negociation

  • 6 heures du mat...

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    Bien que plus calme depuis hier après-midi, la situation
    ne permettait pas encore de se rendre en ville.

    Ce matin, le soleil encore couleur oranger brille déjà fort.

    Kinshasa est calme. Pas de bruits allentours ni au loin.
    Peut être une journée qui va permettre de reprendre une vie
    normale et de se rendre compte des dégâts causés.

    Hier matin, panique ! Un coup de fil pour me dire que les
    bureaux et le matériel du Show-room avaient été pillés.
    Vers midi, un nouvel appel de la même personne pour me dire
    que les militaires en noir, avec bandana rouge et jeep se
    sont enfouis vers le Beach sans rien pouvoir prendre.

    Ouf, soulagé, je peux reprendre des contacts la tête
    plus sereine. Pourtant les nouvelles ne sont pas bonnes en
    provenance du coin du Memling où se trouve le bureau. Il y
    a eu des tirs et des blessés dans l'hôtel lui même et aux
    allentours.

    Par contre bonnes nouvelles vers 18 heures, nos amis qui
    étaient bloqués, les uns vers le Casier Judiciaire ont été
    évacués par la MONUC et les autres qui étaient bloqués au
    dessus du Cobra Center en face de la Cour Suprême(3 femmes),
    ont elles aussi été évacuées vers la Concessions Utex Africa
    dans des locaux aménagés par les Nations Unies. Par ailleurs
    des rations de vivres ont été distribuées en fin d'après
    midi aux personnes bloquées depuis deux jours entiers dans
    les locaux de la CTB/BTC (Coopé Technique Belge), à la
    Commission européenne à Kinshasa et dans d'autres endroits
    comme l'école belge de Kinshasa, où les gens ont étés pris
    de courts par les événements.

    Dans la périférie, seuls N'Dolo, Barumbu (Bon Marché) et
    la première rue de Limete semblaeient encore connaitrent des
    feux nourris d'armes légères. Les dernières poches de résistence
    des miliciens rebels sans doute.

    Avant la nuit, ce qui était le plus à craindre, après une telle
    pagaille, s'étaient bien entendu, "les pillages", dans
    les quartiers bombardés. Nous n'avons pas de nouvelles dans ce
    sens pour l'instant et c'est tant mieux, comme on dit
    "Pas de nouvelles, bonnnes nouvelles".

    A craindre aussi, la mauvaise humeur de la population sise
    dans les grands quartiers populaires de la ville, où les
    kinois et kinoises n'ont plus de provisions et pour qui
    chaque jour de travail commpte pour la survie de la famille.

    A noter et relever que la population dans sa grande et totale
    majorité n'a pas bougé dans un sens ou un autre et que les
    violences se sont contenues aux seules forces armées. Celle
    de la République et ceux attachés au camp de M. Bemba.

    On a connu pire, sous d'autres latidudes et dans d'autres
    lieux, il n'y as pas si longtemps.

    Faut il en tirer des conclusions POLITIQUES ? Trop tôt peut
    être mais cette passivité n'est pas seulement à mettre à
    l'actif de la peur. C'est celle de la raison et des têtes
    tournées vers l'avenir.

    L'avenir, il doit y avoir de nombreuses réunions ce matin.
    Au Parlement,ou ailleurs, entre parlementaires,la MONUC et
    autres représentants de la Communauté Internationale.

    Nous allons attendre 9 heures avant de bouger vers le centre
    ville. La prudence est encore de mise.

    Photos : Partisan de Bemba / AFP et Reuter

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  • Kinshasa, 17,05 heures, des nouvelles plus rassurantes

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    Je ne résiste pas à publier ici le communique de l'AFP, Agence France Presse, sur l'évolution des négociations qui ont lieu actuellement à Kinshasa, sur fond de barrages militaires et de pillages ciblés ou isolés. Si vous avez des questions ou des commentaires à faire, n'hésitez pas. Je livre l'info...

     

    Cantonner les militaires

     

    Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s'est prononcé mardi pour le cantonnement immédiat des éléments de la garde présidentielle et des hommes du vice-président Jean-Pierre Bemba, qui s'affrontent à Kinshasa, a déclaré son directeur de cabinet, Léonard She Okitundu.Tout ce qui importe pour l'instant, c'est que la situation redevienne normale à Kinshasa, a déclaré M. Kabila, dont les propos ont été rapportés par son directeur de cabinet à l'issue d'une rencontre entre le président et les ambassadeurs du Comité international d'accompagnement de la transition (Ciat) en RDC. Pour cela, la garde républicaine (garde présidentielle), comme tous les éléments armés du vice-président Bemba, doivent regagner leurs positions, immédiatement, a poursuivi M. She Okidundu.

  • 12,30 heures, l'aéroport est fermé

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    L'aéroport de N'Dili est fermé. Masina est ceinturé pour éviter des rassemblements de personnes, "chaque fois qu'il y a plus de trois personnes qui circulent, ils sont dispersés directement" me disent mes contacts de cette commune. Impossible de faire mouvement entre N'Djili et la ville. Impossible d'avoir de plus amples informations. Les radios émettent des messages chaque demi heures pour rappeller aux gens de rester chez eux et de ne pas bouger. COUP D'ETAT ? Rumeurs et spéculations. "Pas possible que J. Kabila bouge comme il l'a fait sans raison" me dit - ont. "Nous n'y croyons pas" me dit un autre. Dans les milieux expatriés et chez les hommes d'affaires et commercçants congolais, la crainte de pillages est de plus en plus présente dans les esprits. Combien de temps les militaires pourront-ils contenir la population ? Pour rappel les communes de Masina, de N'Djili et de Kimbanseke, à l'est de la ville, sont parmi les plus populeuses et les plus pauvres. La population pauvre est entassée dans ces communes. Rester plus de 3 jours sans salaire, sans vendre son pain, sans exploiter sa table, c'est affamer cette population. Dans ces conditions il sera très difficile de contenir les ventres creux et les empêcher de se soulever. Le ballet des négociations à commencé entre les représentants de la Communauté Internationale et les camps rivaux. Que çà débouche sur quelque chose de positif assez rapidement, c'est le souhait le plus fort de toute une population, kinoise, expatriés, congolais, pauvres et moins pauvres. Le Congo n'a pas besoin d'un autre conflit armé. (photos ci-dessous ; source AFP)