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  • Des vies de papiers : Ode à la Littérature

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    Photo : @DanyMasson Des vies de papier et Narguile 

    Parlons de l'auteur :

    Rabih ALAMEDDINE

    Rabbin Alameddine peintre et romancier est né à Amman en Jordanie de parents libanais.  Sa vie est partagée  aujourd’hui entre San Francisco et Beyrouth. Son roman Les Vies de papier a été finaliste du National Book Award 2014 et du National Book Critics Circle Award 2015, et lauréat du California Book Award 2015. 

     

    Son livre, le livre fis je envie d'écrire : 

    Ecriture en dentelles, phrases ciselées brodées, écritures arrondies avec des finesses extrêmes. Un ouvrage littéraire extraordinairement fin. Beyrouth pour décor. La belle Beyrouth, Aaliya Saleh vit a l'ombre de on appartement. 

    Aallya à 72 ans, vient de rater une teinture, se retrouve avec des cheveux bleus. Elle se raconte, ainsi que ses voisines, sa famille, sa ville. La Guerre entre Israël et la Palestine. 

     

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  • Une Russie qui s'engage d'avantage : Seule Solution ?

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    Unknown.jpegDans les précédents posts , nous disions  "Et si  Poutine  avait raison ?"

    Sans attendre la décision à l'O.N.U. quant à sa proposition de s'engager contre l'Etat Islamique, la Russie déploie des forces supplémentaires. 

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  • Daesh : Les Propositions russes

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    poutine,russse,assad,hollande,syrie,irak,moyen orient,israel,yeman,turquie,kurde,pkk,usa,obama,merkel,europe,onu,daesh,géopolitique,massoud,ben ladenEt si Poutine avait raisons ?

    La montée de Daesh et du Terrorisme n'est t-elle pas qu'une continuité d'un manque de décisions des Gouvernements Occidentaux ? Par exemple, le refus de François Hollande d'intervenir contre les rebelles en Syrie. Si nous voulons VRAIMENT combattre et VAINCRE, les Etats Islamiques, il faut que nous joignons les Actes aux intentions, aux paroles. 

     

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  • C'est pas toujours comme çà,

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    Le téléphone sonne, un samedi après - midi, pas vraiment envie de prendre

    le portable et énnerver mes oreilles, pas envie d'entendre  une fois encore,

    que çà ne va pas, que la vie est moche. Mais voila, j'appuie sur la touche.

    Réponse !

     

    C'est que l'économie du pays ne va pas. Elle ne va nulle part, c'est sure. Mais

    ici, en plus de la récession, c'est qu'il n'y a même jamais eu, ou alors, il y a de

    cela très longtemps, en des temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas

    connaîtres, Relance. Sauf celle de la misère et des laissés pour compte. Ici de

    ce point de vue, c'est l'inflation.


    Le mec au bout des ondes, le fil, c'etait aussi pour avant, il est marqué pas-de-bol.

    Métisse des Caraïbes, dans un pays d'Afrique Centale, arrivé dans les bagages

    des télécoms, lourdé après à peine douze mois, une femme enceinte, pas de bas

    de laine, mais une Madeleine enceinte jusqu'au yeux et des problèmes en veux tu,

    en voilà. Vie foutue vie !


    Le mec, des diplômes et des compétences plein les poches, plein le bide, plein

    le crâne, Et du bide il en a. Mais même ses paires le lachent. Même ceux de

    sa communauté le lachent. Appatride !


    Il n'a que lui, sa force de travail. Que lui et ses trippes. Que lui et ses idées, et

    ses projets, ses diplômes, sa râge de vaincre. Ses poings aussi. Quand il rentre

    tard, d'un petit boulot décroché par ci par la, un contrat de consultant d'un pote

    qui ne veux pas le lacher. Quand il rentre tard, le soir, il faiit nuit très tôt sous

    les Tropiques. Les frères, les cousins, ceux qui vivent de rien, ou de ce qu'ils

    peuvent pendre chez l'autre. La bière, les femmes, le chanvre, un endroit où

    se mettre à l'iombre. Alors, lui, quand il rentre le soir, tout en sueur, fatigué

    d'avoir pensé, d'avoir compté chaque heure, chaque franc congolais gagné,

    pour donner à manger à celle qu'il aime. Alors, la, le mec, il pète les plombs.

    Il voit noir, rouge, il voit, c'est comme tu veux. Et il shoote dans les tables en

    bois, basses, dans les chaises, sur les mecs, qui prennent la Primus, ou la Nkoyi

    Ils  boivent sur sa sueur. Il les insulte. Indigné de cette mentalité de rapace.

    Indigné !

    C'est qu'il peut être violent. Mais il évite. Il connaît trop bien la violence. C'était 

    une autre vie, mausade, sur les terres des trois divinités. Occupation. Crépitent

    les mitrailletes, tonnent les canons, déchirent les chaires. Colonisation. Deux

    de ses doigts, et t'es mort.  Il en est sorti. Pas  grandi. Humble,  seulement.

    Humilité !

