie déploie des forces supplémentaires. 

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  • Non, Ce sont des Réfugiés ...

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    Ce petit mot sur ma page Facebook, a été commenté dans des sens divers mais elle a suscité les réactions, pro ou prou ce que j'ai écrit et qui est reproduit ci-dessous. 

     

    Photo : @DanyMasson  2014  

     

     

     

     

     

     

     

    Hier soir, j'ai été très touché. C'était une réunion de famille.

    Chez des amis. Il y avait la, la Grand - Maman  de  83 ans. 

    Elle raconte la guerre de 40. L'exode. Elle raconte le long

    chemin avec les parents vers le Sud de la France. 

     

    Son Père lui disait. "Allez, marche, tient le coup, lorsque nous

    rentrerons, tu auras un petit chien, ne pleure pas".... 

     

    Arrivés dans le Sud de la France . Ils ont été accueillis par des

    gens qui avaient un Chateau , un vignoble. Après que l'arrière

    Grand Mère, la maman de la Grand Maman conteuse d'un soir,

    ait bien prouvé qu'elle était chrétienne, ils l'ont embauché en tant

    que  femme de ménage. 

    La Grand Maman poursuit.... 


    "Lorsque je vois, ces REFUGIES le long des routes, je pleure, je

    repense à nous, à mon Papa, à ma Maman, à mes Frères et Soeurs"..... 

     

    Ce qui m'a marqué dans cette fin d'après midi, c'est l'étonnement

    des plus jeunes, entre 35 et 45 ans, et puis le fait que la Grand - 

    Maman   a dit, "REFUGIE" et non pas migrant

     

    Ce n'est pas qu'une histoire de sémantique. je regrette. C'est à

    partir d'un diagnostique, de la nomination du MAL, que l'on décide

    du traitement.

     

    Que l'on attaque les causes et pas seulement les effets.

     

    Ce qui ne figure pas sur Facebook : Définition du terme 

    Réfugié

     

    « Le terme réfugié s’appliquera à toute personne (…)

    qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race 

    [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son

    appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions

    politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité

    et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se

    réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a

    pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel

    elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements,

    ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

     

    Le Mot "Migrant" n'est il pas péjoratif ou à  connotation qui

    prête à confusion ?  

     

    Ne recoupe t-il pas trop de situations

    diverses et variées ? 

     

    N'est ce pas pour cette raison , (n'en déplaise au HCR, et à

    des Organisations Professionnelles de  la question  de  ces

    cas de Réfugiés, justement ), que l'on ne décide pas ? 

     

    Combien de camionnettes banalisées  et  transformées  en 

    chambres à gaz mobiles ? Combien de bateau(x) chavirés ? 

    Combien de morts ?  Combien de photos d'horreur faudra t -

    il donc encore ?  Pour que les Chefs de Gouvernements et

    leurs Ministres des Affaires Etrangères prennent les décisions

    qui s'imposent ? 

     

    Contre les réseaux de "Passeurs" donneurs de rêves et voleurs

    d'argent , de Vies !  

     

    Entre autres ... 

     

    Pour une Politique de traitement humain de demandeurs d'

    asiles, qui, à ce que l'on croit comprendre du patronat Allemand,

    n'effraye pas  les marqueurs  économiques, que du contraire.  

     

     

     

    Bonne et Belle Soirée 

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s) 

    Aussi !

     

  • Catholiques , Indignons nous !

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    catholique,msgr. rey,fn,le pen,nazi,collaborateurs,france,charlie,juppé,hollande,lustigier,indignons nous,vichy

    Invitant Marion Maréchal - Le Pen à son Université Catholique d'Eté, Monseigneur Rey, Evêque de Toulon nous renvois à des  années troubles, aux vieux démons de la collaboration ou de  l'indifférence de l'Eglise, d'une grande partie des institutions de la France sous Vichy. 

     

    L'Indifférence la Pire des Attitudes !

    (Stéphane Hessel in Indignez vous !)

     

     

     

     

    Pas envie de devoir me justifier un jour 

    Que Pie XII et l'Eglise aient donné en des temps horribles

    leur bénédiction aux Bénito, Adolfe ou Franco çà ne nous 

    à  pas  rapproché du tout de Notre Dieu de Miséricorde. 

     

    Je n'ai pas envie , de faire mentir par exemple Charb quand

    il disait,.... 

     

    "Demande t'on à un Catholique s'il est "Modéré" ou

    extrême comme on le fait des avec les Musulmans ? " 

     

    Si çà continue, et si  nous ne disons rien, c'est ce qui risque 

    d'arriver plus vite que nous ne le pensons. 

     

    Parler, ne pas Rester silencieux .... 

    Sommes nous, Nous Catholiques, des bergers ou des Moutons ?

    A en croire, les organisateurs de la rencontre, "on ne peut plus 

    ignorer cette formation politique, vers laquelle  se tournent  de 

    nombreux Catholiques..."

     

    L'Eglise de France ou en tout les cas de la Région PACA, serait

    plus Suiveuse que Guide. Elle va dans le sens du non sens.

     

    Nous ne contribuons pas à la diabolisation  

    Il faut réfuter cette affirmation. C'est le F.N. ses thèses, ses idées 

    qui sont diaboliques !

     

    Le FN est discriminatoire, qui est raciste, qui ne partage pas ce que

    nous avons de commun avec le Christ en qui nous croyons.  Qui

    nie les théories relationnelles pour persévérer  dans la  voie  des

    négationnistes de tout poils. L'éviction de Monsieur Jean - Marie 

    Le Pen du Front ne doit pas nous  détourner d'une  analyse  plus

    lucide de la politique proposée par la F.N. 

     

    J'ouvre une parenthèse des causes et des effets ... 

