refugies

  • La Musique pour Mémoire : "The Power Of Love"

    Pin it!

    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Image : pochette du CD de Céline Dion 

     

    Lire la suite

  • Répartition des Réfugiés, et la Haine Hongroise

    Pin it!

    viktor orban,ue,réfugiés,migrants,mardi 22 sept,conseil de l'ue,23 etats,hongrie,royaumes unis,racisme,violence,mur,drapeaux

    Graphique : Dany Masson

    Source : U.E.

    Alors que personne que la Hongrie dressée des Murs de la Honte, Tire à balle en caoutchouc, que son Gouvernement passe des lois Anti-Réfugiés sans peine ... 

    Le Conseil s'est entendu mardi sur une répartition par états des réfugiés en provenance de l'Italie et de la Grèce dans un premier temps. 

    Lire la suite

  • Bono (U2) : Ce sont des réfugiés

    Pin it!

    Je partage 

    Source du texte : Site Classic 21 / RTBF Radio

     

    bono,u2,classic 21,rtbf,milan,exposition,concert rock,réfugiés,migrants,europe,droits,homme,humanité,humanitaire,identité,criseInvité à l'exposition universelle de Milan aux côtés du président du conseil italien Matteo Renzi, Bono a expliqué que les "migrants" devraient être appelés "réfugiés".

    "Migrant est un mot politique pour enlever le vrai statut de ces personnes. Ce sont des réfugiés car ils fuient la guerre", a expliqué le chanteur devant l'audience.

    De plus, lors du concert de U2 à Turin, Bono en a aussi profité pour revenir sur le sujet: "Nous ne connaissons pas la solution à cette crise qui touche l'Europe, mais ce que nous savons, c'est que si nous ne nous rendons pas compte de la situation, l'Europe qui est une belle idée, ne le sera plus".

    L'Irlandais a demandé à ce que tout le monde travaille ensemble pour répondre au problème de cette crise: "Comme disait Nelson Mandela: "Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse"".

    Pendant le concert à Turin, U2 a aussi changé les paroles de "Pride (In The Name Of Love)" en chantant "One boy washed up on an empty beach" (en référence à la photo de Aylan Ku

     

     

    Belle et Bonne Journée 

    Belle(s) et Bonne(s) lecture(s)

    Aussi ! 

     

  • Allo, le Monde ...

    Pin it!

    Le bon, La Brute, Le truand, Le monde, Justice "Tu vois, le monde se divise en deux catégories,

    ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui

    creusent. Toi tu creuses." Extrait du Bon, La Brute

    et le Truand."

     

     

    Heureusement, les gens solidaires sont nombreux et ils parlent. 

    Heureusement, ils parlent entre eux, mais surtout aux autres,

    aux plus sceptiques. A ceux qui se sentent de plus en plus pris

    en étau, asphyxiés par tant d'injustice. 

     

    Si vous demandez à vos voisins, à des connaissances, à un 

    S.D.F., un Cadre, un employé, une femme de ménage comme

    on dit aujourd'hui, une technicienne de surfaces, à un ouvrier,

    (espèce en voie de disparition) dans nos pays qui furent le fer de

    lance de l'industrie, enfin si vous demandez "Pourquoi réclamez

    vous ? Pourquoi discutez vous ? Pourquoi n'êtes vous pas content

    de votre sort ? Pourquoi êtes vous mélancolique, Abattu ?

     

    Les gens répondent souvent. Besoin de justice. Etre Juste. Ne

    plus subir les brimades n'importe quand, n'importe où, de qui 

    que se soit. 

     

    Un militant syndical, un engagé en politique, un parent d'élève

    au Comité des Parents, Un PO engagé dans les écoles. Leurs 

    membres sont épris avant tout de justice, un policier, un agent

    des chemins de fers. Nous sommes tous épris de justice.  

     

    Justice Sociale. Justice distributive et de répartition. Justice 

    quant au partage des richesses du Monde. Justice quant aux 

    taxes. Justice face au droit de travailler. Justice et égalité entre

    les hommes et les femmes. Justice !

