interahamwes

  • Kivu Stop au Massacre

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    Stop à l'indifférence, Stop ! 

     

     

    Qui pourra dire qu'il ne savait pas ?

    L'ONU ? La Communauté Internationale ? 

    Qui ? 

    Le ventre des femme et de la terre versent

    des larmes  de sang 

     

    Qui peut dire qu'il ne sait pas ? 

    Qui ? 

     

     

     

     

     

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  • La vérité rien que la vérité ! De la sérénité aussi !

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    Rare,  mais  l'exception  confirme  la règle,  la publication

    en  entier  d'un  article à propos de la Région des Grands

    Lacs  Africains.  Cet article de Colette Braeckman auquel

    ce  blog et l'auteur souscrivent. Les mêmes questions, les

    même  inquiétudes.  Pourquoi maintenant ?  La fuite,  ses

    origines ne  devraient pas trop étonner ceux et celles  qui

    suivent assiduments la situation de cette région.Qui mieux

    que Colette Braeckman pour faire une synthèse, avoir une

    lecture de terrain ? Nous avons eu la chance de nous croisé

    sur certains. Ici, la tension monte. C'est regrettable. Rien ne

    sert aux uns et aux autres de surenchérir.

     

    Cette actualité,  est à suivre  de  près. Ce  qui  est ou sera

     publié et avalisé par l'ONU ne sera pas ce rapport tel quel.

    Quoi qu'il en soit, il  ne  doit pas laisser une  porte ouverte

     supplémentaire aux négationniste du Génocide de 1994.

     

    A tout prendre il sera peut être une monnaie d'échange qu'

    utilisera la France qui est de nouveau devant le dilemme de

    faire ou ne pas faire de commission sur le Rwanda et les

    événements de 1994.

     

     

    Bonne lecture et Bonne journée !

     

    colette.jpg

    Colette Braeckman : Crédit Photo Le Soir


     

    La  vérité due  aux  morts  et  les  intérêts  des   vivants


    Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises victimes. Si l’on  veut

    que   la région des Grands  Lacs connaisse  un jour une  paix

    durable,  il faudrait que la lumière soit faite sur tous les crimes

    qui y ont été perpétrés, par les uns et par les autres,   que tous

    les morts, quel que soit leur groupe ethnique ou leur nationalité,

    puissent être pleurés sans contrainte et reposer en paix.   Mais

    il n’y a pas non plus de bonne et de mauvaise vérité et si l’ONU

    entend prendre la tête de l’exercice, elle doit aussi rappeler ses

    propres responsabilités :   l’abandon du   Rwanda, la protection

    humanitaire accordée à   des génocidaires en armes confondus

    avec les réfugiés,  l’incapacité de régler le  problème sécuritaire

    que leur présence représentait tant pour le Rwanda que pour les

    populations congolaises. Et, de nos jours encore, il faut déplorer

      l’incurie  des Casques bleus qui,   à Luvungi, n’ont pas  réussi, et

    peut-être pas tenté, de protéger 200 femmes congolaises violées

    systématiquement par des rebelles dont  la présence,   il importe

    de s’en souvenir, découle directement des évènements  de 1994

    et de la guerre de 1996-1998…


    Cela étant, à condition qu’elle aborde les causes autant que les

     conséquences, l’investigation menée au Congo est légitime, car

    elle  rend justice à ces millions de  Congolais qui ont été, à des

     titres  divers, victimes d’une guerre qui n’était pas la leur.  Mais

    elle est aussi explosive, car la publication du rapport risque de

     bousculer plusieurs gouvernements de la région : des éléments

    des forces armées rwandaises sont directement visés, mais des

     Burundais, des Ougandais, ainsi que des officiers congolais, hier

      membres des groupes rebelles, pourraient également être mis

    en cause.