    Que le modernisme veuille que l'on appelle "Migrants" des hordes

    de REFUGIES, qui affluent vers les pays européens, dénote aussi

    d'un approche sémantique grave. On part d'un concept qui ne s'

    aplique pas. Et on évite de traiter les causes, de décider sur les 

    causes, et on se focalise sur les effets. Des  photos  atroces de 

    gens qui fuient, qui se REFUGIENT. L'émotion. Et après. On ne 

    décide rien dans le Grand Hémicycle de l'Europe, nos peurs sont

    alimentées, nous sommes détournés des vraies causes. 

     

    "N'ayons pas peur des Autres. L'autre c'est nous, mais d'ailleurs, 

    d'ici, ou de plus loin, il subit, nous subissons, ils résistent, comme

    nous résisterions." 

     

     

    Ces gens la, Madame , Monsieur, ne sont pas des Migrants,

    mais des Réfugiés. 

     

    Je ferme la parenthèse.... 

     

    L'Eglise de France, et la France ont mal, Attention Danger ! 

    Les Evêques de France se posent des questions. Répondons leurs !

    Un communiqué aurait été le bien venu de la part de la Conférence

    des Evêques. 

     

    Il n'en est rien.  Indignons nous ! 

     

    Indignons nous au nom de Notre Foi

    Indignons nous au nom du Christ 

    Indignons nous au nom des déportés

    Indignons nous au nom d'une église Vivante 

    Indignons nous au nom d'une Eglise Moderne

    Indignons nous au nom d'une Eglise Humaine

    Indignons nous contre le Repli sur soi

    Indignons nous contre tout les Fanatismes

    Indignons nous des Alliances contre Nature

    Indignons nous de ne pas traiter les Causes mais les Effets

    Indignons nous contre le Suivisme 

    Indignons nous contre l'indifférence 

    Indignons nous contre la Banalisation des idées

    Indignons nous contre le Révisionnisme 

     

     

    Ne prions pas du bout des lèvres, prions avec 

    Notre Coeur, avec notre Foi, avec la certitude 

    de nos incertitudes. Sauf, celle qui nous unis

    à Notre Dieu de Miséricorde.

     

     

     

     

    Belle et Bonne Journée 

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s)

    Aussi ! 

  • Des Murs ou des Passerelles ...

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    Epinglé ce Coup de Rage Elitiste de Jean Rochefort.  Qui, invité 

    par l'EX  garde  des Sceaux , Madame Rachida Dati,  pour  une

    fête de quarter dans le 7ème.  S'est indigné au nom des EVITES.

     

    Ce que dit Jean Rochefort .....

    "C'est ignoble non ?"

    "Moi, je la reçois [l'in­vi­ta­tion ndlr], mais pas la dame qui est gardienne chez nous. Elle travaille, paie ses impôts et a élevé cinq enfants qui ont merveilleu­se­ment réussi. Trois ont fait Sciences Po. C'est une mère courage, mais elle n'est pas invi­tée. Pourquoi ? C'est ignoble non ? Moi ça me révolte", s'est indigné Jean Rochefort. Il a bien évidemment envisagé d'adresser un courrier bien senti à l'ex-ministre. "J'ai pensé répondre à Dati : 'Je t'*******, ****** ! [le magazine a censuré les noms d'oiseaux, ndlr]. "Chiche ?", demande Le Point. Toujours aussi blagueur, l'acteur lance : "Vous avez raison, ça risque de lui faire plai­sir. Faut être précau­tion­neux. Si j'écris ça, je suis sûr qu'elle va me tomber dans les bras".

                                                                                                     

                                                                                                 Coup de Coeur : Laurent "Job"

    Mon Ami,

    Laurent a retrouvé un travail et sa dignité  avec, dans son

     domaine,  un CDI et  un poste  qualifié   à responsabilité. 

    Ceci après plus d'une année de "Galère".

     

    Alors Bravo mon  Vieux, j'espère rejoindre le "Club" des

    Utiles moi aussi très vite et très prochainement. 

     

     

    Et puis un Cadeau. Un clip, une chanson, un gars, un mec, un homme, 

    un chanteur qui à de la vie au coeur ou du coeur à la Vie. Ovation ! 

     

    Quand d'autres construisent des murs 

    Construisons des Passerelles 

     

    "C'est çà la France" 

    Marc Lavoine 

     


     

    Belle Journée, Bon Dimanche,

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s)

    Aussi !

      

  • De France, de Belgique et d'ailleurs

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    Pas si doux que çà dans le Doubs. Le FN arrive en tête devant le P.S. 

    (Moskovici sortant, nommé à l'Europe) et le candidat UMP exit dès le 

    premier tour de ces législatives partielles. 

     

    Test à plusieurs étages :

    - La nouvelle formule avec Nicolas Sarkozy à la Présidence de l'UMP 

    est un flop 

    - Alors que la passion de l'après "Attentats"  est retombée, la  France

    semble retomber elle même dans ses tentations dirigistes, démagogiques

    et  sans avenir démocratique en faisant plus que flirter avec le FN. 

    - Test aussi, l'UMP  battue, vont ils donner des consignes de votes pour 

    barrer la route au F.N. va t - ont vers un Front  Républicain ?

     

    Ce dernier point va nous renseigner plus que d'autres, quant à  la mentalité

    profonde de la nouvelle Direction de l'UMP et de sa ligne Politique. Cette 

    question sera d'ailleurs le "DEBAT" du Bureau Politique du Parti de mardi, 

    donc demain, à Paris.  

     

    Le débat a été lancé sur Tweeter : çà nous donne un avant goût du menu de

    ce mardi ... 

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    Belgique, le PS demeure le premier parti en Wallonie mais il perd des points

    de manière significative, il devient le second parti à Bruxelles, le MR surf sur 

    la vague des événements des dernières semaines.

