partenariat public prive

  • Les trois "P" se font attendre

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    Les trois "P" se font attendre, mais est-ce vraiment
    le fruit du hazard ?
     
    Pour que tout le monde comprenne, les trois "P"
    sont les initiales du programme de redressement du
    secteur public par l'ouverture au capital  privé dans la
    gestion des entreprises qui appartiennent à l'Etat
    congollais.
     
    Partenariat Public - Privé, les trois "P" ont été validés
    par la chambre des députés en décembre 2007. Le
    Sénat doit maintenant confirmer le vote de la chambre
    en mars 2008 date à laquelle les sénateurs reprennent
    leur activité.
     
    Sera-ce la priorité ? C'est à souhaiter. Pour l'ensemble 
    des acteurs économiques, pour le remembrement des 
    entreprises publiques, pour le décollage économique tant
    attendu à Kinshasa depuis les élections démocratiques de
    2006.
     
    Le débat s'il a lieu en mars de cette année se fera sur fond
    de rumeurs les plus allarmistes les unes que les autres. Un
    climat déstabilisant autour du pouvoir en place.
     
     Le débat se fera aussi sur fond de mécontentement de plus
    en plus visible  tant les réformes se font attendres. La SNEL,
    Société Nationale d'Electricité qui couvre à peine 20% du 
    réseau par jour à Kinshasa, avec des coupures qui n'en
    finissent pas, et de plus en plus de générateurs électriques
    qui tournent à plein rendement dans les officines, les lieux
    publics, les maisons d'habitations privées dans tout les
    quartiers de Kin-la-Belle.
     
    Les enjeux sont tels que les débats seront plus longs ou
    plus houleux que prévu. Des voix de plus en plus nombreuses
     s'élèvent pour  ne pas "dilapider" le trésor public au seuls 
    étrangers ou grands investisseurs étrangers. Le Congo,
    regorge de capacités en ressources humaines capables
    de jouer dans la pièce qui vise à rétablir la crédibilité et
    la rentabilité du secteur public. 
     
    Autre enjeux et non des moindres, est celui de la mise 
    en pratique ou non des  5 chantiers Présidentiels. En 
    effet, l'aide des bailleurs de fonds, les capitaux externes
    sans une réforme de structures des finances de l'Etat ne
    peut suffire à démarrer le programme volontaire promis.
    Il faut garantir des recettes, rationaliser. 
     
    C'est dire si les semaines à venir vont beaucoup compter
    pour le congo et sa population.
     
    Les affaires en 2007 n'ont as été se qu'elles auraient dûs
    être, les deux premiers mois de 2008 ne sont pas mieux.
    Le développement durable ne peut se réaliser sans une
    économie forte et ascendante, la stabilité sociale non plus.
     
    Tient, nous parlions il y a peux "d'un Plan Marshall pour les
    Grands Lacs"... conjugués à une volonté interne ...
     
    Pourquoi pas ?
     
    Le temps n'est pas aux tergiversations, ou  à l'opposition
    des forces vives qui veulent un congo avec une
    progression économique forte.