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  • L'Autre Qu'On Adorait

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    Catherine CussetrD'un trait, en presque apnée. Je viens de terminé "L'autre qu'on adorait" de la romancière, Catherine Cusset.

    Livre parut chez Gallimard 

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  • La Musique Pour Mémoire : Manuscrit complet

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    Alors que le soleil se couche sur le Fleuve au dessus du  Pool. Qu’il n’est ni tard, ni tôt. Alors que les paons chantent leur symphonie avant et en s’envolant  dans les arbres qui les abritent, mais aussi,  l’art des artistes, sculpteurs, peintres, potiers, céramistes qui viennent ici, dans ce havre de Paix au milieu de la ville, se ressourcer, méditer, élever leur esprit à l’œuvre qu’ils veulent modeler, peindre, tailler.

     

    Alors que les restaurants de la ville se remplissent de vie. Les fourneaux pré chauffés à blanc, les plats préparés pour la cuisson attendent le coup de feu.

     

    Dans quelques minutes, le ballet des gens de salles commencera. Les vas et viens entre les tables et les cuisines  reprendra comme à l’habitude. Ici, ou ailleurs, dans cette ville, ou dans une autre, il en est de même. Au centre de l’Afrique, au bords des rives du fleuve Congo. En bord de Meuse ou à l’embouchure de l’Escaut. Entre les gratte-ciels de San – Francisco, ou à la sortie d’une usine ou du Conservatoire  de Saint – Petersburg, dans un quartier populaire de Paris ou dans une des rues de l’île Saint-Louis. Partout, même sur un sampan flottant sur  les eaux du Yang Sée Qiang. A la lumière couchante, les tables se font l’endroit de rencontre. L’endroit du repos et des rites. Rituel humain. Rites sociaux.

     

     

    ....... voir la suite dans le PDF associé 

     

    Laissez des commentaires svp.... 

    Si vous aimez, n'aimez pas,

    ce que vous pensez,

    sans pudeur, sans retenue, ... 

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  • Colette Braeckman : Femme d'exception(s)

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    Hugues Dupriez à écrit : 

    Colette Braeckman a été honorée du titre de Docteur Honoris Causa de la faculté de droit de l'Université de Liège (Belgique) ce 19 mars 2016.

    L'Université reconnaît par là l'importante contribution de la journaliste qu'elle est, aux informations de terrain utiles et nécessaires à la progression des sciences sociales et politiques dans le domaine africain et international.


    Félicitations à Colette.

     

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  • Don’t Answer Me : Alan Parson Project

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    La Musique pour

    Mémoire

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Crédit Photo(s) : @DanyMasson / Snake Roots (Racine ou Serpent ?) Muanda 

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  • Stand By Me : Ben E. King

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    La Musique pour

    Mémoire

     

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    Crédit Photo(s) : @DanyMasson / Passion

     

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  • Khadja Nin : Sambolera.

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    La Musique pour

    Mémoire

     

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    Crédit Dessin : @Barly Baruti / Le Pasteur 

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  • Adagio for strings Barber

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    La Musique pour

    Mémoire

     

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    Crédit Photo :  Presse / Camps de Banyamulenge / 1997 / Rwanda 

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  • Aimer est Plus Fort Que d'être Aimer : D. Balavoine

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    La Musique pour

    Mémoire

     

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    Crédit Photo :  @DanyMasson /  Le Chemin 

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  • "Les Copains D'Abord : Georges Brassens"

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    La Musique pour

    Mémoire

     

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    Crédit Photo : @DanyMassonn / Encrage 

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  • La Musique pour Mémoire : "The Power Of Love"

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    La Musique pour

    Mémoire

     

    Tout droit(s) réservé(s) ©DanyMasson

    Image : pochette du CD de Céline Dion 

     

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  • Colette à Anne - Marie Lizin

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    Anne Marie Lizin frappée au coeur .jpgMadame Colette Braeckman, grand reporter au journal Le Soir, spécialiste incontestée de l'Afrique des Grands  Lacs ,  qu'elle  parcours depuis tant d'années nous livre ici au travers d'un petit récapitulatif, de la carrière d'Anne - Marie Lizin. 

    Quelques traits communs et non exhaustifs, entre les deux femmes, la journaliste et la femme politique. Fidélité et Amitiés durables. Ne rien lâcher des causes et de leurs convictions. Une lutte pour l'émancipation de la femme avec un grand "F".

     

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  • Denis Mukwege aura - t - il le Prix ?

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    Le Prix Nobel de la Paix au Docteur Mukwege serait

    une reconnaissance pour les Populations du Kivu.

    dénis mukwege,prix nobel,kivu,femmes,viols,viol,guerre,est,congo,kinshasa,kigali,rwanda,burundiPour ces femmes, ces hommes, ces enfants, qui vivent depuis plus de 20 années dans des guerres sans fin, plus criminelles et plus horribles, les unes que les autres. 

     

    Crédit Photo : blog de Panzi 

     

     

     

     

     

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  • LA DECLARATION MUSICALE DES KINPHONIK A STROMAE

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    Bonsoir à toutes et à tous,

     

    Le concert de Stromae a été annulé à Kinshasa….

     

    Nous sommes tous très tristes et nous voulons qu’il sache que nous l’attendions et que nous continuerons à l’attendre….

     

    Et les KINPHONIK de Kinshasa, ont voulu, à leur manière, lui adresser un message musical de réconfort ! 

     

    Si vous partagez le même plaisir et le même sourire, que nous avons eu à le créer, merci de le relayer, à tous vos contacts via mail, facebook ou tout autre réseau social... 

     

    Musicalement vôtre,

     

    Cliquez ici 

     

    https://soundcloud.com/dany-masson/paulauoutai-par-les-kinphonik-de-kinshasa

     

     

    Pour les KINPHONIK

    BRIGITTE CAPON

     

     

     

  • Un compagnon d'espérances.

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    Stéphane Hessel

    Cliquez sur la photo .....

     

  • D'une élection à une autre...

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    Ce 9 août, le Rwanda votait. Pour la seconde fois depuis

    le Génocide de 1994, les rwandais étaient appelés dans

    les   urnes pour désigner  le Président et les instances du

    Gouvernement  qui décideront  de l'avenir  du  peuple des

    Mille Collines. Le Président Paul Kagamé a été réélu à

    plus de 93% des voix.

     

    election-rpf.gif
    Crédit Photo : Charline Burton in Le Soir &

    En 48 ans d'indépendance, donnée par la Belgique,

    le   Rwanda a traversé des périodes parmis les plus

    sombres    de l'histoire   africaine, voire  de l'histoire

    de l'humanuité.


    Aujourd'hui,  les  détracteurs   du pouvoir  en place y 

    voient une main mise complète et sans partage de la

    part des libérateurs, Umutabazi, du génocide. Y a t'il

    à ce jour; une réelle alternative à M.  Paul Kagamé ?   


    16 années se sont écoulées depuis la tragédie humaine

    de  1994, le Rwanda a changé. Kigali s'est tranfromée.


    La vision économique  ambitieuse des  dirigeants, va de

    paire  avec des transformations  de  la société  rurale et

    une  redistribution   des terres et  des cultures. Ce n'est

    pas du goût de tous. Des divergences existent. Le Pays

    (un des plus pauvre de la planète)  doit s'organiser.  Pas

    facile de faire ce chemin ensemble, 16 ans à peine après

    la  tragédie, après 48 ans de divisions et de culture de la

    haine contre une partie de la population.  Ce qu'appellent

    certain(e)s "le crédit génocide" est inacceptable. L'Europe

    commémore à juste titre la fin de la deuxième guerre, cultive

    avec raison la mémoire des camps de concentations et de

    la   Shoah.   C'est notre histoire.  Notre mémoire  mondiale

    que de dire encore et encore "plus jamlais çà" !