     

    Merci à Rudi Vervoort et à sa "faute qui fait du mal" (lire Béatrice Delvaux in 

    Le Soir du 2 février 2015). 

     

    En Grèce ... Yanis Varoufakis fait des propositions depuis Paris... 

    propositions aux créanciers de la Grèce et donc de l'U.E. Le parti de M.

    Alexis Tsipras refuse néanmoins de rencontrer la TROÏKA. Syriza veut

    de l'air et du temps, (Comme le disait Mitterand "Donnons le temps au

    temps ..."). Les contacts vont bon train. Dimanche en France, mercredi

    rencontre prévue entre François Hollande et le Chef du parti Grec. En 

    plus de rencontres avec Londres, le Secrétaire d'Etat américain, M.

    Jean - Claude Juncker  (mercredi). 

     

    Et le Ministre des Finances de comparer la Grèce d'avant à "Un toxicomane

    qui attend avec impatience la dose suivent" parlant ainsi des tranches de

    prêts allongés par les bailleurs. "Nous devons décrocher" dit il encore. 

     

     

    Belle et Bonne journée, Belles et Bonnes Lectures, Aussi ! 

     

  • Ont ils fait le bon choix ?

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    Une question qui revient de plus en plus, que le conflit s'enlise en

    Côte D'Ivoire.

     

    Le  4 janvier 2011, dans ces colonnes  ont  se  posaient déjà des

    questions . Colette Braeckman, le 8 avril, titre....   "Le souvenir du

    Rwanda rode sur Abidjan" http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/ 

     

    Quant à Patrick N'Gouan, il dit dans une lettre ouverte parue reprise

    dans  le  Figaro. http://www.lebanco.net/banconet/bco4933.htm  et

    intitulée "Alassane Ouattara ne devra pas oublier que c'est le peuple

    qui l'a porté au pouvoir.

     

    Les humanitaires appellent au secours, à la fin des combats, à la

    mise en  place d'un couloir humanitaire, même momentané. Des

    appels au secours viennent de partout pour que cesse cette guerre.

     

    Un autre témoignage, poignant, celui du député Français Monsiieur

    Dominique  Paillé, député du Centre Droit, proche de M. Borloo......

    http://spip.mai68.org/spip.php?article2642M.

    Monsieur Paillé relate les sévices subit par le fils d'un de ses amis

    proche.

     

    Sans parler des voix qui se font entendre au sein de l'hémicycle

    du Parlement Européen.

     

    Les guerres pour la Paix .. est ce que çà existe ? La Communauté

    Internationale à fait un choix. Etait ce le bon ?

     

    laurent-gbagbo1.jpg              AFP_110408_00j21_alassane_ouattara_8.jpg                                   

     

    Bonne journée et bonne lecture !


  • La vérité rien que la vérité ! De la sérénité aussi !

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    Rare,  mais  l'exception  confirme  la règle,  la publication

    en  entier  d'un  article à propos de la Région des Grands

    Lacs  Africains.  Cet article de Colette Braeckman auquel

    ce  blog et l'auteur souscrivent. Les mêmes questions, les

    même  inquiétudes.  Pourquoi maintenant ?  La fuite,  ses

    origines ne  devraient pas trop étonner ceux et celles  qui

    suivent assiduments la situation de cette région.Qui mieux

    que Colette Braeckman pour faire une synthèse, avoir une

    lecture de terrain ? Nous avons eu la chance de nous croisé

    sur certains. Ici, la tension monte. C'est regrettable. Rien ne

    sert aux uns et aux autres de surenchérir.

     

    Cette actualité,  est à suivre  de  près. Ce  qui  est ou sera

     publié et avalisé par l'ONU ne sera pas ce rapport tel quel.

    Quoi qu'il en soit, il  ne  doit pas laisser une  porte ouverte

     supplémentaire aux négationniste du Génocide de 1994.

     

    A tout prendre il sera peut être une monnaie d'échange qu'

    utilisera la France qui est de nouveau devant le dilemme de

    faire ou ne pas faire de commission sur le Rwanda et les

    événements de 1994.

     

     

    Bonne lecture et Bonne journée !

     

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    Colette Braeckman : Crédit Photo Le Soir


     

    La  vérité due  aux  morts  et  les  intérêts  des   vivants


    Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises victimes. Si l’on  veut

    que   la région des Grands  Lacs connaisse  un jour une  paix

    durable,  il faudrait que la lumière soit faite sur tous les crimes

    qui y ont été perpétrés, par les uns et par les autres,   que tous

    les morts, quel que soit leur groupe ethnique ou leur nationalité,

    puissent être pleurés sans contrainte et reposer en paix.   Mais

    il n’y a pas non plus de bonne et de mauvaise vérité et si l’ONU

    entend prendre la tête de l’exercice, elle doit aussi rappeler ses

    propres responsabilités :   l’abandon du   Rwanda, la protection

    humanitaire accordée à   des génocidaires en armes confondus

    avec les réfugiés,  l’incapacité de régler le  problème sécuritaire

    que leur présence représentait tant pour le Rwanda que pour les

    populations congolaises. Et, de nos jours encore, il faut déplorer

      l’incurie  des Casques bleus qui,   à Luvungi, n’ont pas  réussi, et

    peut-être pas tenté, de protéger 200 femmes congolaises violées

    systématiquement par des rebelles dont  la présence,   il importe

    de s’en souvenir, découle directement des évènements  de 1994

    et de la guerre de 1996-1998…


    Cela étant, à condition qu’elle aborde les causes autant que les

     conséquences, l’investigation menée au Congo est légitime, car

    elle  rend justice à ces millions de  Congolais qui ont été, à des

     titres  divers, victimes d’une guerre qui n’était pas la leur.  Mais

    elle est aussi explosive, car la publication du rapport risque de

     bousculer plusieurs gouvernements de la région : des éléments

    des forces armées rwandaises sont directement visés, mais des

     Burundais, des Ougandais, ainsi que des officiers congolais, hier

      membres des groupes rebelles, pourraient également être mis

    en cause.


