viols

  • Kivu Stop au Massacre

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    Stop à l'indifférence, Stop ! 

     

     

    Qui pourra dire qu'il ne savait pas ?

    L'ONU ? La Communauté Internationale ? 

    Qui ? 

    Le ventre des femme et de la terre versent

    des larmes  de sang 

     

    Qui peut dire qu'il ne sait pas ? 

    Qui ? 

     

     

     

     

     

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  • Denis Mukwege aura - t - il le Prix ?

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    Le Prix Nobel de la Paix au Docteur Mukwege serait

    une reconnaissance pour les Populations du Kivu.

    dénis mukwege,prix nobel,kivu,femmes,viols,viol,guerre,est,congo,kinshasa,kigali,rwanda,burundiPour ces femmes, ces hommes, ces enfants, qui vivent depuis plus de 20 années dans des guerres sans fin, plus criminelles et plus horribles, les unes que les autres. 

     

    Crédit Photo : blog de Panzi 

     

     

     

     

     

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  • La censure frappe les femmes

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    L'homme qui répare les femmes, Kivu, Thierry Michel, Colette BraeckmanCensurez, c'est ainsi que les mythes se créent. Ce qui est censuré est recherché,

    est lu, est vu, entendu, copié. Visotsky était censuré en URSS, il était le poète -chanteur le plus lu et écouté. Elvis Presley a été censuré pour ses déhanchements

    langoureux évocateurs. Il est devenu le King et un Mythe. Aldous Huxley a étécensuré. Steinbeck, Baudelaire, Vian, Orwell, Flaubert, James Joyce et même Lewis Caroll, et .... la Bible et le Nouveau Testatment sous le Renaissance ......

    Vous connaissez non ? Voltaire disait " C'est le propre de la censure violente d' accréditer les opinions qu'elle attaque"

    Et la liste est tellement longue, ce ne sont que des exemples parmi des milliers d'autres.  

     

    DanyMasson

     

     

     

     

     Lisons plutôt le Docteur Mukwege et sa réaction quant à la censure 

     

    Réaction du docteur Denis MUKWEGE à l’occasion de l’interdiction de diffusion en RDC du film documentaire de Thierry Michel et Colette Braeckman « L’homme qui répare les femmes. La colère d’Hippocrate » 

    C’est avec un grand regret que nous avons été informés de l’interdiction de diffusion en RDC du film documentaire de Thierry Michel et Colette Braeckman. 

    Nous avons assisté aux premières du film à La Haye, à Bruxelles, à Paris, et nous avions hâte que nos compatriotes puissent le voir dans leur pays. Ce film a été fait pour eux. Ce film leur appartient. 
    Sa censure met en évidence la volonté du gouvernement de refuser au peuple congolais son droit d’accès à l’information. Son histoire et son droit à la mémoire collective et à la vérité lui sont niés dans le but de mieux le manipuler et le contrôler. 

    En effet, nous vivons en RD Congo dans un climat d’oppression, de dégradation de la situation des droits humains et de rétrécissement de l’espace des libertés fondamentales. 

    Cette énième censure vient allonger la liste d’autres censures dont nous avons été victimes. 
    En 2008, alors que les Nations Unies venaient de décerner au peuple congolais, par notre entremise, le Prix des Droits de l’Homme en reconnaissance de sa lutte contre les violations de ses droits, il n’a jamais été informé de cette récompense. Les radios et les télévisions congolaises n’avaient pas été autorisées à présenter ni le prix, ni son lauréat. 

    Tout récemment, plus de 700 députés du Parlement européen et représentant les 28 Etats membres de l’Union Européenne ont, par un vote unanime, décerné le Prix Sakharov, par notre truchement, aux femmes congolaises victimes de violences sexuelles et basées sur le genre. Ce prix a reçu une résonance médiatique importante dans le monde entier, à l’exception de la RD Congo, où seules quelques personnes avisées en étaient informées. 
    Chacun garde également le souvenir des évènements de janvier 2015 qui avaient suivi les manifestations populaires contre la révision constitutionnelle, où une répression sanglante s’accompagnait du musèlement de la presse libre, de la coupure délibérée de l’Internet, du blocage des réseaux sociaux, du brouillage des faisceaux des radios et des télévisions tels que RFI. 

    Ces mesures liberticides n’honorent en rien les responsables qui les ont prises, pas plus qu’elles ne contribuent à l’amélioration de l’image du pays. 

