monuc

  • Mbandaka, Province de l'Equateur sous les balles

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    Mbandaka en Province de l'Equateur, à plus de 600

    Km de Kinshasa, subit des combats à l'arme lourde

    et légère entre des "Insurgés", et les FARDC (Forces

    Armées Congolaises) et la MONUC.


    Difficile d'obtenir des renseignements fiables à cette

    heures, quant à l'ampleur du mouvement.


    Combats entre une faction rebelle et la République ? 

    Combats d'un mouvement plus organisé contre la 

    République Démocratique du Congo et ses représen-

    tants ? Tentative de déstabilisation de l'Etat Congolais

    avant le 30 Juin, date anniversaire de l'accession à l'

    indépendance ? Autant de questions qui sont ouvertes

    et de supputations et autres spéculations quant aux

    réelles motivations d'un tel regain de tension dans la

    Région à l'Ouest de la R.D.C. 


    Je viens de parler avec une dame qui vit la-bas. Elle

    est en sécurité chez des amis. "A 9,30 heures ce lundi

    de Pâcques, les tirs viennent de se calmer" dit elle. "Il

    est difficile pour nous de savoir exactement ce qui se

    passe vraiment."... "La Monuc prend part aux combats"

    .."La MONUC déplore d'ailleurs un de ses militaires tué

    et plusieurs blessés." 


    Ce qui aurait commencé avec 30 personnes venus par 

    le Fleuve, dimanche, aurait gagné et grandit en intensité.

    Ces événements se passent alors que le Gouverneur de 

    la Région est en séance de travail à Kinshasa. Des biens

    privés auraient été pris pour servir à la logistique, ou pour

    servir de remparts.  


    Les "Enyele" tribu de l'Equateur, les partisans de Jean-

    Pierre Bemba, ou encore les partisans de "Bundu Dia

    Kongo" secte d'obédience religieuse et anti-gouverne-

    mentale sont ils mêlés  plus largement aux combats 

    qui ont débuté en ce dimanche de Pâcques ?

     

    En publiant "A Kinshasa, dimanche c'est Pacques"

    je ne me doutais pas un instant que les obus et les 

    balles remplaceraient les oeufs venus du ciel. On a

    beau vouloir de la poésie, voir le monde de manière

    rêveuse ou en couleurs, les événements de la vie

     ramènent  toujours ou souvent à  d'autres réalités. 

     

    Autre petite question qui fâche ou embête? D'où 

    peuvent provenir les armes et l'argent  qui servent à

    des troupes "Rebelles"  pour qu'elles osent et puissent

    s'attaquer aux institutions de manière récurrente à l'Est

    ou à l'Ouest de la République ?



    A Suivre....


    Bonne journée et bonne lecture !


  • Radio Okapi, 8 ans aujourd'hui.

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    Radio Okapi fête ses huit ans d'existence aujourd'hui.

    Bon anniversaire à tous ceux qui travaillent et nous

    informent depuis ces huit ans, à ceux qu'on entend

    pas mais qui font que nous puissions vous entendre.


    La Radio, baptisée Radio de la Paix. Née en 2002

    dans le sillage des négociations de Sun City et du 

    dialogue Inter - congolais. Radio Okapi c'est aussi

    le mariage de deux partenaires, l'ONU, précisément

    la MONUC et de la FONDATION HIRONDELLE,

    association de droit Suisse.

     

    C'est fou comme çà évolue et çà passe vite. On se

    souvient de Luc Henkinbrant de ses studios mis en

    place dans les appartements derrière le bâtiment de

    l'I.N.S.S. en 2000 - 2001. De cette volonté de faire en

    sorte que "les ondes apaisent les esprits". Des liens

    (les premiers) en provenance de Sun City, où il était

    possible de suivre les interventions des uns et des

    autres lors des négociations qui allaient donner et

    faire naître "la transition démocratique en R.D.C."

     

    Des hommes, des femmes, des organisations qui

    ont cru un jour que la liberté de la presse et qu'une

    presse indépendante pouvait servir une Nation. Une

    radio où des congolais parlent aux congolais. Action

    réaction par rapport à ce qui a pu se passer entre autres

    au Rwanda. Prise de conscience par rapport à la radio

    des Mille Collines (radio de la mort). Réagir vite et bien,

    organiser, coordonner, ne pas laisser se propager n'

    importe quoi via les ondes.

     

    Créer des ondes positives contre des ondes négatives,

    fussent elles hertziennes.