    Pour être complet, le rapport devrait aussi mentionner les appuis

     internationaux dont bénéficièrent à l’époque les forces de l’AFDL

    ainsi que leurs adversaires. En effet, au moment des massacres

    de Tingi Tingi, des mercenaires serbes se trouvaient à Kisangani,

    recrutés  par  les Français et ils s’apprêtaient à faire leur jonction

    avec  les  combattants hutus qui   se servaient des  réfugiés civils

    comme de boucliers humains.


    En  outre,  les attaques  sur les  camps et la traque  des réfugiés à

    travers le Congo furent rendues possibles par des photos aériennes

     fournies par les Américains, tandis que les Canadiens faisaient tout

    pour décourager, au début de la guerre,  une intervention plus vaste

    de l’ONU.


    Autrement dit, il serait totalement injuste de charger uniquement

    les  gouvernements africains de la région, comme si  les Nations

    Unies et surtout les grandes puissances membres du Conseil de

    sécurité   n’avaient   pas été   activement  impliquées   dans   ces

    événements,   évènements   dont les peuples   de   la région des

    Grands Lacs allaient payer le prix durant des décennies.


    Après  quinze  années de  silence  obligé et   de  triomphe de la

    raison d’Etat, ce rapport, dont la fuite, inévitable mais   peut-être

    pas   fortuite,  apparaît  comme un pavé dans la mare, alors que

    les  gouvernements de la région commençaient enfin à se parler,

    à collaborer, à s’engager dans la reconstruction. Les intérêts des

    vivants, qui   aspirent à  la paix,   au développement,   pourraient

     entrer en collision avec la vérité due aux morts…


  • Les Nokos, la RDC et les autres

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    Chose rare ici, de ne pas commencer  par  la R D C

    Kinshasa. Ses faits de Sociétés les gens, la vie des

    Sociétés  et des affaires.

     

    C'est que chez les 'Nokos" à 6 000 km d'ici il s'en

     passent des choses.

     

    Les Flamands, par la voix de l'Open VLD, Parti

     Libéral Flamand et de son Président le 'fils de'

    Herman De Croo a choisi de faire sauter la mine

    BHV Et avec elle le  Gouvernement.  La Mine Tri-

    Céphales, BHV. Lisez Bruxelles Hall Vilvorde.

     

    Les Nokos du Sud, appelés Wallons ou

    Francophones sont donc devant le fait

    accompli. Celui d'un  Parti qui dicte la

    vie ou la mort d'une Coalition.

     

    Pourquoi est-ce qu'un dossier qui remonte

    à 1963 explose aujoud'hui ?

     

    En 1962, les Flamands demandent à ce q'une

    'Frontière' linguistique soit définie pour éviter

    tout expansionnisme Francophone. C'est de

    la que naissent les communes à "facilités" pas

    si facile que çà. Bruxelles avec 85% de son

    électorat francophone bénéficie d'un statut dit

    spécial. Les personnes peuvent voter dans la

    langue qui est la leur et pour des listes du

    Nord ou du Sud. Flamandes ou Francophones.

    Hall et Vilvorde font partie du "PAQUET".

     

    150 000 personnes qui parlent le français ont

    donc accès à des listes Francophones si on

    oublie pas les 6 communes à facilités. Ouf !

    Pour faire simple. 

     

    Les Nokos du Nord (Flamands) de plus en plus

    nationalistes et peut être revanchards veulent

    leur AUTONOMIE qui pourrait être à ce compte

    la scission pure et simple de la Belgique. Bye Bye

    Belgium.

     

    En sommes nous la ?

     

    Probablement pas en ce mois d'avril de 2010.

    Même si le démineur M. Dehaene, choisit par

    le Roi a échoué dans sa mission. Il n'est pas

    illusoire de penser à un nouvel accord au moins

    sur des principes de négociations irréversibles.

    C'est la condition posée par les Nokos du Nord

    aux Nokos du Sud.

     

    Toujours est - il que de plus en plus, il est difficile

    de vivre sur le sol Flamand pour un Francophone.

    Les Nokos "extrémistes' flamands confondant le 

    Droit du Sol et Droit au Sol.

     

    Comme le disait justement Paul Hermant dans sa

    Chronique du mardi 27 avril 2010. ....'Car le droit

    du Sol ce n'est pas un droit qui ferme l' accès mais

    qui l'ouvre... Le droit du Sol est qui est chez moi

    est de chez moi et pas le contraire. Le contraire ...

    c'est le droit du sang où il faut être de souche

    pour être de quelque part....'

     

    Les Nokos sont en crise d'identité. Elle prend

    le pas sur la crise financière, industrielle et Sociale

    que connaît le pays. Comme on dit, "le cœur

    à ses raisons que la raison ne connait point".

     

    Calcul électoral d'un fils en mal de reconnaissance ?

    Coup de force quitte à couler le bateau ?


    Est-ce la "compromis" à la belge ou le conscensus

    comme vous voulez qui est en péril ?


    Pour la première fois le dialogue est rompu.

    Il s'agit bien de la Démocratie  Belge qui est 

    menacée.

    Un Parti décide sans dialogué. Il s'impose. Sans

    vigilance extrême, la crise est peut  être bien plus

    profonde. 

    A suivre ...


    bhv

     

    En ce même temps, à Kinshasa, une pétition circule

    pour que la Belgique accepte d'accueillir Jean- Pierre

    Bemba sur son sol. Droit d’asile. Ceci en cas de décision

    de  la C.P.I. de La Haye, d'une libération conditionnelle.

