peter sampson

  • Centrafrique : Dialogue politique .... Interview

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    La R.D.C. et ses pays limitrophes connaissent
    depuis plusieurs années des soubresauts
    politico - guerriers. La République Centrafricaine
    n'est hélas pas en reste. De nombreux coups d'états,
    des rebelles organisés, l'insécurités sur les routes en
    dehors de Bangui.

    Peter Sampson est à Kinshasa. Il revient de Bangui où
    pendant ces derniers neuf mois, il a parcouru le territoire
    de la République Centrafricaine et certaines capitales de
    l'Afrique Centrale en vue de tenter une réconciliation entre les
    factions rebelles et le pouvoir en R.C.A.

    Interview : de Peter Sampson

    Representant au bureau CDH

    Question : Pouvez vous parlez de vous en quelques mots ?

    P.Sampson. : "Je suis basé dans la région des Grands
    Lacs / Afrique Centrale, depuis ces huit dernières années.
    Je suis consultant et assistant technique dans le processus
    de paix et la négociation... si on regarde les conflits sur
    lesquels j'ai travaillé ces dernières années, ceux ci continuent
    s'aggravent et perdurent ce qui peut donner l'impression
    cynique voire critique du travail de rétablissement de la
    paix dans le région."...
    "Mais si j'ai appris ne fusse qu'une chose, et en particulier
    en R.D.C., ce n'est pas parce qu'on sait que quelque
    chose ne va pas marcher on doit s'abstenir de le faire. Et
    c'est alors que des résultats inattendus, surprenants, sont
    souvent la seule sortie de la crise traitée."... "C'est ainsi
    que jusqu'à présent je parviens à suivre le dicton .... se battre
    contre le pessimisme de la pensées avec l'optimisme de
    l'action"...

    Question : Optimiste, il faut l'être dans un pays ou
    le Président Bozize est en place depuis 2003. Passant
    d'abord par une prise du pouvoir musclée. Et se voit confirmé
    au suffrage universel en 2005. Etant donné l'histoire de la
    RCA, depuis 2003 on n'entend plus parlés de coup d'état,
    avez vous une explication à cet état de fait ?

    P.Sampson : Si j'étais Centrafricain, j'aurais pu répondre,
    "en 2003, ce n'était pas un coup d’état, c’était un Sursaut
    National".... n'étant pas centrafricain, je dois admettre que
    nous espérons que pour une fois dans l'histoire du pays l'
    alternance politique ne sera pas lettre morte en 2010.

    Question : alternance ou élection libre et démocratique ?

    P. Sampson : oui c'est un lapsus que je corrige étant donné
    que ma langue maternelle n'est pas le français.

    Question : 2010, pour vous, le cap est assuré à ce jour ?

    P. Sampson : nous venons de terminer un long travail
    pour la préparation du dialogue politique inclusif "DPI"
    en abrégé. La semaine dernière, nous avons signé un
    accord de paix avec le dernier groupe rebelle et le
    Gouvernement Centrafricain sous l'égide de Son Excellence
    Omar Bongo Ondimba.... A court terme ceci signifie que
    ceux qui ont pris les armes ont décidés de transformer leur lutte
    au niveau et sur le champ politique.... Mais 2010 n'est
    pas une Date "D" ou Jour "J"... c'est la même erreur qui
    fut faites au Kenya en décembre de l'année 2007 et qui
    a amené le conflit à Kinshasa lors des événements de
    mars 2007... comme vous le savez il y a un grand écart
    entre le fait de poser le bulletin dans l'urne et le dernier
    tir d'une kalachnikov dans un pays qui connait la guerre
    entre factions ... pour être plus simple, je crois que nous
    arriverons à l'orchestration des élections en juin 2010 en
    R.C.A... mais c'est pour l'après que le cap n'est pas encore
    atteint"

    Question : quel a été le quotidien de votre mission ?

    P. Sampson : En tant que représentant du "Centre pour le
    Dialogue Humanitaire" C.D.H. hdcentre.org ...
    j'ai été le responsable pour assuré le bon déroulement des négociations
    entre les représentants du Gouvernement, l'opposition politique, la Société
    Civile et les Groupes Armés. Dans le concret; c'était de tenter de garder 25
    personnes dans une même salle pour discuter et d'éviter qu'on ne claque
    la porte pour un oui ou pour un non.

