minerval

  • Rentrée des classes

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    Naïm est très content ce matin. Il rentre en seconde maternelle, à l'école belge de Kinshasa.
    Madame Stéphanie n'est pas là. C'est sa maîtresse de l'année dernière mais ses amis sont
    presque tous au rendez-vous de la cloche. Un manquant, Hélias, qui est rentré en Belgique
    pour de nouvelles aventures et une autre école. Finies les vacances, les jeux avec Mehdy.
    A l'assaut, revoici les écoliers à l'assaut de la cage à poules, du bac à sable et de nouvelles leçons.

    Tout le monde ne peut pas en dire autant. Dans les écoles congolaises, seules le
    secteur scolaire privé a repris les cours ce matin. Les établissements du public rentreront dans
    une ou deux semaines.

    Il faut dire que cette rentrée scolaire fait débat dans les journaux locaux. Le minerval de
    plus en plus cher et de plus en plus difficile à dégager par des familles
    de plus en plus démunies. Des dessins de caricaturistes font état de cette actualité et du
    désarroi des familles. Ils n'y vont pas de mains mortes.

    Pour donner un apperçu du problème et pour information de quelques personnes qui ne comprennnent pas
    toujours (parce que pas au courant) le retard scolaire, l'absence de plus en plus criante d'éducation
    et de repaires dans les pays comme le Congo

    Imaginez, une famille de 5 enfants, avec un revenu de plus ou moins 80 dollars américains, il faut se loger,
    se nourrir, payer les uniformes scolaires, le minerval. Les montants les plus faibles sont équivalent
    à 2 000 Francs congolais par enfant et par mois soit, 5 dollars ou 3,5 euros. Pas une école
    gratuite. Pas d'effets scolaires offerts par les autorités. Faites le compte, rien que pour 4 enfants,
    au moins 20 dollars.

    Le minerval à payer évolue selon l'établissement que fréquente votre enfants, et va, de 5 us dollars par mois
    par enfant pour atteindre pour les plus jeunes 150, 300, 500, par trimestres 800, et 2000 us dollars par an.

    Le chemin reste long à parcourir d'ici à l'accès plus ou moins gratuit, et à voire des
    classes peuplées de garçons et de filles, avec des chances plus égalitaires.

    En cette rentrée des classes et devant la joie de Naîm et de son frère qui l'acompagne,
    je ne peux pas m'empécher de restituer cette réalité que vivent des millions de familles congolaises.

    Photos ci-dessous de la nouvelle maîtresse de Naïm, de Naïm, de Mehdy et de maman.
    Mehdy et Afi attendent le grand frère. (cliquez sur les images)