     

    Pour rappel, le Chairman du MLC, est retenu à la CPI

    depuis le 24 mai 2008. Arrêté à Bruxelles et ensuite

    remis aux autorités de la Cour Pénale Internationale,

    M. Jean - Pierre Bemba doit répondre de plusieurs

    chefs d'accusations.

     

    C'est le député, l' Honorable Kanku et sa plate forme

    "Union pour la Nation" qui sont à l'origine de cet appel

    signé par 120 députés. Resté fidèle à celui dont il

    a été le bras droit lors de la Vice-présidence de M.

    Bemba.  Le député Clément Kanku espère de la

    Belgique, même mise à mal, comme on la vu. Un

    Geste. Une ouverture.

     

    Il spécule  peut être aussi de s'appuyer sur le Jubilé du

    Cinquantenaire et des bonnes relations qu'entretien la

    Belgique avec la RDC depuis la fin de l'année dernière

    Affaire à suivre dans les prochains jours…

     

    Autre annonce celle de la rouverture prochaine des ondes

    de R.F.I. Radio France Internationale, sur Kinshasa et sur

    l'ensemble du territoire congolais. RFI de retour sur les

    ondes dans les familles, après neuf mois d'extinctions

    des voix.

     

    Pendant ce temps, hier, les taxis - bus ont fait la grève.

    Ils ont fortement perturbé la bonne marche des usines et

    entreprises de Kinshasa.

     

    Ils revendiquent moins de pression de la part de la Police,

    moins de tracasseries.

     

    S'il doit y avoir négociation, il est a espérer que ceux

    de la rue seront aussi défendus par l'Etat. S'il est vrai

    que les tracasseries policières se sont multipliées à

    leur endroit, il n'en est pas moins vrai, q'un appel à

    plus de bon sens est de mise. Les Rois de la route

    ne se privent de rien. Ce qui compte. Faire du chiffre !

    Au  mépris  total du respect du  code de  la route, du

    respect à la propriété privée ou publique, et même du

    respect de la vie d'autrui.

     

    Il y a matière à négocier. Moins de tracasseries

    pour plus de sécurité sur les routes kinoises.

     

    La France, elle, se voile de ses difficultés en votant

    une loi contre le port de la Burka. On ne s’en plaint

    pas. Mais tout de même çà concerne moins de 3000

    personnes en France. Si c’est de l’égalité des femmes

    dont il s’agit et du respect des droits de l’homme. Il y 

    avait mieux à faire.

     

    Inégalité des salaires, inégalité des chances, la place

    des femmes à des postes à responsabilité. Ils ont fait

    un choix. Pas le plus difficile. C’est sûre. Les optimistes

    diront que c’est une avancée. Les pessimistes eux s’

    inquiètent des retombées exacerbées par des fanatiques

    à qui on a donné une visibilité totale.

    C’est un groupe de gens d’une religion donnée qui se

    voit montré du doigt jour après jour. Les amalgames

    ont déjà commencé et çà ne dit rien de bon pour l’avenir.

     

    L’interdiction de la Burka aura donné droit de cité aux

    extrémistes sans faire avancer le droit des femmes au

    pays de Voltaire ou chère à  Montaigne.


    Comme si çà ne suffisait pas pour le plat pays, cher

    au Grand Jacques. TF1 a arrangé les choses à sa

    manière. Il faut croire que la chaîne privée est plus

    habile à vendre des salades, "puisqu'elles le valent

    bien ! " que faire de l'info, puisqu'ils n'ont pas hésité

    à mettre le Royaume sans dessus - dessous. Voir

    l'image.

     

    faussecarte



    Et encore, on n'a pas parlé de la faillite de la Grèce et

    des tergiversations européennes, de la rentrée en force

    du F.M.I. longtemps vilipendé et maintenant devenu  le

    sauveur suprême. çà Nicolas Sarkozy ne le savait pas

    lorsqu'il a envoyé loin de Paris DSK, Dominique Strauss

    Kahn. Et puis, le Portugal aussi  dans la tourmente.

     

    A qui le tour ?


    On le voit, les « Nokos », la R.D.C. et les autres, nous

    Sommes englobé dans un monde grand comme  un  

    village qui à une fâcheuse tendance à manquer d’une

    place commune.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

  • Nicolas Sarkozy à Kinshasa...

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    Evénement. Le Président français en R.D.C. la

    presse en parle, l'opposition en fait ses choux

    gras, se demandant "à quoi sert la visite de M.

    Sarkozy" ? Sur un ton, à peine voilé de qu'il reste

    chez lui.


    Au centre des préocupations de l'opposition, et

    surtout du camp de l'U.D.P.S., c'est le discours

    du Président français à propos des territoires de

    l'Est, du manque de place au Rwanda et que la

    région des Kivus, elle, ne manque pas de place.

    Ce qui revient à dire, de partagez les terres, et

    de travailler pour un espace de libre circulation

    des personnes avec le renforcement entre autres,

    de la CEPGL, "Communauté Economique des Pays

    des Grands Lacs" et des infrastructures.


    Ceci a été perçu comme une remise en cause des

    accords de Berlin sur le partage des régions et des

    frontières mises en place.


    Qu'en est il, que M. Sarkozy, pourra bénéficier de

    la nouvelle portion rénovée du Bd du 30 Juin, et

    de son nouveaux revêtement. Ah, quel plaisir,

    de se dire que bientôt, de la Gombe (La Gare)

    à Kintambo Magasin nous roulerons sans nous

    demander si le véhicule dans lequel on se trouve

    ne va pas en même temps, perdre, ses roues,

    sa carrosserie et le moteur avec. Nous pourrons

    dire très bientôt,, qu' à une époque, "c'était au

    temps ou le Boulevard secouait comme les rails

    du chemin de fer, c'était au temps ou les autos

    cahotaient entre nids de poules, les fosses et les

    bosses, c'était au temps oû Kinshasa perdait

    de sa qualification de "Belle."


