genocide

  • Paradis : Alain Chamfort

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo(s) : @DanyMasson / Ecrire Comme Richard Bohringer

     

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  • La vérité rien que la vérité ! De la sérénité aussi !

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    Rare,  mais  l'exception  confirme  la règle,  la publication

    en  entier  d'un  article à propos de la Région des Grands

    Lacs  Africains.  Cet article de Colette Braeckman auquel

    ce  blog et l'auteur souscrivent. Les mêmes questions, les

    même  inquiétudes.  Pourquoi maintenant ?  La fuite,  ses

    origines ne  devraient pas trop étonner ceux et celles  qui

    suivent assiduments la situation de cette région.Qui mieux

    que Colette Braeckman pour faire une synthèse, avoir une

    lecture de terrain ? Nous avons eu la chance de nous croisé

    sur certains. Ici, la tension monte. C'est regrettable. Rien ne

    sert aux uns et aux autres de surenchérir.

     

    Cette actualité,  est à suivre  de  près. Ce  qui  est ou sera

     publié et avalisé par l'ONU ne sera pas ce rapport tel quel.

    Quoi qu'il en soit, il  ne  doit pas laisser une  porte ouverte

     supplémentaire aux négationniste du Génocide de 1994.

     

    A tout prendre il sera peut être une monnaie d'échange qu'

    utilisera la France qui est de nouveau devant le dilemme de

    faire ou ne pas faire de commission sur le Rwanda et les

    événements de 1994.

     

     

    Bonne lecture et Bonne journée !

     

    colette.jpg

    Colette Braeckman : Crédit Photo Le Soir


     

    La  vérité due  aux  morts  et  les  intérêts  des   vivants


    Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises victimes. Si l’on  veut

    que   la région des Grands  Lacs connaisse  un jour une  paix

    durable,  il faudrait que la lumière soit faite sur tous les crimes

    qui y ont été perpétrés, par les uns et par les autres,   que tous

    les morts, quel que soit leur groupe ethnique ou leur nationalité,

    puissent être pleurés sans contrainte et reposer en paix.   Mais

    il n’y a pas non plus de bonne et de mauvaise vérité et si l’ONU

    entend prendre la tête de l’exercice, elle doit aussi rappeler ses

    propres responsabilités :   l’abandon du   Rwanda, la protection

    humanitaire accordée à   des génocidaires en armes confondus

    avec les réfugiés,  l’incapacité de régler le  problème sécuritaire

    que leur présence représentait tant pour le Rwanda que pour les

    populations congolaises. Et, de nos jours encore, il faut déplorer

      l’incurie  des Casques bleus qui,   à Luvungi, n’ont pas  réussi, et

    peut-être pas tenté, de protéger 200 femmes congolaises violées

    systématiquement par des rebelles dont  la présence,   il importe

    de s’en souvenir, découle directement des évènements  de 1994

    et de la guerre de 1996-1998…


    Cela étant, à condition qu’elle aborde les causes autant que les

     conséquences, l’investigation menée au Congo est légitime, car

    elle  rend justice à ces millions de  Congolais qui ont été, à des

     titres  divers, victimes d’une guerre qui n’était pas la leur.  Mais

    elle est aussi explosive, car la publication du rapport risque de

     bousculer plusieurs gouvernements de la région : des éléments

    des forces armées rwandaises sont directement visés, mais des

     Burundais, des Ougandais, ainsi que des officiers congolais, hier

      membres des groupes rebelles, pourraient également être mis

    en cause.


    Pour être complet, le rapport devrait aussi mentionner les appuis

     internationaux dont bénéficièrent à l’époque les forces de l’AFDL

    ainsi que leurs adversaires. En effet, au moment des massacres

    de Tingi Tingi, des mercenaires serbes se trouvaient à Kisangani,

    recrutés  par  les Français et ils s’apprêtaient à faire leur jonction

    avec  les  combattants hutus qui   se servaient des  réfugiés civils

    comme de boucliers humains.


    En  outre,  les attaques  sur les  camps et la traque  des réfugiés à

    travers le Congo furent rendues possibles par des photos aériennes

     fournies par les Américains, tandis que les Canadiens faisaient tout

    pour décourager, au début de la guerre,  une intervention plus vaste

    de l’ONU.


    Autrement dit, il serait totalement injuste de charger uniquement

    les  gouvernements africains de la région, comme si  les Nations

    Unies et surtout les grandes puissances membres du Conseil de

    sécurité   n’avaient   pas été   activement  impliquées   dans   ces

    événements,   évènements   dont les peuples   de   la région des

    Grands Lacs allaient payer le prix durant des décennies.


    Après  quinze  années de  silence  obligé et   de  triomphe de la

    raison d’Etat, ce rapport, dont la fuite, inévitable mais   peut-être

    pas   fortuite,  apparaît  comme un pavé dans la mare, alors que

    les  gouvernements de la région commençaient enfin à se parler,

    à collaborer, à s’engager dans la reconstruction. Les intérêts des

    vivants, qui   aspirent à  la paix,   au développement,   pourraient

     entrer en collision avec la vérité due aux morts…


  • Le jour du Souvenir...

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    Le Rwanda célèbre un triste jour, un moment d’égarement des hommes
    Mais quel égarement. La descente aux enfers et dans les caves de l’humanité.

    Treize ans déjà que le massacre commençait. Il durera 3 mois. En trois mois
    Plus de 800 000 personnes, Tutsis, Hutus modérés, expatriés (quelques uns)
    Dont les paras belges et trois coopérants passeront par les machettes des
    « interahamwes » les milices paramilitaires du régime Habyarimana

    Souvenir, c’est le nom qu’avait donné à son fils, une femme de Rutobwe
    En souvenir de son père assassiné. Souvenir et devoir de mémoire envers
    Les rwandais mais aussi l’humanité tout entière.

    Amahoro, kunkunda, amahoro tshane.

    A Jean-Claude, Théo, Pitchou, Consolée, Immaculée…. A Denis, Asiel…..