    A kinshasa, la CEI,(Commission Electorale Indépendante)

    vient de publier ce 9 aout, le calendrier pour 2011.


    Cliquez sur le lien ci-dessous.

    Calendrier Electoral publié le 9 aout 2010 par la CEI.doc


    Ce qui était annoncé par  d'aucuns comme un mort né,

    aura donc lieu. Il y aura bel et bien élections en 2011.

     

    Ici aussi, on parle de tentations. Raidissement, fermeté,

    replis, certains expriment la crainte d'une dérive pouvant

    aller vers l'autoristarisme.

     

    Pendant ce    temps, on en appelle à   la mise en  place d'un

    climat des affaires propice aux investissements, pour amener

    ou attirer les investisseurs étrangers et garantir aux nationaux

    de meilleurs conditions de traitements pour les importations,

    dans   le domaine des perceptions  etc...La FEC, Fédération

    des Entreprises du Congo, déjà citée à maintes reprises dans

    ces  colonnes, fait le maximum pour proposer des réformes

    qui vont dans le sens de l'ouverture,   de l'allègement   des

    tracasseries, du développement des sociétés donc de

    la population.

     

    KIN_7720.jpg
    Chinois à Kinshasa mondialisation : 50 ans de la RDC

     

    Dernièrement   le décret du Premier Ministre N° 10/18  du  22

    avril, Relatif à l'Encradrement et à la Protection des Entrepises

    Industrielles / Commerciales, demande que s'inscrivent  toutes

    les entreprises dans des Fédération Professionnelles afin de

    renfocer  les  capacités organisationnelles  de  celles-ci, entre

    autres.  Un nouveau Tarif des Droits  et  Taxes à l'Importation

    vient aussi de paraître. Si ce dernier est encore trop imprécis

    à certains niveaux, n'empêche que des procédures se mettent

    en place.

     

    Est-ce à dire que çà va dans le meilleur des mondes  et  que 

    les vigiles du droit, des droits,  peuvent se reposer ?

     

    Ici comme ailleurs, non bien sûre.

     

    Il reste à faire. Beaucoup à faire !

     

    Au  travers  des deux élections, celle  passée et celle qui

    est à venir, les médias ne sont pas tendres avec l'Afrique

    et ses gouvernants. Faut il l'être d'ailleurs ? Certes, non !

     

    Mais qu'aurait on fait, qu'aurait on arrêté si un de ces chefs

    d'Etat africain avait comme  Sarkozy,  en France, nommé en

    tant que  Ministre du Budget du Pays, le trésorier du Parti ?


    Poser la question c'est y répondre.


    Mais  laissons celà aux politologues qui écriront l'histoire

    mondiale, la petite et la grande, en lettres capitales dans

    les années à venir. Ce que  certains oublient ou faignent

    d'oublier, "Major e longuinquo reverentia" L'éloignement

    augmente le prestige.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

    Rappel : La pétition Oui aux Chroniques de Paul Hermant

    sur la RTBF Radio, Matin Première.

     

     

  • Passer à autre chose

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    Un rêve, un voeux, un souhait. Le monde avance, il 

    change. Il change au niveau des technologies. çà

    change aussi chaque 31 décembre de l'année. On fête,

    on chante, on souhaite l'an nouveau, comme si tout 

    le monde était content.  Non,  étonné d'être encore la, 

    pour cet an neuf. Pour cette Bonana. 

     

    Que l'on passe donc à autre chose et vite. Que cette

    année 2009, année noire dans les affaires, pour les

    familles, pour l'avancée de l'humanité. Que cette année

    fasse vite place à la nouvelle année et que l'on en parle

    plus. Ce sera difficile tant les plaies ouvertes auront du

    mal à se cicatriser. Dans les pays du Sud comme dans

    ceux dits, ouverts, démocratiques, industrialisés.

     

    La question de l'Identité Nationale en France me vient

    à l'esprit et avec elle, l'horreur de cette haine qui se répend

    dans le pays de Rousseaux, Camus, Hugo, Moulin. Oui 

    ce pèle mêle de personnalités dont peux s'enorgueillir  la

    France. Il y en à tant. Et le flux de sans abris qui continue

    de s'agrandir dans une indifférence de plus en plus grande

    puisque faisant partie de plus en plus du paysage publique.



    Flash Back. Léopold II. Le 100ème anniversiare de sa

    mort est passé presque inaperçu et pour cause. Le Roi

    homme d'affaires qui céda le Congo à la Belgique en

    ces temps de préparatifs du cinquantième anniversaire

    de l'indépendance du Congo prête à la controverse.

    Celui qui se rendait fréquemment à l'Opéra Garnier de

    Paris, aimait y rencontrer Cléo de Méraude, pendant que

    le sang  coulait des hévéas et que le caoutchouc faisait

    naître la colonie (Merci Paul).  


    Pèle-mêle, vous aller dire que d'autres s'arrangent pour

    lancer la polémique. Il ne suffit pas d'avoir en héritage

    ce poids de l'histoire. KDG, l'ancien Ministre des Affaires

    Etrangères belge à encore fait une de ses sorties dont

    on se passerait volontier. Tant dans la forme que sur le

    fond. Tout simplement parce que la forme discrédite le

    fond. C'est comme une revanche personnelle qu'il aurait

    à prendre contre les congolais et leur Président. Si ce 

    n'était aussi sérieux on pourrait en rire. 


    2009, aura été ici comme ailleurs une année à oublier,

    vive 2010, avec ses incertitudes, ses servitudes. 2009

    est venue avec une crise Financière, la plus grande que

    le monde ait certainement connue. 2009 s'en va avec

    la Finance qui se redresse mais avec une crise économique

    qui persiste et ne parlons pas de la crise sociale que tout

    ceci engendre. 2010 devra franchir les obstacles de la 

    pauvreté mondiale grandissante et faire preuve d'imagination

    pour favoriser de nouveaux les investissements, dans

    la production de biens.  


    Comme dit l'autre, "avant de crier victoire, attendons la

    suite, l'économique et le Social". La crise est encore la.

    Mais pour combien de temps ?


    A écouter Sarkozy et Lagarde c'est du passé. Le problème

    avec Sarkozy, c'est que, pas plus que la "gauche" il n'a de

    programme. Son seul programme, c'est son "Pouvoir", la

    pêche à l'audimat et  parler, parler, parler. Il pousse à 

    gauche, revient au Centre, pique vers la droite et plonge

    à l'extrême droite sans états d'âmes. Ce  Président à la

    bougeotte dans les idées. C'est un populiste.


    Décembre a tout de même respecté sa renommée du mois

    des cadeaux, des dons, des actes inattendus. Le F.M.I. et

    la R.D. Congo ont un accord triennal de l'ordre de  551, 45

    millions de dollars plus 72,68 millions USD dans le cadre 

    de l'aide aux Pays Pauvres très endettés (PPTE). Disons 

    les choses clairement, personne n'aurait compris que ce

    soit le contraire qui ait été décidé. Chinois ou pas ? 


    C'est dire l'avancée qu'il y a eu ces trois dern!ères années.

    Le but étant que ces aides, soient à terme visibles au sein

    des populations dans les quartiers défavorisés, les régions

    tout aussi défavorisées du Congo d'aujourd'hui. Ce sont des

    résultats qui sont donc attendus par tous. Le Président de 

    la République, ne s'y est pas trompé dans son annonce à la

    Nation le 7 décembre dernier. Que ceci ne soit pas qu'un 

    rêve mais puisse devenir réalité. 

     

    Un long chemin reste à parcourir. Ensemble. Peut être.