    Pour être complet, le rapport devrait aussi mentionner les appuis

     internationaux dont bénéficièrent à l’époque les forces de l’AFDL

    ainsi que leurs adversaires. En effet, au moment des massacres

    de Tingi Tingi, des mercenaires serbes se trouvaient à Kisangani,

    recrutés  par  les Français et ils s’apprêtaient à faire leur jonction

    avec  les  combattants hutus qui   se servaient des  réfugiés civils

    comme de boucliers humains.


    En  outre,  les attaques  sur les  camps et la traque  des réfugiés à

    travers le Congo furent rendues possibles par des photos aériennes

     fournies par les Américains, tandis que les Canadiens faisaient tout

    pour décourager, au début de la guerre,  une intervention plus vaste

    de l’ONU.


    Autrement dit, il serait totalement injuste de charger uniquement

    les  gouvernements africains de la région, comme si  les Nations

    Unies et surtout les grandes puissances membres du Conseil de

    sécurité   n’avaient   pas été   activement  impliquées   dans   ces

    événements,   évènements   dont les peuples   de   la région des

    Grands Lacs allaient payer le prix durant des décennies.


    Après  quinze  années de  silence  obligé et   de  triomphe de la

    raison d’Etat, ce rapport, dont la fuite, inévitable mais   peut-être

    pas   fortuite,  apparaît  comme un pavé dans la mare, alors que

    les  gouvernements de la région commençaient enfin à se parler,

    à collaborer, à s’engager dans la reconstruction. Les intérêts des

    vivants, qui   aspirent à  la paix,   au développement,   pourraient

     entrer en collision avec la vérité due aux morts…


  • Etat Critique : La situation dans le Kivu

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    MSF est entrain de faire une nouvelle campagne de 

    sensibilisation à propos de la situation qui prévaut 

    encore et toujours dans le Kivu, à l'Est de la R.D.C.

    mais aussi dans la Province Orientale.

     

    Malgré des avancées significatives pour tenter d'

    enrayer cette situation entre d'une part le pouvoir

    en R.D.C et celui du Rwanda, voir les actions sur

    le terrain menées conjointement par les ennemis

    d"hier. Les populations sont décimées encore et

    toujours dans l'incertitude du lendemain.

     

    La campagne s'intitule : "Etat Critique, les mots de la

    guerre dans l'Est du Congo" et cette fois, elle  est plus

    axée sur les "blessures" qu'engendrent la guerre. Celle

    - ci faut il le rappeler dure depuis plus de dix ans. Avec 

    de plus en plus de troupes incontrôlées et surtout les

    ex interahamwes (génocidaires rwandais). 

     

    Laissez vos témoignages. Comme à l'habitude, l'ONG

    MSF ne perd pas le nord en matière de communication.

    Vous pouvez laisser vos témoignages sur le site mais

    aussi parler, envoyer des messages via Twitter, l'oiseau

    de bonne ou de mauvais augure, c'est selon, qui permet

    de relayer les témoignages de sympathie, ou autres

    à partir de vos ordinateurs de bureau ou de poche, les

    GSM entre autres.

     

    Le site est bien présenté, ludique. D'un clic on accède

    à des  vidéos témoignages. Coté droit, la carte  et

    la possibilité de laisser un témoignage à telle région

    ou autre. Celle ou vous avez des connaissances, des

    amis, des parents peut être, ou tout simplement par celle

    dont vous vous sentez le plus proche.

     

    Ce qui est certain, c'est que nous sommes tous plus

    ou moins directement concernés par la situation dans

    le Kivu. Par cette misère qui n'a pas de nom. Par ce

    besoin d'humanité dont ils ont plus que jamais et

    encore besoin.

     

    Un message, un soutien.

     

    "Lisez les autres messages. regardez les vidéos pour

    connaître l'histoire de personnes qui luttent pour leur 

    survie. Découvrez le site pour en savoir plus sur la

    situation dans l'Est du Congo et parlez-en

    autour de vous".

     

    Leurs blessures, se sont aussi celles de l'humanité.

    Donc, les nôtres.

     

    Vous pouvez acccéder au site par un simple clic

    sur l'image ci-dessous.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

     

    Etat Critique MSF Kivu