     

    Ce n'est pas pour rien que le slogan, Stop aux riches plus riches

    et aux pauvres plus pauvres" a tant de résonance dans les foyers,

    les bureaux, les lieux publiques de rencontres. 

     

    Justice pour ces personnes qui partent se réfugier dans des 

    pays qui ne sont pas toujours et pas souvent de cocagne,

    mais qui ne peuvent être comparés à leur quotidien. A ce qu'ils

    et elles vivent au quotidien dans des pays où la Justice s'achète,

    où le diplôme s'achète en argent cash ou en nature. Dans des

    pays où des papiers de propriété ne veulent rien dire. Notre 

    Occident malade, est un refuge, une alternative, à ce manque 

    d'Etat de Droits. A ces droits bafoués. A ces pays que l'on peut 

    comparer dans leur gestion , aux bons vieux Westerns , où les

     Brutes, les truands s'imposent en exemples de réussites. 

     

    Les réfugiés fuient la truanderie étatique qui n'est régie que 

    par la règle du plus fort. Et si on est fort aujourd'hui. En sera

    t-il de même demain ? La vie se vit au jour le jour. Pas de place

    au temps. Le futur c'est dans une heure, c'est ce soir. Le futur

    c'est déjà maintenant.

     

    Envie de vous dire, Allo le monde ! Envie de plus de justice. 

    Envie que le sort des personnes dépendent moins des congés

    de ceux qui prennent les décisions. Et que ces décideurs soient

    renforcés en moyens financiers, humains, outils de travail. 

     

    Envie de dire que tout çà, c'est la vie. Et que la vie se vit. Qu'elle

    n'est pas une pétale de rose posée sur la joue de l'amour de sa 

    vie. Que nous ne sommes pas dans un monde de bisounours. 

     

    Envie de dire Allo le Monde, Si tu continue comme çà, Nous aurons

    des Présidents élus grâce et à cause de la notoriété acquise lors de

    Télé - Réalités ; où priment, argent, sexe, tromperies, vulgarité. Nous

    tomberons nous aussi dans des états de non droits, de brutes et de 

    truands. 

     

    Heureusement, il y a des gens solidaires, des gens qui parlent. Des

    gens biens. Ils sont nombreux. Ils sont la majorité. Ils sont l'Espoir et

    l'Avenir. 

     

     

     

     

    Allez, Belle et Bonne Journée 

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s) 

    Aussi ! 

     

     

     

     

  • Non, Ce sont des Réfugiés ...

    Pin it!

    réfugiés,migrants,ue,merkel,hollande,espagne,libye,syrie,irak,iran,moyen orient,hongrie,autriche,allemagne,etats - unis,angleterre,belgique,france,schengen,espace,mort,tragédie,horreur,femme,homme,enfant,religions,collaboration,indignation

     

     

     

     

    Ce petit mot sur ma page Facebook, a été commenté dans des sens divers mais elle a suscité les réactions, pro ou prou ce que j'ai écrit et qui est reproduit ci-dessous. 

     

    Photo : @DanyMasson  2014  

     

     

     

     

     

     

     

    Hier soir, j'ai été très touché. C'était une réunion de famille.

    Chez des amis. Il y avait la, la Grand - Maman  de  83 ans. 

    Elle raconte la guerre de 40. L'exode. Elle raconte le long

    chemin avec les parents vers le Sud de la France. 

     

    Son Père lui disait. "Allez, marche, tient le coup, lorsque nous

    rentrerons, tu auras un petit chien, ne pleure pas".... 

     

    Arrivés dans le Sud de la France . Ils ont été accueillis par des

    gens qui avaient un Chateau , un vignoble. Après que l'arrière

    Grand Mère, la maman de la Grand Maman conteuse d'un soir,

    ait bien prouvé qu'elle était chrétienne, ils l'ont embauché en tant

    que  femme de ménage. 

    La Grand Maman poursuit.... 


    "Lorsque je vois, ces REFUGIES le long des routes, je pleure, je

    repense à nous, à mon Papa, à ma Maman, à mes Frères et Soeurs"..... 