    En même temps, les hommes politiques de la Capitale, n'ont pas commencés
    à se battre hier et ne finiront pas demain. Donc, une grande partie de ma mission
    était de prendre des contacts avec des groupes politico-militaires
    en dehors de la Capital et de les associer au processus de paix en cours.

    Question : Vous êtes vous senti quelquefois en danger, ou
    incompris ?

    P. Sampson : "je crois que la partie la plus importante de
    mon travail, était de me rappeler ou de la rappeler aux personnes
    que je rencontrait, qu'il y a des êtres humains dans "l'humanitaire."
    Et, souvent dans mes rapports d'homme à homme, j'ai été mal compris
    et vice versa. Une ou deux fois, j'ai eu un peux peur de la réaction de
    mes interlocuteurs quant à mes propos.

    Question : Mais encore, vous nous laissez sur notre faim. Au moment de
    votre mission, il y a l'affaire de l'Arche de Zoe, R.F.I. ne cesse de rappeler
    à qui veut l'entendre que les "coupeurs de routes" sévissent... ce n'est
    pas simple à gérer... vous êtes assimilé ou non, aux agissements
    présumés malsains des uns et la médiatisation alarmiste de l'autre,
    sans compter la présence de plus en plus accrue des forces onusiennes
    dans la région et en R.C.A. en particulier ou, il faut bien le dire, la France
    à toujours jouer au gendarme et en solo ?

    P. Sampson : Je suis content qu'au moins on sache que le République
    Centre Africaine existe. C'est souvent grâce à une médiatisation malsaine
    ou non, je ne juge pas, que les pays occidentaux peuvent intervenir
    pour la résolution des conflits. Mais c'est vrai que c'est surement grâce à
    la sur médiatisation du Darfour, "frontalier avec la R.C.A." que l'attention
    internationale s'est aussi préoccupée de la République Centrafricaine.
    Et malgré la conception de la crise en R.C.A comme un résultat du conflit
    du Darfour, le conflit en R.C.A. reste un conflit national. çà nous ramène
    à deux problèmes ... Un, focus sur le Darfour avec la R.C.A. comme une
    continuation de ce problème, ce qui risque d'amener des solutions
    inadaptées à la R.C.A. et en deux, même avec une "sur médiatisation"
    adaptée n’apporte pas forcément une réponse politique adaptée
    comme on le voit depuis ces dernières quatre années au Darfour.

    Question : Pour terminer, la signature de l'accord de paix à Libreville
    augure d'un avenir serein ou est-ce encore très ténu, étant donné le
    nombre de factions et d'opinions en place ?

    P. Sampson : Nous demandons à un pays d'achever un
    processus de démocratisation et de pacification en quelques
    mois, alors que çà a pris plus de deux cents années en
    Europe par exemple. Le moment est donc à relativiser les
    choses. D'autant plus que nous intervenons dans ce paradigme
    de "Fast Food Démocratisation", il ne faut pas créer à mon avis de
    fausses attentes, ni pour nous mêmes, ni pour ceux avec qui et pour
    qui nous travaillons. La pire des choses à perdre dans un conflit quel qu'il
    soit, c'est l'espoir. En ce qui me concerne, j'espère toujours que les enfants
    des Centrafricains qui sont autour de la table des négociations vont
    connaître un avenir meilleur. Voilà pour en revenir à notre propos
    ci-avant, pourquoi je fais ce que je fais. Parce que j'espère toujours
    et que j'ai foi en l'humanité des hommes.

    coupeur qui a voulu rendre ses armes.

    Equipe facilitateurs

    peter avec les coupeurs_Bozoum

  • On refait le monde...

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    Peter est arrivé ce soir. Naïm et Mehdy sont contents, Kadi
    aussi et moi, bien entendu.

    Le parain, pour l'un, l'inconnu pour l'autre, l'ami, le frère,
    le "Bad boy"...

    Durant cette veillée d'anniversaire, parce que ce petit grandit
    et oui, nous refaisons le monde...

    Et puis patatra, la phrase qui tue jaillis, comme une vérité
    dont la palisse n'aurais pas rougit...

    "Ce que je retient de la fin de la guerre froide, c'est qu'elle
    est devenue la guerre chaude"...

    Bon si çà c'est pas de la philosophie ?

    Ce qui le souvera peut être c'est la lecture du livre de Bob
    Tumba, "Le Développement du Congo" dont on a déjà parlé.

    L'espoir fait vivre.

    Bonne nuit les petits, bonne nuit à tous, et Bon anniversaire
    Peter

    Happy birthday, Peter, Happy birthday to you...

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