nord kivu

  • Le Nyamulagira crache sa lave

    Pin it!

    Le rapport du Centre de Recherches en Sciences Naturelles

    le (CRNS) de Lwiro , daté du 29 mars 2009 préconisait de

    prendre quelques précautions en rapport aux activités qui 

    avaient été enregistrées par les experts congolais de l'

    OVG, Observatoire Volcanologique de Goma dont le

    rapport avait fait l'objet d'une note dans ce Carnet le 8

    mai 2009 sous le titre, "Goma, les dangers des volcans".


    Samedi, le volcan Nyamulagira est entré en action. Situé

    à plus de 22 km de Goma, il n'en est pas moins dangereux

    pour la faune animalière, les Gorilles entre autres et la 

    forêt du Parc National de la Virunga un des joyaux que

    compte la planète, dans sa diversité. 


    Les agences de presses suivent les événements. Sauf en 

    France. La deuxième chaîne de France Télévision à bien 

    parlé d'une irruption. Celle du Piton de la Fournaise à la

    Réunion. Pas de celui du Nord Kivu. A croire que cette 

    région n'intéresse que lorsqu'elle livre ses charniers ou

    ses richesses. Mais trêve de polémiques et attendons les

    prochaines nouvelles.

     

    Une année 2010 qui commence dans la tourmente d'

    une catastrophe naturelle annoncée.

     

    L'espoir est que les conseils prodigués par les experts

    aient été entendu et que l'on sauve le maximum de ce 

    qui peut l'être. La route entre Sake et Goma n'est pas

    atteinte au moment de cette note. Elle pourrait l'être, d'ici

    17 jours selon les sources autorisées de l'OV de Goma.

     

    Toute notre attention va vers ceux et celles qui doivent

    lutter contre cette catastrophe en ce moment.

     

    Nyamulinga-congo
    Vue du Nyamulagira : Photo Agence de presse et Google. 

  • L'actualité de la guerre reprend le dessus

    Pin it!

    Dans un climat d'attente d'un nouveau Premier Mnistre,

    et sur fond de bruits de bottes à l'Est de la République,

    le Président J. Kabila s'est adressé à la population

    ce jeudi. Le message est clair. Les congolais doivent

    se serrés les coudes, et être conscients que la situation

    est de plus en plus grave dans l'Est du pays. Il appelle le

    Rwanda voisin à rester neutre dans les affrontements 

    qui ont repris depuis quelques semaines dans le Nord

    Kivu.

     

    La Communauté Internationale, elle, se voit saisie au

    niveau de ses instances onusiennes et de son Conseil

    de Sécurité pour s'engager d'avantage dans un processus

    de paix. De garantie du processus de paix devrait ont dire.

     

    La MONUC, Mission Onusienne au Congo, forte de 17 000

    militaires, réclame de nouvelles forces. A ce stade des 

    questions se posent...


    Les forces armées onusiennes sont elles les bonnes ?

     

    Il faut savoir que se sont en majorité des militaires qui 

    proviennent de l'Inde et du Pakistan qui sont au front à 

    ce jour. Ce n'est pas un grief contre ces nations, mais 

    un simple constat, que de dire, que se ne sont peut être

    pas les nations les mieux outillées pour intervenir dans 

    un pareil conflit. Outillées, historiquement et militairement.

     

    La Communauté Internationale, ne devrait elle pas

    prendre les devants du  drame humain, (plus d'un 

    million deux cents mille réfugiés), et envoyer des forces qui

    connaissent  le Congo, sa problématique et celle du

    Rwanda voisin ?

     

    Référence à l'Opération Artémis qui en trois mois avait

    permis de calmer les troupes en guerre. Référence à l'EUFOR

    qui durant la période pré-électorale avait bénéficié d'une

    renommée à la hauteur de ses actions. De sensibilisation, 

    d'information et de rapidité d'intervention en cas de problème.


    Comme nous l'avons déjà écrit ici, sur cette toile, le fait de

    garder sur le sol congolais des "génocidaires rwandais"

    pourri d'avantage  la situation.

     

    Le Rwanda ne se sent pas en sécurié et il a raison. Il en a

    payé le prix depuis ces dernières années. Les populations

    congolaises de l'Est le savent aussi et payent chaque jours, 

    au travers des malheurs qu'elles subissent,  pilllages, violent des

    femmes, la famine des  population et le déplacement massif, 

    l'éxode...