     

    Ce qui m'a marqué dans cette fin d'après midi, c'est l'étonnement

    des plus jeunes, entre 35 et 45 ans, et puis le fait que la Grand - 

    Maman   a dit, "REFUGIE" et non pas migrant

     

    Ce n'est pas qu'une histoire de sémantique. je regrette. C'est à

    partir d'un diagnostique, de la nomination du MAL, que l'on décide

    du traitement.

     

    Que l'on attaque les causes et pas seulement les effets.

     

    Ce qui ne figure pas sur Facebook : Définition du terme 

    Réfugié

     

    « Le terme réfugié s’appliquera à toute personne (…)

    qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race 

    [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son

    appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions

    politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité

    et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se

    réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a

    pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel

    elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements,

    ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

     

    Le Mot "Migrant" n'est il pas péjoratif ou à  connotation qui

    prête à confusion ?  

     

    Ne recoupe t-il pas trop de situations

    diverses et variées ? 

     

    N'est ce pas pour cette raison , (n'en déplaise au HCR, et à

    des Organisations Professionnelles de  la question  de  ces

    cas de Réfugiés, justement ), que l'on ne décide pas ? 

     

    Combien de camionnettes banalisées  et  transformées  en 

    chambres à gaz mobiles ? Combien de bateau(x) chavirés ? 

    Combien de morts ?  Combien de photos d'horreur faudra t -

    il donc encore ?  Pour que les Chefs de Gouvernements et

    leurs Ministres des Affaires Etrangères prennent les décisions

    qui s'imposent ? 

     

    Contre les réseaux de "Passeurs" donneurs de rêves et voleurs

    d'argent , de Vies !  

     

    Entre autres ... 

     

    Pour une Politique de traitement humain de demandeurs d'

    asiles, qui, à ce que l'on croit comprendre du patronat Allemand,

    n'effraye pas  les marqueurs  économiques, que du contraire.  

     

     

     

    Bonne et Belle Soirée 

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s) 

    Aussi !

     

  • Etat Critique : La situation dans le Kivu

    Pin it!

    MSF est entrain de faire une nouvelle campagne de 

    sensibilisation à propos de la situation qui prévaut 

    encore et toujours dans le Kivu, à l'Est de la R.D.C.

    mais aussi dans la Province Orientale.

     

    Malgré des avancées significatives pour tenter d'

    enrayer cette situation entre d'une part le pouvoir

    en R.D.C et celui du Rwanda, voir les actions sur

    le terrain menées conjointement par les ennemis

    d"hier. Les populations sont décimées encore et

    toujours dans l'incertitude du lendemain.

     

    La campagne s'intitule : "Etat Critique, les mots de la

    guerre dans l'Est du Congo" et cette fois, elle  est plus

    axée sur les "blessures" qu'engendrent la guerre. Celle

    - ci faut il le rappeler dure depuis plus de dix ans. Avec 

    de plus en plus de troupes incontrôlées et surtout les

    ex interahamwes (génocidaires rwandais). 

     

    Laissez vos témoignages. Comme à l'habitude, l'ONG

    MSF ne perd pas le nord en matière de communication.

    Vous pouvez laisser vos témoignages sur le site mais

    aussi parler, envoyer des messages via Twitter, l'oiseau

    de bonne ou de mauvais augure, c'est selon, qui permet

    de relayer les témoignages de sympathie, ou autres

    à partir de vos ordinateurs de bureau ou de poche, les

    GSM entre autres.

     

    Le site est bien présenté, ludique. D'un clic on accède

    à des  vidéos témoignages. Coté droit, la carte  et

    la possibilité de laisser un témoignage à telle région

    ou autre. Celle ou vous avez des connaissances, des

    amis, des parents peut être, ou tout simplement par celle

    dont vous vous sentez le plus proche.

     

    Ce qui est certain, c'est que nous sommes tous plus

    ou moins directement concernés par la situation dans

    le Kivu. Par cette misère qui n'a pas de nom. Par ce

    besoin d'humanité dont ils ont plus que jamais et

    encore besoin.

     

    Un message, un soutien.

