fufu

  • La Musique Pour Mémoire : Manuscrit complet

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    Alors que le soleil se couche sur le Fleuve au dessus du  Pool. Qu’il n’est ni tard, ni tôt. Alors que les paons chantent leur symphonie avant et en s’envolant  dans les arbres qui les abritent, mais aussi,  l’art des artistes, sculpteurs, peintres, potiers, céramistes qui viennent ici, dans ce havre de Paix au milieu de la ville, se ressourcer, méditer, élever leur esprit à l’œuvre qu’ils veulent modeler, peindre, tailler.

     

    Alors que les restaurants de la ville se remplissent de vie. Les fourneaux pré chauffés à blanc, les plats préparés pour la cuisson attendent le coup de feu.

     

    Dans quelques minutes, le ballet des gens de salles commencera. Les vas et viens entre les tables et les cuisines  reprendra comme à l’habitude. Ici, ou ailleurs, dans cette ville, ou dans une autre, il en est de même. Au centre de l’Afrique, au bords des rives du fleuve Congo. En bord de Meuse ou à l’embouchure de l’Escaut. Entre les gratte-ciels de San – Francisco, ou à la sortie d’une usine ou du Conservatoire  de Saint – Petersburg, dans un quartier populaire de Paris ou dans une des rues de l’île Saint-Louis. Partout, même sur un sampan flottant sur  les eaux du Yang Sée Qiang. A la lumière couchante, les tables se font l’endroit de rencontre. L’endroit du repos et des rites. Rituel humain. Rites sociaux.

     

     

    ....... voir la suite dans le PDF associé 

     

    Laissez des commentaires svp.... 

    Si vous aimez, n'aimez pas,

    ce que vous pensez,

    sans pudeur, sans retenue, ... 

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  • Kingston Town : UB 40

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo(s) : @DanyMasson / Kingston Town (Ailleurs) 

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  • Khadja Nin : Sambolera.

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Dessin : @Barly Baruti / Le Pasteur 

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  • Kin re-devient la "Belle"

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    C'est indéniable les rues de Kinshasa, l'environnement dans la 

    ville change. Depuis 2006, la ville n'a cessé de changer  dans 

    son environnement. Dès N'Djili, on s'aperçoit  que  bien des 

    choses changent et plus vite que l'on n'aurait pu l'espérer. 

     

    Des voies rapides. Des voiries améliorées dans les centres 

    d'Affaires et dans les 24 ( Vingt- Quatre ) communes que

    compte  la  Capitale de la  République  Démocratique  du

    Congo. 

     

    Ici, je prends le parti de partager une vidéo, certes, très 

    propagandiste, mais qui révèle cette réalité que l'on ne 

    peut nier. Le changement du cadre de vie. 

     

    Sans parler des avenues délaissées dans les cités des

    communes. Il n'en est pas moins vrai que les taxis et 

    les autres types de transports ne sont plus soumis à des

    conditions de roulages qui mettaient à mal en moins d'

    une année le véhicule le plus robuste. 

     

    Kin-La- Belle, décriée en Kin-La-Poubelle, est entrain

    de retrouver ses lustres d'entant. 

     


     

    Il reste à développer les affaires. A inciter l'arrivée des 

    investisseurs industriels, ou favoriser le retour au pays

    de congolais, qui ont les capacités et le Savoir - faire 

    pour investirent  dans leur pays d'origine. 

     

    Peut il y avoir un Développent Durable sans Industrie(s) ?

     

    Pourra t-ont entretenir les constructions sans une économie

    industrielle, qui s'appuie sur les piliers que son l'agriculture, 

    l'agro-alimentaire. le Développement en Amont et en aval

    de l'existant ? 

     

    Et sans l'Education, la Scolarité, comment rendre pérenne

    ce qui est entrain de se construire. 

     

    Belle et Bonne Journée 

    Belle(s) et Bonne(s) lecture(s)

    Aussi !

     

     

     

  • D.D.C. Un nouveau blog. Ailleurs.