     


    Le projet dès le départ voulait que l'on parle d'une

    même voix sur l'ensemble du territoire. C'est ce qui

     se fait aujourd'hui. C'est ainsi que les informations

    circulent sur l'ensemble de la R.D.C., que l'on sait en

    Ituri que les embouteillages de Kinshasa perturbent

    la circulation, que le temps sera ou ne sera pas bon

    dans les Kasaï, que les centres de santés sont aidés

    à l'Equateur ou encore que le Katanga inaugure telle

    nouvelle route, ou nouvel hôpital.    L'info    dans   les 

    cinq langues principales, Français, Lingala,    Swahili,

    Kikongo et Tshiluba, assure une bonne compréhension

    et une accessibilité à toutes et tous. L'information au

    service de la restructuration et la consolidation de la 

    Nation. Vibrer dans toutes les Provinces et tous en

    même temps lors d'un match de foot important. Suivre

    l'évolution de la musique et des arts en général. Suivre

    l'actu politique du moment.

     

    Radio Okapi est devenue au fil du temps la voix de

    la joie de vivre et des échanges entre communautés

    culturelles diverses mais issues d'une même graine.   

     

    C'est un accès universel, une garantie de l'information.

    Un  grand projet, on l'a dit,  à ce jour le plus grand en 

    matière d'information. Emettre sur un territoire à l'échelle

    d'un continent au même instant la même information. 


    Bonne écoute via le lien ci-dessous.

     

    Logo Radio Okapi Hirondelle



    Bonne journée et Bonne Lecture !


     

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 4

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    Luc_Classe

     

     

     

     

     

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     

    Comme toutes les frontières, le même scénario,

    d’abord dans le décor général il faut des taxis ou

    plus précisément des taxis collectifs ou minibus, les

    seuls transports de personnes qui existent là où il n’y

    a ni trains ni service de bus publics. Mais en plus il faut

    des policiers, quelques militaires et pourquoi pas des

    douaniers et tant qu’on y est d’autres voyageurs….


    Bien vu, c’est exactement ce que j’ai capté en arrivant,

    un 4X4 de la MONUC en plus (Mission ONU au Congo)!

     

    Entré dans le bureau,  un Européen qui termine les

    formalités me tend la main et se présente, « Je suis de

    la MONUC , je vais à Bujumbura, n’es-tu pas Luc l’ami

    de Luc ? »

     

    Et me voilà déjà repéré !

     

    Deux cents mètres plus loin, entrée en RDC, le même

    scénario sans personne de la MONUC…

     

    Dans le bureau du chef, un grand sourire m’accueille,

    je tends une main franche et directe, yeux dans les

    yeux, le chef m’invite à prendre un siège ! Accueil

    convivial, tampon et poignée de mains en 3 minutes.

    Et voilà, avis aux amateurs……

     

    La barrière se lève, entrée en RDC et la danse

    commence, impossible de rester assis sur le siège,

    la route est tellement défoncée que seuls les 4X4

    peuvent passer sans racler le sol avec le bas de

    caisse.

     

    Pas de bitume, aucune trace d’asphalte, elles ont

    disparu depuis des années ! Ca des nids de poules !

    Mais ce sont des nids d’éléphants ! Des bosses et des

    fosses de 30 à 40 cm, jamais vu cela, ni en Turquie, ni

    en Iran, ni en Afghanistan dans les années 70, jamais vu

    cela dans le Sahara ni en Casamance, au Zimbabwe

    ou au Botswana, nulle part !

     

    En route vers de nouvelles mais prudentes aventures !

    Vitesse de la voiture : 5 à 10 km/h, rarement 15 à

    l’heure, heureusement, 10 km nous séparent

    d’Uvira.


    Sur cette route provinciale d’entrée dans Uvira, des

    centaines de motos-taxis rivalisent d’adresse pour

    évoluer entre les piétons souvent chargés, portant des

    barres de fer ou des régimes de bananes, ou des

    jerrycans et autres récipients en plastic jaune remplis

    d’eau, des vélos eux aussi chargés de sacs de farine

    ou de ciment, de ballots de feuilles de manioc, de bois

    de chauffage etc….La plupart du temps, le cycliste

    marche à côté de son vélo-mulet !

     

    Et dans toute cette circulation, des enfants,

    des chèvres, des ‘mamas’ rentrant de la rivière avec

    la lessive, mais aussi quelques camions,

    camionnettes et jeeps militaires de la Garde

    Présidentielle. C’est vrai, je l’avais oublié celui-là,

    le Président Joseph Kabila  n’est pas loin, mais

    où ?


    Prendra-t-il la parole, s’adressera-t-il aux habitants

    d’Uvira, c’est la question que chacun se pose ?