     

    "Lisez les autres messages. regardez les vidéos pour

    connaître l'histoire de personnes qui luttent pour leur 

    survie. Découvrez le site pour en savoir plus sur la

    situation dans l'Est du Congo et parlez-en

    autour de vous".

     

    Leurs blessures, se sont aussi celles de l'humanité.

    Donc, les nôtres.

     

    Vous pouvez acccéder au site par un simple clic

    sur l'image ci-dessous.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

     

    Etat Critique MSF Kivu

     

     

  • La question du moment

    Pin it!

    Nombre de personnes passent par Kinshasa. Hommes

    d'affaires, onusiens, ONGiens, touristes, volontaires en

    milieux sociaux etc...


    Une question revient à chaque fois : "Que pensez vous

    de l'évolution du pays ?"


    Afrique Magazine ne s'y est pas trompé avec un slogan

    fort. Il s'affirme comme le magazine pluraliste et ouvert

    celui qui ouvre l'espace de la réflexion. "Une autre Afrique"

    Une autre Afrique, pas que guerre et désolation !

    C'est un peux la logique et le fil rouge de la réponse.

     


    Que dites vous, que répondez vous à cette question ?


    Tout d'abord qu'il est difficile de balayer d'un tour de main

    l'objet même de la question et qu'il y a tant à dire.


    D'emblée, çà va mieux. Il existe des indices qui nous

    laissent à penser que nous sommes dans la bonne voie.


    Impensable, il y a moins d'un an, de voir des opérations

    conjointes militaires en vue de pacifier le Kivu et l'Est du

    pays entre  l'A.P.R., (armée rwandaise) et les FARDC, Force

    Armée de la République Démocratique du Congo.  FARDC

    et APR ensemble à la chasse des FDLR et autres renégats

    qui sévissent dans la région. 


    La rencontre de Goma des présidents congolais et rwandais

    est un autre signe. Les "deux K", M. Kabila et Kagamé se

    sont vus en terre congolaise. Les "deux K". Cà nous rappelle

    la rencontre Kennedy - Kroutchev. Autres "deux K", autre lieux

    autre problème à résoudre. L'enjeux, à y regarder de plus

    prêt, n'est pas aussi différent. Une rencontre pour apaiser

    une région et le monde. 


    Cette rencontre sonne comme un cri. Ou plutôt l'échos à un

    cri de désespoir. Celui  des réfugiés, de ceux qui sont privés

    de leur terre, des ventres des femmes meurtris, des enfants

    sans repères, des hommes aux regards errants comme le

    lot de leur vie.

     

    Dans les ventre des gens de l'Est,  comme de ceux des

    autres régions congolaises, qui subissent la guerre.

    Il y a un cri. Il y a l'attente. Il y a un Lac qui s'assèche, les

    tam - tam qui appellent à la paix. Dans le ventre des gens

    de l'Est et des autres régions, le long du Fleuve Congo,

    il y à l'espoir !

     

    VéloTransport
    Photo : Luc Toussaint (à mentionner)


    Les travaux, les rencontres, les réunions internationales sont

    autant de signes positifs qui font croire, qui donnent à croire

    que le pays peut s'en sortir.

     

    L'opération "Tolérance Zéro" annoncée le 30 juin 2009

    par le Chef de l'Etat et ses effets au coeur d' un des piliers

    de l'Etat de droit, qui reste l'objectif clé,  "l'appareil juridique"

    mais ailleurs aussi  dans les fonctions des entreprises de

    l'Etat. 


    La crise financière d'octobre 2008, tombe mal.  Et dès le

    mois de novembre de cette année là, les entreprises minières

    ferment leurs portes. Et pour causes. Le cours des minérais

    s'effondrent, la Chine elle même est déboussolée. Dans les

    régions minières, la désolation. Une de plus.  L'offre devient

    plus importante que la demande. Le monde paye les pots

    cassés des spéculateurs. L'Afrique et la RDC n'y échappent

    pas.  


    En ce mois de septembre 2009, si on ne peut encore dire 

    que les voyants sont au vert. Les cours du cuivre et du

    nickel sont entrain de remonter. Une embellie sur les

    cours, qui se prolongerait équivaudrait à une plus grande

    accalmie financière dont le Congo à grandement besoin.

