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  • Réduction du Temps de Travail : Emploi et Choix de Société

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    Edmond Dubrunfaut : "Les quatre âges de la vie"

    Les Temps de l'Homme (1988) 

     

    Le temps de travail est au cœur même de l’histoire du travail. Que ce soit en Belgique, en France ( où le débat fait râge et raller), aux Etats-Unis, dans les pays dits Émergeants.

    Est-ce la fermeture de Caterpilar à Gosselie, Charleroi en Belgique il y a deux  semaines , est-ce la fermeture de Alstom dans le ville de Jean -Pierre Chevènement, à Belfort, la semaine dernière qui me donnent l'envie d'écrire sur le sujet ? 

    Est-ce la morgue avec laquelle certains critiques, très intelligents pourtant, utilisée pour décrier, annuler, ricaner de ce qui est notre histoire. De ce qui est notre avenir. Et pas seulement l'avenir d'européens que nous sommes. Mais de la planète ? 

    Derrière la R.T.T. , il y a un choix sociétal. Un choix quant à nos priorités. Une préparation de l'avenir des générations futures. 

     

    Mais il y a les "Politiques" . En France, les "Primaires" Droite et Gauche vont exhiber les candidats. A Droite c'est comme dans un catalogue des 3 Suisses, à Gauche, c'est "En attendant Hollande". La Droite à tout mis en oeuvre pour la victoire de Nicolas Sarkozy, sauf, si la Justice se met à faire son travail. A Gauche, tout est fait pour que l'actuel Président soit le candidat élu.

    A n'en pas douter, les  "lieutenants" des Leaders négocient, promettent à l'un , à l'une , à qui un poste, a qui une assurance de promotion, à qui des alliances, sans les révéler , des alliances que l'on découvrira et révélera au public en temps voulu. Des alliances de dessous de tables. 

    Tandis, qu'en Belgique on persiste à nous faire croire que le Premier Ministre est Wallon, alors que les ordres viennent de Flandre et d'Anvers en particulier. ici on a menti aux électeurs. On avait qu'on ne ferait jamais çà. Et ils l'ont fait. 

     

    Mais revenons à nos R.T.T., notre Réduction du Temps de Travail :

    En France, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) qui vient de révéler sa Candidature aux Primaires de Droite, donc à la Présidence. Nous dit. "Arrêtons avec les RTT, les 35 heures ce sont es histoires du passé, moi je suis dans le présent et le future, je ne suis plus en 2002, 2003".... Elle va vers l'"Ubérisation" de la Société. Ca veut dire quoi ?

    Tout le monde connait "Uber", les taximans qui offrent de leur temps et leur voiture personnelle, pour faire le Taxi. Ils ne payent pas la Franchise des Taxis traditionnels et professionnels, ils touchent ce qu'ils méritent selon le nombre d'heure(s) consacrée(s) à leur business temps plein ou d'appoint. Sécurité Sociale détournée. Le libéralisme à tout vent. C'est ce que nous vend N.K.M. en revendiquant la "Modernité". La modernité selon N.K.M. c'est de ne plus touché ou le moins possible de la Sécu, de ne plus dépendre de l'Etat. Que les pauvres de plus en plus nombreux le sachent et le sentent. Qu'ils n'aient plus les mêmes droits à la santé, l'éducation, les loisirs, la culture.

     

    Après tout, ils ont aussi un portable les pauvres, ou certains pauvres.

    Alors q'ils soient modernes dans leur pauvreté et leur misère !  

     

     

     

     

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  • A Vyssotski : Status Quo, In the Army Now

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    Extrait du roman chronique inachevé... 

     

    Vodka,  Neva et Perestroïka

     

    1987, Bruxelles, Leningrad. Juin l’absence de nuit, le jour qui n’en finit pas. La Neva  dans le Golf de Finlande et qui finit sa course et qui se jette à flots perdus, comme un plongeur fou qu’on attend plus,  dans la Baltique.   

     

    Le Musée de l’Ermitage, Inga ses yeux bleus, Tolstoï, Dostoïevki. Et la musique qui donne une ambiance teintée d’irréel.

     

    Perestroïka, Gorbatchev, Vyssotski, ses poèmes chantés, ses poèmes de révoltes. « Révoltes » avec un s, parce qu’il ne s’agissait pas d’une simple révolte contre le système, mais d’une révolte plus globale, plus encrée dans la population, dans son nationalisme sentimentaliste, révoltes contre les énergies négatives.

     

    Sa poésie longtemps cachée qui se vendait par centaines de milliers d’exemplaires, CDs chantés, livres, pamphlets, sous le manteau. Des mots Cachés et célèbres. Et lui, si visible sur les écrans de cinéma, souvent dans des rôles de méchants à la mine patibulaire, mais si adulé, si aimé.   