     

    Après le repas pris en famille chez John, fufu et

    petits poissons fumés, la route s’ouvre à nous vers

    le nord, une des très rares routes asphaltées de

    RDC. Cette route plein nord de 70 Km nous mène

    vers Kamanyola et le poste frontière avec le

    Rwanda de Bugarama.

     

    Tout le long de cette voie, des centaines de

    mamas rentrent du champ portant leur outil et des

    réserves de bois de chauffage, ainsi que quelques

    fruits, choux ou manioc.


    Toutes ces femmes de tous âges marchent sur le bord

    de la route en file indienne, le dos courbé sous le

    poids de la charge (pour en savoir plus

     

    http://www.observatoiredelaparité.org

     


    Peu d’hommes participent aux travaux agricoles,

    moins de 5 % si mon observation est bonne, de

    plus, généralement l’homme a un vélo.

     

    Vie quotidienne_enfants en promenade

     

    Nous traversons des villages disposant d’un ou deux

    puits que l’on repère facilement en voyant la

    concentration de petites filles portant des jerrycans

    jaunes autour et alentours et bien sûr le long de

    la route.

     

    C’est sur cette route qui longe la grande plaine (très

    peu cultivée et exclusivement de façon artisanale

    sans aucun recours aux  bêtes de somme et encore

    moins à des engins mécanisés) que l’on peut

    s’approvisionner en lait, lait caillé, yaourt produits

    à partir des troupeaux qui paissent dans cette

    plaine et dans les collines la bordant.

    Après une heure et demie de route, frontière

    rwandaise, formalités habituelles.

     

    Dès la barrière passée, on est dans un autre

    monde ! Les routes sont parfaites, avec rigoles

    d’évacuation des eaux, marquages au sol,

    panneaux de signalisation routière.


    Si l’habitat est relativement construit avec les

    mêmes matériaux, l’environnement des

    maisons est soigné, nombreuses fleurs

    et « verdurisation » entretenue autour

    et alentour.

     

    De plus, la circulation est structurée et les animaux

    telles les chèvres sont attachées ou tenues en laisse

    par des enfants notamment.

     

    Un autre pays, mais surtout un autre monde !

    La traversée de 50 km se déroule sans encombre,

    photos des enfants et jeunes filles et garçons

    portant des jerrycans d’eau (à première vue, les

    garçons participent au transport de l’eau), photos

    diverses dont les très belles plantations de thé.

     

    Vers 18 heures, arrivée au poste frontière et entrée

    en RDC pour retrouver le pont franchi une route

    défoncée, la vitesse de déplacement chute

    de 60 à 10 km/heure.


    Le Lac Kivu est de moi, une splendeur, des

    lumières incroyables, quel beauté, quelle joie !

     

    Luc_Bateau et drapeaux

     

     

     Route suivie d’Uvira à Bukavu :

     

    Uvira, Bwegera, Kamanyola, frontière de Bugarama…

    transit dans le Rwanda puis arrivée à Bukavu par

    le poste de Ruzizi Premier.

     

    Pêche dans le lac Kivu :

     

    Pêche au filet Maya, petites mailles, en barque

    de bois de 5 m de long avec moteur hors-bord

    classique, pêche à la lampe à pétrole essentiellement

    à la tombée de la nuit ou pendant la nuit.


    Le filet est lancé pour 2 heures, pêche de 5 à 10 kg

    de très petits poissons de 8 à 12 cm (même taille

    que les anchois). Le kilo est vendu par le pêcheur

    1 400 fr congolais le kilo aux mamas, celles-ci les

    font sécher au soleil durant une heure ou deux selon

    la taille puis les transportent et revendent au

    marché 1600 à 1700 francs.


    A Bukavu, la coopérative regroupe 140 pêcheurs,

    54 coopératives pour le lac Kivu côté RDC.


    Pour devenir pêcheur et adhérer à la coopérative,

    il faut acheter un filet et suivre la formation

    organisée par la coopérative. Le pêcheur n’ayant

    pas de barque paie un dollar par semaine au

    propriétaire pour pouvoir jeter un filet chaque jour.

     

    Une autre coopérative regroupe les pêcheurs qui

    utilisent d’autres méthodes pour la pêche du tilapia.

    Ce poisson de plus grande taille a été introduit

    récemment dans le lac Kivu.


    Il faut savoir que le sous-sol du lac contient des

    poches de méthane, exploité à partir de deux

    plates-formes. Mais de ces poches s’échappe

    du gaz dans le lac, ce qui limite très fort la vie

    aquatique : pas de crocodiles ni d’hippopotames,

    ni de poissons de grandes tailles comme le capitaine

    et la perche du Nil que l’on trouve dans le

    Tanganyika voisin.