    Il n'est de sauveur suprême sans le soutient de ce qui est

    appelé aujourd'hui, "la Société Civile", "le corps Social"

    de la société. Une politique éloignée de ces piliers est à

    terme vouée à l'échec. Mais à contrario, "l'engagement

    citoyen est prépondérant pour les années à venir". Sinon

    l'éternelle ritournelle des "autres" reviendra et les solutions

    aux problèmes ne seront pas trouvées. L'avenir c'est du

    long terme. Rétablir l'Etat de Droits, l'accès à l'éducation,

    aux soins de santé, améliorer le panier de la ménagère,

    diminuer les tracasseries administratives, éradiquer les

    structures de certains escrocs qui se font passer pour ce

    qu'ils ne sont pas ou plus, qui utilisent des noms de

    structures d'Etat mortes avec le Zaïre par exemple, ne

    se fera pas en quelques mois. Dissiper le ou les mal 

    entendus non plus. 

     

    Le politique et l'Etat ont leurs responsabilités au même 

    titre que le citoyen. Des droits et des devoirs. Chacun 

    dans sa sphère d'influence. Le pouvoir pour les premiers,

    le corps social pour les seconds. Dans les notes jamais

    parues, une question à ce propos me taraude. Quid du

    plan urbanistique de la ville de Kinshasa ? Je l'ai peut

    être raté. Mais je ne le connais pas. pourquoi parler de

    çà ? Je repense aux expropriés de la Première Rue de

    Limete pour la construction du nouvelle hôpital. Tout ce

    qui a été fait aurait pu, aurait du se faire sous d'autres

    formes. Des gens ont tout perdu. Leur maison, le mobilier

    pillé, peux ou pas de primes d'expropriations. Jetés à la

    rue comme des mal propres. Une vie, des vies s'en sont

    allées en quelques minutes devant l'indifférence générale.

     

    ........

    L'indifférence, elle te tue à petits coups,

    L'indifférence, tu es l'agneau elle est le loup

    L'indifférence, un peux de haine un peux d'amour

    mais quelque chose.....

     

    L'indifférence, avant qu'on ne soit tous crevés

    D'indifférence,

     

    je voudrais la voir crucifiée...  

    Qu'elle serait belle écartelée l'indifférence.

     

    (Gilbert Bécaud) fait partie du spectacle des En-

    Chanteurs, "Je vous souhaite la pluie".

    ...........

     

     

     

    Un peux d'air et de musique : Les En-Chanteurs ont été 

    à la hauteur des attentes. Celle du public, celle de l'

    organisation, celles des sponsors et celle de l'auteur

    du livre dont a été inspiré le dernier spectacle, "Je vous

    souhaite la pluie". Livre écrit par la journaliste et écrivain

    Elizabeth Tchoungui. 

     

    Elizabeth est venue à Kinshasa. Se fut une rencontre

    magique. Jusqu'ici nous n'avions d'autres contacts

    que par les courriers électroniques et le téléphone.

     

    Ce fut un honneur de l'avoir parmi nous, une joie. Ce

    furent des émotions partagées. Des souvenirs. Une

    amitiés nouvelle.  

     

    Le public lors des séances de dédicaces lui fit un

    accueil à la hauteur du geste. "Merci d'être venue

    nous rendre visite à Kinshasa".

     

     L'adaptation du roman en tableaux chantés était une

    évidence.


    L'idée m'en est venue, tellement il était évident que ce

    roman est porteur de valeurs et qu'il passe en revue une

    série de clichés en les remettant à leur place. Tolérance,

    Droit à la différence, Croire en ses idées, la force de la  

    (des) femme(s). Un "Yes we can", écrit avant que Barack

    Obama ne soit élu. Un "Yes we can"  africain. 

     

    Cette collaboration triangulaire, Sud - Sud et Sud-Nord

    au niveau culturel fut un des moments phares de cette

    année 2009. Une expérience humaine enrichissante.

     

    Un livre écrit sur les réalités Camerounaises, visitées par

    des congolais aidés par une synergie vieille de plusieurs

    années, venue de Belgique au niveau musical. Quoi de 

    plus merveilleux. Que ceci ait plu  au public et à l'auteur,

    tout y est, la cerise sur le gâteaux est posée.

     

    L'aventure de ce spectacle devrait se poursuivre en 

    2010 avec des tournées de minis spectacles dans les

    écoles avec des livres en support. Lier le spectacle et

    la musique à l'éveil du Français dans les

    écoles. Quel projet.

     

    Mais il y aura une nouvelle date au Tarmac des Auteurs

    le 29 janvier 2010. Qui sait Yambi ? Peut être ?

     

    Le projet Yambi en 2007,  a transporté plus de 150 artistes

     en Belgique des troupes d'artistes congolais, des peintres,

    des sculpteurs, des   écrivains. Ce fut un réel succès. 

     

    Cette année, Yambi ce sera à Kinshasa. Pourquoi pas

    avec les En-Chanteurs ? 

     

    Que dire d'autres ? Plein de choses. Il y a tellement à

    dire. Tellement à communiquer. Tellement de réserve

    aussi à avoir par rapport à ce qui se passe ici et ailleurs.

     

    L'humilité. Voilà. Rester humble devant la vie et ce qu'elle

    nous réserve ou ce qu'on n'en fait nous même. 

     

    "Positiver" les choses, les regarder avec critique mais

    positiver. Rien ne sert de ressasser les mêmes rengaines

    qui ne font rien bouger. Détruire, nuire est si facile. Créer,

    aimer, accepter, comprendre, l'est moins.

     

    Meilleurs Voeux pour l'année 2010. 

    Bonne fête de Noël.

    Bonne fête de fin d'année. 

    Passer à autre chose

    Passer à une autre année

    Passer à de nouvelles bonnes intentions

     

    Bonne journée et Bonne lecture !


  • Etat Critique : La situation dans le Kivu

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    MSF est entrain de faire une nouvelle campagne de 

    sensibilisation à propos de la situation qui prévaut 

    encore et toujours dans le Kivu, à l'Est de la R.D.C.

    mais aussi dans la Province Orientale.

     

    Malgré des avancées significatives pour tenter d'

    enrayer cette situation entre d'une part le pouvoir

    en R.D.C et celui du Rwanda, voir les actions sur

    le terrain menées conjointement par les ennemis

    d"hier. Les populations sont décimées encore et

    toujours dans l'incertitude du lendemain.

     

    La campagne s'intitule : "Etat Critique, les mots de la

    guerre dans l'Est du Congo" et cette fois, elle  est plus

    axée sur les "blessures" qu'engendrent la guerre. Celle

    - ci faut il le rappeler dure depuis plus de dix ans. Avec 

    de plus en plus de troupes incontrôlées et surtout les

    ex interahamwes (génocidaires rwandais). 

     

    Laissez vos témoignages. Comme à l'habitude, l'ONG

    MSF ne perd pas le nord en matière de communication.

    Vous pouvez laisser vos témoignages sur le site mais

    aussi parler, envoyer des messages via Twitter, l'oiseau

    de bonne ou de mauvais augure, c'est selon, qui permet

    de relayer les témoignages de sympathie, ou autres

    à partir de vos ordinateurs de bureau ou de poche, les

    GSM entre autres.

     

    Le site est bien présenté, ludique. D'un clic on accède

    à des  vidéos témoignages. Coté droit, la carte  et

    la possibilité de laisser un témoignage à telle région

    ou autre. Celle ou vous avez des connaissances, des

    amis, des parents peut être, ou tout simplement par celle

    dont vous vous sentez le plus proche.

     

    Ce qui est certain, c'est que nous sommes tous plus

    ou moins directement concernés par la situation dans

    le Kivu. Par cette misère qui n'a pas de nom. Par ce

    besoin d'humanité dont ils ont plus que jamais et

    encore besoin.

