suffrages

  • Rêves, utopies, sufffrages

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    L'écart entre les deux candidats à la Présidence de la République
    Démocratique du Congo se resserre. Il est toutefois certain, sur base de
    résultats encore parciels, que le Président sortant se succédera à lui-même.
    L'écart ? Plus ou moins 6%, probablement.

    Quid du lendemain des proclamations ?

    Kinshasa est sous une tension terrible. Le stress est quasi permanent. Chaque
    mouvement de foule est aussitôt analysé comme étant le début d'incidents.

    Kinshasa ressemble dans l'inconscient à une marmite qui est à ébulition
    et dont la soupape soit sauter !

    Les événements ne sont pas qu'allarmistes pourtant. La rencontre du Président
    sortant et de son challenger, M. Bemba au Palais Présidentiel,
    le 7 novembre, est un signe encourageant. Que se sont ils dits ?
    Rien à filtrer. Le communiqué laconique relate un entretiens fructueux.
    Pas de déclarations directes de la part des deux candidats à la
    conduite des affaires du pays.

    Quelle va être le choix de la nouvelle majorité, sortie des urnes ?
    Va t'on vers une Présidence retranchée sur les acquits du votes ?

    Va t'on vers un Gouvernement d'Union Nationale, dans lequel, le "perdant" se
    verrait attribuer des responsabilités importantes ?

    Aro, crieront les uns. Hourra, crieront les autres.

    Quoi qu'il en soit, la carte représentative divise le pays.
    L'est à voté en masse pour le M. Joseph Kabila, tandis
    que l'Ouest, a voulu remettre son sort entre les mains de M. Bemba.

    L'impacts des alliés, M. Gizenga entre autres, jouant de façon significative
    à Kinshasa et en partie dans la Bandundu, tandis que l'essais
    en faveur de M. Bemba dans le Katanga est nul.

    Autre indice, la participation massive à l'est et une moindre motivation
    des électeurs à l'ouest sont prédominants dans le résultat final. Sans
    compter les deux KasaÎ. Ils se sont mobilisés pour,le second tour
    et pour M. Bemba.

    On ne peut pas vouloir tout et son contraire !

    L'appel à la désertion au rescencement des électeurs dans ces
    deux provinces, le discrédit jeté à l'avance sur ces élections historiques
    avant la match. Et ensuite, demander aux populations de voter, est
    en partie dommageable.

    Comme dans la fâble de Monsieur de Lafontaine, "rien ne sert
    de courir, mieux vaut partir à temps". Avant l'heure, c'est pas l'heure,
    et après l'heure , c'est plus l'heure !

    C'est aux congolais de choisir leur voie.

    Pour ce Congo nouveaux, issu, d'un vote historique et démocratique.
    A eux de décider, comment rêver un congo plus prospère.
    A eux de dévoiler leur utopie quant à l'avenir de
    toute ne nation.

    "L'utopie, c'est la vérité de demain" s'est exclamé Victor Hugo.

    L'utopie, ici, c'est entre autres ;

    Relever l'économie du pays.

    Souder 11 provinces (25 selon la nouvelle Constitution).
    Développer ces mêmes provinces et régions.
    Eduquer. Soigner.
    Relever le PIB (74 $ stat. de 1991).
    Rassembler les ethnies, les langues et les dialectes (5 langues avec
    le Français).
    Désarmer les groupes incontrôlés.
    Unifier l'armée.

    Et la liste est longue encore.

    Les douze travaux d'Hercule à côté de çà ...

    Alors, au delàs du suffrage, si l'utopie d'aujourd'hui devenait la réalité
    de demain !

    Photo : Poignée de mains. / Digital Congo.

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