     

    Activités sur et dans le lac :

     

    Par ailleurs et cela posera problème si l’Autorité

    publique décide de développer le tourisme au bord

    du lac, très peu d’habitants ont appris à nager (pas

    de piscines, très d’accès aisés au lac car pas de

    plage à Bukavu et environs) ce qui engendre

    régulièrement des noyades lorsqu’une barque ou

    un bateau chavire. Les pêcheurs ne savent pas

    nager non plus (sauf très rares exceptions) !

     

     

    Transports à Bukavu :

     

    Pas de transports publics organisés, pas de

    routes bitumées à l’exception d’un tronçon de

    2,5 Km et de 500m en construction depuis

    7 mois !!!!


    Les transports collectifs sont exclusivement

    privés et se décomposent comme suit : 2700

    motos-taxis, 300 voitures-taxis et des minibus,

    principalement des Toyota transformés – les

    sièges sont remplacés par des bancs de bois

    afin d’augmenter le nombre de places - et

    accueillant 24 passagers assis, plus ceux

    qui s’agrippent aux portes !


    Pour le transport des marchandises, camions

    et camionnettes de toutes tailles et en tous genres,

    pas de charrette avec animal de bât. Mais il faut

    mettre en évidence les milliers de femmes qui

    portent tout sur la tête ou sur le dos : bois

    de chauffage, sacs de farine de 50 voire de

    100 kg (n’en croyant pas mon guide, j’ai

    vérifié !), des fruits, légumes, poissons, charbon de

    bois, des briques de construction etc…..

    Les hommes portent peu et utilisent de

    préférence le vélo.

     

     

    A Suivre, les parcs, les Gorilles...

    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Luc et gorille

  • Goma, un symbole

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    Après la chute du camp de Rumangabo au

    Nord Kivu, durant le week-end, la population

    s'en est prise lundi 27 octobre à la Mission 

    Onusienne au Congo.


    Il est vrai que les habitants de Goma n'ont

    pas pour vocation d'être "des martyrs" et

    que dès lors, leur révolte devient compréhensible

    et prend valeur de symbole, face à une totale

    incompréhension de la situation qui entraîne 

    dans son sillage plus de 1 200 000 personnes 

    à se réfugier ailleurs dans des conditions que 

    l'ont peut facilement imaginer.


    Qu'est ce à dire ? La MONUC est une mission de

    Paix destinée à faire respecter les accords passés

    entre les différentes factions et le Gouvernement de

    Kinshasa. La prise du Camp de Rumangabo et les

    véléités d'avancer sur Goma font désordre. C'est le

    moins que l'ont puisse dire.


    Dès lors, des réactions en cascades et non des 

    moindres, prennent valeur de symbole.


    Symbole du raz-le-bol de plus en plus clair des

    populations constament prisent entre deux feux.


    Symbole du raz-le-bol du Général des forces

    militaires de la MONUC, ponctué par sa démission.


    Symbole d'une presque impossibilité à prendre 

    les décisions qui s'imposent.


    Le général espagnol Vicente Diaz de Villegas,

    en présentant  sa démission, semble vouloir

    attirer l'attention de tous face à sa  mission, avec des

    moyens entre autres humains démotivés,  incapables

    de s'engager dans la bagarre, de sécuriser les

    frontières ou de s'engager aux côtés des FARDC,

    lorsque celà est nécessaire. 


    Symbole, peut être, que cette attitude du Général

    qui n'a pas vraiment envie de finir ses jours avec

    les mêmes cauchemards que ceux du Général

    Roméo Dallair à qui on a reproché de na pas

    avoir désobéi aux ordres au moment le plus crucial

    du Génocide perpétrer en 1994 au Rwanda.


    Parions que ces différents actes auront valeurs

    des symboles, de paix et de responsabilités chez

    les décideurs.


    Réfugiés8Goma82008
    Photo : AP in Le soir 

     facebook


     


  • Allocution de SEM le Ministre de l'Information...

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    C'est en tant que porte parole du Gouverenement que SEM
    le Ministre de l'information est intervenu vers 21,30 heures
    à la R.T.N.C. (Radio Télévision Nationale Congolaise).