     

    C'est un peux son reflet, c'est un peux lui, mais il doit s'aérrer les  pensées, ses idées,

    aérer ses muscles fatigués, de ce poids de la pauvreté qui lui pèse sur les dos.

    Il n'accepte pas. Il refuse. Il s'indigne de la médiocrité. Il veut être différent. Il

    ne demande pas des millions, mais du travail, des responsabilités. Dignité.

     

    Et dans le portable, c'est plein de dignité, comme le bout du tunnel à portée

    des yeux et des pensées. C'est sa fumée blanche. Sortir du noir, de l'obscure.

    Il vient  de déccroché  un contrat.  Un vrai,  pas  un de ceux qui ne paye pas.

    Pas un contrat de duppe. Pas un contrat raciste qui exploite tes faiblesses,

    et qui te suce, ton talent et tes idées.

     

    Il est heureux, çà s'entend. Il appelle, juste pour dire, juste pour partager.

    Pour te faire comprendre que t'as souvent été la. Pas toujours. Mais souvent !

    C'est pas toujours comme çà que çà se passe. Dieu que çà fait du bien même

    un samedi, de décrocher son mobilophone pour entendre la joie et la dignité.

     

    Belle et bonne journée et Bonnes lectures aussi !


     

  • Floribert Chebeya un homme une voix

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    Dimanche en fin de journée, un débat très intéressant avait

    lieu sur la chaine de radio et de télévision RTGE. Des jeunes

    avec  élocence débataient sur la Démocratie en RDC à partir

    de la phrase prononccée par le chef de l'Etat .      ..."en RDC

    et en démocratie, il y a de la place pour tout le monde...".


    Y a t'il vraiment de la place pour tout le monde ? C'est ce

    que posait comme question centrale l'animateur, aux  six

    jeunes` gens sur le plateau. Les jeunes filles ont été, il faut

    le dire, plus convaincantes que leurs contradicteurs du genre

    opposé. Elles étaient moins en démonstration, et plus dans

    le sujet. Moins partisanes et plus en phase avec le vécu, elles

    étaient des politiques au  sens propre du terme.


    C'est donc après avoir été téléspectateur de ce débat que des

    réflexions ont muris et que ce post est dédié à cette affaire qui

    est devenue au fil des jours, des heures, plutôt,  et très vite,

    très rapidement, une affaire d'Etat. Floribert Chebeya une

    voix éteinte et qui résonne.


    Les personnes incriminées dans la présumée responsabilité

    de cet acte contre la liberté de parole ne sont pas n'importe

    qui. Des sanction tombent, des langues se délient.


    A qui profite le crime ?


    Des hommes du pouvoir en place  sont à ce jour au banc

    des accusés et, ou,  sont en liberté surveillée, démis de leurs

    fonctions. Les présumés coupables sont comme on dit

    ici, des intouchables.



    Des Jacqueries à une destabilisation plus grande ?


    Le 30 juin, la célébration de l'avénement du Congo à son

    indépendance ne plait pas à tout le monde. Décorum,

    falbala, folklore, que de mots entendus et prononcés pour

    dénigrer ici au Congo ou ailleurs, en Belgique entre autres.

    La destabilisation en marche, la stratégie de la peur.


    Nous avons vécus la rébellion avortée de Mbandaka, des

    sursauts et des vélléités dans d'autres régions. De plus

    en plus de voix se prononçant contre l'état festif de ce

    jubilé. L'assassinat de Floribert Chebeya, les auteurs de

    l'acte devaient le savoir, allait avoir (c'est ce qui se passe)

    une toute autre envergure que les tentatives armées et

    désorganisées qui ont eu lieu. L'impact national mais

    surtout international était certain.


    L'impact national ?

    Difficile de se faire une opinion. Si l'on ne parle qu'

    avec des personnes de la population, de ceux qui

    vivent au jour le jour, de ceux qui se battent pour une

    bouchée de foufou ou de chikuang par jour. C'est trop

    loin, trop haut. La Voix des Sans Voix, l'action de Floribert

    n'est pas connue, ou plus axactement elle est IGNOREE.

    C'est pour la grande majorité un autre politicien, un autre

    parleur. L'émoi n'est pas à ce niveau. Il est dans les ONG,

    dans ceux et celles qui sont au niveau local ou national en

    rapport avec d'autres organisations et d'autres acteurs,

    politiques, ONG, nationaux et internationaux. La vraie

    dimension de Floribert Chebeya est  à ce niveau bien

    connu et reconnu. Mal perçu par la masse des gens dont

    il prenait la défense malgré eux. Eux, les sans voix, ceux

    pour qui tout les droits sont bafoués.


    Il avait raison. Il était en avance. Ce n'est pas toujours

    simple d'être en accord avec ses idées, au bon moment.

     

    Avoir raison au bon moment, c'est ce qui est  important

    pour un  impact direct et  immédiat, en phase avec les

    autres. Son combat noble et courgeux, audacieux même

    bon nombre de congolais(es) ne savent pas ou n'en

    connaissent pas la portée. Sauf, par ce qui en est dit

    et se passe maintenant. Par la tournure des choses.

