jospeh kabila

  • Dans la foulée du 30 juin

    Pin it!

    et du post de ce Carnet de notes daté du 8 juillet 2009, il

    semble que les actes collent aux propos. 


    Hier, coup de tonnerre dans le milieu des "opérateurs" du

    système juridique, comme les appels, SE le Chef de l'Etat,

    Monsieur Joseph Kabila. 146 magistrats se sont vus soit,

    congédiés ou mis en retraite pour certain(e)s après 35 ans

    de bons et loyaux services. Tandis que 43 magistrats ont 

    été nommés. L'ensemble des organes de la justice est

    touché, les TGI, (Tribunaux de Grande Instance), Tripaix,

    (Tribunaux de Paix), Cour d'Appel, CSJ, (Cour Suprême de

    Justice)...


    Monsieur le Procureur Général de la République est

    remplacé par Monsieur Kabange Numbi. Le Président de

    la Cour Suprême de Justice lui est remplacé par Monsieur

    Bemwenzi Kenga.

     

    CSJ_image_file_1150

    Crédit photo : Radio Okapi : Membre de la CSJ Cour Suprême


    Dans la foulée du 30 juin 2009, le discours de Goma fera

    date dans les annales de la République à plus d'une titre.


    Il fera date pour ce qui concerne les lignes précédentes et

    aussi entre autres, pour le lancement de la première "Foire

    Agricole" du pays et des retombées dans les mois à venir.


    A suivre .... Peut être d'autres réformes ?


    Bonne journée et bonne lecture !

  • L'armée rwandaise en R.D.C., çà fait parler les gens

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    Après une absence de Kinshasa de quelques

    jours, le Carnet de Notes se rouvre au public

    et au clavier.

     

    Le sujet abordé, ce jour, est un peux réchauffé

    mais le fait est que le Carnet devait en retenir

    quelques notes...

     

    L'entrée des troupes rwandaises en République

    Démocratique du Congo a fait couler beaucoup

    d'encre, et aussi  de salive.Cette coopération qui

    est un tantinet osée, entre la R.D.C. et le Rwanda

    est peut être anonciatrice d'un nouvel élan pour la

    C.P.G.L. Pourquoi pas ?


    Pas une autorité qui n'ai pas son avis, pas un citoyen

    qui n'ai aussi son avis. De l' incompréhensions,

    des questions, de l' irritations, ou  autre indignation.


    Le fait est que la région n'est plus sécurisée depuis

    la fin du génocide rwandais de 1994. Que tant du

    côté des forces armées de maintient de la Paix en

    R.D.C., la MONUC, que du fait des FARDC, l'Armée

    régulière congolaise et ses alliés circonstanciels, n'ont

    pus, trouver des solutions à la problématique des

    Ex-interahamwes et de leurs descendants, ni des

    autres troupes rebelles à l'Ouganda. De même lors

    de l'occupation des troupes rwandaises en 2000 -

    2001.


    D'un coté à l'autre du Lac Kivu et de la chaîne de

    montagnes de la Virunga, çà cause, çà discute,

    çà crache comme un volcan.


    La démocratie aurait été bafouée ! Il faut dire

    ici que les tractations entre les deux capitales,

    Kigali et Kinshasa, se sont déroulées en dehors

    des circuits diplomatiques officiels, nous entendons

    par la, que les Parlements et Chambres hautes

    n'ont pas été consultées.

     

    Lire à ce sujet, l'interview de Monsieur Vital Kamerhe,

    Président de la Chambre des Députés, par Mme

    Colette Braeckman du Soir.

    Liens : Vital Kamerhe n'était pas au courant...


    Occupation, pillages, nouveaux massacres... Dans

    Le Monde, ou plutôt sur un des blogs du journal Le

    Monde, Monsieur André Bonnet, qui y va d'un couplet,

    que ne renieraient les révisionnistes du génocide de 1994,

    titre,  "Nouveaux massacres de masse  prévisibles 

    au Congo Ex-Zaïre" Je vous écrit le liens de ce

    texte, par souci, de pluralisme et d'ouverture.

    N'en déplaise, c'est sur fonds de défense des

    intérêts français et contre une culture anglo-

    saxonne que ce texte est développé.

     

    Vous me direz, mais vous aussi, vous y allez de

    votre petit couplet. C'est vrai, çà me tient trop à

    coeur, pas par intérêts matériel, ou politique, mais

    par rapport à la tragédie que vivent les populations

    du Kivu, depuis tant d'années et l'amour de ce

    pays. Par le fait aussi des massacres perpétrés

    par la L.R.A., rebelles ougandais.

     

    Ce n'est pas non plus l' intérêt, culturel ou linguiste

    qui est le fil rouge de ce propos.  Le temps n'est

    pas à ce genre de discussion. Définir la priorité

    sans rajouter une nouvelle dimension, au drame

    qui est vécu au quotidien dans cette région, par la

    population.

     

    L'histoire des guerres, nous apprend, hélas, ou

    pas, que les issues à celles-ci, ne sont pas

    forcément, la victoire au bout du fusil, mais faites

    de tractations autours d'intérêts économicos

    ou financiers communs aux belligérants. Pas

    toujours joli, donc, mais c'est un fait. Voir

    les décisions lors de la fin de la 2ème guerre

    mondiale, le partage de Yalta entre autres, la

    décision de lancer le Plan Marshall, et autres...