     

    Un message, un soutien.

     

    "Lisez les autres messages. regardez les vidéos pour

    connaître l'histoire de personnes qui luttent pour leur 

    survie. Découvrez le site pour en savoir plus sur la

    situation dans l'Est du Congo et parlez-en

    autour de vous".

     

    Leurs blessures, se sont aussi celles de l'humanité.

    Donc, les nôtres.

     

    Vous pouvez acccéder au site par un simple clic

    sur l'image ci-dessous.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

     

    Etat Critique MSF Kivu

     

     

  • CPI et Jean - Pierre Bemba

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    La C.P.I. dont on attendait les suites du rapport du 10 Juillet

    2009, aurait fait savoir que Monsieur Jean - Pierre Bemba, ne

    serait pas dans la possibilité actuellement d'être accueilli dans

    les pays suivant ; Belgique , France, Portugal. 


    Restes à la défense du Sénateur JP Bemba de s'en remettre 

    aux autres solutions possibles, Rép. Sud Africaine, qui d'après

    "AFRIKARABIA" arrangerait pas mal de monde, l'Italie et la 

    Rép. Férérale Allemande.


    Potentiel_JPBemba_Co_DanyMasson

    "Une" du POTENTIEL de ce lundi 27 juillet 2009


    affaire à suivre....


    Pendant ce temps à Kinshasa, le chamboulement qui a été 

    opéré par le Chef de l'Etat vis-à-vis de la magistrature ne

    semble pas être le seul remaniement anti-corruption attendu.


    D'autres mesures sont demandées et attendues. 


    On continue de parler en coulisses du remaniement prochain

    du Gouvernement. Septembre parait être le mois des décisions

    bien que rien ne pourrait être réalisé. Ce n'est qu'en début du

    mois que les Chambres reprendront leurs travaux.


    La CINAT, Cimenterie Nationale, qui se trouve dans le Bas -

    Congo, sur le territoire de Kimpese, non loin de la Nationale

    qui mène de Kinshasa à Matadi et de la CILU, Cimenterie de

    Lukala. La Cinat a un nouvel actionnaire privé, et pas des

    moindres dans le secteur.


    C'est le Groupe français Lafarge, un des leader mondiaux du

    secteur qui a été choisi par la COPIREP, "Comité de Pilotage de

    la Réforme des Entreprises Publiques" . La gestion de la CINAT

    est passée aux mains du privé dans un accord "dit" des "trois P"

    Partenariat - Publique -  Privé.

     

    Le montage financier qui aurait été adopté serait de 31%

    des 91% (que détient l'Etat) au Groupe Lafarge, 10% aux 

    congolais (dont 2% aux travailleurs). L'Etat resterait donc 

    l'actionnaire majoritaire.


    Les négociations vont bon train pour l'exploitation du Lac

    Kivu entre la R.D.C. et le Rwanda. Le Lac Kivu situé à l'

    Est de la République recèle de nappes importantes de Gaz

    Méthane. Il est exploitable et exploité entre autres pour 

    fournir de l'électricité. Le Lac Kivu regorge de ce gaz et

    il est connu depuis des années qu'une exploitation de ce

    dernier est non seulement rentable socialement et pour

    l'économie régionale mais que cette exploitation diminue

    les risques de propagation incontrôlées du gaz qui pourrait

    occasionner une catastrophe dans cette région.

     

    Cà bouge a tout les niveaux et dans tout les secteurs. 

    Demain le point sur l'avancée des travaux sur le BD du

    30 juin à Kinshasa.


     

    Bonne journée et bonne lecture. 


  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 6

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    Luc_Classe

     

    Carnets de voyage au Pays des Grands Lacs 2009 .

     

    Bukavu:


    Bukavu, grande ville de 800 000 habitants, est construite

    sur les bords du lac Kivu et particulièrement sur les 5

    promontoires ou presqu’îles et les multiples collines et

    pentes du massif qui s’élève jusqu’à 2000 m. Elle est ville

    frontalière avec le Rwanda et le Burundi et donc un centre

    d’échanges et de commerce important.

     

    Bord du Lac Kivu

     

    L’ancienne ville coloniale est évidemment construite sur

    les bords du lac, de nombreux immeubles subsistent un

    peu partout : villas, hôtels, écoles, casernes, palais de justice,

    bâtiments communaux, PTT, prisons et des édifices religieux

    catholiques dont  des églises, lycées, écoles techniques,

    monastères et le splendide site des Pères jésuites d’Amani à

    la pointe de la plus belle des presqu’îles, juste en face des

    vertes collines du Rwanda. Bukavu compte également une

    mosquée et de nombreux temples évangélistes…..

     

    Mosquée Bukavu

     

    La Compagnie de distribution d’eau a 18 000 abonnés ou

    compteurs, ce qui représente vraisemblablement une population

    de 150 à 200 000 habitants desservis en eau alimentaire de

    façon discontinue (plusieurs coupures et chutes de pression

    importante chaque jour). Il s’agit d’une eau de ruissellement

    traitée dans une station d’épuration située à 5 km du centre

    ville. Selon les informations recueillies auprès d’un membre

    de la Coopération belge spécialiste de  l’eau, les montagnes

    qui bordent la ville disposent d’énormes nappes aquifères

    d’une eau d’excellente qualité ! Bukavu ne manquera jamais

    d’eau alimentaire pour peu que l’on exploite ses richesses.

     Place de Bukavu


    En ce qui concerne l’électricité, la situation présente n’est pas

    plus favorable. Les privilégiés disposent de groupes électrogènes

    fonctionnant au fuel (pollutions sonore et atmosphérique) et

    peuvent ainsi ne pas trop souffrir des coupures de fourniture

    d’électricité (très nuisibles pour les ordinateurs et autres matériels

    sophistiqués). Exemple ce vendredi matin dans un quartier très

    privilégié: électricité à 6 h 30 puis coupure à 8 heures, pas de

    pression dans l’eau alimentaire suffisante pour la douche !

     

    La température en journée varie entre 24 et 28 degrés la journée

    (rarement 32 !) et il faut être à 2 000 m d’altitude par temps de

    pluies pour connaître 19 degrés. Le soir, il faut se couvrir

    légèrement, petit vent et 21 degrés.

     

    Vélos Tshukudu Goma
     

     

     

    La prison générale de Bukavu :

     

    Le bâtiment construit à 100 m du grand carrefour de l’Indépendance

    (actuellement en travaux avec des buldozers et engins de chantiers

    conduits par des Chinois) est imposant comme toute prison. Dès

    que l’on se trouve à l’intérieur, la situation est toute différente !

    Plus rien ne s’impose sinon les cris et interpellations des prisonniers

    dans la cour centrale. Il faut dire que les 840 prisonniers présents

    lors de notre visite sont livrés à eux-mêmes. J’accompagne le

    responsable de la Division Droits de l’Homme de la Monuc, mon

    ami Luc Henkinbrant, juriste verviétois, ancien Directeur d’Amnesty

    International Belgique et expert ONU depuis de nombreuses années

    en RDC. Le directeur de la prison dira lors de notre réunion de

    travail que lorsqu’il doit se rendre à l’intérieur de l’établissement

    pénitentiaire, il lui arrive d’uriner dans son pantalon (texto). En

    effet, des 8 gardiens et militaires chargés de la sécurité, aucun

    n’entre dans la prison. Les prisonniers sont donc totalement livrés

    à eux-mêmes et les plus forts font la loi ! De plus, il n’y a pas de

    cuisine centrale équipée et pas de service repas. La plupart du temps,

    ce sont les familles qui viennent porter nourriture au détenu,

    cependant fréquemment, la population carcérale connaît la diète,

    faute de livraison de nourriture par les autorités. Le directeur nous

    demandera d’être son porte-parole auprès des autorités supérieures

    afin d’améliorer cette situation qui génère des mutineries et des

    évasions parfois massives telle celle du 18 avril 2008 : 184 évadés

    dont des condamnés pour meurtres et violences sexuelles.