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    DDC, RDC, Developpement, Fufu, Makala, DDC, Développement Durable au Congo vient de lancer un blog sur le portail Overblog.

    Le blog parlera d'économie verte, de production BIO, de développement rural, de la 

    mis en oeuvre de moyens pour aider les familles et les femmes.

     

    DDC s'inscrit dans la logique de la relance économique par la recherche de pistes de 

    réflexions qui visent à développer en amont des entreprises encore en place en R.D.C.

    des entités agricole qui pourraient alimenter l'industrie Agro - Alimentaire.

     

    Chose nouvelle et a signaler. DDC parle même de donner des plus values a des produits

    locaux pour .... Exporter.

     

    Pour soutenir DDC, lire le Blog, commenter, vivre ..... 

     

    http://ddc-congo.over-blog.com

    Belle vie à D.D.C.

     

    Belle et Bonne journée et Belles lectures

     

     

  • Iman, j'aurais voulu écrire comme Richard Bohringer...

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    Tu vois ma fille, ma princesse, ma chérie. Tu aimes tant que je t'appelle

    comme çà.  "Ma chérie". C'est fou comme j'aurais aimé écrire un livre. Un

    livre comme Richard Bohringer. Tu sais celui qu'on voit de temps en temps

    à la télé. Quand je te dis. Celui la, je l'aime vraiment.  Il parle, il écit, il sent

    les choses comme moi. Il vit.


    J'aurais aimé écrire le livre de nos routes parcourues ensemble. Toi encore

    si petite. Décrire la route, le bout de la route en lacets, l'odeur du  bitume

    sous le soleil. Et puis la piste. La piste à gauche avant Mbankana.Ibi et son

    puits.


    Mbombu Lumene c'est pas pour nous.

    Bombu Lumene, 

    C'est beau pourtant à droite, au bout

    Mbombu Lumene. Bateke.

     

    Ecrire ce que nous resentons quand  nous roulons, quand il fait sec, quand

    la voiture tressaute sur la route assèchée. La Drève qui de gauche à droite 

    est bordée  par les bois d'acacias, et d'eucaliptus. La drève nous fait sa haie

    d'honneur. Ta haie, d'honeur. Ma belle. 

     

    Ecrire, qu'au bout de la drève, longue de plusieurs km mais droite jusqu'à l'horizon.

    C'est la  savane. Ses herbes hautes. Et tes yeux écarquillés. Tes yeux. Ô mon Dieu

    Tes yeux.

     

    Ecrire, qu' ici la piste est simplement tracée. Pas comme ailleurs, bombée, jaune,

    sèche glissante après les pluies fortes des tropiques, avec des fossés profonds

    de chaque côtés. Non. Ici, on se croirait encore ailleurs, paysage presque vierge.

    Ici, on ne passera pas la nuit dans la  chaleur de la carlingue de notre Jeep, parce

    qu'elle a glissé dans le bas coté. Nous n'attendrons pas qu'on vienne nous aider.

    Des villageois, réveillés à 1 heured du mat, sortis des matelas à même le sol, et

    des guides, pour creuser entre tôle et terre  la  colline qui nous retient dans son

    flanc dans ses bras de boue.


    Et toi qui dort. Epuisée. Confiante.

    Tu es avec moi. Tes frères aussi.

     

    J'aurais aimé écrire pour que tu te souviennes. pour que rien de  nos

    instants ne disparrraisse dans l'oubi de la vie qui happe. Ah la vie. 

    Et la terrasse, notre Manguier au fond du jardin. Tchouppy.

     

    Ecrire, les grillons qui chantent et leurs sons qui  s'en vont, puis reviennent,

    rythmés par les vents. La chaleur du soir, le soleil du jour. Et nos regards qui

    se coisent. Tes yeux émerveillés, qui m'émerveillent. Je te regarde au milieu

    des Cossettes de Manioc. Adoptée par les paysans, nos amis, par les ouvrières,

    par les porteurs, les laveurs, ceux et celles qui font la farine des citadines.

