omar bongo

  • Kinshasa retient son souffle.

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    Kinshasa vient d'apprendre officiellement la mort du

    Président du Gabon, Monsieur Omar Bongo. Les kinois

    et en général les congolais appréciaient le Président

    Bongo pour ses prises de positions en faveur de la Paix

    dans la région et l'offre de ses bons offices pour des

    règlements diplomatiques des questions qui fâchent

    en Afrique des Grands Lacs. C'est du haut de ses 42

    ans de règne et après avoir été au centre de tout ce

    qui se passait, ses relations privilégiées avec la France

    et ce que l'on appelera "la France-Afrique", Mr. Omar

    Bongo, était devenu un "patriarche" pour bon nombre

    d'africains.

     

    Qui pour le succéder ? C'est la question qui revient

    le plus souvent.


    joseph_kabila_omar_bongo_libreville

    Le Président Joseph Kabila et le Président Omar Bongo

    à Libreville : Photo 7/7

     

    Outre la perte du Président Gabonais, ce qui retient

    toute les attentions et offre à la polémique c'est l'

    annonce faite ce 5 juin 2009 dans toute la presse

    kinoise, de la possible éviction du Premier Ministre

    Adolphe Muzito.

     

    large_Muzito

    Le "Premier" comme on dit ici, n'est nullement

    épargné par une presse qui le rend responsable de

    la quasi totalité des maux que connaît la République

    en ce moment.


    Après la démission de Monsieur Vital Kamerhe de

    son poste au perchoir de l'Assemblée Nationale des

    députés, ce serait au tour de la Primature de se

    voir contrainte à un remaniement. 


    On attendait, c'est vrai un remaniement mais pas

    à ce niveau et aussi rapide. D'après une lettre

    rendue publique, Monsieur le Président de la Rép.

    Démocratique du Congo, Monsieur Joseph Kabila,

    aurait retiré des prérogatives du Premier Ministre

    l'ordonancement des dépenses publiques sans l'

    autorisation prélable  du Président de la République

    lui même.


    Désavoeux ? Manoeuvres en vue de 2011 ? Que

    penser ? Le Premier Ministre est selon la presse

    nationale rendu responsable de l'ensemble des

    maux que connaît la République en ce moment.

    Et donc, prié de démissionner.


    Les dépenses publiques passent pourtant par des

    "fusibles" diront nous avant d'aller à l'approbation

    ou non. Le Budget qui par son quitus permet de

    transité ladite dépense vers les Finances. En bout

    de chaîne, le trésor et la Primature qui est mis au

    courant de ce qui est à la fois budgétisé et possible

    d'engager.


    Un remaniement attendu mais imprévu dans sa

    forme. Tellement la rupture est brusque. Tant est si

    bien que l'entente paraissait réellement cordiale entre

    le Président de la République et Monsieur Muzito.


    A suivre ....


    Bonne journée et bonne lecture !