     

    La visite d’un responsable de la Monuc  a pour objectif d’informer

    le ministre de la Justice de la situation et particulièrement du fait

    que des condamnés dangereux et des délinquants sexuels s’évadent

    trop souvent, ce qui augmente aux yeux de la population, et des

    intéressés eux-mêmes, le degré d’impunité, augmentant d’autant

    l’insécurité des populations et particulièrement des femmes

    victimes de violences sexuelles.

    Prison
     


    Parmi les nombreuses propositions présentées par la Monuc pour

    améliorer la situation, il faut mentionner l’ouverture de «  fermes

    pénitentières » afin d’occuper et nourrir correctement les détenus.

    Hélas, toutes les propositions ne sont pas suivies d’effet, sauf

    peut-être pour celle de Kabare. Nous nous y rendons le jour même.

     

     

    La prison de Kabare dans la commune de Bagira :

     

    Bagira est une des 3 communes qui composent Bukavu, elle

    est construite sur les versants montagneux dominant le lac.

    Les urbanistes et architectes de l’époque coloniale ont

    parfaitement aménagé l’espace montagneux et construit de

    sorte que la vue sur le lac ou les montagnes environnantes

    soit imprenable. Grande place centrale en carré avec la

    maison communale, le cinéma, le magasin et les maisons

    mitoyennes, serrées les unes contre les autres comme dans

    les cités ouvrières des charbonnages et usines de Wallonie,

    sans oublier les grosses bâtisses des directeurs et autres

    cadres et ingénieurs ! Tout ce bâtit est  très délabré et parfois

    purement et simplement abandonné pour les plus isolés.

     

    Pour atteindre la prison, il faut poursuivre la montée par cette

    route de terre rouge que seul un 4X4 peut parcourir, à la

    condition que la pluie très fréquente ne l’ait pas rendue

    glissante et par conséquent impraticable (la terre argileuse du

    Kivu se transforme en boue savonneuse très glissante à chaque

    pluie).

     

    La prison de Kabare, située en milieu rural, est entourée de

    terres agricoles et dispose de possibilités pour du petit élevage.

    Mais, si la prison a été rénovée récemment avec des moyens

    belges et européens, la mise en pratique de la proposition

    Monuc est au point mort.

     

    La prison a d’ailleurs été réduite de 70 détenus ce matin même

    sans que la direction ne puisse exposer une explication claire.

    Il semble que les autorités policières, qui avaient procédé à

    des rafles de jeunes sur les marchés deux jours avant la visite

    du président Kabila, aient enfin cédé aux pressions d’ONG

    et de la Monuc, les arrestations ne reposant sur aucun fait

    pouvant justifier un emprisonnement. Les personnes arrêtées

    de façon totalement illégale, pour la plupart des jeunes de

    moins de 20 ans, ont séjournés en prison une semaine entière,

    quasiment sans nourriture, les familles concernées n’ayant

    jamais été informées du lieu de détention ! 

     Prison Kabare

    En route pour Goma :

    Et voici un nouveau périple avec déplacements en hélicoptère

    et bateau, visites d’un hôpital soignant des civils blessés par

    balles, d’un camp de 50 000 déplacés et de la ville de Goma

          550 000 habitants - envahie par 5 000 taxis-motos….

     

    Mais bien sûr, va encore falloir que j’explique où est Goma,

    qu’un volcan la domine et l’envahit régulièrement de coulées

    de laves etc…..

    Ok !  Mais comme je suis persuadé que la plupart d’entre vous

    ont ouvert leur atlas, que certains en ont même acheté un

    nouveau et que tous les autres sont allés sur Google Earth et

    qu’ils ont tout vu et tout compris, je vais être très bref (sic).

     

    Vélo Tshukudu chargé

     

    Camp Mugunga Goma

     

     

  • Luc Toussaint, Carnet de voyage, suite 5

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    Luc_Classe

     

    CARNET DE VOYAGE AU PAYS DES GRANDS LACS 2009

     

    A la rencontre des gorilles :

     

    Dans le monde aujourd’hui, 600 gorilles vivent en

    totale liberté dans leur milieu naturel, la moitié d’

    entre eux sont en Afrique centrale et particulièrement

    en RDC et au Rwanda.

     

    Ce dimanche matin 29 mars, j’en ai rencontré au

    Parc National de Kahuzi-Biega à 30 km de Bukavu,

    càd à une heure en 4x4.

     

    Ce parc national est grand de 6 000 km2 et situé

    dans un massif montagneux qui surplombe le lac

    Kivu, son altitude varie de 1 800 à 3 300 m. Il

    abrite de nombreux singes et parmi eux les gorilles

    des plaines orientales, des chimpanzés, des colobes

    (ou magistrats), mais aussi des antilopes, des buffles

    et des éléphants.

     

    Mon but de rencontre ce matin concernait les gorilles

    et seulement les gorilles qui depuis des années me

    fascinent. Le Kenya mais surtout l’Okavango au

    Botswana visité dans les années 90 m’avaient déjà

    enthousiasmé avec les très nombreux parcs abritant

    tous les animaux africains à l’exception des gorilles.

     

    En arrivant par une route humide et boueuse (orage

    toute la nuit et brouillard ce matin) à l’entrée du Parc

    national, ce sont d’abord les militaires très nombreux

    qui impressionnent !

     

    Des militaires des FARDC (Forces Armées de RDC)

    avec parmi eux probablement de nombreux CNDP

    (Congrès National Du Peuple) de Laurent Nkunda

    – actuellement en résidence surveillée au Rwanda.

     

    Ces ex CNDP sont intégrés dans les FARDC dans le

    cadre d’une opération vers le sud Kivu à la recherche

    et la poursuite des FDLR (Front Démocratique de

    Libération du Rwanda càd les Rwandais – militaires

    et interahamwe  qui se sont réfugiés en RDC, protégés

    par les Français de l’Opération Turquoise de fin juillet

    1994, il s’agit donc pour la plupart des auteurs du génocide

    des Tutsis d’avril à juin 94 : 600 000 à un million de morts).

    J’en suis conscient, ce n’est pas simple à suivre et encore

    moins à comprendre, mais c’est la réalité, celle qui rappelle

    les longues années de guerre qu’a subit le Congo et lui a

    coûté de 3 à 4 millions de morts par balles, épidémies, mal

    -nutrition.

     

    Aujourd’hui encore, l’Est de la RDC n’est pas totalement

    pacifiée, des troupes étrangères, des rebelles, des milices

    diverses sèment la terreur (viols, exactions, pillages, meurtres,

    tortures) et génèrent des dizaines de milliers de déplacés

    qui doivent se réfugier autour de Goma (150 000 déplacés

    actuellement). J’ai visité un hôpital soignant des civils

    blessés par balles et le plus grand camp de déplacés de

    Goma durant ces deux derniers jours, j’y reviendrai dans

    les prochains Carnets.

     

    Mais ce matin, j’étais à la fête, excité et en même temps

    un peu tendu ! Allais-je voir les gorilles ?  Ceux que j’ai

    vu au cinéma aux côtés de Sigourney Weaver interprétant

    le rôle de Dian Fossey. Ceux dont m’a parlé Pierre avec

    enthousiasme et un peu de mystère !

     

    J’étais surtout inquiet de rater la rencontre tant attendue

    et non de la présence de ces dizaines de militaires

    lourdement armés !

