shegges

  • Le cercle des bougies

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    Lelus Lengo vient de laisser un commentaire. De ceux

    qui se font plus nombreux. Confiance, travail, retour aux

     sources, retour au pays. Retour. Non aux anti-valeurs,

    valeurs humaines contre les valeurs trop monnayables.


    Une bougie éclaire le salon, une autre la chambre d'à

    côté. Il fait chaud. La Snel oublie d'éclairer le quartier

    Le quartier semble oublié, au bout. A bout. "Courant 

    ekeyi" crient les enfants. La nuit sera longue  et  elle

    sera chaude. Quand des cierges, ailleurs,  sont allumés

    pour vouer saint machin, ici, le cercle que dessine le feu

    de la flamme est salutaire. 


    La bougie dessine des cercles au plafond. Elle sert aussi

    sur les étales du marché, chez la vendeuse de fufu, ou

    celle de poivrons, comme des feux - follets tirés d'un conte

    la bougie, éclaire la vie du marché la nuit comme celle de

    la maison. La couleur orange à sa poésie, mais de poésie

    il n'est questions en ce moment. Elle dessine aussi dans 

    les yeux des marchandes, des lueurs d'espoirs, les traits

    des visages dans la pénombre se font angéliques. 


    C'est le moment de raconter, de profiter de l'intimité

    pour transmettre les codes, les contes des anciens, la

    bougie centrale sur la table basse et l'auréole au dessus

    des têtes remplacent l'arbre à palabres, la tradition celle

    des anciens est transmise par l'entremise du service de la

    lampe électrique aux abonnés absents.


    Un bien pour un mal. La magie opère sur les lieux

    privés du service publique. La nuit avance, et les

    paupières s'alourdissent. Se coucher, sur des nates

    à même le sol ou des matelas, pourvu que la fraîcheur

    gagne les corps éreintés. Il faut se lever tôt. Marcher

    longtemps dès le matin sous un soleil de plomb dès

    6 heures. Partir tôt, à 5 heures. Avec  de la chance et

    deux cents francs peut être attraper un taxi bus. C'est

    mieux que rien. Mieux que marcher. 

     

    Plus loin, dans le quartier, le dispensaire et au centre 

    plus loin, la salle du dispensaire pour les urgences

    a aussi ses bougies. Elles font les mêmes cercles au

    dessus des têtes endolories par la malaria ou la fièvre

    elles hypnotisent le patient sans force et qui espère en

    cette auréole y voire un salut orangé venu adoucir son

    mal être. Il fait chaud. Les cris et les gémissements qui

    viennent des séparations voisines semblent bercées par

    la lueur. En guise de cloison, un simple drap, l'imitmité

    connaît pas ou c'est plus cher. Plus loin. Ailleurs.

     

    A quand l'embellie ?

     

    Le quartier, abandonné par la Compagnie, qu'à celà

    ne tienne, le manque crée la débrouille. Un jeune qui

    a étudié, se fait  appeler  "SNEL" parce qu'il tire des

    lignes repiquées ci et la sur celles qui fonctionnent et

    çà fait vivre le qualifié "es électricité - débrouillardise".

    Il se fait une spécialité. Calquer la Régie, par l'une ou

    l'autres coupure de son propre jus, qu'il monnaie de

    nouveau pour satisfaire la maman qui fait ses beignets

    ou celle qui coiffe au coin de la rue dans son salon

    qu'elle veut joli et accueillant. Proie parmi les proies

    "Snel" sait qu'elle a besoin de son courant. 

     

    Business is business !

     

    Le cercle des bougies se dessine ainsi chaque jour

    dans le quartier. Le cercle des bougies qui raffermi

     aussi le clan familiale, en fait fuir d'autres vers d'autres

    cercles, ampoulés et dépouillés de la chaleur des mots

    transmis le soir. La nuit de ceux qui ont fuis est libre, en

    dehors, au dehors, à la rue. Le ciel offre d'autres cercles

    d'autres rêves. La lumière des lampadaires de la rue est

    froide, insipide, tranchante. Elle ne laisse pas de répit. 