    "...les militaires attachés à Monsieur Bemba sont hors la loi,
    il est encore temps pour eux de regagner les casernes de l'
    armée de la République, les portes leurs sont ouvertes...
    l'armée est et doit rester "apolitique" dit il....
    à cette heure, 95% de la ville est sécurisée "mais" poursuit
    il est à reconnaître que la partie de la ville entre le Rond
    point Mandela et la Gare Centrale est toujours le théatre de
    batailles armées... et encore ... les magasins Peloustore
    les bureaux de Air Bravo Congo, le City Market ont été
    pillés, ainsi que l'Ambassade du Zimbabwe... Voilà dit il,
    ce que ces personnes veulent montrer et faire de notre Congo,
    alors que les congolais sont entrain de travailler à la
    reconstruction du pays.

    Le Ministre a rappeler les accords entre les parties
    intervenus au landemanin des élections, pour
    la sécurisation des anciens Vice-Présidents par 12 policiers
    nationaux de la République.

    Il poursuit ... ce qui se passe aujourd'hui met hors la loi
    l'ensemble des acteurs contre les FARDC... Le Gouvernement,
    le Président, sont décidés à en finir une fois pour toutes
    ...

    Le message est clair et sans ambiguité. çà passe ou çà casse.

    C'est demain matin, que nous y verrons plus clair. Les tirs
    ont cessés depuis 21 heures.

    Plus de 200 élèves passeront la nuit dans l'enceinte de l'école
    belge de Kinshasa. Ils sont sous la garde des Services de
    Sécurité de l'Ambassade de Belgique.

    Des enfants des écoles Française de la rue Kalemié sont
    quant à eux dans l'enceinte de l'ambassade de France.

    Les élèves des lycées Boboto, Molières etc passeront eux
    aussi la nuit sous la protection de l'Armée.

    Il n'est pas possible de déterminer un bilan en terme de
    dommages corporels. Il est certain que les événements de
    ce jeudi 22 mars ont été sanglants et que de nombreuses
    personnes ont soit été blesés grièvement ou tués, congolais
    et expatriés.

    Le Gouvernement par la voix de Son Excellence le Ministre
    de l'information promet de faire le point de la situation dès
    demain avant midi.

    Ce qui apparait aussi comme un point à élucider, c'est le
    rôle de la MONUC, (Mission des Nations Unies au Congo), qui
    n'ont pas bougés devant l'escalade des événements, pour au
    moins protéger les intérêts des personnes et des sociétés
    dans une ville prise en ôtage et pillée par des bandes de
    voyoux qui n'attendaient que çà pour en découdre.

    Comme le Carnet et moi le disions en Juillet - Août 2006,
    il faudra encore des affaires comme au Rwanda ou en Sierra-
    Leone, pour que les Nations Unies tirent une bonne fois pour
    toutes, elles aussi, les leçons de l'histoire.

    La question de la pertinance ou non de la MONUC ne se pose
    même pas. Ce qui est en cause c'est "ce qu'ils font du mandat
    qui leur est accordé par le Conseil de Sécurité.

    Kinshasa, s'endort, discute, est sous forte dose d'adrénaline,
    demain est un autre jour.

    Mbtote.

    Le ministère des Affaires étrangères a ouvert un centre
    d'appel pour les personnes désireuses d'obtenir des
    informations sur la situation à Kinshasa, par exemple si
    elles y ont des proches.

    Les numéros de ce centre sont le 02/501.40.00 pour les
    francophones et le 02/501.40.01 pour les néerlandophones

  • Semaine chargée ...

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    Le moins que l'on puisse dire c'est que M. Jean-Pierre Bemba
    doit se poser pas mal de questions depuis l'élection des
    Gouverneurs Provinciaux.

    Que s'est-il passé ?

    Du côté AMP, Alliance pour la Majorité Présidentielle), c'est
    carton plein.

    Une fausse note cette semaine à la Primature, la présence de
    trois personnes qui se revendiquent du même patronime, pour
    le poste de Ministre du Commerce Extérieur.

    çà peut paraître bizarre ou cocace, mais c'est ainsi.

    Alors, stratégie du Président du parti à qui revient ce
    poste Ministériel ou tentative de brouiller M. Gizenga ?

    Cette semaine la MONUC, (Mission des des Nations Unies au Congo)
    a fait parler d'elle. Son mandat expirant le 15 février 2007.
    De nombreuses voix se sont levées, tant nationales
    qu'internationales, ONG y comprises, Oxfam en particulier
    pour demander une prolongation du mandat de la MONUC et de
    prévenir des dangers d'une catastrophe sans précédent
    si la mission devait se terminer.

    Les appaisements sont venus de New-York, avec une reoncductions
    de deux mois.

    Est-ce que ces deux mois suffiront ?