    Et leurs pagnes colorés que tu aimes tant.

     

    J'aurais voulu écrire,

    comme Richard Bohringer.

    Je t'aime ma princesse.

     

     

    Iman, Ibi Village, Micro-Cossettes, Fufu, Manioc

    Cédit photo : DMAsson

     

    Belle et bonne journée, Bonnes lectures aussi !

  • La nuit, c'est beau sur le plateau

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    Pas un bruit,

    Le vent faible s'amuse avec les feuilles des arbres,

    Le soleil se couche tout au bout de la savane

    L'effort  des hommes, le pas traîné des femmes

    Des bâches ont été louées, les sacs protégés

    Le camion pourra repartir.


    Faudra faire attention la route qui s'offre en lacets

    Embuches. Ferraille dans les courbes, camions  défaits

    Bout de ficelles, selles de cheval, les machines tiennent

    Elles tiennent au bout de fils, de lambeaux de débrouilles

    Tôles froissées, odeurs d'huiles et d'essence. Cambouis.


    A lundi, un autre voyage, d'autres odeurs, d'autres vues

    d'autres lumières, d'autres couleurs, d'autres chaleurs,

    d'autres pagnes autour des femmes. Afrique.

     

    Chargemenrt, Dany Masson

    Crédit Photo : ©Dany Masson

     

    Belle et bonne journée. Bonnes lectures aussi !

  • R.D.C. Kinshasa, Victoire en chiffres défaite d'une politique ?

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    Bd Lumumba, Echangeur, Limete, Des estimations de votes, les premières tendances commencent à tomber. Les militants des différents partis recuiellent et propoagent les meilleurs scores  engrangés par leur poulain. Telle ville de telle région tombe. Les GSM aux oreilles un bout de papier, des chiffres, des noms de villes, des noms de candidats vites couchés sur le papier.

    Une première analyse, se jeter à l'eau sur base de ce qui est dit, sur base des premières tendances.

    On pourrait dire. "Vers une victoire en chiffres et la défaite d'une politique". Il faudra décrypter dans les jours qui viennent et ne pas aller trop loin avec ce dont on dispose en ce moment. Après tout, c'est le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, que les résultats encore provisoires seront proclamés. 

    A ce jour, des partis récusent les résultats. Seuls deux candidats restent muets. Le Chef de l'Etat et Etienne Tshisekedi. Probablement certains d'avoir gagné chacun de son côté.

    A 9 heures, les Observateurs Electoraux Africains, SADEC, l'U.A. (Union Africaine),....  tiennent au Grand Hôtel de Kinshasa une conférence de presse pour rapporter le résultat de se qu'ils ont constaté durant le déroulement des élections du 28 novembre 2011 et d'hier.

     

    Bonne journée et bonnes lectures !

  • Floribert Chebeya un homme une voix

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    Dimanche en fin de journée, un débat très intéressant avait

    lieu sur la chaine de radio et de télévision RTGE. Des jeunes

    avec  élocence débataient sur la Démocratie en RDC à partir

    de la phrase prononccée par le chef de l'Etat .      ..."en RDC

    et en démocratie, il y a de la place pour tout le monde...".


    Y a t'il vraiment de la place pour tout le monde ? C'est ce

    que posait comme question centrale l'animateur, aux  six

    jeunes` gens sur le plateau. Les jeunes filles ont été, il faut

    le dire, plus convaincantes que leurs contradicteurs du genre

    opposé. Elles étaient moins en démonstration, et plus dans

    le sujet. Moins partisanes et plus en phase avec le vécu, elles

    étaient des politiques au  sens propre du terme.


    C'est donc après avoir été téléspectateur de ce débat que des

    réflexions ont muris et que ce post est dédié à cette affaire qui

    est devenue au fil des jours, des heures, plutôt,  et très vite,

    très rapidement, une affaire d'Etat. Floribert Chebeya une

    voix éteinte et qui résonne.


    Les personnes incriminées dans la présumée responsabilité

    de cet acte contre la liberté de parole ne sont pas n'importe

    qui. Des sanction tombent, des langues se délient.