     

    C’est Lambert, le chef des guides qui va me conduire au

     « rendez-vous ». Il est en communication radio avec des

    pisteurs qui ont localisé un groupe. La rencontre est donc

    au programme, me voilà encore plus fébrile, plus curieux.

    Après un parcours de 15 minutes en 4X4 sur des pistes

    qui présentent des pièges et ornières boueuses et remplies

    d’eau de 40 cm, on entre à pied dans un sentier étroit,

    touffu, humide.

     

    Nous sommes à 2200 m d’altitude et mon équipement de

     marche n’est pas au top ! Les bottines des marches Adeps

    sont restées à Liège faute de place, le pantalon « Nature

    et Découverte » est trop léger mais l’excitation m’anime

    et, un peu naïf, je tente de rattraper le guide qui a déjà

    pris 50 m d’avance.

     

    Rapidement, les données sont claires, le terrain est humide,

    la végétation est tropicale, à certains moments, il faut se

    courber en deux pour avancer dans un espèce de tunnel

    de végétaux.

     

    Des branches griffent et giflent visage et chemise, des

    racines et troncs d’arbres ralentissent la marche, puis

    des piqûres aux mains me rappellent que la nature n’est

    pas toujours hospitalière. C’est à ce moment que le

    guide qui m’a attendu me conseille de rentrer les bas de

    pantalons dans les chaussettes car des fourmis

    agressives peuvent remonter sur les jambes !

     

    Et c’est là que je ressens une piqûre sur le ventre ! Et

    bien oui, des fourmis se promènent sur mon ventre

    et le torse, je n’ai pas rentré mes panneaux de chemises !

     

     Vite, éliminer ces intruses et reprendre la progression

     par ce sentier qui monte et me fait transpirer. Après 20

    minutes de marche, un deuxième guide - armé d’une

    machette - nous a rejoint et prend la tête. Encore 10

    minutes de marche puis j’aperçois 2 guides de plus, il

    s’agit des pisteurs, eux aussi armés de machettes et

    l’un d’eux porte fusil mitrailleur. Ce sont des pygmées,

    les meilleurs pisteurs de la forêt.

     

    Et 3 minutes plus tard, à environ 2 400 m d’altitude, dans

    une végétation abondante et haute, parmi des arbres

    immenses, sur une pente glissante, ils sont là !

     

    Je vois d’abord une femelle couchée sur le dos entourée

    de 3 jeunes bébés qui jouent et se battent. Incroyable !

     

    Gorille_en groupe

     Ils sont là, je suis là, à 5 mètres et ils ne portent aucune

     attention à ces 5 intrus qui débarquent devant eux. Je me

     fige et sors l’appareil photo sans attendre, de peur qu’ils

     ne disparaissent. Pas du tout, la mère fait la sieste, les

     bébés s’amusent comme si de rien n’était. Lambert

    m’invite à m’avancer pour mieux voir. Je suis à 4 mètres,

     mon cœur bat, mes yeux s’écarquillent et mon index

    actionne l’obturateur. Incroyable ! Je retrouve rapidement

    calme et sérénité et change d’optique pour placer le

    téléobjectif. Et voilà le « Canon » numérique et réflexe

    qui mitraille en gros plans. Quelques 20 clichés plus loin,

     le guide m’invite à faire deux pas à gauche et là, je

    découvre un amas de corps poilus, de pieds, de mains et

     des paires d’yeux de toutes tailles ! Mais de quoi s’agit-il ?

     

     Combien sont-ils et dans quelle position ? Il me faudra un

     long moment pour comprendre : le mâle est couché sur le

     dos les bras dissimulant son visage,  trois bébés, peut-être

     quatre sont couchés dans toutes les positions dessus et aux

     côtés ! Cet amas de corps est à 3 mètres de la femelle qui

     sommeille toujours, les premiers jeunes gorilles aperçus

    se sont éloignés et grimpent dans des arbres  en prenant

    des postures de show……

     

    Gorrile_amusé

    Dans le Parc National de Kahuzi-Biega, 10 groupes ou

    familles de gorilles sont recensées, celle qui est à « mon »

     rendez-vous est composée de Chimanouka, mâle de 24

    ans mesurant 1 m 80, de 17 femelles et des 13 bébés et

    enfants de 2 à 6 mois et de un à 5 ans. Trente et un individus

    composent cette famille qui se déplace en groupe, sans

    s’éloigner les uns des autres de plus de 50 mètres. Le soir,

    les femelles font chacune un nid, leur progéniture respective

    à leurs côtés, Chimanouka s’installe ensuite à son tour

    généralement, au centre ou en position stratégique de

    protecteur.

    Gorrile_tranquille


    Les gorilles ont une alimentation saisonnière, de janvier à

    mi-juin, les jeunes feuillages ont leur préférence, de mi-juin

    à fin août, ils montent dans des arbres bien précis pour y

    déguster les fruits et de septembre à décembre, ce sont les

    jeunes pousses de bambous dont ils raffolent. Mais attention,

    cette dernière nourriture provoque la diarrhée, ils doivent

    alors se nourrir d’un feuillage particulier pour interrompre

    la «  va-vite ».

     

    Depuis 10 minutes, je suis donc appareil photo à la main

    posté devant l’amas de poils, c’est alors que la femelle

    proche se décide à bouger, elle se lève, enjambe les paresseux

    et s’éloigne : encore 5 clichés puis l’attente reprend.

    Gorrile_a l'affut 

    Chimanouka daignera interrompre sa sieste enfin et prendra

    le chemin de la femelle et de plusieurs jeunes. Il nous montre

    son dos argenté dominant « Silber back » et disparaît dans la

    végétation abondante. Les pisteurs le suivent et je fais de

    même. Cinquante mètres plus loin, il s’est installé sur son

    postérieur et déguste des feuillages. Encore 15 clichés, le

    ciel s’est assombri et la pluie fait son apparition. Pas de

    problème, c’est le cœur léger et en joie, chargé de 80

    photos de plus que je prends le chemin du retour.

    Gorille_le sage
     

    La suite des Carnets relatera le déplacement éclair à Goma :

    aller en hélicoptère, retour en bateau, avec visite sur place

    d’un hôpital et d’un camp de réfugiés (déplacés).

     

    Demain lundi 30 mars, départ pour un périple de 5 jours

    au Rwanda…….

     

    A suivre ....

    Bonne journée et bonne lecture !

  • Le Président Nicolas Sarkozy et la R.D. Congo

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    Ce post est copié directement du site Congo Planète

    qui reprend in extenso l’interview du Président français,

    en l’occurrence, Monsieur Nicolas Sarkozy. Il répond aux

    questions des journalistes de cinq journaux, « Le Potentiel,

    La Phare, L’observateur et la Tempête des Tropiques…

     

     

    Grâce aux bons offices de l’Ambassade de France

    à Kinshasa, le président français Nicolas Sarkozy a

    accordé une interview exclusive. Au centre, le

    discours que le chef de l’Etat français avait

    prononcé, le 16 janvier 2008 à l’Elysée, devant

    le Corps diplomatique à l’occasion d’une cérémonie

    d’échange de vœux. Réponses du président Nicolas

    Sarkozy aux questions qui lui ont été posées

    par les cinq journalistes congolais

            

               L’interview….

    M. Le Président, certains passages du discours

    que vous avez prononcé le 16 janvier, à l’occasion

    des vœux au Corps diplomatique, ont soulevé

    une vive polémique à Kinshasa. L’élite et la

    population congolaises souhaitent connaître le

    sens que vous donnez aux trois expressions

    suivantes : «  Cela met en cause la place, la

    question de l’avenir du Rwanda avec lequel la

    France a repris son dialogue, pays à la

    démographie dynamique et à la superficie

    petite. Cela pose la question de la République

    démocratique du Congo, pays à la superficie

    immense et à l’organisation étrange des richesses

    frontalières » ; « Il faudra bien qu’à un moment

    ou à un autre, il y ait un dialogue

    qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel

    mais un dialogue structurel » ; « Comment, dans

    cette région du monde, on partage l’espace, on

    partage les richesses ».