    Mais Nicolas Sarkozy à Kinshasa, c'est aussi

    en ce mois de mars 2009, le temps de la

    discorde entre le Président Joseph Kabila, Pt.

    de la République et Vital Kamerhe, Pt. de la

    Chambre des Députés. Discorde de façade

    ou rupture ? Bien malin celui qui peut voir

    clair dans cette affaire. Qu'en est il, que Mr. N.

    Sarkozi se voit annulé son intervention qui était

    prévue devant les députés, au Palais du Peuple.

    Semaine chaude sous les tropiques, donc !

     

    Le Pt. Français à Kinshasa, c'est peut être

    et surtout une nouvelle dynamique qui se met

    en place entre la R.D.C., la France et l'Europe,

    au niveau économique ? Peut être des nouvelles

    intérressantes ? Investissements ?  Enjeux dans

    les stratégies des  européens face aux Contrats

    entre la Chine et la R.D.C.?  Un positionnement

    de la France en partenaire triangulaire avec un

    apport historique et de compétences dans cet

    accord Sino-Congolais ?

     

    Nicolas Sarkozy à Kinshasa, c'est le verbe au 

    Congo. Espérons le verbe assez aiguisé pour

    lever les équivoques du mois de janvier 2009.


  • Le Président Nicolas Sarkozy et la R.D. Congo

    Pin it!

    Ce post est copié directement du site Congo Planète

    qui reprend in extenso l’interview du Président français,

    en l’occurrence, Monsieur Nicolas Sarkozy. Il répond aux

    questions des journalistes de cinq journaux, « Le Potentiel,

    La Phare, L’observateur et la Tempête des Tropiques…

     

     

    Grâce aux bons offices de l’Ambassade de France

    à Kinshasa, le président français Nicolas Sarkozy a

    accordé une interview exclusive. Au centre, le

    discours que le chef de l’Etat français avait

    prononcé, le 16 janvier 2008 à l’Elysée, devant

    le Corps diplomatique à l’occasion d’une cérémonie

    d’échange de vœux. Réponses du président Nicolas

    Sarkozy aux questions qui lui ont été posées

    par les cinq journalistes congolais

            

               L’interview….

    M. Le Président, certains passages du discours

    que vous avez prononcé le 16 janvier, à l’occasion

    des vœux au Corps diplomatique, ont soulevé

    une vive polémique à Kinshasa. L’élite et la

    population congolaises souhaitent connaître le

    sens que vous donnez aux trois expressions

    suivantes : «  Cela met en cause la place, la

    question de l’avenir du Rwanda avec lequel la

    France a repris son dialogue, pays à la

    démographie dynamique et à la superficie

    petite. Cela pose la question de la République

    démocratique du Congo, pays à la superficie

    immense et à l’organisation étrange des richesses

    frontalières » ; « Il faudra bien qu’à un moment

    ou à un autre, il y ait un dialogue

    qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel

    mais un dialogue structurel » ; « Comment, dans

    cette région du monde, on partage l’espace, on

    partage les richesses ».

     

    Réponse

    La France a toujours été, et elle restera toujours un

    allié fidèle de la RDC. Elle l’a été au long des années

    de la transition ; elle l’a été chaque fois que l’unité du

    Congo a été menacée. Elle cherche à aider le Congo à

    sortir de l’instabilité, à retrouver la paix et la stabilité.

    Je constate une chose : aujourd’hui, en dépit de tous

    les efforts accomplis, la paix ne s’est pas encore

    imposée au Congo et dans la région. Et les victimes,

    ce sont toujours les civils innocents des provinces

    orientales du Congo. Ces souffrances doivent cesser.

    Tous les Congolais ont droit à la paix et à la stabilité.

    La RDC a besoin de se développer – à l’Est comme dans

    toutes les provinces du pays –, de faire fructifier les

    richesses qui lui appartiennent, de prendre son

    avenir en main plutôt que de subir des guerres

    injustes et injustifiables. Le temps est venu de tourner

    la page de ces quinze dernières années. Alors

    je m’interroge : faut-il faire plus ? Faut-il faire mieux ?

    Faut-il faire autrement ?

    Les polémiques n’ont pas lieu d’être et les procès

    qui nous sont faits sont sans fondement. Je

    voudrais souligner quelques idées simples. Il y

    a des principes sacrés : la souveraineté de la RDC,

    le respect de son intégrité territoriale,

    l’intangibilité de ses frontières. La France s’est toujours

    battue pour ces principes. Ce n’est pas avec

    moi que cela changera. Il y aussi une évidence :

    la RDC, c’est le cœur-même de l’Afrique, autour

    duquel le continent s’articule. Ses richesses

    potentielles sont immenses et pourtant, les

    Congolais n’en profitent pas, ou pas assez. Je suis

    désolé de vous le dire, mais quelque chose

    ne tourne pas rond !

    Ma conviction, c’est que le retour de la paix

    doit s’accompagner d’un dialogue de fond. Regardez

    ce que nous avons fait en Europe : nous avons

    surmonté nos déchirures et nos divisions, surmonté

    les blessures si profondes de trois guerres entre

    la France et l’Allemagne en particulier, pour

    construire, à partir de projets concrets et dans le

    strict respect des Nations qui la composent, une

    Europe de paix et de prospérité. Bien sûr cela

    nous a pris du temps. Mais cela nous a permis

    la reconstruction ; cela nous a apporté une prospérité

    sans égal et l’essor de nos économies ; cela nous

    a apporté aussi la stabilité et la paix. Alors, au

    nom de quoi les pays autour des Grands

    Lacs seraient-ils condamnés à la répétition

    des guerres et au malheur ? Ne peuvent-ils

    surmonter cette fatalité que, pour ma part, je

    refuse ? Je veux croire en l’avenir.