    A qui profite le crime ?


    Des hommes du pouvoir en place  sont à ce jour au banc

    des accusés et, ou,  sont en liberté surveillée, démis de leurs

    fonctions. Les présumés coupables sont comme on dit

    ici, des intouchables.



    Des Jacqueries à une destabilisation plus grande ?


    Le 30 juin, la célébration de l'avénement du Congo à son

    indépendance ne plait pas à tout le monde. Décorum,

    falbala, folklore, que de mots entendus et prononcés pour

    dénigrer ici au Congo ou ailleurs, en Belgique entre autres.

    La destabilisation en marche, la stratégie de la peur.


    Nous avons vécus la rébellion avortée de Mbandaka, des

    sursauts et des vélléités dans d'autres régions. De plus

    en plus de voix se prononçant contre l'état festif de ce

    jubilé. L'assassinat de Floribert Chebeya, les auteurs de

    l'acte devaient le savoir, allait avoir (c'est ce qui se passe)

    une toute autre envergure que les tentatives armées et

    désorganisées qui ont eu lieu. L'impact national mais

    surtout international était certain.


    L'impact national ?

    Difficile de se faire une opinion. Si l'on ne parle qu'

    avec des personnes de la population, de ceux qui

    vivent au jour le jour, de ceux qui se battent pour une

    bouchée de foufou ou de chikuang par jour. C'est trop

    loin, trop haut. La Voix des Sans Voix, l'action de Floribert

    n'est pas connue, ou plus axactement elle est IGNOREE.

    C'est pour la grande majorité un autre politicien, un autre

    parleur. L'émoi n'est pas à ce niveau. Il est dans les ONG,

    dans ceux et celles qui sont au niveau local ou national en

    rapport avec d'autres organisations et d'autres acteurs,

    politiques, ONG, nationaux et internationaux. La vraie

    dimension de Floribert Chebeya est  à ce niveau bien

    connu et reconnu. Mal perçu par la masse des gens dont

    il prenait la défense malgré eux. Eux, les sans voix, ceux

    pour qui tout les droits sont bafoués.


    Il avait raison. Il était en avance. Ce n'est pas toujours

    simple d'être en accord avec ses idées, au bon moment.

     

    Avoir raison au bon moment, c'est ce qui est  important

    pour un  impact direct et  immédiat, en phase avec les

    autres. Son combat noble et courgeux, audacieux même

    bon nombre de congolais(es) ne savent pas ou n'en

    connaissent pas la portée. Sauf, par ce qui en est dit

    et se passe maintenant. Par la tournure des choses.

    Floribert est  devenu  un "héro"  un  symbole. "Héro 

    malgré lui", diront d'autres qui écriront.

     

    Au niveau politique, le principal parti de l'opposition

    déclare ne pas vouloir faire partie des fastes prévus

    pour la célébration de l'indépendance.


    L'impact international ?

    Direct ! L'ONU, la Belgique, la France, les USA, tous

    ont pris la parole. Ils ont condamnés et ils ont sommés.

    Condamnés l'acte barbare. Sommés de faire la lumière

    toute la lumière et vite sur cette affaire. Sous peine de...


    La Réaction ?

    Les journaux sont montés aux barricades, c'est leur rôle.

    La classe politique est sortie de suite et a réagit directement

    par la voix du Ministre de la Justice. Ce n'est pas un porte

    parole, pas le Ministre de la Communication. Non, c'est la

    Justice qui communique et qui déplore, qui rassure et qui

    assure la population qu'elle fera ce qu'il faut pour débusquer

    le ou les coupables.


    Dans ce même temps...

    Au large des côtes en eaux internationales des bateaux 

    sont arraisonnés et l'assaut est donné.


    Gaza se meurt et fait mourir avec elle les soutiens que

    peut encore avoir une négocaiation entre les parties pour

    un règlement pacifique (le N ème) de cette situation et

    plus peut être.


