kinlabelle

  • Ils sont chez eux.

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    Enfin des nouvelles, il est 22 heures, le téléphone sonne, "nous sommes à la maison, ce sont les militaires tunisiens de la MONUC qui nous ont raccompagnés". Les amis qui étaient bloqués au Cercle de Kinshasa sont chez eux, environ 30 personnes adultes et enfants. L'EUFOR aurait pris position à cet endroit afin de sécuriser d'avantage le périmètre. 22,10 heures, autre coup de fil, "les tirs ont repris, est-ce que vos amis sont toujours la ou non " ? Je donne les infos que je possède et je reprends le fil de ma rédaction. Rien de certain donc. Mardi ne s'annonce pas être très différent. L'EUFOR tente pourtant de faire prendre conscience aux uns et aux autres que la force déployée n'est pas au Congo pour faire de la figuration mais bien pour assurer coute que coute le processus entamé qui devrait mené vers l'élection au second tour du futur Président de la République Démocratique du Congo. Pourtant, les événements de ces dernières heures ne laissent pas pointer un optilisme béat quant à cet objectif, c'est comme si quelque chose devait se passer avant le 29 octobre 2006. Kinshasa fait la fière, elle ne se laisse pas conquérir comme la première venue. Il faut la séduire, la convaincre, l'amadouer. Kin-la-Belle, se rappelle au bon souvenir de tous et fait rejaillir sa réputation de difficile et d'exigente. A quel prix ? Je lisait ce matin, "grande victoire pour la démoctaie" etc. oui, 70 % des inscrits ont votés mais force est de constater que la démocratie est encore à gagner.

  • Kin-La-Belle, ville morte

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    Il est 10,10 heures et je suis rentré de ma sortie en ville. Rien ou très peux de choses. Quelques voitures sur le Boulevard du 30 juin, des bâdeaux à quelques endroits, Forestcom, croisement Bd du 30 juin et Tchad, les magasins sont tous fermés. Sur le Boulevard en face de la poste le kiosque des agents de roulage, pourtant lourd et lesté de béton est à l'horizontal en travers du Bd. Très eux de mouvements. La Radio RFI annonce que des blindés légers sont déployés en ville par la MONUC et l’armée, je n’ais rien vu, de Barumbu en remontant par Itaga, Grand Hôtel de Kinshasa, jusqu’à Kintambo Magasin, pas un mouvement de troupes, des policiers cachés dans les rues perpendiculaires aux axes principaux. A part çà, rien. Les rues commerçantes sont vides.La peur domine, les gens m’appellent de Masina, de Barumbu, de Yiolo, etc… la peur domine, les gens ont entendu ce qui s’est passé hier soir en ville, les morts etc, et ils restent chez eux dans l’attente d’avoir des informations fiables. Parce que c’est bien de cela qu’ils manquent aussi. Des responsables de la Bracongo, entreprise brassicole de la place ont du rentrer vers la ville ils ont été empêchés de rentrer dans leur entreprise. En effet, le croisement N’Dolo et Poids Lourds était bloqué par les étudiants de l’ISTA, Institut Supérieur Technique. Les étudiants de cette grande école seraient du côté de M. JP Bemba et ne comprennent pas les résultats annoncés hier par le CEI. Que nous réserve cette journée ? Quant à moi, j’ai annulé l’ouverture du magasin et demandé à mon personnel de rentré chez eux. La rumeur alimente la peur et Kin-la-belle est ville morte en ce lundi 21 août 2006, c’est un fait à cette heure.