    Des  sources de revenus assurées pour l'Etat. Rappelons

    que la RDC compte 10% des réserves mondiales de cuivre

    et quasi 40% de Cobalt. 

     

    Vu sous cet angle, vous direz c'est très optimiste !

     

    N'occultons pas les problèmes rencontrés chaque 

    jour par les congolais. La lutte pour la vie, comme on

    dit ici. On continue de chercher la vie ! Sa propre vie,

    ses propres ressources pour le ménage, pour les études,

    pour la formation. 

     

    L'indice qui pose problème, en ce moment et qui ne fait

    que croître au fil des années. Le manque de formation.

    Les manques de l'éducation. Le manque au niveau de la

    recherche. Il y a eu déperdition ces 20 dernières années.

    Un gouffre à combler au plus vite.

     

    Cette question du moment reste tout de même avec

    un grand point d'interrogation et l'espoir.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     


  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 7

    Pin it!

    Luc_Classe

     

    En réalité ce sont les notes issues du Carnet n° 4 de Luc.


    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LAC 2009 

     

     


    Par cette belle journée de soleil, c’est Bozi Boziana

    qui remplit l’espace de « L’Heure de Vérité » (CD

    de 2007) et mon regard par-dessus l’écran contemple

    l’étendue des eaux de la Meuse et de l’Ourthe à

    hauteur du jet d’eau près du pont de Fragnée. Je suis

    rentré au pays !

     

    Et j’écoute la guitare congolaise sur ma « bonne

    chaîne stéréo » à tout rompre. Ah ! la guitare

    congolaise, quel plaisir, quelle joie tu me donnes !

     

    C’est Franco et « L’OK Jazz » que je préfère, mais

    je ne peux me passer de Papa Wemba, ni de Pépé

    Kallé, ni de Zao….et de bien d’autres. Pour les

    amateurs de musique africaine des années 60 et 70,

    j’attire l’attention sur le fait que le petit magasin

          situé sur la rampe du Pont des Arches à 20 m

    des Olivettes - où l’on trouve toutes ces merveilles

     fermera ses portes définitivement fin de ce mois

     d’avril ! Il reste de bonnes affaires à faire comme

    on dit ici….

     

    Goma ! Que l’on y arrive par la route ou par les airs en

    hélicoptère, c’est d’abord et seulement le Nyiragongo

    qui captive et monopolise les yeux, puis les longues

    et larges coulées de lave aujourd’hui noire.

     

    Goma_vue_aérienne

     

    Oui, c’est cela, le volcan, impressionnant et majestueux,

    la tête dans les nuages du haut de ses 3 470 m. Il est là,

    omniprésent, il vit, il veille et la nuit ses émanations de

    fumées et de gaz rougeoient dans le ciel noir étoilé.

     

    Niyragongo001

     

    Autant la terre du Sud-Kivu et de Bukavu est rouge,

    autant à Goma, la terre est noire, les chemins, les bas

    -côtés de la route où subsiste un peu de tarmac, les

    bases des maisons faites de pierre de lave et tous les

    murets ainsi que de nombreuses cases et maisons.

     

    Coulée de lave Goma


    Nous prenons la route le long du Lac plein Ouest

    vers Minova, une route très encombrée et asphaltée

    à 60 %, non pas sur la longueur mais sur la largeur !

    Ce qui veut dire que les « nids de poules » ressemblent

    à des « nids d’éléphants » et que les bas-côtés se

    confondent à certains endroits au milieu de la chaussée.

    Mais il reste du tarmac et c’est appréciable.

    Sur cette route, c’est la guerre ! Des piétons, des vélos

    chargés comme des mulets et poussés par le cycliste,

    des motos-taxis,  des tchukudus, des combi Toyota

    transportant 22 à 25 personnes sans compter les sacs

    de farines, quelques poules et des cargaisons de feuilles

    de manioc sur les genoux des mamans, l’un ou l’autre

    camion surchargés de sacs en tous genres surmontés

    chacun par 25 à 50 voyageurs riants les cheveux au vent

    ……et des 4X4 souvent blanches des ONG.