    Va - t - ont vers un autre round de palabres dans 60 jours ?
    Très certainement. Mais il serait temps de commencer à faire
    confiance aux autorités du Pays et de négocier, peut être
    un mandat géographiquement modifié, en fonction des zones
    et régions du pays qui posent encore problèmes à causes de
    bandes armées encore incontrôlées qui rôdent, massacrent, et
    empêchent la reconstruction sereine du pays.

    Quoi qu'il en soit, maintenant, les Ministres devront passer
    le test devant le Parlement, qui doit avalisé ou non la
    formation de M. Gizenga. Gageons, la aussi que çà ne se fera
    pas sans mal, et qu'avant la prestation de serment au Président
    de la République, des changements pourraient avoir lieux pour
    l'un ou l'autre.

    Semaine chargée donc que celle qui vient de s'achever mais
    celle qui vient ne le sera pas moins.

    Monuc fin de mandat

  • La joutes des idées fait place à la force

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    Ils ne parleront pas.

    C'est une évidence. Par contre les deux camps s'énnervent.
    Plusieurs incidents dans le pays. A Gbadolite, Fief de
    L'ex Maréchal Mobutu Sese Seko, Nzanga, son fils,ralié
    au camp du Président sortant, Joseph Kabila, l'AMP, fait
    l'objet d'une mise sous surveillance dans les locaux de "Radio
    Liberté". Il y aurait eu des coups de feux.
    La MONUC négocierait sa sortie.

    A Lodja, dans le Kasaï, il y a
    eu des rixes entre partisans des deux camps.

    A Kinshasa, sous quelle impulsion, nul ne le sait
    pas, une mutinerie à éclaté à la prison de Makala.
    C'est parti semble t-il du bloc n° 1, celui des détenus
    pour hauts délits.

    On dit même que Monsieur Jean-Pierre Bemba, ne
    tiendra pas son meeting de fin de campagne, annoncé
    au stade des Martyrs pour demain soir, vendredi 27
    octobre 2006.

    Drôle de fin de campagne, drôle de campagne de
    second tour, tout court.

    Pourtant les caravanes des supporters défilent dans la capitale
    à gros renfort de coups de klaxons et de
    slogans dans les parlophones, çà reste bon enfant.

    Mais l'ambiance est plombée, de plus en plus plombée.
    Personne, mais alors personne, ne peut dire ce qui
    va se passer ici. Sauf que l'élection dimanche devra
    se faire. çà oui, on le sait. De plus
    en plus de rappel à l'ordre et au calme
    de la part des Ambassades et du CIAT, Comité
    International d'Accomppagnement de la Transition.

    Hormis une très bonne interview de Monsieur Gizenga réalisée
    par Madame Colette Braeckman, rien de nouveaux pour les idées,sous le
    soleil de Kinshasa et des tropiques.

    Ci-dessous photo de M. Nzanga Mobutu.

    Nzanga

  • Au nez et à la barbe de tous

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    Midi, la MONUC et les policiers de la PIR, Police d'Intervention Rapide, sont aux côtés
    des émeutiers, seulement 100 personnes. Toujours les mêmes.

    13,30 heures, le Boulevard du 30 juin est de nouveau bloqué. Les Policiers n'interviennent pas.
    La Monuc poste des blindés au milieu du Boulevard. La Pölice Européenne reste en arrière
    et fait du reporting de ce qui se passe.

    Qu'est ce qui se passe en fait ?
    Des Shegges (enfants des rues) brulent des pneus, jettent des pierres après les policiers qui
    sont postés au coin de la Grand Poste.

    A Forestcom, des jeunes bloquent la route avec de grosses pierres, et trient les voitures
    qui peuvent passer ou pas, selon que vous donnez ou non de l'argent.
    Je suis blanc, un Mundele, comme on dit ici et l'expérience de ce matin me suffit.
    Je fais demi-tour.

    Les leçons du passé n'ont aucun effet.

    L'ONU, est entrain de répéter les mêmes erreurs ici, qui ont été dénoncées ailleurs. D'autres part,
    avec les forces en présence pour garantir la sécurité des gens, je rappel ; EUPOL (Police Européenne)
    MONUC, Mission de lONU au Congo), EUFOR, PIR, (Police d'intervention Rapide), Les FAC , (Forces Armées Congolaises),
    pas une seule force d'interposition réelle n'était présente ce matin près des lieux de l'incident
    d'hier.

    A part la MONUC qui ne peut pas intervenir, les autres ou étaient - ils ?

    Je n'ose imaginer un plus grand nombre d'émeutiers.

    Resteront-ils encore au balcon comme dans tant d'autres pays ?