    Aujourd’hui, il nous apparait incompréhensible que les témoignages des femmes et des acteurs de la société civile retraçant dans ce film documentaire la dure réalité vécue par des dizaines de milliers de femmes ces vingt dernières années, mais aussi leur faculté à retrouver la force de vivre avec dignité, puissent inquiéter outre mesure les autorités qui ont pris la décision de l’interdire. 

    Jésus a dit : « Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Gageons que cette mesure d’interdiction soit temporaire, car la vérité, même si elle dérange certains, a toujours vocation à voir le jour. 

    Docteur Denis MUKWEGE

     

     

    Belle et Bonne Journée

    Belle(s) et Bonne(s) Lecture(s)

    Aussi !

     

     

     

  • Au coeur de l'Afrique ...

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    Masisi, Kivu, Goma, RDC, Kinhasa, Paul Kagamé, Joseph Kabila, Réfigués, Agression, Viols, Guerre, Barly Baruti,

     

    Dessin de Barly Baruti, texte de Dany Masson

    A Goma, terre noire, terre chaude, terre de cendres et  de vies. A Goma, ma sœur, A Goma, Au Nord Kivu dans la tourmente. Aux femmes, aux Enfants, Aux hommes, a Nos Frères et à Nos Soeurs qui fuient. A cette humanité abandonnée.  A Goma ville sœur, ville de transit, ville de commerces. A Goma, ville d’eau, ville plurielle. A Goma, ville de cris et de larmes.  A Goma où le son des canons ont remplacés le Chant des Tambours, Goma, Ô Ngoma !

    Il était en Virunga, des girafes, des vaches, des Gorilles, de Grands singes blancs aussi, de hauts eucalyptus, de grands baobabs et des bambous à perte de vue,  mille et une sortes qui faisaient la faune et la flore de nos grands espaces de nos hautes cimes accrochées au ciel bleu de nos aïeux.

    Nous pouvions lire aux lignes dessinées sur les pelages, comme aux lignes dessinées sur la paume des mains des hommes. L’avenir, la vie, la mort, l’amour, la chance et bien d’autres voies encore.

    Aujourd’hui, un ciel fauve, reflet du grand lac de feu éternel du Nyiragongo à la lave éternelle comme les neiges au dessus du Kilimandjaro. Le ciel fauve éclaire mes os qui dessinent des lignes de mort tout au long de mon long cou. Dans le Rift africain, dans les veines du parc de la Virunga, je suis lasse de cet ouragan de feu qui sèche les pluies de mon enfance.

    Le matin, là haut, au dessus des nuages, je tourne le cou à gauche, à droite ou au centre, les yeux vides se tournent vers la misère et la pauvreté  et des nuées pour linceuls. Ô  nature notre mère qui fit de nous des êtres et des hommes, où es tu ?

    Les balles et le cri des femmes, la recherche de l’Or noir, le sang de la terre, l’exploitation de la misère, ont remplacés dans le grand parc les longues cornes au lait de miel dont la vallée se réputait. Les vaches paissaient où maintenant les hommes et les êtres trépassent. Le pétrole remplace le caoutchouc sur l’autel de nos peines séculaires.

    Où sont les anges de nos ancêtres, les amulettes, les statuettes ?  Où est partie notre sagesse ? Où sont les anges, nos ancêtres ? Mes os ont froid sous ce ciel aux couleurs si chaudes. Sous ce ciel aux couleurs de sang les hommes sont comme des volcans.

    Comme le magma, les hommes s’infiltrent dans les fissures, éclatent  nos vies, écartent nos proches. Les lèvres de nos femmes ainsi percées s’ouvrent, tandis que les cris retentissent, sous le ciel de feu, le ciel de sang qui fait des hommes, des volcans.

    L’Okapi, mon frère, ne viendra pas en Virunga. Car ses yeux et son cœur pleurent au son des balles des lâches.

    Il était en Virunga, des paysans courageux, des femmes fières, belles, aux jambes longues et fines comme celles des gazelles. Il était en Virunga des girafes charpentées comme des tréteaux hauts marchant la tête vers le haut. Il était en Virunga la vie de notre beau pays et le Masisi pour grenier.

    Aux larmes citoyens succèderont les charmes retrouvés de nos mères. Pays, à mi chemin entre ère nouvelle au milieu de nulle part, nous émergerons par ton fleuve, par tes lacs et tes chemins, jeunes et vieux, nous te ferons beau, comme sur le pétrin, des ses mains, l’homme fait sont pain. Ô mon Congo, Ô Congo de nos aïeux.