     

    Les ONG, elles sont partout avec des 4X4 ! Souvent

    blanches, toujours pimpantes, avec de grosses antennes,

    des sigles et drapeaux : UNICEF, MSF, OXFAM,

    CARE, CROIX ROUGE etc sans oublier les convois

    de la Monuc, tantôt avec des véhicules militaires

    peints en blanc, tantôt comme tous les autres, en 4X4

    mais marqués UN !

     

    Niyragongo_0003

     

    Et tout ce monde, tous ces usagers déambulent, klaxonnent,

    crient, s’écartent, ne s’écartent pas, freinent puis accélèrent,

    s’arrêtent sans le moindre signal, chargent ou déchargent

    les passagers, et à droite de cette route en pagaille,

    tranquille en apparence, le Nyiragongo observe en silence

    ……pour le moment !

     

    VéloTransport


    Nous venons de parcourir 10 km, pas d’accident, aucun

    accrochage, la densité des usagers a diminué mais

    l’occupation de la route par les piétons et les vélos poussés

    ne se réduit pas. Il faut maintenir la vigilance d’autant que

    l’on peut enfin dépasser les 20 km/h.

     

    Les maisons de pierre de lave laissent progressivement la

    place à des cases et l’habitat de plus en plus clairsemé laisse

    la place aux hautes herbes, aux champs de canne à sucre,

    aux bananiers et autres plans de maïs puis, tout d’un coup,

    un champ de cabanes faites de branchages et coiffées d’une

    bâche de plastic apparaît. Il s’agit d’un camp de réfugiés,

    de déplacés par les combats au Nord-Kivu.

     

    En ce moment, le nombre de déplacés varie de 150 000 à

    200 000 pour la seule région de Goma.

     

    Camp_de_déplacés2

     

    Un mot à propos des tchukudus de Goma. Il s’agit de grands

    « vélos-trottinettes » en bois de conception et construction

    strictement locale. Je n’en ai vu nulle part ailleurs au Kivu.

    Ils servent à tout transporter mais principalement les sacs

    de farines et autres marchandises de poids, l’utilisateur le

    pousse en le soutenant sans « monter dessus ». Il faut

    rappeler que l’on ne voit pas de charrettes à bras (très rares

    exceptions), ni de chars ou remorques tirées par des

    animaux : les marchandises et l’eau sont transportées

    essentiellement par les femmes (et les filles) sur la tête ou

    le dos, plus rarement par les hommes et adolescents avec

    des vélos ou des tchukudus. 

     

    Tshuduku_Goma


    Camp de Mugunga :

     

    Comment expliquer ? Comment décrire ? Les émotions

    sont tellement fortes. Les sentiments explosent, suis-je

    « Au cœur des ténèbres » ?

     

    J’entre dans le camp situé entre la montagne et la vie, 

    la vie c’est la route longeant le lac, la route c’est le lien

    avec le monde : le monde des hommes qui circulent,

    vont et viennent, transportent des marchandises, du

    charbon de bois, des fruits et des légumes…..

     

    Dans le camp, je vois d’abord la nudité du sol noir,  la

    poussière de lave, l’alignement des cabanes de branchages

    surmontés d’une bâche de plastic, les « carrés douches et

    sanitaires » tamponnés OXFAM, puis des visages apparaissent.

     

    Les mamans se retournent, me fixent, je dis« Djambo »,

    « Bonjour », les enfants accourent, la vie surgit de partout.

    En un instant je suis entouré, mon chauffeur-guide-traducteur

    me suggère de rencontrer les chefs du camp. Après 5 minutes

    de recherches, des mamans m’encerclent et me dévisagent.

    En une minute, 30 personnes forment un cercle, des mamans,

    des papas, des enfants, l’un parmi eux me prend un doigt

    de la main. Ils sont 100, peut-être plus, et des dizaines d’enfants

    partout à hauteur de mes cuisses, partout et encore plus, mes

    doigts sont trop peu nombreux !

