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  • Le Cinquantenaire de la RDC et nous et nous

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    Cette année, personne ne peut l'ignorer, surtout pas

    les fidèles lecteurs de cette page, cette année donc

    est bien celle du jubilé. Comme 16 autres pays du

    continent, la République Démocratique du Congo, Ex

    Congo Belge, célébrera  la cinquantième  année de

    son indépendance, le 30 Juin de cette année. 

     

    Afrique indépendance _2010

    Afrique et Indépendances !

     

    Le Commissariat Général du Cinquantenaire a, à cet

    effet lancé un sondage dans la population pour savoir

    ce que nous devions retenir de cette indépendance et

    dégager les "attitudes" positives et négatives, pour n'en

    garder que celles qui permettront d'aller de l'avant et de

    progresser ensemble, revenir à une certaine éthique de

    la vie. Pour un  Congo meilleur, tourné vers l'avenir.

     

    L'éthique revient dans les discours depuis plus de deux

    années. Pèle mêle, Tolérance Zéro, les discutions et

    les prises de résolutions des différents séminaires, les

    interventions des dirigeants lors des conférences qui 

    sont données à la presse.

     

    L'histoire d'un pays est moins la volonté d'une seule

    personne que celui de l'enchaînement  d'événements

    et d'interactions avec des conflits d'intérêts. Le fait de

    dire "plus d'éthique" dans les séminaires, si titrés soient

    ils, ne va pas changer grandement les choses. c'est ce

    que je pense. Sinon çà se saurait. A Kinshasa depuis 

    le début des années 2000, il serait intéressant de faire

    le relevé du nombre de séminaires en tout genres, de

    faire le relevé des résolutions et d'établir un tableau de

    réalisation de ces résolutions. 

     

    Est-ce à dire, que les résolutions, sans contraintes, çà ne

    marche pas ? 

     

    Ce n'est pas le propos. Mais s'il n'y a pas de Comité de

    suivi. Un vrai. Pas un nouveau pour chaque réunion, ou

    chaque rencontre. Les résolutions ont tendances à rester

    lettres mortes même écrites et signées sous le sceaux de la

    confiance et de la ferme intention d'y arriver. 

     

    Des moyens et des outils. Une politique d'éveil des 

    consciences et de proximité. Ecouter, analyser, pour

    comprendre. Ne pas s'imposer des objectifs qui ne sont

    pas accessibles par les populations. 

     

    C'est comme demander, une ville propre, sans mettre

    en place des moyens pour que celle - ci soit propre.

    Si vous n'avez pas de poubelles, les gens jetteront les

    papiers sur la voie publique. Si les quartiers sont sans

    vides ordures ménagères organisés, elles seront jettées

    dans le caniveaux. Et ainsi de suite, jusqu'à la création

    d'inondations de quartiers entiers, provoquant la mort d'

    enfants électrocutés par l'enchevêtrement des fils de

    courant allant en tout sens à même le sol, dénudés,  

    (souvent des détournements des lignes de la SNEL), et

    l'eau conductrice. 

     

    A partir de quelle justification, allez vous sanctionner ?

    Sur quelle base ? Celle du manque d'éthique ? Comme

    si l'éthique était un bien privé des nantis à appliquer par

    ceux qui sont en bas de l'échelle sociale. 

     

    Demander plus d'éthique sans prévention de sanctions

    possibles et sanctionner s'il le faut après sommations.

    La démocratie participative est-ce juste pour les autres ?

     

    Prenons l'exemple de la circulation. Prendre en ôtage

    le chauffeur de la voiture qui est en double file, parce 

    qu'il a une belle voiture ou l'apparence d'être à l'aise.

    Alors que des centaines de voitures circulent sur les

    bas côtés normalement réservés aux piétons. C'est

    aller contre l'éthique. C'est injuste. Les acteurs de ce

    désordre, chauffeurs, policiers, et autres, devraient être

    mis devant leurs responsabilités et user de moyens qui 

    au départ sont de prévention et ensuite de sanctions.

     

    Pourquoi ne pas utiliser les chevaux de frise pour barrer

    les à côtés des routes asphaltées ? Pourquoi laisser aller

    cette dégradation de biens publiques et privés ? Pourquoi

    cette  anarchie dans les actes ? 

     

    Une petite fille de 7 ans, vient encore d'en faire les

    frais de sa courte vie à Lemba, ce jeudi. Son frère

    est à l'hôpital et les parents sont désemparés, ils 

    sont anéantis. Qui ne le serait pas ?  Personne ne 

    leur rendra leur fille, leur enfant  chéri. Ils étaient sur

    le bas côté de la route, celui réservé aux piétons. Ils

    allaient faire des courses avec le gardien. Ils n'ont

    pas demandé à être la, à ce moment. Ils étaient sur

    le bas côté de la route, insouciants.  

     

    Qui va payer ? Vous direz rien ne paye la perte d'un

    enfant. Et vous avez raison. Le Taxi bus qui lui a ôté

    la vie, n'est pas assuré, pas en ordre technique, il est

    en flagrant délit d'infraction au code de la route. Il va

    prendre quelques jours de cachots. Et la vie reprendra

    pour lui. La vie passe. Sur les Taxis - bus, il est écrit

    en lettres majuscules , "Jésus est vie", "Don du Christ"

      et  autres références bibliques. Bon, pourquoi pas ?

    Qu'en est - il vraiment de tout ce charabia ?

     

    Un pardon et puis c'est tout ?  

     

    Alors, oui, plus d'éthique, de discipline, mais avec

    de la méthode et des vues à moyens et long terme

    une éducation reprise en main. L'éducation est un 

    droit humain, elle donne l'accès à plus de justice, plus

    d'égalité des chances. 

     

    Bonne journée et bonne lecture !