    L'action menée, chacun en pense se qu'il veut, était

    plus politique qu'humanitaire. Gaza utilisée pour faire

    la part belle au Hamas. Instrumentalisation des bonnes

    volontés et d'hommes et de femmes épris de justice.

    Gaza est une honte pour le monde. Gaza ne doit pas

    pour cette raison, servir l'extrémisme.


    Gaza, Floribert Chebeya ?

    La Communauté internationale a réagit à deux vitesses.

    Sommations pour la RDC. Recommandations pour Israël.

    Injonction &  Diplomatie.


    Gaza se meurt et Les droits de l'homme ont été tués ici.

    Gaza asphyxiée, la RDC baillonée.

     

     

    Comme un malaise, qui plane.

    Trop de nons dits,  et trop de pressions. Pas asssez

    de temps, pas assez de recul pour se faire une opinion

    dépourvue de colère, ou d'émotions. Les annonces

    de ce week - end tombant chaque heure, donnaient

    à penser que quelque chose ne tourne pas rond.

    Trop vite. Trop simple. Trop évident. Comme un amas

    de carte sur lequel on souffle et qui s'écroule.

     

    Un géant aux pieds d'argile. Un amas d'étoiles qui

    éclatent de leur galaxye.


    Il n'y a que ceux qui se posent des questions qui ont

    tords. En ce moment, la question qui hante.


    A qui profite le crime ?

     

    Une autre peut être. Et si c'était une bavure ?

    De celles qui se font chaque jour sur cette planète

    et qui restent sans échos, sans voix pour les mettre

    à jour.

     

    Une métaphore, elle n'est pas de moi, "c'est comme

    lors d'un grand match de coupe du  monde,  t'as  le

    défenseur qui marque contre son camp. T'as joué, t'as

    perdu."

     

     

    Est - ce  à force de lire des San Antonio ou des Bob

    Moranne ou d' avoir lu Simenon et suivi l'inspecteur

    Maigret. Quoi qu'il en soit ce n'est que par ric hochet

    que la vérité se fera.

     

    Floribert Chebeya n'est pas mort pour rien. Lui ne

    le sait pas. Hélas ! Du temps de ses intempestives

    déclarations et des ses réclamations au nom de ceux

    qu'ils defendaient et de la cause qu'il servait. De sa

    vie, menée au rythme de celle des droits, épris de la

    justice pour tous et de la liberté de parole. De son

    vivant, Floribert Chebeya n'aura donc pas su, qu'il

    était un homme fait d'un autre moule. Il n'aura pas

    su qu'il était aimé. Lui qui s'entendait souvent dire,

    "encore". Oui inlassablement, il répétait son chapelet

    au nom de la liberté et des droits. Il agaçait ses amis,

    ses ennemis. Mais lui c'était son monde.

     

    Retrouvé sans vie dans sa voiture. Il rejoint les Martyrs

    de la République. Un homme, une voix, au dessus des

    autres voix.

     

    Qui sait une voie pour aller plus avant dans un Etat

    démocratique ? Où le droit de vote, n'est pas seulement

    retenu comme critère du système mais comme un moyen,

    un des éléments qui font qu'en démocratie il y a de la place

    pour tout le monde et que çà se gagne chaque jour par de

    la vigilence et de l'intérêt. Ici et partout. Le fil est ténu.

     

     

    Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force

    Ni sa faiblesse Ni son coeur Et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il croit serrer son bonheur il broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce...

     

    "Louis Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux".

     

     

     

    Bonne journée et Bonne lecture.

     

  • Le cercle des bougies

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    Lelus Lengo vient de laisser un commentaire. De ceux

    qui se font plus nombreux. Confiance, travail, retour aux

     sources, retour au pays. Retour. Non aux anti-valeurs,

    valeurs humaines contre les valeurs trop monnayables.


    Une bougie éclaire le salon, une autre la chambre d'à

    côté. Il fait chaud. La Snel oublie d'éclairer le quartier

    Le quartier semble oublié, au bout. A bout. "Courant 

    ekeyi" crient les enfants. La nuit sera longue  et  elle

    sera chaude. Quand des cierges, ailleurs,  sont allumés

    pour vouer saint machin, ici, le cercle que dessine le feu

    de la flamme est salutaire. 