     

    Sans donner une quelconque légitimité au chef militaire

    Nkunda, et à fortiori au vu de ses dernières déclarations, 

    contre le Gouvernement légitime de Kinshasa.

     

    Il n'en reste pas moins vrai que l'on doit se poser la question

    de l'avenir des populations d'origine "Tutsi" au Congo, dans 

    l'éventualité du départ des troupes rebelles et sans un

    règlement de la présence des ex "Interahamwes" dans

    cette région ? 

     

    Les deux pays voisins sont en reconstruction l'un et l'autre.

    Des éléctions démocratiques ont eu lieu, et des choses

    bougent du point de vue éconimique dans la région des

    grands lacs africains. 

     

    La solution reste dans un espoir de pacification.

     

    La solution n'est probablement pas que, congolaise

    ou rwandaise, elle est fort probablement  internationale.

     

    N'en déplaise. Pas envie de terminer avec une autre

    image que celle d'un Kivu paradisiaque, aux eaux riches

    en poissons, d'un lac si près du ciel.


     

    Lac Kivu

     

     


     



  • Quoi de neuf à l'Est de la R.D.C.

    Pin it!

    Ce Carnet de notes  a déjà relaté de la 
    situation catastrophique qui prévaut sur
    une partie du territoire de la RDC et du
    Nord Kivu en particulier.
     
    Est-ce l'année de tout les dangers dans
    cette province ? Est-ce que cette situatiion
    peut encore se déteriorer ?
     
    Si le DARFOUR, à juste titre, est à la pointe
    des informations dans le monde occidental.
    La situation dans le Nord Kivu ne l'est pas
    moins, et est peut être déjà pire. En termes
    de conditions de vie des populations, de droits
    humains bafoués, de déplacement des
    populations et son cortège de conséquences,
    les viols commis.
     
     Quelle issue ? Nkunda, le Général rebel parti,
    la situation est elle règlée ?
     
    Le fait de nombreuses défections dans les
    troupes rebelles et du ralliement à l'armée
    régulière est un point positif à souligner.
     
    Par ailleurs, les troupes composées des ex
    FAR (Force Armée Rwandaise) et des oh
    combien sinistres INTERAHAMWE, (FDLR) miliciens
    génocidaires au rwanda en 1994 n'a pas encore
    trouvé de solution qui soit réellement rassurante
    pour les congolais rwandophones et pour le pays
    des Mille Colines lui-même..
     
    Quid des populations Banyamulenge, instalés
    au Congo depuis plus de deux sicècles ?
    Quid pour leur sécurité ? Quid de la sécurité aux
    frontières Congolo-rwandaises ?
     
    Monsieur Kouchner devait être en cette fin semaine
    en R.D.C. pour s'enquérir de la situation sur le terrain,
    a Goma et dans la Capitale, à Knshasa.
     
    La Communauté Internationale reste très attentive
    et s'informe au mieux de la situation.
     
    L'équilibre de la sous-région est à ce prix. La vie
    de centaines de milliers de gens aussi.
     
    Les résultats engrangés par les élections libres
    et démocratuques ne peuvent pas se laisser
    perturber par un enlisement de la situation tant
    militaire qu'humanitaire dans le Nord Kivu.
     
    Prudence et négociation sont plus que jamais
    de mise en ces heures graves.
     
    Puisse la raison, triompher du mal. Pour celà, il
    faudra un jour discuter des vrais moyens à mettre
    en oeuvre. Peut être de cesser de soigner les plaies
    sans cicatriser.
     
    L'europe d'apr-s seconde guerre mondiale ne se 
    serait pas relevée en si peux de temos sans l'idée
    et la lise en oeuvre du Plan Marshal.
     
    Une des solutions pour l'ensemble de la Sous-région
    des Grands Lacs Africains, est peut être la mise en
    place d'un plan de l'envergure du Plan Marshal mis
    en place jadis en Europe.
     
    La menace était claire. Faire barrage au Communisme
    et à L'Union Soviétique.
     
    Ici, le rapport de forces en présence n'inquitète pas,
    sauf, peut être, la volonté chinoise de s'engager 
    encore d'avantage dans la région.  
     
    Photo ci dessous : Bernard Kouchner. 
     
     
    Bernard Kouchner 001