    La voix qui disait ce que les sages savaient n'est plus la, 

    elle n'est perceptible qu'au bout d'un joint, évanescente

    comme la nuit étoilée. Au bout du joint, le lampadaire

    de la Régie devient bougie, et le songe de la voix se

    fait présent. Les paupières s'alourdissent et le someil

    gagne aussi ceux qui sont loin de chez eux, loin du 

    cercle des bougies.

     

    Bonne journée et bonne lecture !

     

  • Au nez et à la barbe de tous

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    Midi, la MONUC et les policiers de la PIR, Police d'Intervention Rapide, sont aux côtés
    des émeutiers, seulement 100 personnes. Toujours les mêmes.

    13,30 heures, le Boulevard du 30 juin est de nouveau bloqué. Les Policiers n'interviennent pas.
    La Monuc poste des blindés au milieu du Boulevard. La Pölice Européenne reste en arrière
    et fait du reporting de ce qui se passe.

    Qu'est ce qui se passe en fait ?
    Des Shegges (enfants des rues) brulent des pneus, jettent des pierres après les policiers qui
    sont postés au coin de la Grand Poste.

    A Forestcom, des jeunes bloquent la route avec de grosses pierres, et trient les voitures
    qui peuvent passer ou pas, selon que vous donnez ou non de l'argent.
    Je suis blanc, un Mundele, comme on dit ici et l'expérience de ce matin me suffit.
    Je fais demi-tour.

    Les leçons du passé n'ont aucun effet.

    L'ONU, est entrain de répéter les mêmes erreurs ici, qui ont été dénoncées ailleurs. D'autres part,
    avec les forces en présence pour garantir la sécurité des gens, je rappel ; EUPOL (Police Européenne)
    MONUC, Mission de lONU au Congo), EUFOR, PIR, (Police d'intervention Rapide), Les FAC , (Forces Armées Congolaises),
    pas une seule force d'interposition réelle n'était présente ce matin près des lieux de l'incident
    d'hier.

    A part la MONUC qui ne peut pas intervenir, les autres ou étaient - ils ?

    Je n'ose imaginer un plus grand nombre d'émeutiers.

    Resteront-ils encore au balcon comme dans tant d'autres pays ?

    C'est comme si le sang n'avait pas encore assez coulé et que quelques morts
    de plus feraient biens au tableaux. Ce matin lorsqu'ils ont voulus s'attaquer à ma voiture
    il y avait quelques spectateurs, 5 blindés de la MONUC et leurs soldats.

    150 Jeunes paralyses la ville depuis ce matin.
    C'est normal. Encore une journée de perdue.
    Cliquer sur les petites images

  • Ce matin devant le siège de la RTKM

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    Vers 8 heures du matin, quelques badeaux se massaient devant le siège de la TV
    qui a subi un incendie en fin d'après midi. La masse des badeaux s'est agrandie
    au fure et à mesure de l'avancement de la matinée. Beaucoup de Shegges, (enfants des rues),
    et d'autres.

    Quatre blindés légers de la MONUC. Vers 9,15 heures, çà se gâte. Les badeaux se transforment
    en manifestants hostiles aux étrangers.

    Je passait par le Rond Point Forestcom, et j'ai du foncer dans la foule qui jettait
    des pierres et qui voulait arrêter le véhicule. C'est certain, l'EUFOR, la Police, la MONUC vont
    intervenir. C'est très confiné à quelques 150 personnes pour le moment. Il est mieux d'intervenir
    rapidement et d'étouffer dans l'oeuf toute véléités suppémentaires et une amplification du phénomène.

    Excusez moi, mais je continue de penser que derrière tout çà il y a des calculs
    malsaints qui sont faits pour hatiser la haine envers les autres.

    Et je repose la question. A qui profite cette situation ?

    Photos : situation calme vers 8 heures.