    La bougie dessine des cercles au plafond. Elle sert aussi

    sur les étales du marché, chez la vendeuse de fufu, ou

    celle de poivrons, comme des feux - follets tirés d'un conte

    la bougie, éclaire la vie du marché la nuit comme celle de

    la maison. La couleur orange à sa poésie, mais de poésie

    il n'est questions en ce moment. Elle dessine aussi dans 

    les yeux des marchandes, des lueurs d'espoirs, les traits

    des visages dans la pénombre se font angéliques. 


    C'est le moment de raconter, de profiter de l'intimité

    pour transmettre les codes, les contes des anciens, la

    bougie centrale sur la table basse et l'auréole au dessus

    des têtes remplacent l'arbre à palabres, la tradition celle

    des anciens est transmise par l'entremise du service de la

    lampe électrique aux abonnés absents.


    Un bien pour un mal. La magie opère sur les lieux

    privés du service publique. La nuit avance, et les

    paupières s'alourdissent. Se coucher, sur des nates

    à même le sol ou des matelas, pourvu que la fraîcheur

    gagne les corps éreintés. Il faut se lever tôt. Marcher

    longtemps dès le matin sous un soleil de plomb dès

    6 heures. Partir tôt, à 5 heures. Avec  de la chance et

    deux cents francs peut être attraper un taxi bus. C'est

    mieux que rien. Mieux que marcher. 

     

    Plus loin, dans le quartier, le dispensaire et au centre 

    plus loin, la salle du dispensaire pour les urgences

    a aussi ses bougies. Elles font les mêmes cercles au

    dessus des têtes endolories par la malaria ou la fièvre

    elles hypnotisent le patient sans force et qui espère en

    cette auréole y voire un salut orangé venu adoucir son

    mal être. Il fait chaud. Les cris et les gémissements qui

    viennent des séparations voisines semblent bercées par

    la lueur. En guise de cloison, un simple drap, l'imitmité

    connaît pas ou c'est plus cher. Plus loin. Ailleurs.

     

    A quand l'embellie ?

     

    Le quartier, abandonné par la Compagnie, qu'à celà

    ne tienne, le manque crée la débrouille. Un jeune qui

    a étudié, se fait  appeler  "SNEL" parce qu'il tire des

    lignes repiquées ci et la sur celles qui fonctionnent et

    çà fait vivre le qualifié "es électricité - débrouillardise".

    Il se fait une spécialité. Calquer la Régie, par l'une ou

    l'autres coupure de son propre jus, qu'il monnaie de

    nouveau pour satisfaire la maman qui fait ses beignets

    ou celle qui coiffe au coin de la rue dans son salon

    qu'elle veut joli et accueillant. Proie parmi les proies

    "Snel" sait qu'elle a besoin de son courant. 

     

    Business is business !

     

    Le cercle des bougies se dessine ainsi chaque jour

    dans le quartier. Le cercle des bougies qui raffermi

     aussi le clan familiale, en fait fuir d'autres vers d'autres

    cercles, ampoulés et dépouillés de la chaleur des mots

    transmis le soir. La nuit de ceux qui ont fuis est libre, en

    dehors, au dehors, à la rue. Le ciel offre d'autres cercles

    d'autres rêves. La lumière des lampadaires de la rue est

    froide, insipide, tranchante. Elle ne laisse pas de répit. 

    La voix qui disait ce que les sages savaient n'est plus la, 

    elle n'est perceptible qu'au bout d'un joint, évanescente

    comme la nuit étoilée. Au bout du joint, le lampadaire

    de la Régie devient bougie, et le songe de la voix se

    fait présent. Les paupières s'alourdissent et le someil

    gagne aussi ceux qui sont loin de chez eux, loin du 

    cercle des bougies.

     

    Bonne journée et bonne lecture !