     

    Vlada parlait des gens, de leur vécu. Il écrivait de cœur à cœurs. Il aimait jouer les méchants, lui le « Petit Prince des sans voix».  Le Tzar des libertés.

     

    Star, Tzar,  rîmes avec Vyssotski. Aurélien préfère tout de même Tsar. Star est un

    vocable tellement édulcoré  et galvaudé. Vlada c’est du rock, c’est un roc.

     

    Son refus de l’arbitraire, son refus de se corrompre, de corrompre les siens. Il n’a rien renié, rien quitté. Il a juste résisté. Résisté aux sirènes d’Hollywood, aux appels de l’argent.

     

    Marina Vlady, ses pommettes d’ange, ses yeux qui nous emportaient dans les chants slaves et tziganes. Et l’écho de la musique…

     

    Sur le bateau :

     

       oh oh tu fais partie de l’armée maintenant, oh oh … 

       tu sera le héro pour le voisin 

       oh oh…In the army now… 

     

    La chanson et la musique de Status Quo sort des enceintes du bateau mouche qui fait le trajet des longues nuits blanches du mois de juin sur la Neva.

     

     

    Un vent de liberté dans les cheveux et dans tes yeux, une nuit de juin sur la Neva et cet accent qui chante. « Ia nié panimayou”. « Hraracho » (prononcez Karacho). « Spaciba ». « Spaciba ».

     

    Et Pouchkine en français aimais tu dire.

       Ecoute et lis Pouchkine en Français.

       Je t’écoute …

       Ferme les yeux, ne pense à rien, prend l’air qui vient de la Baltique, laisse toi aller.

     

    Et ta voix chantante, de ton accent slave, tu murmures  tout en mélodie, les vers de Pouchkine…

     

    Je t'aime, chef-d'œuvre de Pierre


    J'aime cette grâce sévère,


    Le cours puissant de la Neva,

    Le granit qui borde sa rive,


    Près des canaux les entrelacs 
des grilles,

     et les nuits pensives,


    Leur ombre claire, leur éclat.

     

    Au revoir la Neva. Adieu Leningrad. Saint – Petersburg n’est déjà plus si lointaine et attend son retour. Aurélien ne le saura que bien plus tard. L’histoire suit son cours, trébuchante, rebondissante, quelquefois imprévisible, quelquefois moins. Mais toujours en mouvement. L’histoire.    

     

    Aurélien s’en va vers le Sud. Vers une autre ville. Les yeux bleus lui manquent. Elle restera gravée à jamais sans sa mémoire.

     

    A Kiev, plus au sud, plus loin durant le périple. Aurélien sera interviewé par des médias après son échange de points de vues de l’histoire, avec le guide du Musée Lénine.

     

    Les Soviétiques posent des questions alors que ses compagnons de voyage l’ont excommunié, rejeté. Ce n’est pas la première fois. Il n’est plus de la famille depuis Gdansk.

     

    L’affaire du Musée Lénine :

     

    Visite du Musée. Un guide d’une trentaine d’années. Tableaux, photos, articles, livres et traités historiques.

     

    Arrêt sur tableau. Le sujet Lénine en 1919 avec ses collaborateurs de l’époque. Mise en scène presque comme la Cène de Jésus et ses apôtres. Dans la Cène, il se peut que manque Marie Madeleine, sur le tableau en face duquel ils sont stationnés. C’est certain, un personnage est absent. Trotsky.

     

       ­il manque quelqu’un. Trotsky,

       Non ?  

     

    Blasphème !

     

    Le nom à ne pas prononcer. Même en cette période. Le débat fut clos par le guide après quinze minutes, durant lesquelles Aurélien n’est ni prêt à céder, et ne cédera pas de terrain sur une valeur pour lui incontournable. L’histoire.

     

    C’est comme s’il s’entendait dire que la Shoah n’avait pas existé, que John Reed n’a pas écrit « Dix jours qui ébranlèrent le monde ». Inadmissible.

     

    Le guide lui dit

     

        Ici Monsieur vous êtes au Musée Lénine et pas au Musée Trotsky .

     

    Fin du parcours quelques peux agitée devant un autre tableau. Fin du parcours. Et avant qu’Aurélien n’ouvre la bouche, le guide s’adresse à ses auditeurs,

     

       et ici non plus vous ne verrez pas Trotsky.

     

    Derrière Aurélien et le groupe, derrière des vitres, il y a des photos et un tableau de Vladimir Vyssotski qui à l’air de faire un clin d’œil amusé à Aurélien. Vladimir. En cage.

     

     

     

    Gost on the wall ©DanyMasson

     

    Belle et Bonne Journée, Belles Lectures aussi