    C'est comme si le sang n'avait pas encore assez coulé et que quelques morts
    de plus feraient biens au tableaux. Ce matin lorsqu'ils ont voulus s'attaquer à ma voiture
    il y avait quelques spectateurs, 5 blindés de la MONUC et leurs soldats.

    150 Jeunes paralyses la ville depuis ce matin.
    C'est normal. Encore une journée de perdue.
    Cliquer sur les petites images

  • Ce matin devant le siège de la RTKM

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    Vers 8 heures du matin, quelques badeaux se massaient devant le siège de la TV
    qui a subi un incendie en fin d'après midi. La masse des badeaux s'est agrandie
    au fure et à mesure de l'avancement de la matinée. Beaucoup de Shegges, (enfants des rues),
    et d'autres.

    Quatre blindés légers de la MONUC. Vers 9,15 heures, çà se gâte. Les badeaux se transforment
    en manifestants hostiles aux étrangers.

    Je passait par le Rond Point Forestcom, et j'ai du foncer dans la foule qui jettait
    des pierres et qui voulait arrêter le véhicule. C'est certain, l'EUFOR, la Police, la MONUC vont
    intervenir. C'est très confiné à quelques 150 personnes pour le moment. Il est mieux d'intervenir
    rapidement et d'étouffer dans l'oeuf toute véléités suppémentaires et une amplification du phénomène.

    Excusez moi, mais je continue de penser que derrière tout çà il y a des calculs
    malsaints qui sont faits pour hatiser la haine envers les autres.

    Et je repose la question. A qui profite cette situation ?

    Photos : situation calme vers 8 heures.

  • Jeudi Soir, après une journée complète de travail

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    Le bilan est lourd. 23 morts et plus d'une quarantaine de blessés. Des maisons pillées dont celle
    de la Croix Rouge Congolaise. Dans quelques heures, la CEI, (Commission Electorale Indépendante) doit révéler les
    résultats des élections législatives, (les députés élus pour le parlement). Impossible de dire quelle sera
    la réaction de la population (poussée par certains partis) après cette nouvelle proclamation de résultats.

    Les employés ont encore quittés la ville avant 17 heures. Certains bureaux et magasins ferment à 16 heures.
    C'est calme, mais comme je le disais hier, une certaine tension est encore perceptible en même temps
    qu'un certain raz-le-bol de ces manoeuvres militaires. La campagne électorale menée sur fond de xhénophobie et de
    racisme, la responsabilité de tout les maux du Congo repportée sur les autres, (Communauté Internationale, MONUC, etc...)
    laisse des traces et laissera des traces plus tard encore. Les gens vivent dans la peur
    et la crainte de nouveaux événements armés. Ce matin trois balles ont été tirée du côté
    du Centre Wallonie-Bruxelles, toute les cités en parlaient, les téléphones crépitaient. Il a falu calmer et raisonner
    autour de nous.

    Ce n'est pas bon pour les affaires, ce n'est pas bon pour la population, ce n'est
    pas bon pour le pays. "Il y a des gens qui veulent les élections
    et d'autres qui ne les veulent pas", cette phrase revient de plus en plus dans
    la bouche de gens que je rencontre. Je vais quitter mes notes avec un leger
    optimisme.

    Rouverture du Beach, lieu de passage entre Kinshasa et Brazzaville, rouverture des vols SN Brussel
    Air Lines (Ex Sabena) et une photo de Kinshasa calme

    .

    çà va mieux, non ?

  • Fermeture des magasins...

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    Les informations diverses faisant état du début cet après midi du désarmement des différentes milices, entre autres celle de M. JP Bemba et celle de la garde présidentielle, en dehors de FARDC (Forces de l'Armée de la République Démocratique du Congo),comme le prévoient les accords signés hier, incitent les sociétés à fermer, dont la mienne. Je prends cette mesure après avoir pris le pouls de la situation et au regard des personnes qui sont employées chez moi et qui résident dans la périférie lointaine de la ville. En cas de rupture de transports de passagers, du manque de taxis bus et de taxis, c'est l'horreur d'un retour de plusieurs heures à pieds qui les attendent.Certains grands magasins d'alimentation restent ouverts plus longtemps. Les Sociétés de comunications, Celtel, Oasis, et autres banques ont décidés de renvoyé chez eux leur personnel déjà à partir de midi pour certains d'entre eux et à 14 heures pour les autres.Le Rond Point Mandela proche de la villa assiégée ces derniers jours est quadrillé par des blindés légers de la MONUC. Il y a comme une tension qui se sent. A tord peut être, mais ne dit-ont pas, "un homme avertit en vaut deux", et plutôt que subir il est préférable de s'en tenir à queques peux de prudence.