    Floribert est  devenu  un "héro"  un  symbole. "Héro 

    malgré lui", diront d'autres qui écriront.

     

    Au niveau politique, le principal parti de l'opposition

    déclare ne pas vouloir faire partie des fastes prévus

    pour la célébration de l'indépendance.


    L'impact international ?

    Direct ! L'ONU, la Belgique, la France, les USA, tous

    ont pris la parole. Ils ont condamnés et ils ont sommés.

    Condamnés l'acte barbare. Sommés de faire la lumière

    toute la lumière et vite sur cette affaire. Sous peine de...


    La Réaction ?

    Les journaux sont montés aux barricades, c'est leur rôle.

    La classe politique est sortie de suite et a réagit directement

    par la voix du Ministre de la Justice. Ce n'est pas un porte

    parole, pas le Ministre de la Communication. Non, c'est la

    Justice qui communique et qui déplore, qui rassure et qui

    assure la population qu'elle fera ce qu'il faut pour débusquer

    le ou les coupables.


    Dans ce même temps...

    Au large des côtes en eaux internationales des bateaux 

    sont arraisonnés et l'assaut est donné.


    Gaza se meurt et fait mourir avec elle les soutiens que

    peut encore avoir une négocaiation entre les parties pour

    un règlement pacifique (le N ème) de cette situation et

    plus peut être.


    L'action menée, chacun en pense se qu'il veut, était

    plus politique qu'humanitaire. Gaza utilisée pour faire

    la part belle au Hamas. Instrumentalisation des bonnes

    volontés et d'hommes et de femmes épris de justice.

    Gaza est une honte pour le monde. Gaza ne doit pas

    pour cette raison, servir l'extrémisme.


    Gaza, Floribert Chebeya ?

    La Communauté internationale a réagit à deux vitesses.

    Sommations pour la RDC. Recommandations pour Israël.

    Injonction &  Diplomatie.


    Gaza se meurt et Les droits de l'homme ont été tués ici.

    Gaza asphyxiée, la RDC baillonée.

     

     

    Comme un malaise, qui plane.

    Trop de nons dits,  et trop de pressions. Pas asssez

    de temps, pas assez de recul pour se faire une opinion

    dépourvue de colère, ou d'émotions. Les annonces

    de ce week - end tombant chaque heure, donnaient

    à penser que quelque chose ne tourne pas rond.

    Trop vite. Trop simple. Trop évident. Comme un amas

    de carte sur lequel on souffle et qui s'écroule.

     

    Un géant aux pieds d'argile. Un amas d'étoiles qui

    éclatent de leur galaxye.


    Il n'y a que ceux qui se posent des questions qui ont

    tords. En ce moment, la question qui hante.


    A qui profite le crime ?

     

    Une autre peut être. Et si c'était une bavure ?

    De celles qui se font chaque jour sur cette planète

    et qui restent sans échos, sans voix pour les mettre

    à jour.

     

    Une métaphore, elle n'est pas de moi, "c'est comme

    lors d'un grand match de coupe du  monde,  t'as  le

    défenseur qui marque contre son camp. T'as joué, t'as

    perdu."

     

     

    Est - ce  à force de lire des San Antonio ou des Bob

    Moranne ou d' avoir lu Simenon et suivi l'inspecteur

    Maigret. Quoi qu'il en soit ce n'est que par ric hochet

    que la vérité se fera.

     

    Floribert Chebeya n'est pas mort pour rien. Lui ne

    le sait pas. Hélas ! Du temps de ses intempestives

    déclarations et des ses réclamations au nom de ceux

    qu'ils defendaient et de la cause qu'il servait. De sa

    vie, menée au rythme de celle des droits, épris de la

    justice pour tous et de la liberté de parole. De son

    vivant, Floribert Chebeya n'aura donc pas su, qu'il

    était un homme fait d'un autre moule. Il n'aura pas

    su qu'il était aimé. Lui qui s'entendait souvent dire,

    "encore". Oui inlassablement, il répétait son chapelet

    au nom de la liberté et des droits. Il agaçait ses amis,

    ses ennemis. Mais lui c'était son monde.

     

    Retrouvé sans vie dans sa voiture. Il rejoint les Martyrs

    de la République. Un homme, une voix, au dessus des

    autres voix.

     

    Qui sait une voie pour aller plus avant dans un Etat

    démocratique ? Où le droit de vote, n'est pas seulement

    retenu comme critère du système mais comme un moyen,

    un des éléments qui font qu'en démocratie il y a de la place

    pour tout le monde et que çà se gagne chaque jour par de

    la vigilence et de l'intérêt. Ici et partout. Le fil est ténu.

     

     

    Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force

    Ni sa faiblesse Ni son coeur Et quand il croit

    Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

    Et quand il croit serrer son bonheur il broie

    Sa vie est un étrange et douloureux divorce...

     

    "Louis Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux".

     

     

     

    Bonne journée et Bonne lecture.