     

    Réponse

    La France a toujours été, et elle restera toujours un

    allié fidèle de la RDC. Elle l’a été au long des années

    de la transition ; elle l’a été chaque fois que l’unité du

    Congo a été menacée. Elle cherche à aider le Congo à

    sortir de l’instabilité, à retrouver la paix et la stabilité.

    Je constate une chose : aujourd’hui, en dépit de tous

    les efforts accomplis, la paix ne s’est pas encore

    imposée au Congo et dans la région. Et les victimes,

    ce sont toujours les civils innocents des provinces

    orientales du Congo. Ces souffrances doivent cesser.

    Tous les Congolais ont droit à la paix et à la stabilité.

    La RDC a besoin de se développer – à l’Est comme dans

    toutes les provinces du pays –, de faire fructifier les

    richesses qui lui appartiennent, de prendre son

    avenir en main plutôt que de subir des guerres

    injustes et injustifiables. Le temps est venu de tourner

    la page de ces quinze dernières années. Alors

    je m’interroge : faut-il faire plus ? Faut-il faire mieux ?

    Faut-il faire autrement ?

    Les polémiques n’ont pas lieu d’être et les procès

    qui nous sont faits sont sans fondement. Je

    voudrais souligner quelques idées simples. Il y

    a des principes sacrés : la souveraineté de la RDC,

    le respect de son intégrité territoriale,

    l’intangibilité de ses frontières. La France s’est toujours

    battue pour ces principes. Ce n’est pas avec

    moi que cela changera. Il y aussi une évidence :

    la RDC, c’est le cœur-même de l’Afrique, autour

    duquel le continent s’articule. Ses richesses

    potentielles sont immenses et pourtant, les

    Congolais n’en profitent pas, ou pas assez. Je suis

    désolé de vous le dire, mais quelque chose

    ne tourne pas rond !

    Ma conviction, c’est que le retour de la paix

    doit s’accompagner d’un dialogue de fond. Regardez

    ce que nous avons fait en Europe : nous avons

    surmonté nos déchirures et nos divisions, surmonté

    les blessures si profondes de trois guerres entre

    la France et l’Allemagne en particulier, pour

    construire, à partir de projets concrets et dans le

    strict respect des Nations qui la composent, une

    Europe de paix et de prospérité. Bien sûr cela

    nous a pris du temps. Mais cela nous a permis

    la reconstruction ; cela nous a apporté une prospérité

    sans égal et l’essor de nos économies ; cela nous

    a apporté aussi la stabilité et la paix. Alors, au

    nom de quoi les pays autour des Grands

    Lacs seraient-ils condamnés à la répétition

    des guerres et au malheur ? Ne peuvent-ils

    surmonter cette fatalité que, pour ma part, je

    refuse ? Je veux croire en l’avenir.

    L’intérêt des Congolais et des pays de la région,

    c’est de susciter des projets qui fédèrent plutôt

    que subir des appétits qui divisent, de couper à

    leur racine les causes de la rivalité, de la désunion

    et du malheur. Des institutions existent déjà,

    comme la Communauté Economique des Pays

    des Grands Lacs. Alors il faudrait la revivifier, et

    peut-être même aller plus loin.

    C’est dans cet esprit que je voudrais lancer

    quelques idées : les pays de la région, de

    l’Angola au Burundi, et pourquoi pas à la Tanzanie

    aussi, pourraient travailler ensemble, comme

    nous l’avons fait en Europe, pour structurer

    leurs marchés, organiser des filières agricoles,

    commerciales et industrielles, introduire davantage

    de transparence et de règles, développer les

    ressources énergétiques y compris par des

    micro-projets, assurer la sécurité alimentaire

    et sanitaire, faciliter l’accès à l’eau potable,

    protéger le patrimoine naturel, bâtir des

    infrastructures régionales pour créer de nouvelles

    opportunités et multiplier les débouchés.

    Il y a tant de richesses à créer ou à mettre en valeur.

    Cela suppose de la confiance et ce dialogue

    structuré auquel j’ai fait référence. Cela suppose

    aussi la coopération, qui interdit la prédation ou

    l’exploitation. Et je souhaite insister sur ce point

    Le président Kabila a dit que les décisions doivent

    être prises à Kinshasa, et nulle part ailleurs. Il a

    raison ! C’est aux Congolais eux-mêmes de

    trouver des solutions. C’est vrai aussi à l’échelle

    de toute la région : c’est aux Etats et aux

    populations de discuter, et disons-le, de coopérer

    pour régler les problèmes et retrouver de la

    confiance. La confiance, c’est fondamental. La paix

    ne peut jamais être imposée de l’extérieur.


    Question

    Les Congolais ont l’impression que vous

    cherchez à vous rapprocher du Rwanda, sur

    le dos de la RDC, tout en prenant des

    distances avec vos prédécesseurs qui ont

    décidé l’opération Turquoise en 1994.

    Qu’y répondez-vous ?

             

    Réponse

    Dois-je vous rappeler que vous êtes le premier

    pays francophone du monde ? La France sera

    toujours aux côtés des Congolais. La RDC

    tient une place toute particulière dans le cœur

    des Français. Mais je ne peux pas encourager

    la RDC à dialoguer avec ses voisins sans que

    la France le fasse aussi ! Vous avez tout de

    même noté que je me suis d’abord rapproché

    du président Dos Santos et que j’ai noué un

    partenariat stratégique avec l’Angola sur les

    questions africaines. Et comment pourrais-je

    aider les Congolais si je m’abstiens de

    parler au président du Rwanda ? Ces polémiques

    n’ont aucun sens. La France restera toujours

    fidèle en amitié. Et la France choisira toujours

    la voie du dialogue pour faire progresser

    la cause de la paix.


    Question

    Principale victime de l’opération Turquoise,

    la RDC n’est-elle pas en droit d’espérer un

    dédommagement de Paris ?

     

    Réponse

    Il faut regarder la vérité en face. Il faut

    reconnaître que les événements innommables

    de 1994 ont eu de lourdes conséquences pour

    la RDC. La crise qui frappe l’Est du Congo

    depuis des années a des racines historiques.

    C’est évident. Mais il faut dire aussi que

    ni la France, ni la communauté internationale

    n’ont été les instigateurs de l’arrivée des réfugiés

    hutus rwandais sur le sol congolais. Ces réfugiés

    ont fui leur pays et traversé la frontière de leur

    propre initiative. La France a pris le risque

    d’intervenir quand personne ne bougeait.

    L’opération Turquoise, je le rappelle, a été

    conduite sous mandat des Nations-unies.

    La France dans cette affaire n’a pas agi seule.

    Elle a agi au nom de la communauté

    internationale tout entière. Elle a sauvé des

    vies humaines en 1994, comme elle l’a fait à

    Bunia plus tard avec l’Opération Artémis dont

    tant de Congolais se souviennent. La France

    n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait.

    Mais, s’il vous plaît, tournons-nous vers l’avenir.

     

    Question

    Votre discours semble signifier que la France

    a abandonné les intérêts de la Francophonie

    au profit des intérêts du monde

    anglo-saxon. L’opinion congolaise

    attendait en effet une position française

    favorable à la RDC et se demande

    désormais si la France participe au

    démembrement de la RDC. Quel jeu

    joue exactement la France dans

    les Grands Lacs ?