  • Kinshasa, 14,25 heures

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    Les hélicoptères de la MONUC, Mission des Nations Unies eu Congo, survolent à rotations régulières la ville. Les amis appellent, demandent, échangent d'infos.

  • Ils sont chez eux.

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    Enfin des nouvelles, il est 22 heures, le téléphone sonne, "nous sommes à la maison, ce sont les militaires tunisiens de la MONUC qui nous ont raccompagnés". Les amis qui étaient bloqués au Cercle de Kinshasa sont chez eux, environ 30 personnes adultes et enfants. L'EUFOR aurait pris position à cet endroit afin de sécuriser d'avantage le périmètre. 22,10 heures, autre coup de fil, "les tirs ont repris, est-ce que vos amis sont toujours la ou non " ? Je donne les infos que je possède et je reprends le fil de ma rédaction. Rien de certain donc. Mardi ne s'annonce pas être très différent. L'EUFOR tente pourtant de faire prendre conscience aux uns et aux autres que la force déployée n'est pas au Congo pour faire de la figuration mais bien pour assurer coute que coute le processus entamé qui devrait mené vers l'élection au second tour du futur Président de la République Démocratique du Congo. Pourtant, les événements de ces dernières heures ne laissent pas pointer un optilisme béat quant à cet objectif, c'est comme si quelque chose devait se passer avant le 29 octobre 2006. Kinshasa fait la fière, elle ne se laisse pas conquérir comme la première venue. Il faut la séduire, la convaincre, l'amadouer. Kin-la-Belle, se rappelle au bon souvenir de tous et fait rejaillir sa réputation de difficile et d'exigente. A quel prix ? Je lisait ce matin, "grande victoire pour la démoctaie" etc. oui, 70 % des inscrits ont votés mais force est de constater que la démocratie est encore à gagner.

  • Attente des résultats et moments de tensions en tout genre

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    Selon des chiffres radiodifusés sur des radios locales mais encore très partiels, le Président sortant, M. Joseph Kabila est crédité de plus de 55 % des votes dans plusieurs régions du pays (sur base de moins de 30 % des dépouillements). M. JP Bemba viendrait ensuite avec moins de 30 %. Sont troisème et quatrème, Messieurs Pay Pay ex Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et Kashala, Médecin, avec tout deux moins de 3 % des votes. Petit rappel, pour être élu au premier tour, il faut réunir plus de 50 % des votes sur l'ensemble du territoire. Un candidat semble se déttacher et aller vers cet objectif pour éviter un second tour. Et les commentaires d'aller bon train et dans tout les sens. C'est comme au café du commerce, tout le monde y va de sa petite version, de la rumeur qui est, semble t'il la bonne. Des agents de sécurité de certaines agences privées de protections parlent à voix assez haute dans un endroit public de restauration, pour qu'ont les entendent. Ce qu'ils se disent, "les cibles, la CEI en premier (Commission Electorale Indépendante), les Ambassades européennes et surtout belges, françaises, les expatriés isolés et les gens de l'est" (qui ont votés massivement pour le Président sortant)... "Nous avons des hommes pour protéger d'abord les ambassade..."La presse de cette semaine n'y allait pas de mains mortes non plus, dans ses manchettes, en "Une", on pouvait lire, "L'Union Européenne prépare le massacre des congolais", "Complot d'assassinat contre JP Bemba" etc... Le 20 août des résultats encore partiels mais reflétant la tendance du pays tout entier doivent être publiés par la CEI. Kinshasa n'a pas voté comme le reste du pays, M. JP Bemba y remporeraient les suffrages de plus de 60 %, et celà laisse à d'aucun, le loisir de spéculer sur ce qui pourrait se passer dans la capitale du pays à la suite de la communication officielle. Des mécontents voudraient alors s'en prendre à ceux qui sont identifiés comme étant, ceux qui ont manigancés la victoire plus que probable au vu des chiffres, de M. Joseph Kabila. Will see ! On verra. C'est comme si un cataclisme se préparait. La vie continue pourtant pour ceux qui n'ont ni les moyens, ni le temps de pronostiquer, les commerçants font leur commerce, les taxis transportent leurs clients, les shegges (enfants des rues) vendent ce qu'ils peuvents, les pauvres dans les cités sont toujours aussi pauvres, L'EUFOR (Forces européennes), la MONUC (Mission onusienne au Congo) patrouillent en blindés, jeeps avec fusils mitrailleurs, la vie continue. On the road again, in Kinshasa.