    L’intérêt des Congolais et des pays de la région,

    c’est de susciter des projets qui fédèrent plutôt

    que subir des appétits qui divisent, de couper à

    leur racine les causes de la rivalité, de la désunion

    et du malheur. Des institutions existent déjà,

    comme la Communauté Economique des Pays

    des Grands Lacs. Alors il faudrait la revivifier, et

    peut-être même aller plus loin.

    C’est dans cet esprit que je voudrais lancer

    quelques idées : les pays de la région, de

    l’Angola au Burundi, et pourquoi pas à la Tanzanie

    aussi, pourraient travailler ensemble, comme

    nous l’avons fait en Europe, pour structurer

    leurs marchés, organiser des filières agricoles,

    commerciales et industrielles, introduire davantage

    de transparence et de règles, développer les

    ressources énergétiques y compris par des

    micro-projets, assurer la sécurité alimentaire

    et sanitaire, faciliter l’accès à l’eau potable,

    protéger le patrimoine naturel, bâtir des

    infrastructures régionales pour créer de nouvelles

    opportunités et multiplier les débouchés.

    Il y a tant de richesses à créer ou à mettre en valeur.

    Cela suppose de la confiance et ce dialogue

    structuré auquel j’ai fait référence. Cela suppose

    aussi la coopération, qui interdit la prédation ou

    l’exploitation. Et je souhaite insister sur ce point

    Le président Kabila a dit que les décisions doivent

    être prises à Kinshasa, et nulle part ailleurs. Il a

    raison ! C’est aux Congolais eux-mêmes de

    trouver des solutions. C’est vrai aussi à l’échelle

    de toute la région : c’est aux Etats et aux

    populations de discuter, et disons-le, de coopérer

    pour régler les problèmes et retrouver de la

    confiance. La confiance, c’est fondamental. La paix

    ne peut jamais être imposée de l’extérieur.


    Question

    Les Congolais ont l’impression que vous

    cherchez à vous rapprocher du Rwanda, sur

    le dos de la RDC, tout en prenant des

    distances avec vos prédécesseurs qui ont

    décidé l’opération Turquoise en 1994.

    Qu’y répondez-vous ?

             

    Réponse

    Dois-je vous rappeler que vous êtes le premier

    pays francophone du monde ? La France sera

    toujours aux côtés des Congolais. La RDC

    tient une place toute particulière dans le cœur

    des Français. Mais je ne peux pas encourager

    la RDC à dialoguer avec ses voisins sans que

    la France le fasse aussi ! Vous avez tout de

    même noté que je me suis d’abord rapproché

    du président Dos Santos et que j’ai noué un

    partenariat stratégique avec l’Angola sur les

    questions africaines. Et comment pourrais-je

    aider les Congolais si je m’abstiens de

    parler au président du Rwanda ? Ces polémiques

    n’ont aucun sens. La France restera toujours

    fidèle en amitié. Et la France choisira toujours

    la voie du dialogue pour faire progresser

    la cause de la paix.


    Question

    Principale victime de l’opération Turquoise,

    la RDC n’est-elle pas en droit d’espérer un

    dédommagement de Paris ?

     

    Réponse

    Il faut regarder la vérité en face. Il faut

    reconnaître que les événements innommables

    de 1994 ont eu de lourdes conséquences pour

    la RDC. La crise qui frappe l’Est du Congo

    depuis des années a des racines historiques.

    C’est évident. Mais il faut dire aussi que

    ni la France, ni la communauté internationale

    n’ont été les instigateurs de l’arrivée des réfugiés

    hutus rwandais sur le sol congolais. Ces réfugiés

    ont fui leur pays et traversé la frontière de leur

    propre initiative. La France a pris le risque

    d’intervenir quand personne ne bougeait.

    L’opération Turquoise, je le rappelle, a été

    conduite sous mandat des Nations-unies.

    La France dans cette affaire n’a pas agi seule.

    Elle a agi au nom de la communauté

    internationale tout entière. Elle a sauvé des

    vies humaines en 1994, comme elle l’a fait à

    Bunia plus tard avec l’Opération Artémis dont

    tant de Congolais se souviennent. La France

    n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait.

    Mais, s’il vous plaît, tournons-nous vers l’avenir.

     

    Question

    Votre discours semble signifier que la France

    a abandonné les intérêts de la Francophonie

    au profit des intérêts du monde

    anglo-saxon. L’opinion congolaise

    attendait en effet une position française

    favorable à la RDC et se demande

    désormais si la France participe au

    démembrement de la RDC. Quel jeu

    joue exactement la France dans

    les Grands Lacs ?

     

    Réponse

    Mais pourquoi me parlez-vous de démembrement ?

    Qui a dit cela ? Ai-je jamais dit une telle chose,

    si contraire aux positions constantes de la

    France ? Je l’ai dit, et je le répète : la

    souveraineté de la RDC et l’intangibilité de ses

    frontières sont des principes sacrés. Si un pays

    continuera de se battre pour garantir leur plein

    respect, ce sera bien la France.

    Je veux que la RDC retrouve en Afrique toute

    la place qui lui revient. Cela veut dire un Congo

    fort, uni, debout et prospère dans une région

    stable et apaisée. Un Congo qui se développe

    du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ne nous

    voilons pas la face : cela demandera d’autant

    plus d’efforts et de détermination que la RDC

    est frappée par la crise économique, comme

    le reste du monde. Il n’y a qu’une solution

    possible : il faut se retrousser les manches,

    il faut investir dans l’avenir. Et, excusez-moi

    de le dire mais c’est une évidence, le Congo a

    tout à gagner, aussi, à tisser des liens fructueux

    avec ses voisins, de l’Atlantique à l’océan

    Indien. C’est valable partout ailleurs, alors pourquoi

    pas au cœur de l’Afrique !


