peur

  • Colette à Anne - Marie Lizin

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    Anne Marie Lizin frappée au coeur .jpgMadame Colette Braeckman, grand reporter au journal Le Soir, spécialiste incontestée de l'Afrique des Grands  Lacs ,  qu'elle  parcours depuis tant d'années nous livre ici au travers d'un petit récapitulatif, de la carrière d'Anne - Marie Lizin. 

    Quelques traits communs et non exhaustifs, entre les deux femmes, la journaliste et la femme politique. Fidélité et Amitiés durables. Ne rien lâcher des causes et de leurs convictions. Une lutte pour l'émancipation de la femme avec un grand "F".

     

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  • On ne sait pas tout, on ne sait rien...

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    kinshasa,rdc,kabila,tshisekedi,peur,tension,calme,police,industrie congolaise,développement durable au congoLa rumeur, laissez parler les gens, comme dit la chanson, sauf qu'ici çà fait monter la tension. La rumeur c'est comme qui dirait, "on joue à se faire peur et ça fait monter l’adrénaline". On nous promet des lendemains qui chantent ou qui déchantent. On nous promet des jours de bonheur et des malheurs, la tension monte, c'est tout. La CENI dévoile les résultats, de part et d'autres on fête la victoire, la pluie continue de tomber, Kinshasa vit au ralenti mais elle vit. Les bars ferment tôt, les restaurants ferment tôt, les entreprises vivent au ralentit pour ne pas dire moins encore.

    La R.D.C. à un nouveau tournant ? Il faudra attendre le 6 décembre 2011 et l'annonce des résulltats quasis définitifs pour savoir enfin comment se passeront les choses. Il sera difficile aux candidats de dénoncer le déroulement du scrutin. Plus d'un démi million d'observateurs d'ici et d'ailleurs ont suivi les déroulement des votes. Ils ont fait des rapports, ils ont écrit les manquements, ils ont dénoncé ci et la des irrégularités mais il n'ont pas parlé de scrutin raté, ou à invalider. Les Observateurs de la SADEC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe)  ont d'ailleurs parlé les premiers, lundi de la semaine dernière.

    On ne sait pas tout, on ne nous dit peut être pas tout, donc on ne sait rien. Si on allait prendre un verre entre potes et refaire le monde sans casser, sans se déchirer, sans se haïre. 

    Belle et bonne journée et bonnes lectures !

  • Dans deux jours, le débat tant attendu à Kin.

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    Plus que 2 jours et le débat télévisé entre les deux
    candidats, Le Président sortant et le Vice-président
    aura lieu.

    Du moins c’est ce qui continue de se dire et se dédire.

    Suspense à Kinshasa. Pas de discours, pas de meetings,
    pas de programmes. C'est comme si tout devait se jouer
    le 26 au soir par caméras interposées.
    A l'américaine comme on dit. Des questions de journalistes.
    Pas de débat entre les protagonistes. Juste des réponses
    aux questions, loin des tumultes des bons vieux débats
    à la Pollack en France. La France qui n’est pas en reste
    d’ailleurs, puisque les trois prétendants socialistes à l’investiture
    font le même exercice. Décidément, on à beaux aller loin,
    on revient toujours au même point.

    Il pleut sur Kinshasa. La chaleur est moite. Les banderoles
    et affiches s'affichent. L'impression que quelque chose doit se passer.

    Hier, le Boulevard était noir de monde. Les gens ont
    choisis de rentrer à pieds chez eux. Les transports
    manquaient, comme à chaque fois qu'il pleut. La pluie
    inondait tout. Il manque de plus en plus de choses. On ne trouve
    pas facilement des pièces de rechanges dans les quincailleries
    . Les patrouilles mixtes issues des accords se multiplient.

    Des gens quittent ou se préparent à quitter la capitale.
    Qui, de l'autre côté du Fleuve, vers l'autre Congo.
    Qui, pour ailleurs mais pas ici.

    La rumeur, toujours la rumeur, qui fait perdre les sens
    et le bon sens. Partir, rester. Plutôt rester ! Après tout,
    ce ne sont que des élections. Tendues, certes. Mais
    quelle élection ne l'est pas de nos jours. Kinshasa est précairement
    calme. D'un calme avant la tempête.

    C'est ce qui se dit. Ce qui se sent. Mais ce qui se sent, est
    souvent subjectif et volatile. Pas de paramètres objectivement
    vérifiables pour étayer tel ou tel scénario.
    Prudence donc.

    Kinshasa bouillante.
    Kinshasa cosmopolite,
    Kinshasa suspendue.

    L'ombre des élections plombe la ville, les affaires.
    Les consignes de sécurité de plus en plus claires, tombent.
    Ce qui n’était , hier encore, que des blindés de factions
    sur le Boulevard, face à la maison assiégée et sur l’Avenue
    de la Justice sont devenu, de mini bunker de sacs de sables.

    C’est comme si le décor d’un film se posait sur la ville.
    On en connaît les acteurs, mais pas le metteur, en scène,
    ni le scénario.

    Kinshasa fait peur.
    Kinshasa, veut se faire remarquer.
    Comme une belle, se faire désirer.

    Ci-dessous : "Des militants de M. Bemba devant le QG"
    et "Les blindés legers renforcés de sacs de sable"

    24 octobre 2006001_edited

    24 octobre 2006003_edited