     

    Ils habitent là depuis longtemps, oui ils reçoivent des vivres

    distribués par les ONG : ration de haricots, ration de farine

    de manioc, ration d’huile de palme, ils ont de l’eau mais pas

    de légumes ni de fruits, pas même des oignons, ni des bananes

    ……Pour se procurer des légumes, il faut soit vendre sa force

    de travail aux villageois, soit aller chercher du bois de chauffage

    dans la montagne. Mais le chef du camp a prévenu, dans la

    montagne c’est l’insécurité, des femmes du camp ont été

    malmenées et violées !

     

    Selon certaines informations, les ONG réduisent progressivement

     l’approvisionnement en nourriture afin d’inciter au retour.

     

    En quittant le camp, mon chauffeur-guide-traducteur me racontera

    la conversation entre des enfants me tenant un doigt : un garçon

    de 6 à 8 ans dit autour de lui « C’est mon Blanc », et une petite

    fille de lui répondre « Si c’est ton Blanc, dis-nous combien tu

    as payé pour l’avoir ! ».

     

     

    Hôpital de Kirotche :

     

    A une heure de Goma sur la route de Minova, se trouve

    l’hôpital de Kirotche, l’ONG « Médecins Sans Frontières »

    y est très présente et active. C’est pourtant un établissement

    hospitalier classique de 200 lits, pourquoi visiter celui-ci !

     

    Il se trouve très proche des zones de combats et des exactions

    des FDLR (composés principalement des Hutus rwandais

    génocidaires réfugiés en RDC depuis 1994 grâce à la protection

    des soldats français de l’Opération turquoise), il compte parmi

    ses patients 8 blessés par balles. C’est prioritairement ces

    victimes qui seront rencontrées.

     

    Centre d'accueil


    Toutes sont originaires des mêmes villages situés à environ

    140 km, toutes sont arrivées par leurs propres moyens, soit

    à pied, seules – quatre jours de marche – soit secourues par

    des villageois (en relais) et transportées sur des civières faites

    de bambou et bananiers, toutes sont blessées par balles,

    parmi elles deux enfants de moins de 10 ans.

     

    Toutes ces victimes sont hors de danger, mais il faudra des

    soins de plusieurs semaines voire de plusieurs mois pour

    certaines d’entre elles. Mais pourquoi la Monuc (section

    « Droits de l’Homme) se déplace-t-elle pour ces victimes

    en particulier ? Tout simplement parce que, comme les

    prisonniers, les patients hospitalisés ne sont pas nourris par

    l’institution qui les héberge ! En effet, au Congo comme dans

    la plupart des pays africains, ce sont les familles qui nourrissent

    les patients ! A la condition qu’elles soient informées du lieu

    de l’hospitalisation et qu’il y ait proximité !

     

    Depuis ma rencontre avec cette réalité, je n’ai toujours pas

    très bien compris comment « MSF » n’a pas encore trouvé

    le moyen de nourrir les patients dont les familles sont

    éloignées et souvent ignorantes de la situation de leurs

    proches. Dans ce cas-ci, chaque victime reçoit 20 dollars

    US par semaine pour se nourrir.

     

     congo couverture

     

    Au travers de ces Carnets qui relatent en partie ma

    découverte du Pays des Grands Lacs, j’ai tenté de

    décrire mes aventures, d’exprimer mes sentiments

    et mes émotions.

     

    Mais ces relations sont évidemment très subjectives,

    tronquées, elles n’ont nullement pour objet de présenter

    ni le Kivu, ni le Congo de façon équilibrée et encore

    moins complète…

     

    Il existe dans toute bonne librairie de très nombreux

    ouvrages sur le Congo et les pays des Grands Lacs

    (Burundi, Rwanda, Ouganda, Tanzanie), je me permets

    d’attirer l’attention sur quelques-uns d’entre eux :

     

    Un ouvrage récent, un document remarquablement illustré

    de centaines de photos et d’informations tant sur l’histoire,

    l’architecture, la culture et les arts, l’économie, la faune…

    de ce grand pays que j’aime et qui me passionne :

    « Congo Pays magnifique » d’Alain Huart et Chantal

    Tombu aux éditions Weyrich africa (en rayons chez Pax

    et à la Fnac).