    Pour ce qui est de la recherche d'une solution à

    la sécurisation de la Région. L'entrée des forces

    rwandaises, en concertation avec la R.D.C. n'est

    elle pas la vraie porte de sortie à cette crise

    humaine ? 


    L'accord entre Kigali et Kinshasa, antidémocratique,

    n'est il pas une nécessité  pour l'avenir de cette région ?

    Ils devront s'expliquer c'est certain. Mais en attendant ?

    Que faire ?

    Sinon agir.

    KivuHRW
    Photo : Human Rights Watch

    La problématique des rebelles rwandais réglée,

    il n'y a plus de prétextes à des incursions en R.D.C.


    Reste tout de même, la question des minorités

    qui étaient au début, défendues, par L. Nkunda

    et le CNDP. Le rapatriement des réfugiés congolais

    Baniamulengues ...  La démystification de cette 

    fatalité, ethnique qui est devenue RACISTE, dans

    le courant des années "50 et 60"...


    A ce sujet, l'accord entre les pays, fait qu'à ce jour

    l'Etat congolais récupère son autorité sur la

    totalité des Kivus. L. Nkunda, qui s'est mué

    en rebelle contre l'autorité de Kinshasa et à

    remis en cause des élections démocratiques

    à franchis un pas qu'il ne fallait peut être pas

    franchir, tant pour Kigali, que pour Kinshasa,

    mais aussi pour d'autres intérêts internationaux.


    Ne sommes nous pas, face à une solution  africaine

    , à un problème africain ?


    Si cette dernière réussi, c'est quelques peux faire

    la nique aux spécialistes des conflits et nous

    en passons.


    On parle, donc, on écrit, (la preuve), attendons

    encore, le mois de mars , pour tirer des conclusions

    qui s'imposeront à tous. Dans l'espoir que cette

    initiative se termine de manière positive, dans

    l'intérêt de tous.


    Le réchauffement des relations entre Bruxelles

    et Kinshasa tombent à pique dirons-nous sans

    autres commentaires. Il aura fallu Neuf mois, de

    gestation pour accoucher de cette normalisation

    quelques peux conditionnée.

     

    Enfin, que dire ? Sinon, de rester à l'écoute des

    événements et de se documenter.


    Pas moyen de quitter cette page sans parler de

    la disparition de Mme Alison Des Forges décédée

    dans un accident d'avion de 12 février 2009.

     

    C'est une grande dame qui nous a quitté. Une des

    plus grandes spécialistes du génocide rwandais.

    Une vraie chercheuse. Il n'y avait pas de vérité toute

    faite pour elle. Après l'avoir rencontrée à Kigali en

    1997, j'avais compris çà. Son étude monumentale

    sur les événements de 1994, en est une preuve.

     

    Elle s'est battue dès le début pour que l'on admette

    la véracité et la pertinance du mot génocide contre

    les Tutsis. Parce que dès 1993, elle était intervenue

    pour annoncer l'impensable.

     

    Elle s'est battue et s'est vue refuser le droit d'entrer

    en territoire rwandais suite à une remise en cause

    de diférents événements, les allégations du juge

    Bruggière en France (qui vont couler NDLR),

    à une remise en cause des tribunaux Gashashas, et

    de son incompréhension devant le jugement de Mr.

    Pasteur Bizimungu, Premier Président après les

    événements de 1994

     

    Elle s'est battue pour ses idées et pour les autres.

    Mais a t'elle vraiment disparu ? Son action en faveur

    des populations africaines des Grands Lacs, restera

    à jamais dans les mémoires de millions de gens

    anonymes ou non.

     

    Alison Des Forges

    Mme Alison Des Forges

     

    Bonne lecture, permettez de vous dire

    bonne journée demain seulement.

     

  • Une troyka divisée et l'injure suprême

    Pin it!

    On n'aurait pu penser que les "Affaires Etrangères
    belges" avaient intégré différents paramètres.
     
    La conjoncture mondiale en pleine évolution, le 
    rôle des pays émergeants, la souveraineté des
    états.
     
    Force est de constater que la visite congolaise de
    trois Ministres et non des moindres, était à côté de
    la plaque. En tout cas Monsieur De Gucht, peut être la
    "tête encore dans le guidon", des problèmes Flamands
    - Wallons, et des querelles de cheferies belgos - belges.
     
    Deux poids deux mesures . Ce n'est pas le même
    discours envers la Chine, qu'envers Kinshasa. Encore
    qu'à ce propos il y a matière à discutions. 
     
    Pourtant le rapport de forces ne joue pas en faveur de
    tels éclats qui ne sont utiles qu'à faire parlé de ceux qui
    les font. Tenir des  propos injurieux, en dehors des
    formes diplomatiques ne profite à personne. Ni aux
    Etats réciproques, ni aux populations de ces Etats.
     
    La R.D.C., n'en déplaise, est courtisée. Elle attire, elle
    suscite des vues à courts, moyens et longs termes.
     
    Certains états, du Sud, comme du Nord l'ont compris.
    Que l'Angleterre propose ses services dans une
    triangulaire : RDC - Chine - Royaumes - Unis, montre
    à quel point la vison du "Monsieur Casse Tout" est
    aux antipodes d'une vision économique d'avenir aux
    retombées gagnantes - gagnantes. 
     
    Mais peut être, le problème est-il à chercher ailleurs ?
     Et que nous n'avons encore une fois rien compris.
     
     
    Bonne journée et bonne humeur !