     

    Réponse

    Mais pourquoi me parlez-vous de démembrement ?

    Qui a dit cela ? Ai-je jamais dit une telle chose,

    si contraire aux positions constantes de la

    France ? Je l’ai dit, et je le répète : la

    souveraineté de la RDC et l’intangibilité de ses

    frontières sont des principes sacrés. Si un pays

    continuera de se battre pour garantir leur plein

    respect, ce sera bien la France.

    Je veux que la RDC retrouve en Afrique toute

    la place qui lui revient. Cela veut dire un Congo

    fort, uni, debout et prospère dans une région

    stable et apaisée. Un Congo qui se développe

    du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Ne nous

    voilons pas la face : cela demandera d’autant

    plus d’efforts et de détermination que la RDC

    est frappée par la crise économique, comme

    le reste du monde. Il n’y a qu’une solution

    possible : il faut se retrousser les manches,

    il faut investir dans l’avenir. Et, excusez-moi

    de le dire mais c’est une évidence, le Congo a

    tout à gagner, aussi, à tisser des liens fructueux

    avec ses voisins, de l’Atlantique à l’océan

    Indien. C’est valable partout ailleurs, alors pourquoi

    pas au cœur de l’Afrique !


    Question

    Lors du sommet de La Baule, le président

    François Mitterrand avait posé entre autres

    préalable à l’aide française au

    développement des pays africains, la

    démocratie, la bonne gouvernance et le

    respect des Droits de l’Homme. A vos yeux,

    la RDC satisfait-elle à cette conditionnalité ?

     

    Réponse

    La RDC est une jeune démocratie. Peu de

    processus électoraux en Afrique, ou

    ailleurs, sont aussi exemplaires que l’a été

    celui de 2006. Il a coûté 450 millions de

    dollars à la communauté internationale.

    Bien sûr, il y a encore de nombreux défis à

    relever : lutter contre la corruption, structurer

    l’armée, la police, la justice, décentraliser

    une partie des moyens. Beaucoup de

    chemin reste à parcourir. C’est justement

    parce que la France souhaite vous accompagner

    que je viendrai vous rendre visite très

    prochainement.


    Question

    L’un de vos prédécesseurs avait déclaré

    que pour l’Afrique la démocratie est

    un luxe. A ce jour, partagez-vous

    cette opinion ?

     

    Réponse

    De nombreux dirigeants africains avaient dit la

    même chose avant lui mais ce n’est pas le débat.

    Ma réponse est non ; la démocratie n’est pas

    un luxe, c’est au contraire une nécessité. Je ne

    suis pas de ceux qui opposent, un peu

    naïvement, démocratie et développement. Cela

    n’a aucun sens. Je ne crois pas non plus

    à une quelconque exception africaine. Je

    suis également choqué que certains

    responsables politiques africains puissent

    présenter l’exigence démocratique

    comme une simple conditionnalité imposée

    par des partenaires étrangers. Les Africains

    , comme tous les autres peuples, veulent élire

    leurs représentants. L’aspiration à la démocratie

    et au respect des droits de l’homme a été au

    cœur des luttes pour l’indépendance.

    La démocratie est aussi une des conditions

    de l’amélioration de la gouvernance. Elle reste

    la meilleure garante de l’existence de

    contre-pouvoirs et de la capacité des

    administrés à demander aux gouvernants

    des comptes de leur gestion.

    Je ne dis pas pour autant que l’instauration

    de la démocratie est facile, ni qu’elle suffit

    à régler tous les problèmes.


    Question

    La RD Congo est à ce jour le premier

    pays francophone au monde. Pour

    quelles raisons la France paraît-elle la

    négliger, notamment en ce qui

    concerne les facilités nécessaires à

    son épanouissement culturel ainsi que

    dans le domaine de la recherche ?

     

    Réponse

    La Francophonie, parlons-en. Elle nous appartient

    à tous et n’est pas la propriété de la France.

    Savez-vous qu’il y a quelques semaines,

    le Congo a dépassé la France comme premier

    pays francophone du monde ? Et dans

    quelques années, vous serez loin devant !

    Nos relations doivent être à la hauteur de

    ce que nous partageons.

    La France ne néglige pas la RDC en ce domaine.

    Nous partageons la même conviction : la culture

    est l’école de la libre expression, de la libre

    pensée, c’est un pilier de la démocratie. Votre

    pays est connu pour sa créativité culturelle

    et son dynamisme artistique. A Kinshasa,

    comme à Lubumbashi, les centres culturels

    français sont des lieux d’expression privilégiés

    des milieux culturels congolais.

    Au début de cette année, nous avons lancé

    un nouveau programme Francophonie en

    RDC. Il permettra de relancer l’enseignement

    du français à Kinshasa, à Lubumbashi,

    à Kisangani. Je vous annonce que nous

    allons aussi appuyer le développement

    du réseau des Alliances françaises tout

    particulièrement celles de Béni, Bunia,

    Goma, Bukavu, Uvira. C’est un vrai choix

    stratégique. L’éducation est la clé de l’avenir.

    Il y a d’autres projets, mais j’aurai l’occasion

    d’en parler lors de ma visite.


    Question

    Quel pourrait-être l’apport de la France

    dans le redressement économique de la

    RDC en cette période de crise financière ?

     

    Réponse

    Il n’y aura pas de redressement sans paix

    durable. A ce titre, la France veut continuer à

    accompagner la RDC sur le chemin de la paix.

    Ensuite, il faut un véritable plan de reconstruction

    concerté du pays. Pour cela, il faut de grands

    moyens. La France ne peut pas jouer ce rôle

    toute seule. Alors je réfléchis à la manière de

    consulter nos grands partenaires pour que

    nous puissions tous ensemble aider la RDC

    à se reconstruire. Et puis il faudra attirer

    davantage d’investissements privés. C’est

    pour moi un enjeu central. La France veut

    là aussi jouer tout son rôle. J’aborderai

    ces sujets lors de ma visite.


    Question

    Dans le cadre de son aide à la RDC, que

    choisirait la France entre les priorités

    suivantes : créer des emplois pour

    venir en aide aux populations démunies,

    doter le pays d’une armée dissuasive,

    lutter contre la destruction très avancée

    de l’environnement ?

     

    Réponse

    Aucune : il faut aider la RDC dans tous ces

    domaines, et d’autres encore ! La question

    n’est pas de choisir une priorité au détriment

    d’une autre ; la question, c’est d’être le plus

    efficace possible. Je ne ménagerai aucun

    effort pour convaincre tous les partenaires

    internationaux de s’engager avec moi aux

    côtés des Congolais. Mais au final, le destin

    du Congo est dans les mains des Congolais.

    L’avenir leur appartient. Et je sais qu’ils

    peuvent faire de grandes choses.

     Nicolas_Sarkozy

    Le Chef de l'Etat français...

  • Le jour du Souvenir...

    Pin it!

    Le Rwanda célèbre un triste jour, un moment d’égarement des hommes
    Mais quel égarement. La descente aux enfers et dans les caves de l’humanité.

    Treize ans déjà que le massacre commençait. Il durera 3 mois. En trois mois
    Plus de 800 000 personnes, Tutsis, Hutus modérés, expatriés (quelques uns)
    Dont les paras belges et trois coopérants passeront par les machettes des
    « interahamwes » les milices paramilitaires du régime Habyarimana

    Souvenir, c’est le nom qu’avait donné à son fils, une femme de Rutobwe
    En souvenir de son père assassiné. Souvenir et devoir de mémoire envers
    Les rwandais mais aussi l’humanité tout entière.

    Amahoro, kunkunda, amahoro tshane.

    A Jean-Claude, Théo, Pitchou, Consolée, Immaculée…. A Denis, Asiel…..