     

    Niyragongo_002

    Dans un tout autre registre, il faut lire les nouvelles de

    « Bibish », il s’agit d’une journaliste et écrivain de Kinshasa :

    « Samantha à Kinshasa » par Marie-Louise Mumbu aux

    éditions Le Cri et Afrique éditions.

     

    A ne pas rater non plus, le dernier film de Thierry Michel

    « Katanga Business » actuellement sur les écrans et

    notamment au cinéma Le Sauvenière à Liège.

     

    katanga-business-photo-affiche
        


  • L'actualité de la guerre reprend le dessus

    Pin it!

    Dans un climat d'attente d'un nouveau Premier Mnistre,

    et sur fond de bruits de bottes à l'Est de la République,

    le Président J. Kabila s'est adressé à la population

    ce jeudi. Le message est clair. Les congolais doivent

    se serrés les coudes, et être conscients que la situation

    est de plus en plus grave dans l'Est du pays. Il appelle le

    Rwanda voisin à rester neutre dans les affrontements 

    qui ont repris depuis quelques semaines dans le Nord

    Kivu.

     

    La Communauté Internationale, elle, se voit saisie au

    niveau de ses instances onusiennes et de son Conseil

    de Sécurité pour s'engager d'avantage dans un processus

    de paix. De garantie du processus de paix devrait ont dire.

     

    La MONUC, Mission Onusienne au Congo, forte de 17 000

    militaires, réclame de nouvelles forces. A ce stade des 

    questions se posent...


    Les forces armées onusiennes sont elles les bonnes ?

     

    Il faut savoir que se sont en majorité des militaires qui 

    proviennent de l'Inde et du Pakistan qui sont au front à 

    ce jour. Ce n'est pas un grief contre ces nations, mais 

    un simple constat, que de dire, que se ne sont peut être

    pas les nations les mieux outillées pour intervenir dans 

    un pareil conflit. Outillées, historiquement et militairement.

     

    La Communauté Internationale, ne devrait elle pas

    prendre les devants du  drame humain, (plus d'un 

    million deux cents mille réfugiés), et envoyer des forces qui

    connaissent  le Congo, sa problématique et celle du

    Rwanda voisin ?

     

    Référence à l'Opération Artémis qui en trois mois avait

    permis de calmer les troupes en guerre. Référence à l'EUFOR

    qui durant la période pré-électorale avait bénéficié d'une

    renommée à la hauteur de ses actions. De sensibilisation, 

    d'information et de rapidité d'intervention en cas de problème.


    Comme nous l'avons déjà écrit ici, sur cette toile, le fait de

    garder sur le sol congolais des "génocidaires rwandais"

    pourri d'avantage  la situation.

     

    Le Rwanda ne se sent pas en sécurié et il a raison. Il en a

    payé le prix depuis ces dernières années. Les populations

    congolaises de l'Est le savent aussi et payent chaque jours, 

    au travers des malheurs qu'elles subissent,  pilllages, violent des

    femmes, la famine des  population et le déplacement massif, 

    l'éxode...

     

    Sans donner une quelconque légitimité au chef militaire

    Nkunda, et à fortiori au vu de ses dernières déclarations, 

    contre le Gouvernement légitime de Kinshasa.

     

    Il n'en reste pas moins vrai que l'on doit se poser la question

    de l'avenir des populations d'origine "Tutsi" au Congo, dans 

    l'éventualité du départ des troupes rebelles et sans un

    règlement de la présence des ex "Interahamwes" dans

    cette région ? 

     

    Les deux pays voisins sont en reconstruction l'un et l'autre.

    Des éléctions démocratiques ont eu lieu, et des choses

    bougent du point de vue éconimique dans la région des

    grands lacs africains. 

     

    La solution reste dans un espoir de pacification.

     

    La solution n'est probablement pas que, congolaise

    ou rwandaise, elle est fort probablement  internationale.

     

    N'en déplaise. Pas envie de terminer avec une autre

    image que celle d'un Kivu paradisiaque, aux eaux riches

    en poissons, d'un lac si près du ciel.


     

    Lac Kivu