    Question

    Lors du sommet de La Baule, le président

    François Mitterrand avait posé entre autres

    préalable à l’aide française au

    développement des pays africains, la

    démocratie, la bonne gouvernance et le

    respect des Droits de l’Homme. A vos yeux,

    la RDC satisfait-elle à cette conditionnalité ?

     

    Réponse

    La RDC est une jeune démocratie. Peu de

    processus électoraux en Afrique, ou

    ailleurs, sont aussi exemplaires que l’a été

    celui de 2006. Il a coûté 450 millions de

    dollars à la communauté internationale.

    Bien sûr, il y a encore de nombreux défis à

    relever : lutter contre la corruption, structurer

    l’armée, la police, la justice, décentraliser

    une partie des moyens. Beaucoup de

    chemin reste à parcourir. C’est justement

    parce que la France souhaite vous accompagner

    que je viendrai vous rendre visite très

    prochainement.


    Question

    L’un de vos prédécesseurs avait déclaré

    que pour l’Afrique la démocratie est

    un luxe. A ce jour, partagez-vous

    cette opinion ?

     

    Réponse

    De nombreux dirigeants africains avaient dit la

    même chose avant lui mais ce n’est pas le débat.

    Ma réponse est non ; la démocratie n’est pas

    un luxe, c’est au contraire une nécessité. Je ne

    suis pas de ceux qui opposent, un peu

    naïvement, démocratie et développement. Cela

    n’a aucun sens. Je ne crois pas non plus

    à une quelconque exception africaine. Je

    suis également choqué que certains

    responsables politiques africains puissent

    présenter l’exigence démocratique

    comme une simple conditionnalité imposée

    par des partenaires étrangers. Les Africains

    , comme tous les autres peuples, veulent élire

    leurs représentants. L’aspiration à la démocratie

    et au respect des droits de l’homme a été au

    cœur des luttes pour l’indépendance.

    La démocratie est aussi une des conditions

    de l’amélioration de la gouvernance. Elle reste

    la meilleure garante de l’existence de

    contre-pouvoirs et de la capacité des

    administrés à demander aux gouvernants

    des comptes de leur gestion.

    Je ne dis pas pour autant que l’instauration

    de la démocratie est facile, ni qu’elle suffit

    à régler tous les problèmes.


    Question

    La RD Congo est à ce jour le premier

    pays francophone au monde. Pour

    quelles raisons la France paraît-elle la

    négliger, notamment en ce qui

    concerne les facilités nécessaires à

    son épanouissement culturel ainsi que

    dans le domaine de la recherche ?

     

    Réponse

    La Francophonie, parlons-en. Elle nous appartient

    à tous et n’est pas la propriété de la France.

    Savez-vous qu’il y a quelques semaines,

    le Congo a dépassé la France comme premier

    pays francophone du monde ? Et dans

    quelques années, vous serez loin devant !

    Nos relations doivent être à la hauteur de

    ce que nous partageons.

    La France ne néglige pas la RDC en ce domaine.

    Nous partageons la même conviction : la culture

    est l’école de la libre expression, de la libre

    pensée, c’est un pilier de la démocratie. Votre

    pays est connu pour sa créativité culturelle

    et son dynamisme artistique. A Kinshasa,

    comme à Lubumbashi, les centres culturels

    français sont des lieux d’expression privilégiés

    des milieux culturels congolais.

    Au début de cette année, nous avons lancé

    un nouveau programme Francophonie en

    RDC. Il permettra de relancer l’enseignement

    du français à Kinshasa, à Lubumbashi,

    à Kisangani. Je vous annonce que nous

    allons aussi appuyer le développement

    du réseau des Alliances françaises tout

    particulièrement celles de Béni, Bunia,

    Goma, Bukavu, Uvira. C’est un vrai choix

    stratégique. L’éducation est la clé de l’avenir.

    Il y a d’autres projets, mais j’aurai l’occasion

    d’en parler lors de ma visite.


    Question

    Quel pourrait-être l’apport de la France

    dans le redressement économique de la

    RDC en cette période de crise financière ?

     

    Réponse

    Il n’y aura pas de redressement sans paix

    durable. A ce titre, la France veut continuer à

    accompagner la RDC sur le chemin de la paix.

    Ensuite, il faut un véritable plan de reconstruction

    concerté du pays. Pour cela, il faut de grands

    moyens. La France ne peut pas jouer ce rôle

    toute seule. Alors je réfléchis à la manière de

    consulter nos grands partenaires pour que

    nous puissions tous ensemble aider la RDC

    à se reconstruire. Et puis il faudra attirer

    davantage d’investissements privés. C’est

    pour moi un enjeu central. La France veut

    là aussi jouer tout son rôle. J’aborderai

    ces sujets lors de ma visite.


    Question

    Dans le cadre de son aide à la RDC, que

    choisirait la France entre les priorités

    suivantes : créer des emplois pour

    venir en aide aux populations démunies,

    doter le pays d’une armée dissuasive,

    lutter contre la destruction très avancée

    de l’environnement ?

     

    Réponse

    Aucune : il faut aider la RDC dans tous ces

    domaines, et d’autres encore ! La question

    n’est pas de choisir une priorité au détriment

    d’une autre ; la question, c’est d’être le plus

    efficace possible. Je ne ménagerai aucun

    effort pour convaincre tous les partenaires

    internationaux de s’engager avec moi aux

    côtés des Congolais. Mais au final, le destin

    du Congo est dans les mains des Congolais.

    L’avenir leur appartient. Et je sais qu’ils

    peuvent faire de grandes choses.

     Nicolas_Sarkozy

    Le Chef de l'Etat français...